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n° 09840Julienrêve31/10/05
L'insoutenable perversité de l'être
critères:  f ff ffh extracon fsoumise fdomine sm fouetfesse journal
74382 caractères      
Auteur : Julienrêve

L’INSOUTENABLE PERVERSITE DE L’ETRE




Je m’appelle Alexandra. J’ai 25 ans, je suis blonde, mes cheveux sont droits, légèrement ondulés sur la nuque. Je mesure 1 m 70 pour 52 kg. J’ai rencontré Yannick il y a trois ans. Il était marié, 40 ans, sans enfant. Nous avons ressenti l’un pour l’autre ce qu’il est convenu d’appeler le coup de foudre. En six mois il divorçait et nous nous mettions en ménage. La séparation d’avec sa femme s’est déroulée sans problème, à l’amiable. Il m’assurait que de toute façon leur vie de couple était chaotique depuis déjà longtemps et que, tout en conservant de l’estime l’un pour l’autre, ils s’autorisaient de fréquentes escapades chacun de leur côté.


Nos deux premières années de vie commune furent un véritable bonheur. Entente sur tous les plans, complicité, voyages, je vivais un rêve. Mais tout a changé il y a un an environ. Nous étions invités à l’anniversaire de son ex-femme avec qui il n’avait jamais rompu le contact. Je l’avais déjà rencontrée en deux brèves occasions. C’est une personne qui dégage beaucoup de prestance, de charme. Elle est grande, brune, toujours tirée à quatre épingles, ce qui contraste avec ma tenue vestimentaire habituelle, plutôt sport. Elle fêtait alors son quarante-troisième anniversaire. Elle avait réuni une douzaine de personnes chez elle et tout avait bien commencé. C’est une personne très sociable, très ouverte et je l’ai trouvée particulièrement sympathique avec moi, compte tenu de mon état d’ex-rivale.


C’est depuis ce soir-là que tout a basculé. Si je me confesse ainsi, c’est que j’ai besoin d’y voir clair, peut-être aussi de conseils. Je suis peut-être trop naïve et trop gentille comme me le répète souvent ma meilleure amie, c’est à vous d’en juger. Je tiens un journal intime depuis mon adolescence, tout y est consigné. Je crois que le plus simple, pour vous permettre de vous faire une opinion sur ce qui m’arrive, est de vous en proposer des extraits.


Extraits de mon journal intime


Dimanche 9 février 2…


… L’ambiance à table était vraiment chaleureuse, je me rendais compte que j’avais trop bu, mais je savais aussi que l’on était tous dans le même cas. Une amie de Cathy (l’ex-femme de Yannick) venait de raconter une blague sur l’adultère qui nous avait tous bien fait rire et quelqu’un a dit :



(En d’autres circonstances, ce genre de déclaration aurait pu jeter un froid, mais ce ne pouvait être le cas dans cette assemblée. Cathy et Yannick avaient tellement bien assumé leur séparation qu’ils en faisaient souvent un thème de plaisanterie devant leur cercle d’amis. En fait, nous nous sommes remis à rire de plus belle.)


Comme le thème de la blague était la vengeance de la femme trompée, un autre a demandé en riant :



Nous avons ri encore, puis Yannick a dit :



Une fille a relancé :



Yannick a répondu à ma place :



Ce qui a re-déclenché l’hilarité générale.


D’autres blagues ont continué d’alimenter le sujet et puis ils se sont mis à délirer sur le type de vengeance qui pourrait satisfaire Cathy. De fil en aiguille, la tablée s’est improvisée en tribunal pour rire. Yannick en était le président, Cathy la plaignante, moi l’accusée et les autres délibéraient. Je trouvais cela moins drôle, mais je jouais mon rôle bravement. Nous étions tous beaucoup trop éméchés pour réaliser vraiment ce que nous faisions. C’était à celui qui dirait la plus grosse bêtise, jusqu’à ce que Cathy suggère :



Nous avons tous ri, mais la suggestion semblait plaire. Chacun a émis son opinion, on m’a demandé mon avis et j’ai avoué dans un silence total que je trouvais cela honorable. Alors le président Yannick a énoncé le verdict :



En fait, il se donnait le beau rôle du pauvre garçon abusé, sans se remettre du tout en question.

Je me suis levée et, de façon théâtrale, j’ai remercié le jury pour sa clémence ; tout le monde a applaudi.


Puis tout s’est enchaîné comme dans un mauvais rêve. Cathy s’est levée, elle est venue près de moi, a déclaré avec beaucoup d’adresse qu’elle ne regrettait pas d’avoir mis sa confiance entre les mains d’un tribunal aussi avisé et qu’elle se sentait prête à accomplir sa vengeance. Je souriais, debout à ses côtés. J’étais rouge écarlate de tous ces regards tournés vers moi, mais cela pouvait être mis sur le compte de l’alcool. Je ne me rendais pas vraiment compte de ce qui allait se passer.


Mes voisins de table ont poussé les assiettes devant moi, je me suis accoudée sur l’espace ainsi dégagé. Je portais pour la circonstance une tenue de soirée constituée d’une jupe noire, d’une veste assortie sur un boléro blanc, d’une paire de bas résille ainsi que des escarpins à talons aiguilles. Cathy a retroussé ma jupe, dévoilant ma petite culotte de dentelle et tout le monde a poussé avec espièglerie un cri d’émerveillement.

Malgré mon état d’ébriété, je ressentais de la honte et aussi une inexplicable excitation. Certains se sont levés pour avoir une meilleure vue sur l’application de la sentence. Cathy a commencé à frapper du plat de la main, pas suffisamment fort pour certains qui réclamaient plus de sérieux de la part du « bourreau ». Elle a alors appuyé un peu plus ses claques, ce qui a déclenché les exclamations ravies des spectateurs. C’était un beau brouhaha !


