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n° 06877J'écris pour m'amuser, c'est tout...14/10/03
L'affaire Bunny Rogers
critères:  fh fhhh frousses rousseurs prost hotel contrainte fellation cunnilingu pénétratio humour
20494 caractères      
Auteur : Yuri Netternich      Collection : Don Booth


Le bistrot était encore plus miteux que mon appartement, et pourtant Dieu sait que c’est dur à faire. Une musique dégueulasse, sorte de disco remixé, se faisait cracher par une paire de baffe qui avaient dû connaître la guerre (et encore, je ne précise pas laquelle). Au centre du rade, sur une estrade à la moquette mitée, dansait une fausse blonde aux seins mal siliconés vêtue uniquement d’un string. Enfin, danser… c’est beaucoup dire. Le fait est qu’elle bougeait et se trémoussait, mais à vrai dire, j’avais plutôt l’impression qu’elle s’ennuyait ferme. Et elle était pas la seule d’ailleurs : Son public, une dizaine de type qui ne dépareillaient pas l’atmosphère, semblait plus concentré sur les bières fades que sur la performance de la fille.

Je m’approchai du comptoir, et le barman, un gros type à la face criblée de boutons, s’approcha de moi.



Pendant qu’il préparait mon verre, je me tournai à nouveau vers la salle. À travers les volutes de fumée dégagées par les clopes des clients, je pouvais voir la fausse blonde continuer courageusement son déhanchement, tantôt côté pile, tantôt côté face, histoire de bien montrer sa physionomie. Une - « girl » au rabais ! Des jambes trop petites, une croupe de cheval, des seins trop gros, trop lourds malgré la chirurgie, une peau laiteuse. Trop de maquillage aussi. Pas mon genre. Visiblement, elle ne faisait pas ce job par passion, c’est le moins qu’on puisse dire. Peut-être une mère de famille qui avait besoin de fric pour nourrir son môme après que le père soit parti avec une autre… Mais j’affabule. L’excès de réflexion tue la réflexion, et de toute façon, j’étais pas là pour elle.

Mon verre était arrivé à destination. Je tendis un billet au barman.



Miteux et plutôt cher l’endroit… Je tendis un autre billet au barman.



A voir comment la fausse blonde se démenait, je me dis que la - « formation » menée par le type ne devait pas être si exceptionnelle que ça. Pour l’heure, la fille en question se caressait les seins d’une manière langoureusement mécanique. Je repris :



Je partis sans finir mon verre. Derrière moi, la fausse blonde finissait son show, sans aucun applaudissement.


Dehors, il pleuvait, et un vent froid venu du lac Michigan balayait la nuit, s’engouffrant dans les avenues de Chicago, n’épargnant aucun endroit de la ville, comme pour la nettoyer de sa crasse. Je montai dans ma vieille Ford et regardai l’heure : 11 heures. La nuit était encore jeune, j’avais le temps de continuer mon enquête. Parce que, vous vous en doutez peut-être, je suis un privé. Un vrai de vrai, de la vieille école, celle des Humphrey Bogart. Booth, c’est mon nom. Don Booth.


Je démarrai et pris la direction des quais Nord à la recherche d’une info sur Bunny Rogers. Un type nommé Van Bock m’avait engagé pour la retrouver. Pourquoi ? J’en savais rien. Je pose pas de questions. Tout ce qui m’intéressait, c’était le fric. Mille dollars plus les frais pour retrouver une ancienne prostituée reconvertie dans la danse exotique, fallait vraiment être un peu dingue, mais le client et roi et le fric est Dieu…


Je longeai les quais pendant un bout de temps avant d’apercevoir quelqu’un. La pluie avait fait fuir aussi bien les clients que les filles. Seules deux âmes en peine avaient trouvé refuge sous un pont autoroutier. Je me garai devant elles et abaissai la vitre. Elles approchèrent aussitôt. La première était plutôt petite, avec des cheveux noirs coupés très courts et une opulente poitrine à peine dissimulée par un top hyper décolleté. La deuxième, plus grande et plus fine n’était pas particulièrement belle mais possédait une longue chevelure d’un roux ambré qui aurait fait frémir un eunuque. C’était maintenant qu’il allait falloir jouer serré…



Je me dis que la rousse avait l’air d’en savoir un peu plus. Après tout, ça valait le coup d’essayer. Et puis de toute façon, mes frais étaient payés… Je lui fis signe de monter.


