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n° 09117Brad Berxabern18/05/05
Le doigt
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27049 caractères      
Auteur : Brad Berxabern


Patrick était un homme jeune encore. Il courait, n’abusait guère de la nourriture, ni de l’alcool ; un bel homme selon certains critères.

Pourtant, il lui avait fallu des années pour s’aimer un peu, avec l’aide de femmes formidables, jolies et gentilles, qui avaient apaisé en lui ce dégoût pour sa propre personne, né en son adolescence.

A présent, cela allait. Il n’était ni beau, ni repoussant ; il avait des conquêtes de temps en temps ; en ce moment, il vivait une aventure douce avec cette secrétaire, Evelyne, qui lui apportait de l’affection mais aussi du sexe, et lui la couvait d’une tendresse tant charnelle que morale.


C’est ce moment-là qu’Hélène choisit pour entrer dans sa vie.

Hélène était une jeune femme embauchée en contrat CES comme aide-éducatrice, qui arriva un beau soir dans la cour de l’établissement où Patrick officiait. Un contrat aidé, donc, un pur produit de la société d’assistance de la fin du XXème siècle. (Ç’aurait été dommage de ne pas assister une telle fille, se dirait Patrick bien vite).

Elle condensait également les qualités d’une night-clubbeuse, ruse et ironie, avec celles d’une brave gamine, qu’elle avait cependant bien enfouies au plus profond d’elle. Patrick apprendrait bien vite à parer les coups, mais sans doute pas assez vite. Etait-ce le contexte qui avait esquinté la sensibilité des filles, ou bien Patrick était-il d’ores et déjà hors-jeu ?


Il vit arriver cette grande jument un soir de février et en fut ébloui dans l’instant. Hélène n’était sans doute pas si belle que cela : quelques restes d’acné lui faisaient un collier disgracieux, son menton trop épais était sans grâce, ses yeux inexpressifs démentaient l’adage qu’on est de prime abord attiré par un regard. Concernant Hélène, c’était plutôt ses jambes et son cul. Là, il y avait de la noblesse.


Mais concernant Patrick, toutes ces vérités semblaient bien pâles au regard des sentiments qu’elle lui inspira d’entrée. Il trouva en réalité que tout était magnifique chez la jeune femme.

Encore, Patrick découvrirait rapidement qu’elle parlait avec une voix de crécelle aux grincements particulièrement dissonants. L’on se trouvait fort étonné qu’une fille si jeune parlât à la façon d’Arletty, avec un accent faubourien mâtiné de ce que les banlieues-dortoir du sud offraient de réminiscences vulgaires. Et Patrick ne tarderait pas à trouver cette prosodie particulièrement émouvante.


En revanche, elle possédait un corps interminable qui parcourait les espaces avec infiniment de classe ; ses longs cheveux lisses et dorés brillaient comme une automnale châtaigne, ses seins modelaient de façon avenantes les incroyables lycras qu’elle portait en général, sa bouche était propre à engloutir n’importe quoi de sweet, de bitter ou de dry - elle en ferait la démonstration plus tard, lors d’une soirée d’éducs, en gobant littéralement un verre de circonférence non négligeable, qui contenait une tequila-paf, qu’elle eut vitement en bouche, puis au fond de la gorge, sans y mettre les mains.

Evidemment, les mâles applaudirent bruyamment à la performance, mais Patrick eut un peu de difficulté à supporter la vulgarité du spectacle.


Sa manière de perfection était rehaussée de menus défauts, dont l’un était qu’elle sentait fort des pieds. Patrick, qui avait prévu d’accompagner au cinéma un groupe d’adolescents, redoutable panier d’altérés du comportement, et flanqué d’elle dès ce premier soir qu’elle le subjugua et qu’on lui avait miraculeusement confié cette grande jeune fille désirable, Patrick, donc, se défit de ses chaussures pour profiter de l’épaisse moquette du multiplex. Après qu’elle lui eût confié que ses pieds gonflaient, elle ajouta avec un rire de volaille étouffé qu’elle n’enlèverait pourtant pas ses gros souliers en polymère, assemblés quelques part entre les Philippines et le Laos, de peur que l’odeur ne les incommodât tous. Peut-être fut-ce cette ânerie qui le rendit fou d’elle : il ne rêva plus désormais que de lui sucer les orteils.


