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n° 0952932 ans, mère de famille tranquille...11/08/05
La fille des glaces
critères:  h fh hagé bizarre amour fsoumise humilié(e) contrainte voir hmast anulingus fgode pénétratio fdanus fsodo sf fantastiqu merveilleu -merveille -amourdura
37540 caractères      
Auteur : Lola

C’était en octobre 1936. De retour de mission au Groenland où il est allé livrer du matériel scientifique, l’explorateur Jean-Edouard Rochat et son équipage font escale à Reikjavik pour y faire réparer la chaudière de son bateau.


L’Islande est encore un pays très pauvre et déprimant, mais il se trouve que d’Arouet, un scientifique qu’il avait rencontré une fois au cours d’une mission, était en train d’y étudier les processus de formation des roches volcaniques. Rochat se réjouit donc intérieurement de cet arrêt forcé qui allait retarder son retour à Saint-Malo, donc ses adieux à la mer, et le moment de se retirer dans sa propriété pour une vie qu’il imaginait colorée de vert. Le vert agaçant de sa pelouse. Cette vision le heurtait profondément, lui qui était habitué au bleu de la mer.


Car c’était son dernier voyage, le tout dernier de sa carrière si bien remplie. Maintenant, il est trop vieux, il le sait, on le lui a fait comprendre aussi, et s’il navigue encore à son âge – soixante-neuf ans – c’est seulement en qualité de chef de mission. Il y avait des années qu’il n’endossait plus la veste de commandant de navire, et il n’était officiellement plus le maître à bord, même si on le consultait avec respect et déférence avant de prendre la moindre décision. C’est que le vent salé avait conservé son visage d’homme mûr à peine ridé, et son corps était resté ferme et droit. Ni ses mains ni sa voix ne tremblaient jamais. Ses yeux d’un bleu vif avaient un éclat singulier, il était impossible de lui donner un âge. Dès lors, on oubliait forcément que selon les critères de l’époque, on aurait pu le qualifier de vieillard.


La seule chose que l’Académie aurait pu lui reprocher, c’était sa phobie des pays chauds. On aurait voulu qu’il mette son talent et sa curiosité scientifique au service de la recherche en Méditerranée, mais Rochat aimait le froid, il était fasciné par la glace. Il en a sorti des fossiles, des échantillons d’insectes et de flore emprisonnés depuis des siècles, des millénaires. Il en était amoureux, pour sa blancheur, sa pureté, elle était son amie, tout autant que l’eau qui la composait et sur laquelle il naviguait. Explorer les côtes des îles enneigées, toujours plus au Nord, le remplissait d’une humilité infinie, il avait parfois l’impression que cette nature froide et sauvage le détestait, le méprisait en tant qu’humain, mais le tolérait dans ses profondeurs parce qu’elle savait qu’il la respectait.


Les femmes ne l’intéressaient plus depuis longtemps. Après avoir subi une grande peine de cœur, il avait bien fait l’amour à quelques-unes ici et là, juste parce qu’il voulait se rassurer sur ses capacités à susciter du désir, et aussi bien entendu parce qu’il avait envie de ressentir cette crampe délicieuse qui envahit le bas du ventre au moment où on vide ses bourses dans un trou chaud et profond. Mais il s’était fermé aux sentiments et ne s’était jamais engagé sur le long terme vis-à-vis des femmes qu’il courtisait.


Le 10 octobre après midi, Rochat, peu soucieux de la pluie glacée qui s’abat sur le port, quitte donc le navire pour se rendre chez d’Arouet, qui habite une chaumière confortable dans un village distant de quelques kilomètres.


D’Arouet, qui avait été prévenu de son arrivée par radio, l’attendait avec l’impatience des exilés qui se réjouissent de retrouver quelqu’un avec qui parler sa langue maternelle après en avoir été privé durant des années. Il avait cinquante ans, dont presque trente passés hors de France, et bientôt quinze en Islande.