J’endurais cela sans trop d’état d’âme, rien d’autre qu’une certaine honte, mais je gardais le sourire pour tous ceux qui guettaient mes réactions. Pour corser les choses, une femme a prétendu que l’application de la peine n’était pas valable, puisque je n’avais pas les fesses nues. Aussitôt tous ont approuvé et réclamé que l’on m’ôte la culotte. Je n’ai pas bronché, je me souviens même avoir ri. Cathy a brusquement baissé le sous-vêtement de dentelle sur mes cuisses et a redoublé ses claques. Ceux qui étaient encore assis se sont alors levés, dans la précipitation et le rire, pour aller voir le spectacle de l’endroit où il était le plus aguichant. La fessée a duré quelques minutes, puis Cathy a remonté ma culotte, a rabaissé ma jupe et m’a fait la bise en me disant des paroles de consolation que je n’ai pas comprises, tant le bruit des rires et des applaudissements était fort.. Yannick est venu m’enlacer aussi et m’embrasser. Je faisais bonne figure, je riais presque malgré moi.


La soirée a continué par de la musique et nous nous sommes tous défoulés en dansant. Plus aucune allusion à cet intermède, nous sommes rentrés heureux et fourbus vers trois heures du matin.


Yannick ne m’en a pas reparlé le lendemain et je crois que tout cela va rester au stade de l’anecdote hilarante. Cependant, à y repenser, je redoute d’être à nouveau en présence des gens qui y ont assisté. La plupart étaient des amis de Cathy, ce qui réduit les probabilités, mais je me sens finalement assez humiliée de cet épisode.



Mardi 12 février 2…


… Je suis obsédée par la fessée de samedi soir. Plus j’y pense, plus j’ai honte et je ne sais pas si le fait que Yannick n’y fasse jamais allusion est une si bonne chose. Il me semble qu’en parler avec lui, qui connaissait tous les invités, pourrait peut-être m’aider. Je n’ose cependant aborder le sujet. J’ai peur qu’il croie que j’y attache plus d’importance que cela semble en avoir pour lui. C’est d’ailleurs la réalité. Mais que ressortira-t-il du fait qu’il ne s’exprime pas sur cette scène qui a dévoilé à tous les fesses de sa compagne? Est-ce qu’il ne me faudra pas non plus parler, en plus de la honte subie à ce moment, du trouble qui s’installe en moi chaque fois que je revis cette scène ?

Ce matin, sous la douche, pour la première fois depuis des années, je me suis touchée en évoquant cet épisode !



Vendredi 15 février 2…


… Hélène (ma meilleure amie) à qui j’ai raconté dans le détail la soirée de samedi m’a sermonnée, m’assurant que je n’aurais jamais dû rentrer dans ce jeu pervers. Elle trouve l’attitude de Yannick inqualifiable. Elle m’a conseillé d’en parler avec lui et de lui dire ma colère envers son adhésion à ce qui s’est passé.

Je ne crois pas que je le ferai, sauf si c’est lui qui m’en parle. J’ai trop peur que cela ne détruise notre belle histoire.

Ce matin je me suis donné l’occasion d’avoir encore un peu plus honte de moi. J’étais dans les toilettes du bureau pour satisfaire un petit besoin naturel et, en faisant glisser ma culotte, l’image de Cathy accomplissant ce geste m’est revenue. Cela m’a mise dans un tel état d’excitation que je me suis caressée jusqu’à obtenir du plaisir !



Lundi 18 février 2…


Aujourd’hui vers 16 heures, Yannick m’a appelée au boulot pour me demander de passer chez Cathy. Il m’a dit que ce n’était pas grand-chose et qu’il n’avait pas le temps de m’expliquer, puis il a raccroché. Je suis arrivée là-bas vers 18 heures et j’ai tout de suite été mal à l’aise. D’abord je pensais le retrouver, or il n’y était pas, et surtout Cathy n’était pas seule, deux amies présentes à la soirée étaient avec elle. Elles m’ont accueillie chaleureusement.


Cathy était ennuyée parce que la veste d’équitation que Yannick et moi lui avions offerte était trop grande. Elle l’a essayée devant moi pour que je puisse en juger, car Yannick lui avait assuré que nous pouvions la changer. J’ai confirmé que nous avions cette possibilité, j’ai pris le vêtement et son emballage pour l’échanger. Cathy a insisté pour que je prenne un verre avec elles malgré les prétextes bidons que j’ai tenté de faire valoir. La conversation est rapidement revenue sur la soirée et l’une des amies m’a avoué :



J’ai rougi immédiatement, mais j’ai réussi à dire :



Elles étaient de la génération de Cathy, et continuaient à parler de cette scène sans sembler se rendre compte à quel point elles me gênaient.



Les deux amies rirent de bon cœur, puis se ravisèrent devant mon désarroi. Cathy ne disait rien, elle souriait avec bienveillance, semblait-il, comme quelqu’un qui excuse à l’avance des paroles sans conséquence. Elle déclara enfin :



Il y eut un silence qui ne m’avantageait pas et j’en profitai pour finir mon verre. Cathy voulut clore le sujet en lâchant :



Je fis non de la tête, très embarrassée, tandis que les deux amies s’exclamaient :



Sur cette déclaration, je me levai pour prendre congé. Cathy me raccompagna jusqu’à la porte. Au moment de me dire au revoir, elle posa ses deux mains sur ma taille, m’embrassa sur les deux joues et déclara :



Je balbutiai que c’était réciproque et m’éclipsai dans la rue.