Rapidement, il apparut qu’Hélène n’avait rien à battre de Patrick. D’abord, elle « avoua » qu’elle était mariée, malgré son jeune âge, puis, alors que Patrick travaillait avec les grands, elle fraya assez vite avec les éducateurs rassurants du groupe des moyens - Patrick n’allait pas tarder à perdre les siens chaque fois qu’il la croiserait. Il faut dire qu’Eric, le collègue et ami de Patrick, la draguait de façon éhontée, à grands coups d’allusions concernant l’exiguïté de la chambre d’éducs. De quoi prendre peur, vraiment, ou s’agacer.


Hélène était moqueuse. Elle sentit d’emblée que Patrick en pinçait pour elle ; lui croyait sincèrement rester en toutes circonstances très classieux. Pourtant, elle l’anéantissait par des mises en boîte dénuées de tout désir, même voilé :

« Bon, bonne soirée. Ne t’énerve pas trop. » croassait-elle en rejoignant Jacques ou Freddy pour s’occuper des jeunes. C’était Hélène de Troie, mais inaccessible. Bien moins indulgente que l’original. Au contraire, elle était câline avec ses autres collègues qui la considéraient comme une simple amie.


Les élèves dans l’ensemble l’aimaient bien, elle était douce et compréhensive ; elle parlait dans une langue tout juste moins hachée que la leur. Elle se faisait respecter sans problème, malgré une silhouette qui les rendaient dingues. Patrick surprenait parfois d’étranges litanies masturbatoires quand il faisait sa ronde, une fois les jeunes couchés. Cris et chuchotements.

« Tu la vois Hélène ? J’lui arrache son jean. Tu vois son cul ? J’lui mets mon sguègue… » et les paroles étaient noyées dans ce froissis caractéristique des prépuces qui, savamment maniés, découvraient et recouvraient les glands juvéniles.

Patrick n’avait guère le cœur à y mettre le holà, car il comprenait trop bien ce feu qui les taraudait. Il n’en pouvait plus de ses jeans serrés sur des cuisses de rêve, de ses caracos ridicules qui l’empoignaient au cœur. Il rêvait de sa poitrine, de sa chatte, d’elle toute entière ; quand il sautait Evelyne, le cœur n’y était plus, mais la fougue de la frustration accumulée le rendait plus performant qu’habituellement. Evelyne confiait à ses amies que son copain semblait plus amoureux que jamais.


Il craqua la première fois lors d’une séance de piscine. Il fut assez perdu, ne sortit qu’une gaucherie en guise d’accroche, où il était question de son trouble, de restaurant, de je ne sais quoi encore. Ils se tenaient au bord de la piscine olympique, elle portait un maillot une pièce « hanches libres » qui flattait ses lignes harmonieuses. Il ne sut que bafouiller des banalités à l’idole, qu’elle fit semblant de ne pas comprendre dans un premier temps. Seule, elle perdait un peu de sa gouaille.

Elle le regarda avec intérêt, puis éclata de rire. C’était une habituée des discothèques, rien ne la choquait, elle était même plutôt gentille dans ses rejets. Elle répondit de façon évasive, faisant tourner comme par inadvertance l’alliance-alibi, le regardant, amusée, et Patrick continua à s’empêtrer dans sa demande inconsistante. Quelque chose se bloqua alors dans sa gorge. Il faillit se mettre en colère, mais au prix de toute son énergie, il réussit à lui décocher un bon sourire.



Deux mois plus tard, Eric organisa une party, avec grillades, musique, alcool. Patrick, peu habitué, se saoula rapidement : Hélène folâtrait de droite et de gauche, sans le calculer jamais (comme on disait autour du bassin méditerranéen).

Dans l’hypermonde éthylique de Patrick, une fée aux longues jambes s’agitait dans une jupe juste trop courte, et on devinait ses seins sous un textile caca d’oie d’une grande plasticité. Il n’en revenait pas que les autres mâles, bien mieux armés que lui à son avis, ne tentassent pas leur chance auprès de la déesse, et il eût été plus découragé encore d’apprendre qu’elle n’était en fait pas mariée, et qu’elle avait utilisé ce vieux truc de l’alliance pour décourager les postulants ; elle avait confié la supercherie à ses amis du groupe B.


La nuit s’écoulait dans la fraîcheur d’un printemps précoce. Hélène semblait bien trop chaleureuse au goût de Patrick envers un nouvel éducateur, Jérôme, un individu à la fois grand, brillant et dur, qui se lâchait avec des pitreries graveleuses, une lampe de poche dans le pantalon. Hélène le couvait d’un regard qui ne plaisait guère à Patrick.