Elle me dirigea vers un hôtel encore plus miteux que le bar de tout à l’heure, et, repensant au vent, je me dis qu’il aura à souffler encore longtemps avant de nettoyer Chicago. Nous prîmes une chambre sans remplir de fiche. Les draps étaient crades, il n’y avait pas de rideaux aux fenêtres, et des cafards gros comme le pouce jouaient à saute-mouton dans la salle de bain.


A peine le temps de fermer la porte que la fille était déjà à poil. Elle me laissa le temps de bien la détailler. Elle avait de longues jambes (un peu trop osseuses à mon goût), des hanches fines, des petits seins hauts perchés et fermes avec quelques taches de rousseur du plus bel effet sur le haut de la poitrine. Je constatai avec délice que c’était une vraie rousse. Elle s’approcha de moi et m’embrassa goulûment à pleine bouche, sa langue s’enfonçant jusqu’à mes pré-molaires.


Je la repoussai vers le lit, où elle s’assit. Elle agrippa mon pantalon et ouvrit ma braguette sans ménagement. Elle sortit mon membre pour le prendre aussitôt en bouche et le pomper furieusement. Elle s’y prenait mal, ces gestes étaient trop brusques, trop mécaniques, mais elle réussit tout de même sans peine à faire durcir ma verge (faisons contre mauvaise fortune bon cœur…).


Lorsque mon sexe fût à sa convenance, elle se coucha sur le dos, les jambes largement écartées, m’offrant une vue plongeante sur sa fente encadrée de poils roux. La jugeant un peu trop sèche à mon goût, je m’agenouillai entre ses cuisses histoire de donner quelques coups de langue par-ci par-là. Vous m’excuserez l’expression, mais une bonne chatte vaut tous les mets du monde (à part peut-être les hamburgers de chez Jack, sur la 5eme avenue, mais ça c’est mon opinion). En plus, la sienne n’était pas vraiment d’une propreté parfaite, et ça, par contre, ça m’excitait vraiment.

Après m’être un peu attardé sur son petit bouton, histoire de tester un peu sa sensibilité, je me redressai et vint me coucher sur elle.



J’étais à deux doigts de lui répondre qu’il ne fallait pas mélanger le travail et le plaisir, mais finalement, je me contentai de lui donner satisfaction. Ça fait toujours bizarre de passer là où tant d’autres passent. Un peu comme la différence entre le fait d’aller dans des toilettes publiques et les toilettes de son appart. Une impression impersonnelle. Entre nous, la comparaison est un peu nulle, mais couché sur cette rousse enflammée, rien d’autre ne me venait à l’esprit.


Je la besognais courageusement, un peu comme un soldat qui monte à l’assaut d’un bunker (encore une comparaison foireuse, décidément…), et je la sentais frémir et se contracter à chacun de mes coups de butoir. Elle gémissait, s’essoufflait, criait parfois. Le sommier grinçait tellement fort que les cafards de la salle de bain s’en trouvaient dérangés dans leurs jeux sordides. J’eus même peur un instant que le lit ne pète, ça aurait été drôle.



Le genre de phrase qui tue le plaisir ! Je suivis son idée, me retirant et poussant un râle digne de John Rambo, je giclai sur sa délicate poitrine. Pendant que je terminais, elle se caressa les seins, pinçant ses tétons et étalant bien le foutre comme s’il s’agissait d’une crème de beauté.

Un peu plus tard, alors que la fille s’était débarbouillée, que les cafards avaient repris leurs jeux, et que le sommier prenait un repos bien mérité, je cuisinai un peu la fille.



Je ne répondis pas, me rhabillai.



Je lui donnai l’argent et partis. Dehors, il ne pleuvait plus, et l’air frais de la nuit me fit du bien après l’atmosphère lugubre de l’hôtel. Je rentrai chez moi. J’ai beau être le héros de cette histoire, il faut quand même que je dorme de temps en temps. La journée qui venait promettait d’être dure.