Pendant le trajet en voiture jusqu’à la maison, j’ai beaucoup repensé à cette conversation. Je me sentais humiliée, mais je n’arrivais pas à leur en vouloir. Je me sentais redevable de quelque chose à Cathy puisque, après tout, j’avais séduit son mari, mais ce sentiment était nouveau. Il n’empêche que sa dignité et sa douceur (ou était-ce sa grâce ?) m’imposaient le respect. Ses dernières paroles accompagnées du geste de ses mains sur ma taille m’avaient aussi bouleversée.



Lundi 25 février 2…


Cela fait une semaine que je n’ai pas écrit dans ce journal et je sais très bien pourquoi. C’est difficile de me l’avouer, mais si je ne le fais pas dans ces pages qui sont destinées à me raconter sans tabous, où donc le ferais-je ?

Depuis une semaine, je me caresse quasiment tous les jours rien qu’à l’évocation de cette scène où Cathy me fesse. Je culpabilise énormément, mais c’est comme si je ne pouvais pas m’en passer. Je ne sais trop si c’est l’acte lui-même ou le fait que ce soit Cathy qui l’exécute qui me trouble tant.

Je revis à chaque fois nettement les sensations dues aux claques qu’elle administre sur mon derrière, et je les juxtapose avec ce geste, d’une troublante douceur, de ses mains sur ma taille, et avec sa voix envoûtante m’invitant à la revoir bientôt. Je me pose la question de l’homosexualité, or rien dans ma vie jusqu’ici ne m’a fait prendre conscience d’un tel penchant. Je me sens mal à l’aise vis-à-vis de Yannick, mais lui semble ne s’apercevoir de rien. Pourtant, nous nous sommes presque disputés quant à savoir qui devait ramener la veste d’équitation à Cathy. Il semblait tenir absolument à ce que je la lui ramène, mais je suis restée inflexible, je ne veux pas la voir en ce moment, j’ai besoin de mettre de l’ordre dans ma tête. J’espère qu’avec le temps cette sensation étrange va s’arrêter et que tout rentrera dans l’ordre…

En attendant, je me sens seule avec des pulsions qui me font honte.



Mercredi 06 mars 2…


… Hier j’ai vu Hélène, nous avons passé deux heures ensemble, je voulais lui parler de mon obsession actuelle, mais je n’ai pas osé, j’ai trop honte.

Elle m’a demandé si j’avais déclenché une discussion avec Yannick au sujet de son comportement lors de la soirée chez Cathy. Elle m’a reproché mon attitude trop passive. Cela semble si facile pour elle, qui n’a jamais souhaité s’engager avec quiconque. Elle ne craint pas de briser une histoire qui lui tient à cœur, puisque sa manière de vivre c’est d’enchaîner les histoires, en jetant les hommes, les uns après les autres, dès que le délai d’un mois est atteint !

Ce qui me chagrine c’est que, sans me l’avouer, je croyais qu’Hélène pouvait encore être une confidente dans tout cet imbroglio. Maintenant, je sais que ce n’est pas le cas et je me sens si seule !



Jeudi 14 mars 2…


… Nous sommes invités, Yannick et moi, à une soirée déguisée le samedi 6 avril. Le thème est très énigmatique : ’Les moyens de transport à travers les siècles’. Nous avons longtemps réfléchi et Yannick a choisi d’y aller dans sa tenue de jogging ! Je trouve cela grotesque, mais il n’a pas voulu en démordre. J’ai cherché quelque chose de plus classe pour moi, mais je manquais d’idées et il m’a suggéré de me vêtir en cavalière. J’ai trouvé l’idée attrayante, mais je commençais à douter de trouver facilement un tel costume, quand il a lancé comme une évidence :



Je suis restée un moment sans voix. Comment aurait-il pu imaginer me mettre dans l’embarras avec une idée aussi anodine ? Pourtant c’était bien le cas. Il me semblait que depuis quelques jours j’y pensais moins. Je commençais à croire qu’un retour à la normalité était possible et, brutalement, le trouble constaté quelques semaines auparavant ressurgissait. L’idée d’être à nouveau en présence de Cathy provoquait en moi simultanément rejet et attirance. Perdue avec mes fantômes, j’oubliais de répondre. Il me relança :



J’ai bredouillé :



Et puis, comme pour réduire les chances de réaliser cette rencontre, j’ai suggéré :



J’appellerai Cathy demain du boulot, je ne veux pas le faire en présence de Yannick. Je ne peux pas m’expliquer pourquoi, à moins que je ne le veuille pas !



Vendredi 29 mars 2…


Je suis passée chez Cathy ce soir vers 18 heures, c’est elle qui me l’avait suggéré au téléphone. Lorsque je suis entrée chez elle, j’ai su que je ne contrôlerais plus rien de ce qui se passerait ici.

Elle avait fait du thé. Je me sentais à la fois spectatrice et actrice de la scène. Elle avait décidé d’emporter le plateau dans sa chambre, j’aurais préféré que l’on reste au salon, mais je n’ai rien dit. Elle a sorti plusieurs tenues d’un placard et les a jetées sur le lit. Tout de suite, j’ai été attirée par une bleue et une grise. J’avais l’intention de faire mon choix chez moi, mais elle m’a proposé de les essayer ici. Je craignais ce moment. J’étais sûre qu’il viendrait depuis que Yannick m’avait suggéré de venir chez elle.



Elle a éclaté de rire.



Elle riait de bon cœur, elle a ajouté :



Je ne répondais rien, je regardais cette femme si naturellement gaie, elle semblait si sincère dans son désir de m’aider. Elle s’est inquiétée tout à coup :



Que répondre à cela ? Je ne voulais pas la froisser, je me suis empressée de dire :



J’ai répliqué instantanément :



J’ai acquiescé de la tête.