Il y eut un échange agressif entre Patrick et la jeune femme vers la fin de la nuit. Il se fit pressant auprès d’elle, voulant l’entraîner à l’écart pour « lui parler » ; un peu saoule et prenant les autres à témoin, elle rit de son infortune, et le mit au défi, là, devant tout le monde, de la caresser et qu’elle sentit quoi que ce soit. Le seul éclair de lucidité qui le transperça, avant de relever le défi et d’aller au casse-pipe, le conduisit à lui faire promettre qu’il y aurait une revanche s’il échouait. Elle accepta avec dédain, à condition que cela se passe devant tout le monde.

Il était très clair évidemment qu’il n’avait pas le droit de lui toucher le sexe. Tous éclatèrent de rire, et Patrick fut mortifié qu’elle fisse mine de le soupçonner d’une conduite si outrageante en public. Elle finit par l’exhorter à tenter quelque chose devant l’assemblée égrillarde.


Patrick, éméché comme on l’a dit, entreprit de lui caresser le cou, puis les bras, et même dévia sur la poitrine, puis… sa main, qui perdit toute chaleur au contact de cette chair marmoréenne, retomba le long de son corps dans un vacarme ahurissant de rires et de quolibets ; il était proprement défait par cette ambiance de corrida et de déconfiture sportive.


Voilà ce qu’on pouvait appeler pudiquement une manche perdue, d’autant que les collègues pourraient désormais se moquer au grand jour des sentiments qu’il éprouvait pour Hélène. Les rieurs étaient, c’est le moins qu’on pouvait en dire, du côté de cette dernière.

De toutes façons, tous s’amusaient sous cape depuis un bon moment de notre ami transi, qui masquait bien moins qu’il le croyait le trouble qui l’envahissait dès qu’il était en présence d’Hélène.


Le lendemain, il s’excusa à plate couture de sa conduite, en parfait Asiate de la période Mao, il n’avait pas l’habitude de boire tant. Hélène lui affirma avec une gravité jouée que ce n’était pas grave, pas grave du tout. Juste un poignard glacé dans le cœur.


Patrick quitta Evelyne. Son âme n’était plus disponible pour une quelconque relation. Il préférait digérer seul sa déconvenue. Le trouble l’esquintait moins quand il ne se sentait plus responsable que de lui-même.


Les jolis mois d’avril et de mai passèrent. Patrick, à force de feindre l’indifférence, crut à part lui qu’Hélène ne représentait plus que cette ravissante silhouette dont la vue lui causait une vieille nostalgie. Elle s’accommodait fort bien de cette apparente perte d’intérêt.


En juin pourtant, alors qu’elle traversait une période morose, elle décida de le taquiner un peu ; sans enthousiasme réel, mais elle voulait inconsciemment se venger de son petit copain Richard, que nul ne connaissait, qui la dédaignait ces temps-ci. Elle allait faire payer aux hommes leur inconséquence.

Patrick, étonné, se retrouva à flirter un peu avec elle ; leur badinage prit corps un bon moment, tout en restant parfaitement platonique, jusqu’à s’étioler, jusqu’à ce que le semi-amusement dans les yeux d’Hélène pâlisse comme une étoile déclinante. Alors elle reprit un ton rogue pour lui signifier que leur relation allait connaître un terme, disons, immédiat.

Une benoîte question de Patrick chassa même toute gaieté résiduelle :



Faussement affranchi, faussement amical. Hélène, très agacée, profita de ce moment de tension pour lui dire sèchement la vérité : qu’elle n’était pas mariée, que l’alliance était là pour chasser les blaireaux. Et qu’il pouvait se poser des questions sur son relationnel, parce tous étaient au courant à présent, et que personne n’avait cru bon de lui apprendre la manœuvre.


Ce fut un tremblement de tonnerre neurotique. Mais l’abasourdissement de Patrick dura peu, une rogne froide le saisit, et il se souvint qu’il était un homme.



Hélène pour la première fois accusa le coup. Patrick enfonça le clou :



Il lui avait attrapé le bras, et serrait un peu trop fort sous l’effet de la colère.

Hélène ouvrit des yeux ronds ; de sa voix de piaf enroué, elle lui enjoignit de la lâcher immédiatement, ce qu’il fit. Elle se massa l’avant-bras.



Un fugitive lueur d’amusement passa dans le regard d’Hélène. Comme ça, il voulait une seconde humiliation publique.