Lui, sa marotte c’était les volcans, les plaines de lave où perçaient parfois l’été, comme par hasard, un buisson ou une touffe d’herbe. Il aimait la roche comme Rochat aimait l’eau et le froid. Il n’avait pas besoin de voyager, ce pays représentait pour lui comme un énorme terrain de jeu. Il avait tout quitté pour s’y plonger, et ne comptait plus vraiment en bouger. D’ailleurs, plus grand monde ne l’attendait plus ailleurs. Il s’était fait sa vie dans ce trou perdu, partait en promenade des jours entiers, observait les geysers, ramenait des échantillons de toutes sortes, en expédiait par bateau dans les universités du continent, soigneusement annotés et étudiées. Il n’avait pas d’amis, les gens ne semblaient pas ressentir d’affection pour lui.


Il couchait de temps à autres avec la grosse islandaise qui lui tenait lieu de bonne. Elle aimait ça d’ailleurs, il n’avait pas eu à la forcer. Elle rechignait parfois à lui accorder les faveurs un peu plus spéciales dont il était friand, mais il était patient, et trouvait toujours les mots et les gestes pour la convaincre d’accepter de satisfaire ses phantasmes lubriques.


Sa vie était exactement ce qu’il avait espéré en faire. Et il était heureux à l’idée d’avoir pour lui tout seul un interlocuteur en français durant quelques jours, car il avait la nostalgie de cette langue mélodieuse, obligé qu’il était de s’exprimer dans une langue vicking aussi dure à l’oreille que dans sa grammaire, aussi dure que les conditions de vie dans ce pays insolite.


Il y avait cependant une autre raison à son impatience de revoir Rochat. Il s’agissait d’une anomalie magnétique inexplicable qu’il avait décelée à quelques kilomètres de là, à un endroit que les paysans islandais disent hanté par les elfes, et dont on ne parle pas volontiers. C’était au lieu-dit Egistadur, une colline qui avait été, il y a quelques millénaires, un beau volcan qui devait libérer des torrents de lave lorsqu’il était irrité. Rochat, qui connaissait des choses qu’il ignorait, l’aiderait sans doute à trouver une explication à cette bizarrerie. D’ailleurs, dès que Rochat fut arrivé chez lui et qu’il eut insisté pour offrir l’hospitalité à son hôte le temps que durerait la réparation du bateau, il lui fit part du problème qui le taraudait.


Rochat accepta avec joie de se rendre sur les lieux afin de constater par lui-même comment les boussoles semblaient devenir folles à l’approche de ce lieu. Son dernier voyage serait moins déprimant qu’il ne le pensait.


Après une bonne nuit passée chez son ami et un petit-déjeuner d’œufs et de poisson, les deux hommes partirent ensemble explorer cet endroit mystérieux. D’Arouet avait conçu un traîneau confortable et fonctionnel pour ses escapades dans les volcans enneigés, les chiens avaient le flair qu’il fallait pour éviter ces endroits où la croûte terrestre est tellement mince qu’elle se casserait sous la charge, précipitant tout le monde dans des mares d’eau bouillante. Egistadur n’était pas très éloigné et ils comptaient rentrer avant la nuit, ils emportèrent donc un minimum de provisions.


Durant le trajet, les deux hommes discutèrent surtout des choses étranges qu’ils avaient découvertes récemment au cours de leurs pérégrinations, et se passionnèrent une fois de plus sur les surprises que la nature révélait.


Lorsqu’ils arrivèrent près de la colline, l’aiguille de la boussole, que Rochat observait régulièrement, se mit à tourner lentement et régulièrement, comme s’il s’agissait d’indiquer le temps qui passe et non l’endroit où l’on se trouve. D’Arouet arrêta les chiens et les deux hommes descendirent du traîneau. Rochat contempla le paysage. Il commença par questionner d’Arouet.



Les deux hommes s’emboîtèrent le pas, et entreprirent de contourner le volcan. D’Arouet donnait sans cesse des détails et faisait le compte rendu de ses diverses observations, lorsqu’il s’arrêta soudain, une main saisissant le bras de son compagnon et l’autre pointée vers une fissure dans la roche



Tout excité par cette nouveauté, d’Arouet se précipita vers la faille. En faisant un petit effort, il était possible de s’y glisser. À en juger par l’écho, elle devait déboucher sur une grotte. D’Arouet ne se sentait plus, remuait d’enthousiasme comme un enfant de dix ans devant un paquet de sucreries.