Elle s’est assise sur un pouf, près du plateau sur lequel était servi le thé.



J’ai retiré mon pull et elle a trouvé un prétexte pour quitter la chambre. Elle m’a laissé le temps nécessaire pour revêtir l’ensemble bleu, j’ai trouvé cela plein de tact. À son retour, elle m’a observée sous tous les angles et elle a donné son avis, mais la vérité est que cette tenue semblait faite pour moi. J’avais envie d’en rester là. Puisque j’avais trouvé du premier coup, autant me rhabiller et rentrer chez moi ! Je l’ai pensé, mais elle a commencé à présenter la veste grise sur moi, pour se rendre compte, et elle s’est exclamée que le choix serait difficile. Je me suis donc dévêtue en sa présence.


Elle sirotait son thé tout en papotant agréablement. J’étais en soutien-gorge et culotte, elle a lancé un compliment léger, rapide, sur l’harmonie de mon corps, puis a continué à papoter. J’ai enfilé l’autre pantalon, l’autre veste. Elle s’est levée, a tiré sur le bas du pantalon, jugé de l’effet en tendant le tissu. Elle m’a prêté une ceinture et l’a mise en place elle-même. Elle m’a fait pivoter, elle effleurait mes épaules ici, mes reins là, donnait son avis, suggérait une retouche. Un sentiment de bien-être s’emparait de moi, comme quand ma mère m’habillait lorsque j’étais enfant. Elle s’exprimait d’une voix douce et ferme, j’étais sous le charme.



Elle m’a aidé à enfiler les bottes, m’a affublée d’une bombe et c’était ravissant ! Je me tenais debout devant le miroir de sa chambre, elle était derrière moi, nous avons longuement énuméré les avantages de la tenue grise par apport à la bleue, le choix était fait !


Alors que j’avais déjà ouvert la veste et déboutonné le pantalon que je retenais par la ceinture, elle s’est approchée de moi, espiègle. Elle venait de sortir un dernier accessoire du placard et elle me le proposait :



Elle me tendait une cravache. Elle ajouta en souriant :



Cette phrase m’a tétanisée. J’ai voulu attraper la cravache, et du coup j’ai lâché le haut du pantalon qui est tombé sur mes bottes. J’ai rougi immédiatement. Cathy s’est baissée spontanément pour relever le vêtement. Réflexe étrange puisque de toute façon je devais l’ôter pour me rhabiller. Ses mains se sont attardées sur mes mollets, mes cuisses. Elle ne semblait pas du tout émue, elle me parlait sereinement :



Elle s’est redressée derrière moi et a regardé mon visage dans la glace. J’étais écarlate, elle m’a souri :



Elle avait remonté le pantalon et le maintenait elle-même autour de ma taille. Moi je restais figée comme une idiote avec la cravache dans les mains. Elle a poursuivi :



C’était dit gentiment, avec un grand sourire, comme si elle cherchait à satisfaire une petite curiosité. Mais je restais rouge et muette. Mon cœur battait la chamade, j’avais envie de disparaître, mais aussi que cela se prolonge !


Elle a osé continuer :



Elle me souriait dans la glace, ce n’était pas moqueur du tout et je restais accrochée à son sourire bienveillant, comme s’il pouvait, à lui seul, me tirer de cette impasse. Elle a interprété mon silence comme une invitation :



Et puis, doucement, en silence, elle a laissé retomber mon pantalon. Sans lâcher mes yeux dans le miroir, elle a attrapé ma culotte qu’elle a fait descendre sur le haut de mes cuisses. Je n’y ai opposé aucune réaction, j’étais comme hypnotisée. Elle a reculé de quelques centimètres, juste pour être plus à l’aise dans ses mouvements. Puis elle a administré la première claque. J’ai suffoqué !

Surprise, car je ne savais pas où elle voulait en venir, et troublée, parce que mes fesses ainsi dévoilées réclamaient ce geste. Elle a recommencé, j’avais la bouche ouverte pour aspirer plus d’air, il me semblait en manquer. Elle me regardait toujours, sans aucune méchanceté, sans même sembler me juger, elle me fessait à grandes claques régulières, c’est tout. Je n’ai plus supporté son regard, alors j’ai baissé la tête et j’ai fermé les yeux. Je me suis alanguie. Petit à petit, au rythme de ses claques, j’ai ressenti une violente honte à me laisser aller à un tel traitement, et aussi une formidable excitation. Les coups me chauffaient agréablement les fesses, je sentais monter en moi une vague de plaisir. Je ne sais combien de claques elle m’a données, lorsqu’elle a arrêté je l’ai entendu me dire de sa voix douce :



Puis elle a passé la main rapidement sur mon sexe, juste pour vérifier ses dires :



Brutalement, je suis redescendue de mon nuage. J’ai réalisé que cette femme était l’ancienne épouse de mon compagnon, qu’elle venait de démontrer mes penchants pervers, et j’ai éclaté en sanglots. Je me suis caché le visage dans les mains. Elle est venue me prendre contre elle, elle m’a consolé longtemps. Nous sommes allées nous asseoir sur son lit, elle m’a beaucoup parlé, câlinée, sans geste déplacé. Je me suis calmée, je me suis rhabillée, elle m’a laissée à nouveau seule pendant ce temps. Nous avons fini notre thé au salon où elle s’est évertuée à m’assurer qu’un tel penchant était très banal de nos jours, et qu’il fallait plutôt le considérer comme une chance.

Lorsque j’ai pris congé, elle m’a serrée fort dans ses bras et m’a fait promettre de venir la voir bientôt ou de l’appeler.