Hélène faillit protester que ce n’était pas public, mais Patrick la devança en disant :



Elle ne voulut pas se montrer inquiète, alors elle s’en retourna, un sourire malicieux aux lèvres. La salle de théâtre de l’établissement donnait sur la cour. Alors quoi ? Il voulait monter un spectacle ? Agacée, mais totalement sûre d’elle-même, elle allait lui faire payer ses velléités de révolte.


Après le repas du soir, les élèves jouaient au foot dans la cour, et à dix-neuf heures précises, les éducateurs les menaient aux dortoirs. Patrick s’arrangea avec Eric pour qu’il le remplace et l’attende là-haut.

Quand elle pénétra dans la salle, cette dernière baignait dans de collantes ténèbres, ce qui masqua son sourire de souveraine.



Elle s’exécuta.



Un petit vasistas permettait de communiquer avec l’extérieur, plus ou moins sans être vu. Est-ce qu’il se souvenait que tout le monde devait assister au défi ? En plus, il y avait les gamins. Il allait se dégonfler, ou perdre son boulot. Elle avait gagné par avance.

On basculait parfois le vasistas, quand on voulait intimer aux footeux de faire un peu moins de bruit, et surtout d’arrêter de s’insulter, vu qu’on répétait un spectacle. Tartuffe.

Hélène s’avança à pas lents. Elle ne voyait pas Patrick, la pénombre était bien installée. D’une voix claire et ferme, elle lui rappela qu’il n’était pas question de lui toucher le sexe, ni même de l’embrasser sur la bouche.



La voix de Patrick était ferme et détendue. Un soupçon d’inquiétude la saisit, qu’elle trahit en ajoutant :



Apostée, elle entendit le pas du garçon qui s’approcha d’elle par derrière.



Il lui attrapa les seins sans ménagement, ayant glissé ses mains prestement sous le lycra exhibiteur (Elle portait, comme souvent, son débardeur à grosses tétines). Il joua un bon moment avec, et, bien qu’elle en eût, sa poitrine se mit à durcir.

Il caressa sa nuque, cette nuque dont il avait tant rêvé, avec ces longs cheveux dorés échappant à l’anneau élastique. Puis il lui fourra le majeur dans la bouche. Stupéfaite, elle s’apprêtait à protester, mais il siffla :



Par quel prodige défit-il sa ceinture aussi prestement, puis les boutons du jean, et comment il baissa sur ses longues cuisses le pantalon et le slip avec tant de dextérité, même plus tard elle n’eût su le dire. Peut-être sous l’effet hypnotique d’une voix qui n’arrêtait pas de commenter dans un feulement :



Il lui glissa à nouveau le majeur dans la bouche, et elle sentit presque aussitôt entre ses fesses le long doigt gluant qui glissait le long de la raie et entreprenait sans vergogne de lui déplisser l’anus.

Elle eut un sursaut de possédée, ce n’était pas de jeu ! Elle était à un doigt de hurler, quand Patrick ajouta :



Il ouvrit en grand le vasistas et, tout en la maniant de ce doigt fiché dans ses entrailles, il la plaqua contre la paroi, disant :



Alors qu’il était masqué par le rideau, et que ses jambes à elle se trouvaient à l’abri des regards, elle se retrouva face aux adultes et aux jeunes qui remontaient déjà, obligée de faire bonne figure tandis que le doigt de Patrick s’agitait dans ses entrailles.

Celui-ci se faisait de plus en plus insinueux, et un camarade vint le rejoindre, afin de dévaster plus avant la petite ouverture qui se contractait follement sur les intrus. Hélène tortillait du croupion, s’empalant d’autant, tout en conservant un buste digne, au prix d’une grande maîtrise. Forte, entreprenante, elle sentit la paume de la main de l’homme lui taper les fesses à chaque entrée et sortie des doigts inquisiteurs.

Elle finit par baisser le visage quand un troisième doigt tenta de rejoindre les deux premiers dans son cul. Elle rougit enfin, et supplia d’une petite voix :



La main de Patrick l’attira en arrière et, doucement, les doigts refluèrent de son fondement.

Il la prit par les épaules, la retourna. Patrick la scruta avec intensité et dit :



Puis, il fit demi-tour et s’en alla, sans même un regard pour la divine chatte qui le faisait rêver depuis des mois. Hélène avait toujours son jean et sa culotte qui lui barraient les cuisses.

Hébétée, elle laissa passer une minute, puis se rajusta.


Ils ne se revirent pas tout de suite. Le lendemain, Hélène partait accompagner une sortie de fin d’année dans les monts de l’arrière-pays, avec Jacques et Gérard, deux éducateurs du groupe B.