Rochat, plus calme mais tout aussi intrigué, précéda d’Arouet dans la faille. Le passage n’était pas trop difficile, mais comme prévu, il y faisait noir comme dans un four. Avant que l’obscurité ne fut totale, Rochat constata que l’aiguille de la boussole tournait de plus en plus vite au fur et à mesure qu’ils pénétraient dans le flanc du volcan. Il eut le réflexe de consulter sa montre juste avant de se sentir soudainement happé par un trou noir. Les deux hommes ouvrirent les yeux à l’entrée d’une salle voûtée d’une luminosité éclatante et dont les murs étaient recouverts de glace. La boussole tournait à vive allure dans la main de Rochat. Si vite qu’il était même impossible de distinguer l’aiguille sur ce manège infernal. Quant à sa montre, elle s’était arrêtée.



Ils embrassaient l’endroit d’un regard stupéfait, lorsque leurs yeux s’arrêtèrent sur la sculpture de glace qui trônait au centre de la pièce. Il s’agissait d’une femme, aux courbes superbes, coiffée d’une natte qui partait du sommet de sa tête. Son beau visage montrait une triste résignation.


Lorsqu’ils détaillèrent la statue, les deux hommes ressentirent une certaine gêne bien compréhensible lorsqu’on connaît les mœurs de l’époque : la femme était représentée à genoux, les jambes écartées, la taille cambrée, les seins dressés et semblait nue. Sa blancheur transparente captait les rayons de lumière et la faisait briller légèrement. Elle n’était pas couverte de givre, elle semblait douce et rayonnante.


Les savants s’approchèrent, et constatèrent que l’artiste qui avait réalisé cette œuvre n’avait rien négligé des détails de l’anatomie de son modèle. Rochat était fasciné. Ses yeux étaient irrésistiblement attirés par la fente qu’on distinguait entre les deux fesses, et où le sculpteur avait soigneusement mis en évidence un anus étroit et délicatement ourlé, un vagin adorable entre des petites lèvres d’une rare finesse, et un clitoris avec son capuchon. Ce souci de la précision l’intrigua d’abord plus qu’il ne l’excita. Mais il ne pouvait s’empêcher d’observer ce sexe offert, tout en prenant l’air le plus détaché possible à cause de son collègue.


D’Arouet remarqua alors des inscriptions sur le socle sur lequel s’exhibait la statue de glace. Lui, plus vert que Rochat, bandait carrément et se sentait honteux de ce désir fulgurant qui le foudroyait ainsi devant témoin. Il fut donc heureux de focaliser son attention sur les signes qui couvraient le socle de glace. Alors, Rochat, discrètement, succomba à la tentation d’introduire un doigt dans le vagin de la sculpture. Il ne pouvait pas s’expliquer cette impulsion, il voulait juste savoir à quel point il était profond.


D’Arouet s’écria alors :



Rochat ne répondit rien. Il avait plongé son majeur dans le sexe de glace et non seulement il y était entré entièrement, mais il avait eu l’impression de sentir un battement, au moment où il l’avait enlevé, comme si le trou glacé avait voulu le retenir. Il laissa d’Arouet continuer ses considérations scientifiques, et profitant de la distraction de son ami, enleva son gant et plongea à nouveau son majeur dans le sexe de la femme de glace. Cette fois, il ressentit clairement une pression, le vagin ne semblait pas glacé, et se resserait sur son doigt… Il le retira, pénétra à nouveau, à plusieurs reprises. Les petites lèvres de la statue se gonflaient, la glace prenait une teinte plus douce au niveau du sexe. Rochat était fasciné. D’Arouet leva les yeux, fixa un instant son ami qui maintenant caressait le pourtour de l’anus d’un air profondément passionné et curieux. Les deux hommes se regardèrent, et d’Arouet comme si de rien n’était, entreprit de décrypter le texte gravé sur le socle à voix haute.



Elle voulut l’épouser, mais son père refusa net ce mariage qu’il jugeait indigne, et pour punir Zaria de son audace et la remettre dans le droit chemin, il la maria de force à son cousin Cibog, le très puissant dieu du Monde. Le cœur brisé, elle se résigna à ce mariage, mais toujours amoureuse de son mortel, elle restait insensible aux caresses de son cousin, et son cœur semblait glacé. En d’autres termes, elle était frigide.