Sitôt que j’ai été seule dans ma voiture, le moral a immédiatement dégringolé. Ce soir-là Yannick devait rentrer tard, j’ai préféré me coucher avant qu’il arrive, pour éviter qu’il ne me trouve dans cet état.



Lundi 1er avril 2…


J’ai passé le week-end à me demander quelle sorte de femme j’étais. Pourquoi une fessée, reçue en public lors d’une soirée trop arrosée, avait-elle à ce point pu faire basculer mon univers? Est-ce que je suis amoureuse de Cathy ? Est-ce que je suis encore amoureuse de Yannick ?

Je ne peux répondre à aucune des deux questions. Cathy m’attire, elle me charme lorsque je suis en sa présence. J’aime Yannick, mais je sens bien que lorsque nous faisons l’amour ce n’est plus comme avant. Je veux dire avant l’anniversaire. C’est peut-être toujours aussi bien pour lui, je ne sais pas, mais moi je ressens une certaine frustration, il ne me fait plus ’partir’ comme c’était le cas il y a encore deux mois.

Je crois aussi qu’un fossé se creuse irrémédiablement entre nous, du simple fait que je ne peux lui parler de mon trouble vis à vis de la fessée, et aussi parce qu’il n’a jamais évoqué celle que j’avais reçue en public sous ses yeux. Je me dis que c’est trop bête de risquer de se perdre par manque de communication, alors que c’était justement notre point fort avant cette soirée. À deux reprises ce week-end j’ai pensé lancer le sujet, et puis j’ai renoncé.



Jeudi 04 avril 2…


… Je dois prendre sur moi. J’ai décidé d’éviter Cathy par tous les moyens. C’est par elle que me viennent mes fantasmes. Je me dis que si elle disparaît de ma vie, mon goût temporaire pour la fessée doit disparaître aussi. Pour l’instant, je fais de gros efforts pour résister aux désirs d’attouchements qui me viennent régulièrement. Je suis en train de jouer ma vie de couple…



Mardi 09 avril 2…


… J’ai réussi à obtenir de Yannick qu’il ramène la tenue empruntée à son ex-femme. Cela n’a pas été sans mal, je crois qu’il aimerait que nous soyons plus proches d’elle…



Jeudi 11 avril 2…


Je viens de recevoir un coup de téléphone de Cathy. J’étais tellement surprise que j’en ai bafouillé mes premières phrases. Elle venait prendre de mes nouvelles, elle s’est dite déçue que je ne sois pas venue moi-même lui rendre sa tenue. Je lui ai répondu des banalités. « Oui, je vais bien, j’ai été très prise par mon boulot… » mais elle n’est pas de ces personnes qui se laissent si facilement abuser. Elle m’a demandé directement :



Plutôt que de bafouiller, j’ai gardé le silence. Cette question indiscrète, venant d’une autre personne, m’aurait peut-être déstabilisé, mais j’aurais pu l’ignorer. La même question, formulée par Cathy de sa voix suave et au regard de ce qu’elle sait de moi, n’appelait plus la même réaction. Elle a repris :



Chacune de ses phrases faisait mouche dans ma tête, comme au ball-trap ! Comment Yannick avait-il pu confier cela à Cathy alors qu’il ne m’en avait rien dit ?



Je n’ai rien répondu. Dans l’état de déconfiture où je me trouvais, je pouvais aussi bien répondre oui que non. En fait aucune des deux réponses n’aurait été la bonne.



Toujours pas de réponse de ma part, tandis que me revenaient les images que je souhaitais oublier.



Les mains de Cathy sur mes cuisses, les gestes rapides des claques sur mes fesses, les compliments distillés par petites touches légères… Les « Je vous apprécie beaucoup » ou « Vous avez un corps très harmonieux »…



Je lui ai dit cela brusquement, d’une voix blanche. J’ai réalisé ensuite à quel point cette phrase comptait de sous-entendus. Elle a hésité quelques secondes, puis elle a confirmé :



Je suis bouleversée par cette conversation. C’est comme si je venais de nier mes résolutions de la semaine dernière.



Lundi 16 avril 2…


… C’est demain soir que je la vois. Je me sens angoissée et excitée à la fois. Je n’imagine pas que cette rencontre ne puisse être sexuelle. Pourtant je m’en défends, et d’ailleurs comment cela se pourrait-il, sous mon toit ! Je ne sais toujours pas ce que je ressens et encore moins ce que je suis pour elle. En fait, je suis soulagée de pouvoir parler de « ça » et elle est effectivement la seule avec qui je puisse le faire. Une question me taraude : est-ce qu’une tournure sexuelle à notre rendez-vous s’apparenterait à de l’adultère ? Il me semble que non !



Mercredi 18 avril 2…


Je ne sais trop comment relater ce qui s’est passé hier soir.

En attendant sa venue, je me suis changée. J’ai mis un chemisier propre sans soutien-gorge et une jupe courte sur ma culotte. Quand j’écris cela, je me demande si je ne suis pas folle !

Elle est arrivée, j’avais fait un thé, nous nous sommes installées dans le salon. Elle m’a tout de suite demandé de lui parler de moi. Je me suis livrée complètement. Je lui ai fait part de mes doutes, je lui ai confirmé ce qu’elle avait deviné, c’est-à-dire que j’avais reçu ma première fessée - de ma vie d’adulte, s’entend - lors de son anniversaire. J’ai insisté sur le fait qu’elle était le lien à tout cela et que ma vie de couple et mon équilibre personnel en étaient perturbés. Elle m’a écouté avec attention, me faisant préciser certains points avec beaucoup de tact. Elle m’a demandé ce que je comptais faire à présent.



Le mot était lâché.



Elle a souri. Je me suis lancée :



Elle a souri en reposant sa tasse vide devant elle.



