n° 07301 | Fiche technique | 8346 caractères | 8346Temps de lecture estimé : 6 mn | 16/05/04 |
Résumé: Promenade forestière et balcon craquelant. Tout en douceur... | ||||
Critères: hh jeunes copains forêt intermast fellation init | ||||
Auteur : Youyou (Amantureux jeune homme bisexuel à toute heure) |
Une jolie soirée, vraiment, style immense ciel étoilé et chaude brise d’été. J’avais tellement envie du mec que j’écoutais pas vraiment ce qu’il me racontait, je me rappelle vaguement que ça traitait de ses amis d’enfance.
On se promenait dans la forêt, la nuit, une bière chaude à la main. Une petite randonnée entre amis, agréable sensation d’être avec quelqu’un qui vous écoute penser. Vint mon tour de parler, ma chance d’être assez intéressant pour impressionner, amuser, faire sourire. Alors ça débute par l’histoire de ma vie, en grandes lignes et en détails, loisirs, boulot, amis, programmes et projets. Du moment où je suis né très jeune jusqu’au jour où je suis devenu un jeune bisexuel en manque, on jase, on rit. Et je décroche la phrase que j’attendais : « Moi aussi, des fois, les gars… » Ha bon ? CHOUETTE ! D’une féroce poussée de contrôle, j’arrive à ne pas le violer sur place. On jase encore un peu et, les bière vides, on rentre au chalet. On va se coucher derrière, sur le balcon, avec un matelas en fausse mousse et trois oreillers crevés. Le balcon doit faire 2m carré, tout au plus.
On regarde les étoiles en se racontant l’univers. Puis, tranquillement, comme il fait souvent, il me flatte la tête (d’une façon totalement innocente sans aucunes arrière-pensées, le salaud, c’est terrible, c’est affreux, un supplice qui se veut gentillesse…). Je bande. Et je m’engueule. Après tout, ça veut rien dire, il flatte la tête de tout le monde. Quand même, je me colle un peu, au cas où. J’arrête de parler. À mon tour, je passe la main dans ses cheveux, d’un air désinvolte. Tiens, il doit venir de les laver, c’est doux et ça sent bon. Il descend sur ma poitrine. Non seulement j’ai arrêté de parler, mais j’arrête aussi de respirer. Il n’a jamais couché avec un gars, moi non plus, j’ai peur, il respire tellement fort dans mon oreille… Quand est-ce que nos têtes se sont tant rapprochées ? Tant pis, je descends aussi. Front, nez, bouche (bouche !), Cou, bouche, nez, cou, poitrine, cou, poitrine, cou, poitrine, ventre. J’ai recommencé à respirer. C’est si fort que j’ai l’impression de gémir. J’ouvre les yeux, il chuchote : « Tou… Je sais plus ce que je fais… » « C’est pas grave, faut pas avoir peur… ». Et, pour la première fois, j’embrasse une bouche qui n’a pas été rasée depuis plus de deux jours.
C’est fou comme ça fait du bien de recommencer à vivre… Évidemment, comme on est en pleine forêt, ça craque, la faune rouspète, les plantes hurlent au vent. Il sursaute quand le plancher craque à l’intérieur. C’est qu’il y a du monde qui dort, là-dedans… Moi, niaisement, je souris. Difficile d’être plus heureux que d’embrasser un gars aussi beau sous les étoiles qui tanguent au rythme de mon ivresse (houlà, la phrase, vraiment…). Enfin bref, faut croire que mon corps a une volonté indépendante parce que j’attaque. Et sauvagement, même. D’un coup de baiser, je le traîne sur le plancher jusqu’au fond du balcon. Et je l’embrasse tellement fort pendant que je déboutonne sa chemise qu’il me dit de pas le mordre. D’accord, de toute façon, j’ai un nouveau terrain de jeu. Je lâche les mâchoires pour contempler son ventre. Un peu poilu, à peine, tout maigre et tout chaud. J’adopte le tout avec ma langue, tandis que mes mains acceptent en même temps les cuisses.