Rochat avait introduit une phalange dans l’anus de la statue. La rosette s’écartait visiblement pour le laisser passer, et se resserait aussitôt autour de son doigt. Rochat, sans plus penser à la gêne qu’il ressentait vis-à-vis de d’Arouet, enleva le deuxième gant et de ses deux mains, se mit à caresser le dos, la taille, le fessier de la femme de glace. Elle réagissait. Lorsqu’il saisit les deux tétons pour les pincer entre ses doigts, il sentit leur texture changer sensiblement. Il ressentit alors une immense tendresse pour la sculpture. Lorsqu’il fit remonter ses mains le long du buste de la statue et qu’il caressa doucement son visage et ses lèvres, subitement, il vit l’image de cette femme, vivante, debout face à lui, le visage dévoré d’amour et de désir. Il tomba immédiatement amoureux de cette vision, et se perdait déjà dans cet amour lorsqu’il fut ramené sur terre par la voix de d’Arouet :



Rochat tourna vers lui un visage transformé. Il tenait toujours le visage de la statue entre ses mains. Ses yeux avaient quelque chose de différent… Il répondit, avec une expression des plus polies :



D’Arouet hésita un instant, puis, comme il n’était pas convaincu par ses propres arguments et qu’il trouvait un certain plaisir à observer Rochat sans en avoir l’air, il baissa les yeux sans répliquer et reprit sa lecture.



Il était jaloux du mortel auquel, il le savait, Zaria pensait toujours. Il décida alors d’humilier totalement son épouse pour se venger et pour lui faire payer le fait qu’elle ne voulait pas lui offrir son plaisir. Il l’offrit comme une prostituée à ses compagnons, aux compagnes de ses compagnons, et à qui la voulait, avec un défi à relever : une récompense était promise à celui ou celle qui parviendrait à faire jouir sa femme. Zaria s’emmura alors totalement dans le silence. Durant des mois, des années, elle dut subir les assauts de dizaines de dieux, demi-dieux, elfes, masculins et féminins, son mari l’offrait à tous ceux qui voulaient d’elle, un à la fois ou tous ensembles, selon son humeur. Il assistait à tous les ébats, il y participait même activement parfois. Il cherchait une trace de jouissance sur le visage de sa femme qui subissait toutes sortes d’expériences sous ses yeux pervers. Mora, la compagne du dieu Zitt s’était prise au jeu et venait régulièrement chez Cibog pour lécher le clitoris de Zaria. Elle aimait le goût de ce sexe insensible qu’elle imaginait tressaillant de plaisir sous ses savants coups de langue. Elle aimait surtout que Cibog la sodomise alors qu’elle avait la bouche enfouie dans la chatte de sa femme.

D’autres apportaient des instruments divers, fabriqués par eux ou volés chez les humains. Une sorcière fabriqua toutes sortes de potions aphrodisiaques qu’on administrait chaque jour à la déesse. On orna ses tétons de pinces métalliques amenées de Chine impériale, afin de les exciter en permanence. On introduit dans son sexe et dans son anus, séparément ou ensemble, un nombre incalculable de sexes et d’autres choses, on la caressa, on la lécha, l’embrassa, la pénétra dans tous les sens, dans toutes les conditions, sans pouvoir susciter autre chose qu’un regard indifférent et un air absent.


Rochat caressait toujours le visage de la statue. Il se sentit irrésistiblement attiré par cette bouche entr’ouverte et, comme hypnotisé, y colla ses lèvres et ferma les yeux. Il se produisit alors en lui un chamboulement terrible. Quelque chose pénétra en lui, se fondit en lui, et c’était elle, il se sentait comblé. C’étaient ses pensées, ses émotions, sa peur et son désir qui pénétraient en lui. Il pouvait lui parler en silence, dans sa tête, et il lui dit, ou plutôt pensa avec émotion :



Elle lui répondit :



Rochat eut une brève hésitation qu’elle dût ressentir. Il aurait voulu dire que oui, qu’il était son amour, mais n’osait pas, pourtant, il ne voulait pas répondre par la négative. En fait, il ignorait totalement la réponse. Il eut alors la vision de cette déesse humiliée mais digne, objet du mépris de son mari qui n’avait trouvé que ce moyen de la punir. Il vit toutes sortes d’êtres discuter lubriquement de ce qu’ils avaient imaginé comme stratagème pour arracher un orgasme à Zaria.


Partagé par une bouffée d’émotions contradictoires, il prit en pensée la déesse dans ses bras. Elle se laissa faire.