J’ai eu envie de répondre que je ne voulais personne d’autre qu’elle, mais je suis restée coite. Elle m’a dévisagé un moment.



J’ai acquiescé de la tête.



J’ai pris du temps avant de répondre :



Elle a souri de nouveau et m’a pris la main. Je me suis méprise sur ce geste et je me suis rapprochée, jusqu’à venir presque contre elle. J’ai retrouvé la même bienveillance dans son regard que lors de la séance d’essayage chez elle.



Elle palpait doucement ma main dans la sienne. Je buvais ses paroles, je sentais une douce chaleur m’envahir.



Je sentais mon cœur battre comme s’il pressentait un moment intense.



J’ai murmuré d’une voix blanche :



J’ai dit cela en cherchant un écho au fond de ses yeux. Elle m’a dévisagée longuement. Puis elle a demandé doucement :



J’ai senti mon regard s’embuer et j’ai confirmé de la tête. Elle a souri gentiment. Je me suis levée.



Elle s’est levée aussi :



Elle a repoussé la porte derrière nous. Elle m’a laissé choisir l’endroit, j’ai pris place devant le lavabo. J’ai déboutonné pratiquement tout mon chemisier, je voulais qu’elle voie mes seins. Puis j’ai posé mes mains sur le rebord du lavabo. Elle a dit :



J’ai juste fermé les yeux, mon image débraillée dans le miroir me gênait.



Elle a rabattu ma jupe sur mes reins et a baissé brusquement ma culotte sur mes cuisses.



J’ai rouvert les yeux, un autre miroir situé sur une armoire derrière moi me renvoyait l’image de mes fesses livrées. Puis elle a continué :



Elle a posé sa main douce et légère sur mon derrière. Ce geste faisait ressortir sa nudité, j’ai eu un frisson de plaisir. Sa paume lissait doucement mes rondeurs, elle s’est exclamée en souriant :



Elle a dit cela tranquillement, sans intentions perverses.



Puis elle a levé la main :



J’ai fait oui de la tête. Ces premiers coups étaient à peine appuyés, à dessein je pense. Elle voulait que je précise l’intensité. J’ai réclamé plus de force, puis plus de fréquence. Puis j’ai précisé :



Ses claques ont résonné dans la pièce. Mon bassin ondulait au rythme de sa main. J’ai fermé les yeux et je me suis laissée aller à mes pulsions. J’ai goutté la montée du désir en moi. Il me semblait que la chaleur qui gagnait mes fesses imprégnait mon sexe. J’avais l’impression que cet outrage me faisait plus nue que je ne l’étais. L’image de mon pubis impudique remplissait mon esprit. Le peu de lucidité qui me restait était concentré sur mes lèvres humides, j’imaginais le moyen de satisfaire l’appel de mon clitoris dardé. Je me suis surprise à émettre des gémissements de plaisir. J’ai assumé ces plaintes et je les ai amplifiées, comme pour prier ma bienveillante tortionnaire d’y apporter remède. J’avais imaginé la fessée comme un but, je découvrais qu’elle n’était qu’un moyen. J’avais envie de me caresser, de me fouiller, cette idée me rendait folle, mais je ne pouvais me résigner à le faire devant elle. J’avais atteint un sommet, mais je devinais qu’il en restait tant d’autres à explorer. Je devais accepter d’en rester là pour cette fois, les claques ne m’apportaient maintenant que tourment. Je lui ai demandé d’arrêter.

Elle s’est reculée un peu, comme pour me laisser souffler. Je lui ai fait face, appuyée au lavabo. J’avais les yeux humides, elle me souriait. Je ne savais quelle attitude adopter, je suis allée vers elle, elle m’a ouvert ses bras. J’ai enfoui ma tête contre son cou. Elle a caressé mes cheveux.



Puis elle a ajouté :



J’ai embrassé son cou.



J’ai redressé la tête, j’ai cherché sa bouche, elle m’a autorisé un baiser puis à tourné la tête doucement en murmurant :



Elle m’a cajolée contre elle. Je pleurais doucement. Je me sentais humiliée par son refus. Nous sommes restées un instant l’une contre l’autre puis elle a dit :



Elle est sortie de la pièce. Je l’ai rejointe au salon.



Puis elle a ajouté, comme dans un souffle :



Je me sentais idiote, trompée. Je ne disais rien.



Ces paroles ont agi comme un réconfort. Elle s’est levée, m’a serré fort contre elle, m’a souhaité de bonnes fêtes et elle est sortie.


Je l’ai laissée partir sans lui demander ce qu’elle cherchait dans cette relation. Je suis restée avec mes doutes et ma frustration. Je suis allée me satisfaire dans la salle de bains encore pleine de son parfum.




Jeudi 25 avril 2…


… Je suis peut-être amoureuse de Cathy. Je ne cesse de penser à elle, mais ce sentiment me paraît ridicule pour plein de raisons, dont la première est qu’elle m’a éconduite. Pourquoi a-t-elle dit en aparté « … du moins pas comme cela » ? Y a-t-il une façon de lui plaire ?

Je n’ai jamais envisagé l’homosexualité, cela me paraît être un nouveau fardeau !



Jeudi 02 mai 2…


J’ai appelé Cathy ce matin du boulot. J’avais le cœur qui battait la chamade, cela faisait trop longtemps que j’attendais ce moment, en plus du stress de devoir le faire de mon lieu de travail. Comme je ne voulais pas m’éterniser au téléphone, nous sommes entrées dans le vif du sujet :



Je savais que je voulais la revoir, c’était le but de mon appel, je n’ai pas su lui dire autre chose.



Impossible pour moi de prononcer certains mots, compte tenu de mon lieu d’appel. Elle l’a compris rapidement et s’est mise à préciser les choses à ma place de façon à ce que je réponde oui ou non.