Patrick ne devait les rejoindre que le mercredi soir. Honnêtement, il avait un peu mauvaise conscience, car il avait fait subir à cette fille dont il était amoureux ce qu’il fallait bien convenir d’appeler une franche humiliation.


Il arriva en fin d’après-midi au gîte. Il y régnait une quiétude inaccoutumée. Les jeunes semblaient apaisés par l’air campagnard. Gérard, Jacques et Hélène préparaient le repas, écossant des fèves. Un peu inquiet, Patrick s’approcha de la jeune femme pour lui dire bonjour.

Elle montrait une expression, inhabituelle pour elle, de sérénité. C’en était fini pour l’instant de ce masque espiègle qu’elle arborait si souvent. Pour la première fois, elle portait une robette simple et fleurie, qui mettait en valeur tout ce que sa beauté avait encore de juvénile. Elle semblait rien moins que rouée ce mercredi-là. Elle regardait Patrick sans rancune apparente.


La soirée fut longue et délicieuse après le coucher des élèves ; Patrick goûtait ce tendre moment près de celle qu’il aimait, et si son cœur se serrait parfois à la pensée que tout était bel et bien fini avant même d’avoir commencé, il n’entendait pas se priver de ce petit bonheur qui lui tordait les tripes, d’avoir Hélène près de lui et si peu agressive.

Fatigués par leur journée de randonnée, un peu enivrés par le vin, Jacques et Gérard finirent par dire bonsoir. Hélène resta, contre toute prévision. Patrick se dit que l’heure des explications avait sonné, et qu’il allait en prendre pour son grade.


La jeune femme rapprocha son fauteuil du sien sans rien dire. Au bout d’un long moment, elle prononça ces mots :



Patrick se tourna vers elle, et vit une expression sur le visage d’Hélène qu’il adora plus encore que toutes les précédentes.

Il lui prit la bouche délicatement, et ce fut une fusion qu’il n’oublierait pas. Leurs langues agiles se cherchèrent, s’étreignirent. Leurs haleines se mêlaient, et l’une comme l’autre exhalait le désir partagé. Au bout de ce très long baiser, Patrick était dur comme du bois, et Hélène, sans pudibonderie inutile, avait commencé à masser son sexe à travers le pantalon.


Alors qu’elle s’apprêtait à descendre pour extirper le phallus de sa loge devenue trop étroite, Patrick arrêta une seconde le mouvement et défit les quelques boutons qui retenaient le tissu fleuri de la robe. Elle apparut en sous-vêtements ni sages, ni coquins, toujours cette couleur olive un peu transparente qui devenait peu à peu la couleur préférée de Patrick. Il la mit nue en un tournemain, et bien vite ils roulèrent sur le canapé d’extérieur, judicieusement constitué d’un matelas reposant sur une caisse en bois, se lapant mutuellement le sexe.

La langue de Patrick parcourait la longue fente bordée de poils fins, écartant les lèvres et buvant littéralement à la source qui se faisait de plus en plus abondante, avant de s’en aller branler à coups rapides de langue le clitoris de la belle, qui pendant ce temps lui faisait les honneurs d’une bouche et d’une gorge parfaitement formatées pour une fellation de grande classe. Patrick n’avait jamais été aussi bien sucé, il sentait son membre épousé jusqu’à la racine par une ouverture chaude et humide, puis Hélène faisait coulisser ce conduit charnel qu’elle rendait étroit en creusant les joues le long de la hampe de Patrick. Celui-ci, au bord de l’orgasme, se mit à parcourir d’une langue fiévreuse la raie de la jeune femme, qui connut ce jour-là sa première feuille de rose, et qui en redemanderait d’ailleurs plus tard.


Ces agaceries orales les avaient rendus d’autant plus transis de désir qu’ils s’épiaient à présent avec des regards enamourés. Mais cela ne les empêcha pas d’essayer les mécaniques les plus âpres et sophistiquées pour procurer à l’autre un plaisir qu’ils avaient tant attendu.


Hélène finit par se dégager, par lui présenter son postérieur en enfonçant sa longue chevelure dans le canapé et elle lui dit d’une voix avide :



Patrick la pénétra de son membre turgescent, d’une rigidité de fiancé. La vue de ces fesses sur lesquelles il avait tant fantasmé, ébranlées par les à-coups qu’il imprimait, la vision de sa queue sabrant cette centrale intime d’Hélène qu’il ne comptait plus connaître un jour, tout cela le faisait décoller et sa respiration trahissait le plaisir inaccoutumé qu’il ressentait, cette excitation érotique entrelacée de fierté et d’assouvissement du sentiment.