Il se revit alors à cet instant de sa vie de baroudeur où il tomba amoureux pour la première et seule fois de sa vie, sa rencontre avec cette jeune femme un peu étrange qui disait être de passage mais qui s’était installée dans sa vie à un moment où le Ministère de la Guerre l’avait assigné à terre pour travailler sur les plans d’un nouveau type de sous-marins.


Cette jeune femme était belle et intelligente, pourtant, elle faisait preuve d’une grande candeur, ce que Rochat trouvait extrêmement émouvant. Jamais il n’avait vécu une telle complicité avec quiconque, une telle communion d’esprit et de corps. Son esprit rêveur et aventurier avait achevé de le séduire. Elle semblait avoir énormément voyagé, racontait parfois des choses exotiques lorsqu’elle lâchait des bribes de son passé. Son tempérament avait quelque chose de pur, et son corps l’était également.


Elle lui avait offert sa virginité dans la plus grande simplicité et avec beaucoup de désir, et il lui avait fait découvrir des plaisirs charnels dont elle se révélait très gourmande. Rochat avait parfois l’impression que tout était nouveau pour elle, non seulement les caresses et les baisers, mais également ce qu’elle mangeait, ce qu’elle voyait…


Son sexe se mit à durcir franchement à l’évocation d’instants de volupté auxquels il s’était pourtant promis de ne plus penser. Il se revit allongé sur le dos alors que son amante le chevauchait voluptueusement, savourant chaque centimètre qui pénétrait en elle, les reins cambrés. Il se souvint de ces seins lourds qu’il ne se lassait pas de téter, de ce petit trou étroit qu’il léchait soigneusement avant de lui faire subir de profondes pénétrations tout en enfonçant les doigts, ou autre chose, dans le vagin de sa compagne, qui aimait par-dessus tout cette façon d’être possédée de partout. Elle avait de longs orgasmes, et lui-même ressentait beaucoup de plaisir à la voir se pâmer ainsi. Cela renforçait son amour pour elle, et sa conviction d’être aimé en retour. Ils s’étaient fréquentés pendant deux ans, puis Rochat, passant outre le passé obscur de la jeune femme et la différence d’âge qui les séparait (il avait largement l’âge d’être son père) la demanda en mariage, l’invita à partager sa vie et ses voyages en mer vers le froid, la neige et les glaciers. Elle accepta ce projet avec joie, comme quelque chose de normal et de naturel, puis, elle disparut totalement, sans aucune explication.


Elle avait dit être seule au monde, et vivre d’un héritage confortable – en effet, elle ne manquait de rien. Elle ne parlait jamais de son pays d’origine. Elle semblait fuir un passé pénible et Rochat, en homme délicat, avait renoncé à l’interroger sur ses origines et sa vie avant leur rencontre. Lorsqu’elle disparut, Rochat, désespéré, se rendit compte qu’il n’avait absolument aucune piste exploitable qui lui permette de la retrouver. Pour surmonter sa douleur, il s’enferma dans un vide d’émotions et s’interdit de penser à elle. Au bout de quelques temps, il y parvint, mais son cœur était mort.


Il revint à lui lorsqu’il sentit la bouche de glace qui lui rendait son baiser. L’expression du visage de la statue avait changé, il semblait être plein d’espoir… Les traits étaient figés dans une position d’attente. Rochat se sentait envahi par le bonheur. Il se sentait plus exalté que jamais. Ses mains redescendirent vers la généreuse poitrine de la femme de glace et il se mit à la pétrir doucement. Il pensa :



Elle l’entendit et vit clairement le visage de glace se détendre dans une expression de bonheur.


D’Arouet avait observé à la dérobée une partie du manège, il n’en revenait pas de voir Rochat embrasser cette statue et lui pétrir les seins. Il bandait comme un âne, surtout après la lecture qu’il venait de faire, mais il ne se serait jamais rendu coupable d’un tel manque de maîtrise de soi lorsqu’on a un public. Il était soufflé du culot de son estimé collègue !



Rochat avait formulé sa demande sans même regarder son interlocuteur. Il tenait un sein de glace dans chacune de ses mains nues, et de ses pouces et de ses index, il caressait délicatement les aréoles et taquinait les tétons.