Elle a marqué une pause, pendant laquelle je l’imaginais sourire, puis elle a entamé doucement :



Encore une pause, puis elle a repris :



Je l’ai laissée aller au bout de son idée, sans l’interrompre.



J’ai acquiescé, en fait cette proposition m’enthousiasmait, mais j’ai précisé souhaiter que cela se passe chez elle. Elle a dit qu’elle serait ravie de me recevoir et j’ai ajouté timidement que je voulais que ce soit le plus tôt possible. Elle a ri, je la vois demain.



Vendredi 03 mai 2…


… Ma vie bascule et je ne sais pas si je dois m’en réjouir.

Lorsque je suis arrivée chez Cathy, elle m’a accueillie chaleureusement comme elle sait si bien le faire. Puis, lorsqu’on s’est retrouvées au salon, avant même de s’installer, elle a mis les choses au point. Dorénavant, elle ne me recevrait plus qu’en tant que rivale repentie. Chaque fois, elle organiserait une mise en scène différente, à moi de m’adapter. À chacune de mes visites, je devrais jouer à fond le jeu proposé, sans me rebeller. Si le jeu ne me convenait plus, je devrais lui en faire part au téléphone, après une séance ou avant d’en commencer une autre. Il n’y aurait aucune analyse des séances sur place, à moi de faire le travail intellectuel, seule. Elle m’a demandé si j’étais bien décidée à m’investir dans ce jeu, j’ai répondu oui, mais je ne sais pas si je réalise vraiment dans quoi je mets les pieds.


Brusquement tout à changé !

Sa physionomie s’est transformée sous mes yeux. Elle est passée de sa bienveillance coutumière à une arrogance dérangeante. Elle m’a toisé puis, sans élever la voix, elle a déclaré :



Elle a tourné autour de moi, puis a commandé :



Elle s’est assise dans un fauteuil pendant que je me dénudais. Je ne savais trop comment me comporter, j’ai croisé les mains sur mon ventre. Elle m’a regardée en silence, puis elle s’est levée, est passée à côté de moi, puis à disparu pendant plusieurs minutes, me laissant seule, humiliée dans ce salon. Je n’osais pas bouger, j’ai baissé la tête et j’ai attendu. Lorsqu’elle est revenue, elle s’est placée derrière moi et m’a apostrophé en des termes assez violents que je ne me rappelle plus exactement. Elle jugeait que j’étais une petite « femelle » sans envergure, que je devais ma beauté à ma jeunesse et rien d’autre. Puis elle m’a prise par la main et m’a entraînée avec elle. Elle s’est assise dans le fauteuil et m’a tirée à plat ventre sur ses genoux. D’une main plaquée sur mes épaules, elle me maintenait en travers de ses cuisses. Sans rien dire, elle m’a fessée violemment pendant plusieurs minutes. Ses claques pleuvaient si fort que j’ai rapidement eu mal. Cependant, l’émotion d’un tel acte, si soudain, a transcendé une nouvelle fois la douleur. Je ne pensais à rien d’autre qu’à sa main qui s’abattait sur mon derrière, au bruit que cela produisait et à la chaleur qui m’envahissait. Elle a cessé aussi soudainement qu’elle avait commencé et m’a demandé de me rhabiller et de disparaître aussitôt…



Jeudi 29 mai 2…


… La séance hebdomadaire chez Cathy m’est devenue indispensable. Je crois que cela m’aide dans ma vie de couple, ou tout du moins c’est mon désir de fessée qui me permet de continuer à vivre normalement ma vie intime.

Cathy est un guide très habile pour m’aider à découvrir toutes les variations autour de ce fantasme. Elle m’aide à me dépasser, à repousser les limites de ce que je croyais pouvoir endurer. Elle exacerbe mon désir d’exhibition. Je ressens une grande fierté à lui montrer les parties intimes de mon corps. Je ressens toujours de la honte, mais c’est cette honte qui est le moteur de toutes mes pulsions sexuelles. Je me sens très attirée par cette femme, même si elle refuse tout aboutissement aux désirs d’homosexualité qu’elle m’inspire. Cette frustration est aussi un moteur dans notre jeu pervers. Parce qu’elle me dirige, que je la désire et qu’elle refuse d’accéder à mes avances, j’accepte toutes les humiliations qu’elle me fait subir. Je suis en train de rentrer totalement dans mon rôle de « soumise à Cathy »…



Vendredi 14 juin 2…


Hier soir, j’ai vécu une expérience extraordinaire. Je me suis présentée chez Cathy à l’heure habituelle. Elle est venue ouvrir et, en pénétrant dans le hall, j’ai tout de suite vu qu’une autre personne était assise dans le salon. J’ai demandé si notre rendez-vous était annulé, et pour toute réponse elle a refermé la porte derrière moi. Elle m’a entraînée dans la pièce où j’ai reconnu l’une des deux amies que j’avais croisées chez elle quelques jours après l’anniversaire.



J’ai ressenti un profond malaise en présence de cette femme que je ne m’attendais pas à trouver là. Je me suis souvenue que c’était elle qui avait demandé que l’on dévoile mes fesses lors de la séance du tribunal. Elle s’est levée avec un grand sourire, nous nous sommes embrassées. Je me demandais quelle suite allait découler de tout cela, et nous en étions à l’échange des banalités d’usage quand Cathy a coupé court aux civilités.