Le lendemain, des nuages gris couvraient la ville, annonçant de nouvelles averses. Un vent froid balayait comme toujours les rues. J’engloutis un cheese burger chez Jack (vous savez, celui de la 5eme avenue) et me mit au travail, un bottin sur les genoux, un stylo à la main.

Trouver un certain James Blackhood parmi 8 millions d’habitants, c’est comme chercher une aiguille dans la perruque de Tina Turner. Bon courage Don…

Pour chaque James Blackhood trouvé, mon plan était simple. Je l’appelais au téléphone et demandais à parler à Bunny. Certes, la méthode était peut-être un peu directe, mais j’avais des chances de réussir. Au milieu de l’après-midi, le téléphone vint perturber mes recherches. C’était Van Bock, le commanditaire.



S’il y a une chose que je déteste, c’est les employeurs qui appellent constamment. À croire que ces types font exprès de vous faire perdre votre temps en discussions stériles. Surtout que Van Bock avait une voix de hareng au téléphone…



Il raccrocha. Au moins, je savais à quoi m’en tenir. L’histoire, elle l’avait eu avec lui (par moment, mon esprit de déduction m’étonne). Je repris le téléphone afin d’appeler un James Blackhood qui créchait du côté d’Oak Lawn. On décrocha à la troisième sonnerie.



Un silence se fit à l’autre bout du fil.



L’autre raccrocha sans rien ajouter, mais il m’avait déjà dit tout ce que je voulais entendre. Je courus hors de chez moi et fit démarrer ma vieille Ford sur les chapeaux de roue, direction Oak Lawn.

Lorsque j’arrivai devant la maison de Blackhood, la pluie s’était remise à tomber, juste une légère bruine. Je rangeai ma voiture à quelques distances. Un homme se tenait sur le trottoir, juste devant la baraque, et chargeait le coffre d’une voiture. J’étais arrivé juste à temps. Comme je l’avais pressentis, après mon coup de fil, le type à prit peur. Et l’affaire devint encore plus palpitante lorsque je vis une jeune femme rejoindre l’homme. Je sortis une petite paire de jumelle de la boite à gant. Une grande brune aux cheveux longs, avec un piercing dans la narine ; pas d’erreur, d’après la description de Van Bock, il s’agissait bien de Bunny Rogers.


En hâte, je sortis mon téléphone portable (et oui, on a beau être un détective à la Bogart, il faut bien s’adapter aux techniques modernes). J’avais déjà composé la moitié du numéro de Van Bock lorsque je m’arrêtai brusquement. Après tout, j’avais bien envie de comprendre un peu ce qu’il se passait. Je rangeai le téléphone et attendis.


Au bout d’un moment, le coffre enfin chargé, le couple partit en voiture. Je les suivis ainsi jusqu’à un motel du côté de Green Bay, où nous arrivâmes à la tombée de la nuit. Ils avaient pris tout de suite la direction du Nord, probablement pour tenter de rejoindre le Canada. Ça cachait vraiment quelque chose de louche.

Je leur laissai une heure puis m’approchai discrètement de la fenêtre de leur chambre. Et bon sang quel spectacle !


La fille était couchée à même le sol, entièrement nue, les cuisses écartées, et ce Blackhood était en train de lui butiner le minou d’une manière des plus voraces. J’avais d’abord eu l’intention d’intervenir, mais constatant la scène qui se jouait devant mes yeux, je décidai d’attendre un peu.


Il est vrai que cette Bunny Rogers valait le coup. J’avais rarement vu un corps pareil. Et le tout entièrement naturel s’il vous plaît. Non, pas un gramme de silicone (comme quoi…). Elle avait noué ses jambes autour du cou de son amant, comme pour le pousser au plus profond de son intérieur, et je me dis que le mec devait être à deux doigts d’étouffer. Elle se touchait, se caressait, se griffait, se pinçait, une vraie furie. Sa tête se balançait de droite à gauche, et sans les entendre, je devinais ses gémissements forcenés. Son bassin se soulevait et se rabaissait dans des mouvements désordonnés pour aller le plus possible aux devants de la caresse prodiguée par ce brave Jimmy.