En fait, je sais plus trop où sont mes mains. Elles en ont comme trop à faire en même temps. Elles caressent à gauche, à droite, elle pétrit un peu en bas, prend le visage pour aider ma bouche à engloutir une autre pelle piquante. Finalement, elles glissent sous le pantalon. Mon magnifique partenaire se cambre un peu, murmure un « non » pas très déterminé. Comment, non ? Pas maintenant, vraiment, il est pas propre-propre, il se trouve trop bien, veut me rendre mes caresses… Je propose un pacte. Très bien, il peut s’amuser avec moi un peu. Si j’ai droit de l’avoir complètement nu sous mes mains après. Jamais vu quelqu’un de plus heureux d’accepter un compromis. Lui aussi d’un coup de pelle, il me chavire pour me voir du dessus.
En un temps record, ma chemise est partie voler quelque part près de mes pieds. Et j’ai droit à mon tour à une visite de reconnaissance. Je frissonne de partout, j’ai mal au sexe tellement il est gonflé, il me donne des décharges électriques du bout des doigts. Nos deux pantalons glissent, puis son corps vient se rouler en boule contre le mien. J’ai un calorifère humain dans les bras, tige bien haute, bouche qui tente d’aspirer mon âme par ma bouche, toutes petites fesses aussi légèrement poilues que le torse entre les doigts. Son sexe se frotte tranquillement contre le mien, j’ai l’impression que le monde a cessé d’exister, les yeux fermés, la bouche râlante, je suis bien. Mes mains glissent sur le cuir vivant, émettent des frissons, reviennent vers le centre du corps. Un peu comme on arrive à la fin d’une course, j’ai son pénis dans la main. Petit, bouillant et dur. Ça veut vivre, par-là bas.
Comme si j’avais appuyé sur un interrupteur, il passe à son tour à l’attaque, me mordille, descend au niveau de ma queue : « Ça sent bon… ». Il englobe toute la longueur de son poing et embrasse le gland. Je lâche un cri de surprise quand je sens un peu ses dents sur ma peau : « Tout doux… Fais attention, tes dents… » Me répond une immense succion toute gentille, douce, comme on enveloppe un bébé dans une couverture chaude. Pour les 5 prochaines minutes, j’arrête de vivre, ou plutôt je suis tellement concentré que je vis plus que jamais. Ce que j’aime ça… Je bouge un peu du bassin, pour montrer que j’approuve, mais que, vraiment, faut pas se gêner, il peut y aller plus fort. Réussite au plan de la communication, je respire plus vite, j’ai des coups de poings dans le ventre, une immense boule de plaisir dans les mains de quelqu’un qui y fait bien attention, les yeux dans le vide. Soudain, il arrête. Je soupire, reprend mon souffle, et souris aux étoiles. Embrassades longues et bien serrées.
Faut pas croire que je vais en rester là, vraiment, mon bonhomme. À mon tour, j’attaque, je caresse, je frotte, je descends vers le point d’exclamation qui finit par me cogner sous le menton. Tiens donc, c’est vrai que ça sent bon. Un peu fort (on est au milieu de la forêt, les douches, ça attire les mouches…), mais incroyablement bon. Opération on rentre les dents et on goûte. Baiser, coups de langues, succion rapides, plus profondes, plus lentes, lentes et profondes avec coups de langues. Ça goûte ce que ça sent, fort et bon, c’est chaud… Et surtout, j’ai en mon pouvoir toute la volonté de ma victime.
On jurerait qu’il va mourir, je m’en inquiète, j’ai droit pour toute réponse à une gentille poussée vers le bas de sa main sur ma tête. Message reçu. J’arrive sans misère à l’avaler au complet, c’est pas un énorme machin qu’il a, le bonhomme. Remarquez, j’aime bien, je le trouve même mignon, en tout cas, amplement satisfaisant. Et pour être satisfait, je suis satisfait… Pour un temps indéterminé, je m’amuse sur sa queue. Coups de langue, masturbation, avalé en grande plongée, il semble absolument tout apprécié. Soudain, il m’arrête en grande envolée lyrique, d’un léger râlement : « …Tation ! ». Je me tasse un peu, j’ai pas encore le goût de goûter à çà, je le branle doucement en me couchant contre son épaule. Il m’embrasse, se laisse faire, me mord presque la langue quand un long jet tout chaud et, ma foi, d’une puissance incroyable pour l’arme d’où il sort, lui éclate sur le visage et dégouline le long de ma main. Il colle son ventre contre le mien, bruit de glue, on se colle et on se lâchera plus jusqu’au matin. Je remets mes mains sur ses toutes petites fesse, et je m’endors, bien au chaud au milieu de la forêt sous les étoiles, dans les bras de mon tout premier garçon, le ventre tout gluant, en souriant.
Satisfait, je suis.