D’Arouet ressentit alors de la peur. La glace changeait clairement de texture et de couleur aux endroits que Rochat avait excités, il le remarquait maintenant, la statue était en train de subir une évolution. Il faillit céder à la panique : toute l’absurdité de la situation lui sauta aux yeux, et il était sur le point de se lever d’un bond lorsque la voix de Rochat retentit de nouveau :



D’Arouet, interrompu dans son élan, hésita un peu, mais, toujours troublé, choisit d’obéir, se rassit par terre et reprit sa traduction où il l’avait laissée.



Certains amenaient parfois un chien, un singe ou un autre animal, dont ils dirigeaient le sexe dressé dans le vagin ou l’anus de Zaria, ravis d’assister à cette copulation perverse tout en se masturbant, et demandant à la déesse si ces queues étaient meilleures que les autres.

Ils se moquaient d’elle et disaient des mots orduriers, l’encourageaient à jouir en ricanant quand des Elfes ou des dieux au sexe énorme lui défonçaient la chatte et le cul. Elle restait offerte mais digne, souffrant trop de son humiliation pour ressentir des douleurs physiques. Elle fut finalement entravée, constamment offerte en spectacle, un objet ou un sexe introduit dans chacun de ses orifices quasiment en permanence. Rien ne put tirer d’elle le moindre soupir de plaisir, ni le moindre soupir d’ailleurs.

Cibog, constatant son échec et las de s’amuser du corps de sa femme, imagina de se venger définitivement d’elle, et lui lança une malédiction. Rochat, vous m’écoutez toujours ?


Rochat regardait le visage de la statue avec douceur et pensait :



D’Arouet, après avoir attendu quelques secondes une réponse qui ne venait pas, continua sa lecture



Une fois cette malédiction prononcée, la déesse se transforma en statue de glace dans un tourbillon de neige. Ne sachant que faire de cette statue plus désespérante encore que la femme qu’elle avait été, Cibog finit par l’expédier sur terre, à l’endroit le plus froid qu’il put trouver, pour s’en débarrasser, et puis, finit par l’oublier.


Rochat entendit Zaria lui répondre dans sa tête :



Le buste de la statue devenait plus tendre, plus mou. Rochat se rendit compte qu’il avait chaud sous ses épaisseurs de laine, ces écharpes et ces bonnets. Il se débarrassa de sa veste et, ignorant maintenant complètement la présence de son collègue, fit le tour de la statue. D’une main, à présent, il lui caressait le dos lentement et sensuellement, de l’autre, il caressait le sexe ouvert, le pénétrait de ses doigts, pinçait le clitoris maintenant gonflé et élastique. La femme de glace devenait humaine, son corps prenait progressivement, par endroits, une superbe teinte dorée. D’Arouet regardait, fasciné. Il avait enlevé ses gants et, la main dans une poche, se caressait le sexe du mieux qu’il pouvait. À genoux aux pieds de la statue, il observait les doigts nus de Rochat explorant ce sexe qui revivait à quelques centimètres de ses yeux.


Lorsqu’il vit Rochat introduire sa langue dans le vagin de la déesse, et qu’il constata que les petites lèvres, déjà rosies, se gorgeaient maintenant de sang, il déboutonna carrément son pantalon, fouilla dans son caleçon et fit surgir sa verge turgescente. Il ne pouvait en croire ses yeux, mais c’était diablement excitant, il bandait tellement que c’en était presque douloureux. Il retenait cependant une éjaculation précoce, espérant pouvoir jouir en même temps que cette déesse qui se réveillait sous les carresses de Rochat.


La glace avait fait presque totalement place à la chair à présent. Elle était encore figée, mais ils avaient tous les deux entendu la statue soupirer. Rochat léchait toujours, fouillait son vagin de sa langue et de son nez. Il retrouvait la même odeur piquante qui le rendait fou lorsque, des années auparavant, il se gorgeait de la mouille que produisait la chatte de sa maîtresse excitée par ses coups de langue. On entendit un soupir. Le buste de Zaria se redressa lentement, comme ankylosé. D’Arouet put alors admirer les seins superbes qui se dressaient avec arrogance, surmontés par des tétons terriblement appétissants. Ses yeux glissèrent sur son ventre vers le triangle blond d’où un petit bouton rose dépassait effrontément.