Et puis elle se mit à crier, et là, malgré la vitre, je pus percevoir son cri de jouissance (ainsi que tous les autres clients du motel je pense…). Elle desserra les cuisses, libérant l’homme qui se releva vivement en déboutonnant son froc à toute vitesse. Elle, comme reposée et soulagée, le regardait, sourire aux lèvres, tout en se caressant lentement les seins et le ventre. Une fois que l’homme fût nu, elle écarta à nouveau les cuisses, prête à le recevoir. Et là, j’eus un nouveau choc. Bon sang ! Ce gaillard avait une queue énorme ! J’avais jamais vu ça…

Il se coucha sur elle et la pénétra doucement, comme pour profiter au maximum de la sensation. Etait-ce par jalousie ? En tous cas, je me dis qu’il était temps d’intervenir. Dégainant mon fidèle Colt, je donnai un grand coup d’épaule dans la porte qui vola en éclat (c’est dingue comme je suis fort… mais rappelez-moi de demander aux propriétaires de motels de mettre des portes en polystyrène la prochaine fois, ça fait quand même moins mal…), et j’entrai en trombe dans la pièce, revolver au poing.

Les deux amants se séparèrent en hurlant.



Ah ! Comme je peux détester les femmes lorsqu’elles restent calmes dans une situation comme ça…



En disant ça, je n’arrivais pas à détacher mes yeux de la poitrine parfaite de la femme, comme hypnotisé. Bon sang ! Elle valait bien les mille dollars de Van Bock.



C’était lui qui était terrorisé, mais au moins, la peur faisait qu’il ne brandissait plus son monstrueux braquemart sous mes yeux.



Pour 100.000 dollars, je la comprenais.



Et pourtant, c’était tentant. J’hésitai une seconde. Mais elle, toujours sublime dans sa nudité, s’approchait de moi.



Ce qu’elle faisait ?


Elle me caressait tout simplement les burnes à travers mon pantalon. Elle se frottait contre moi, et je pouvais sentir ces mamelles contre mon torse à travers l’étoffe de ma chemise. Cette femme était un vrai volcan, elle irradiait de chaleur. J’avais l’impression de brûler, et puis surtout, j’avais une gaule d’enfer et l’envie de la prendre, là, maintenant, tout de suite, de lui faire l’amour pendant toute la nuit. Jimmy ou pas Jimmy, j’avais envie d’elle comme jamais je n’avais eu envie d’une femme auparavant.

Sa bouche attirante à quelques centimètres de la mienne, elle continuait à se frotter contre moi, ses seins contre mon torse, ses jambes s’enroulaient le long de mes cuisses. Elle avait ouvert ma braguette et me caressait le sexe de sa main chaude.



Et là, je dois bien avouer que, malgré toute mon expérience, la situation me semblait bloquée. D’autant plus que Van Bock n’était pas venu seul ; quatre bonhommes body-builders l’accompagnaient, tous armés. Deux d’entre eux se saisirent de Blackhood pendant que Bunny courait se réfugier à l’autre bout de la pièce, derrière le lit.



Van Bock le prit, l’ouvrit, observa un instant le contenu, et, apparemment satisfait, le referma.



Il partit d’un rire sordide (un rire de hareng) et fut tout de suite imité par ses gardes du corps. Et, comme si ce rire était un signal entre-eux, tous sortirent leurs sexes de leur pantalon.



Et elle s’approcha des deux hommes de main qui ne s’occupaient pas de Blackhood, s’agenouilla, et commença à les sucer avec, je dois le dire, beaucoup d’entrain et de professionnalisme. Van Bock se tourna vers moi.



Ce fût la dernière vision que j’eus de Bunny Rogers. Van Bock avait rejoint ses hommes de mains, ainsi que Blackhood et les deux qui le maintenaient. Ils étaient donc six à l’entourer, et elle passait allègrement de l’un à l’autre, suçant, pompant, avalant tout ce qui se présentait à elle. Et tous riaient, et tous semblaient heureux.

J’aime les histoires qui se finissent bien. Il y avait juste ce problème d’honoraires, et surtout le fait que je n’aie pas été convié à cette petite sauterie improvisée…


J’attends vos réactions sur ce texte, qu’elles soient bonnes ou mauvaises. Surtout les bonnes, parce qu’après tout, j’écris ceci pour m’amuser…


Yuri










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