Longuement, il parcourut le canal féminin, dans une rythmique qui aurait semblé sans fin si, peu à peu, un long chant modulé et feutré - il ne s’agissait pas de réveiller tout le monde - de jouissance ne s’était élevé dans la douceur estivale de la nuit. Le mélodieux cri d’Hélène les saisit tous deux dans une extase intime d’émotion amoureuse.


Patrick se sortit du ventre aimé, s’allongea et l’enlaça. Entre eux deux, le pieu de chair encore inassouvi était le trait d’union de leur rencontre enfin parachevée, l’exact contraire de l’épée de Marc fichée entre Tristan et Yseut.

Ils se donnèrent de petits baisers tendres et légers, jusqu’à ce que la nature exigeante remît au fond du vagin d’Hélène la preuve bien concrète de l’amour que lui portait Patrick.


Cette seconde calcée fut vigoureuse ; le clapotis frénétique augmenta leur excitation, la jeune femme était de plus en plus fondante et Patrick l’emplissait si bien, plus gros qu’il ne l’avait jamais été, et ils connurent cette fois un orgasme simultané. Cela termina de les rapprocher. Hélène soupira.



Après un bref assoupissement, toujours court lors d’une première nuit d’amour, Patrick lui redit qu’il l’aimait - cette fois, elle en avait eu la preuve - et lui demanda :



Elle s’interrompit.



Patrick lui jeta un regard plein d’amour et même d’admiration. D’accord pour retourner dans la salle. Ils virent se lever le jour avec le cœur content ; juste flottait cette intranquillité légère des amants comblés qui confusément ont peur de perdre aussitôt ce qui a été donné.


A la fin de la semaine, ils rentrèrent à l’établissement. Dure loi de l’éthique professionnelle, ils n’avaient pu se retrouver ensemble une seconde fois. Les ados partirent, qui en bus, qui avec ses parents venus le chercher, enchantés de leur semaine en pleine nature. Hélène, prit Patrick par la main quand ils furent seuls et ils se rendirent sans un mot dans la salle de théâtre. Elle tira les rideaux pare-feu qui créaient cette obscurité si étonnante en plein jour. Elle dit alors :



Elle hésita.



Patrick alors s’approcha d’elle. Elle avait remis la robe printanière de mercredi.



Puis elle s’abandonna à cette sensation qui la faisait palpiter d’émotion érotique, car les doigts de Patrick avait repris le chemin de son cul. Elle se souleva légèrement pour faciliter l’intromission, puis se ploya pour mieux s’ouvrir, geignant comme une petite souris prise au piège.

Comme il continuait ce manège, elle se mit à haleter du fait de la sensation double, physique et cérébrale. Dans une course à l’échalote au ralenti, il l’approcha du vieux fauteuil de cuir duquel Tartuffe ordinairement débitait ses foucades perverses. Elle s’était retournée pour qu’il lui prenne la bouche. Il l’embrassa puis la ploya sur le vaste accoudoir.



Son vagin était déjà disponible, Patrick s’en rendit compte en pénétrant d’une poussée continue le tropical boudoir. Elle avait commencé à mouiller dès l’entrée dans la salle de théâtre, selon un réflexe cher à Pavlov.


Elle était plus belle encore que trois jours auparavant. Elle fut bien mieux saillie encore, l’étrangeté du lieu excitant toutes leurs terminaisons nerveuses. Les mains de Patrick agrippèrent la petite poitrine qui devint vite reconnaissante, la maniant avec vigueur, et dans le même temps il investissait violemment, tendrement, amoureusement, le con d’Hélène. Elle grinça plusieurs fois qu’elle allait jouir, qu’elle voulait jouir, qu’elle jouissait. Une petite crécelle mourante murmura :



Hélène fut bien heureuse. Son somptueux fessier accueillit finalement l’homme, un peu à contrecul. Mais psychologiquement, elle préférait encore recevoir l’hommage de cette bite qu’elle commençait à adorer que les méchants doigts qui l’avaient déstabilisée.

Il s’éploya en elle, étirant des parois d’abord réticentes, puis résignées et consentantes. Il laboura longtemps le fondement d’Hélène.


Ils passeraient l’été ensemble, puis l’automne, puis… Il la baiserait toujours en lui chuchotant les mots d’amour qu’elle lui inspirait.

Il l’enculait pour l’heure avec ravissement.


Troie était prise.




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Erotisme torride

Tendre Amour

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