Lorsque Rochat vit le corps adoré se mouvoir, il ressentit une autre grande vague de bien être. Il comprit alors qu’il n’était né que pour cet instant où tout en lui ressuscitait également. Le temps et l’espace ne comptaient plus, rien d’autre ne lui importait que de posséder à nouveau celle qu’il aimait, avec d’autant plus de tendresse et d’amour qu’il comprenait tout maintenant, et qu’il savait ce qu’elle avait enduré à cause de lui. Il se déshabilla entièrement, reprit sa place derrière la déesse qui avait toujours les genoux bien écartés, la saisit tendrement par la taille et la pénétra lentement, comme elle aimait. Elle poussa cette fois un léger râle de plaisir.


D’Arouet n’arrivait toujours pas à croire ce qu’il voyait, mais ne pensait même plus à résister au spectacle. Au diable la morale, c’était trop excitant de voir une femme aussi belle se faire mettre, il n’avait pas vraiment pu satisfaire ses instincts de voyeurs, ces derniers temps. En plus, Rochat était vraiment bien membré, on voyait clairement les chairs de la jeune femme s’étirer à cause du diamètre de l’engin, ça l’excitait encore plus d’imaginer comme son collègue devait sentir sa queue bien serrée dans cette jolie chatte.


Il se déculpabilisait en se disant que de toutes façons, ce n’était pas lui qui avait commencé, qu’il n’avait rien demandé et puis, qu’aurait-il pu faire d’autre ? Eloigner son collègue de force de la statue ? Impensable.


Il serra de plus belle sa queue dans sa main et continua à se rincer l’œil, en essayant de ne pas lâcher son sperme tout de suite


Rochat sortit son sexe du vagin trempé aussi lentement qu’il l’avait pénétré. Et rentra à nouveau en lui, millimètre par millimètre, avant d’en ressortir tout aussi lentement. Le bassin de Zaria avait bougé et se faisait plus souple. Elle cherchait visiblement à retenir cette belle queue qu’elle sentait s’échapper de sa jolie chatte. Tout à coup, dans un cri, elle tendit ses fesses et s’empala franchement sur le sexe de Rochat qui venait de quitter à nouveau le conduit étroit.


D’Arouet avait de plus en plus de mal à tenir. Elle était vraiment bonne, cette fille, il gardait les yeux rivés sur sa jolie chatte rose, et quand il avait vu qu’elle en redemandait clairement, il avait failli se laisser aller. Mais il voulait attendre encore, éjaculer le plus tard possible, ça n’en serait que meilleur.


Rochat entama alors un va-et-vient plus franc. La jeune femme se mouvait toujours plus librement, elle essayait d’écarter ses genoux pour mieux s’offrir et pour s’empaler encore plus profondément sur la queue qui la pénétrait par derrière. De ses mains, elle commença par caresser son ventre plat, puis ses seins, ensuite, elle saisit ses tétons entre ses doigts et entreprit de les pincer et de les étirer. Nul doute qu’elle appréciait ce qui lui arrivait cette fois.


D’Arouet ne résisterait plus très longtemps. Sa queue était tellement gonflée que le gland devenait violet. Il espérait voir Rochat enculer la fille, chaude comme elle était, il l’imaginait bien en adepte de sodomisations profondes.


Zaria prononça ses premiers mots depuis une éternité :



La réaction fut immédiate, et l’invitation était claire : elle se pencha vers l’avant et écarta ses fesses de ses mains, encourageant ainsi son amant à stimuler cet endroit particulier.



Rochat connaissait ce corps par cœur, il l’avait tant de fois exploré, avec autant d’amour que les océans et les continents de glace, il voulait l’exciter encore, ne pas la laisser jouir trop vite. Il aimait le sentiment de pouvoir décider du moment où il lui accorderait de se laisser aller à l’orgasme. Il aimait varier ses plaisirs au maximum avant de la laisser enfin se soulager en criant. Il continua à pénétrer l’anus serré de son pouce tout en la baisant profondément. De l’autre main, il frôla le clitoris gorgé d’excitation. Zaria haletait de plaisir, elle désirait prendre son temps elle aussi et profiter pleinement de ce qu’elle ressentait, et cette stimulation de son petit bouton l’électrisait complètement. Mais elle avait entièrement confiance en Rochat pour lui accorder son plaisir, après tout il lui avait tout appris en la matière.


D’Arouet imaginait qu’il aurait pu présenter sa queue à la fille et lui demander de le sucer pendant qu’elle se faisait prendre par tous les trous, mais il sentait qu’il ne serait pas forcément le bienvenu. Et puis, si elle acceptait, il est certain qu’il aurait joui au fond de sa gorge en moins de dix secondes. N’empêche, ça aurait été un pied d’enfer.


C’est alors qu’il vit Rochat enculer lentement Zaria. Celle-ci maintenait toujours ses fesses bien écartées et gémissait, les yeux fermés. Rochat atténuait la douleur légère mais excitante de cette douce pénétration en masturbant savamment le clitoris de son amante, et lorsqu’il eut introduit sa queue dans toute sa longueur, il demanda tendrement dans un demi-murmure :



Zaria lui répondit par un gémissement et un mouvement impatient du bassin. Elle était bien prise, pas de doute, on voyait qu’elle aimait ça. Rochat commença à la limer sur toute la longueur de son sexe.


D’Arouet était au bord de l’apoplexie. Il étouffait en imaginant à quel point ce petit cul devait être serré, et quel effet ça devait faire d’y plonger entièrement la bite. La fille semblait en raffoler, Rochat allait et venait comme dans du beurre. Elle lâcha ses fesses et revint poser ses doigts fins sur ses tétons pour les exciter encore. Rochat caressait ses fesses et introduisait ses doigts dans le vagin toujours trempé.


Après quelques minutes de ce traitement, Zaria hurla qu’elle voulait jouir. Rochat, qui sentait venir le moment où lui-même ne pourrait plus retenir sa semence, saisit de nouveau le clitoris gonflé entre ses doigts et le masturba franchement en l’étirant tout en continuant de pénétrer en rythme l’anus de sa déesse. Zaria, les tétons serrés dans ses doigts, cria alors sa jouissance en enfonçant d’un coup de rein la queue de son amant au plus profond de son cul. D’Arouet s’autorisa enfin à éjaculer de longs jets de sperme dans sa main. Jamais il n’avait pris un pied pareil. Rochat sentit avec délice son sperme jaillir dans l’intestin de Zaria. Il jouissait tellement qu’il avait le sentiment que ses bourses ne suffiraient jamais à fabriquer la quantité de semence nécessaire à satisfaire à l’intensité de cet orgasme. Et puis, sa queue toujours plantée dans le corps la jeune femme, il la serra tendrement dans ses bras.


Ils étaient tous les trois en train de reprendre leurs esprits lorsqu’ils entendirent un grondement terrible. Cibog apparut au milieu de la salle, dans une rage indescriptible. La déesse Mora avait assisté à toute la scène et s’était régalée du spectacle en massant son anus insatiable, avant de se précipiter pour avertir le dieu du Monde de la résurrection de sa femme.



D’Arouet nettoyait sa main souillée à même le sol comme un enfant coupable et aurait voulu se réveiller de ce rêve bizarre qui tournait mal maintenant. Mais il entendit à nouveau la voix de Cibog.



Les deux scientifiques eurent subitement l’impression de tomber dans un trou noir. Rochat ouvrit les yeux sur un ciel d’un bleu merveilleux. Un ciel marin, pas de doute. Il s’assit et constata qu’il se trouvait sur un bateau. Zaria était allongée à côté de lui, vivante et toujours plus belle. Rochat se sentait heureux comme jamais, heureux et serein. Rien ne le séparerait désormais de son amoureuse, et il allait l’aimer pour l’éternité. Elle lui sourit et se glissa dans ses bras. Il la serra très fort.



D’Arouet se retrouva soudain devant la faille par laquelle ils étaient passés quelques heures auparavant. La boussole avait l’air de fonctionner correctement, cependant, selon sa montre, seulement seize minutes s’étaient écoulées depuis leur tentative de spéléologie. Il était persuadé qu’il s’était écoulé des heures depuis qu’ils avaient pénétré cette grotte. S’il n’y avait eu ces traces de sperme sur ses vêtements, d’Arouet aurait juré qu’il avait rêvé. Aucune trace de Rochat nulle part.


D’Arouet se laissa tomber sur la neige en se rendant compte que si tout ce qui s’était passé était bien réel, son collègue devait se trouver à présent quelque part avec les dieux…




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