Elle s’est dirigée vers le petit couloir qui mène à sa chambre, je l’ai suivie. Elle m’a laissée entrer la première et a juste tiré la porte à moitié. J’étais complètement décontenancée, un souffle de panique prenait naissance au fond de moi. Nos regards se sont croisés, elle était impassible, elle a juste commandé :



Il m’a fallu plusieurs secondes avant d’esquisser le moindre geste. Elle comptait mener la séance habituelle sans tenir compte de la présence de son amie. Pire encore, elle s’arrangeait pour que cette personne n’ignore rien de ce qui allait se passer entre nous ! Une fraction de seconde, j’ai envisagé de refuser de lui obéir, et puis la fermeté de son regard et l’ascendant qu’elle a pris sur moi au cours de ces dernières semaines ont eu raison de mon embryon de rébellion. Je me suis retournée, j’ai débouclé mon pantalon qui est tombé à mes pieds et j’ai baissé ma culotte. Elle a posé une main sur mon ventre, près de ma toison. Ce geste inhabituel a accentué mon trouble, puis elle m’a fessée debout. Le bruit de la première claque était si fort qu’il ne pouvait être ignoré de la personne qui attendait dans le salon. Cette certitude m’a arraché un cri de désespoir aussitôt réprimé pour ne pas ajouter encore au témoignage sonore de la scène. Il m’a semblé que Cathy faisait claquer mes fesses plus fort que d’habitude. J’ai dû me mordre les lèvres pour ne pas crier. Elle a cessé soudainement, s’est reculée. Je n’ai pas voulu croiser ses yeux tout de suite, je me suis accroupie, j’ai pris ma tête dans mes mains. Elle a juste déclaré :



Puis elle a quitté la pièce. Je suis resté seule avec ma honte.

Lorsque j’ai osé me montrer dans le salon, les deux femmes discutaient tranquillement. À mon approche elles se sont levées spontanément. Margot avait le sourire de quelqu’un qui ne voulait rien laisser paraître et Cathy se préparait à me raccompagner jusqu’à la porte…

J’ai hésité longuement à appeler Cathy aujourd’hui pour faire valoir mon joker et lui dire ma réprobation pour cette initiative. J’ai finalement opté pour la confiance que m’inspire cette femme dans les choix qu’elle fait pour moi. C’est un nouveau palier qui se dessine et il induit plus d’excitation que de méfiance !



Vendredi 28 juin 2…


Cathy a choisi de reconduire l’expérience d’il y a quinze jours. Quand je suis entrée chez elle, Margot était assise dans le canapé. Il n’y avait plus l’effet de surprise et sa présence ne me troublait plus comme la première fois. J’ai fait abstraction de la possibilité qu’elle me juge et me suis concentrée sur cette nouvelle étape décidée par « ma maîtresse ».



Cathy a dit cela comme un préambule. La suite ne s’est pas fait attendre.



J’écoutais, mon regard allait du visage de mon hôte à celui de son amie. Margot souriait, bienveillante.



J’ai encaissé cette décision sans broncher.



Je ne voyais pas quelle attitude adopter, je me suis contentée d’acquiescer de la tête. Cathy m’a guidée jusqu’à l’un des fauteuils et m’a fait mettre à genoux, le torse en appui sur le dossier. Margot s’est placée de façon à me voir de profil. Cathy a relevé le bas de ma robe sur mes reins, puis elle a baissé tranquillement ma culotte sur mes cuisses. J’ai fermé les yeux. Elle a énoncé doucement :



Je ne voulais surtout pas rouvrir les yeux. Je devinais le regard des deux femmes se promenant sur mes courbes. Une main s’est posée sur les rondeurs offertes et les a lentement suivies. J’ai compris que c’était la main de Cathy quand elle a repris :



La main douce et chaude se faisait plus vicieuse. Elle lissait le sillon fessier et s’aventurait plus bas, là où il s’élargit en delta. Malgré moi, j’imprimais à mon bassin un léger basculement qui ne pouvait être compris que comme une invitation à descendre encore. Cathy le perçut immédiatement :



Elle me claqua fermement les deux fesses. J’ai laissé échapper une plainte. Sa main était restée collée pour me caresser. Jamais elle ne faisait cela.



Elle a posé son autre main sur mes reins comme pour m’indiquer que les choses sérieuses allaient commencer. Les claques se sont mises à tomber par salves. Elle procédait en séries furieuses qui s’abattaient sur toutes les parcelles de mon postérieur. À l’énoncé des nouvelles règles du jour, je m’étais demandé un instant comment j’allais pouvoir gérer la durée de la séance, puisque c’était à moi d’en demander la fin. Si je le faisais trop rapidement cela allait se voir, et si je tardais trop je risquais de passer pour une masochiste. Mais le trouble dû à la présence de Margot et le raffinement exercé par Cathy m’ont évité de me poser trop longtemps ces questions.

Entre chaque salve, la main redevenait caressante, débordant régulièrement sur les abords de mon sexe. Je perdais tout contrôle de mes réactions et devais offrir le spectacle d’une femme dévergondée en train de prendre son pied dans une séance de S-M. Hormis le bruit régulier des claques, mes plaintes alanguies répondaient aux essoufflements de Cathy. J’avais l’impression que mon fessier irradiait. Elle a fait descendre ses coups sur mes cuisses. Le résultat était plus cinglant. J’ai poussé des « oh » de surprise et de douleur, j’ai rouvert les yeux. Un rapide coup d’œil à ma droite m’a indiqué que Margot était fascinée par ce qu’elle voyait. Les plaintes rauques et alanguies se sont changées en cris de douleur. Il m’a fallu plusieurs minutes encore de ce traitement pour me résoudre à demander grâce.

Cathy a continué à flageller mes cuisses et mes fesses avec, m’a-t-il semblé, un redoublement de zèle. Quand elle s’est arrêtée, je pleurais. Margot s’est approchée de moi, a posé sa main fraîche sur mes fesses brûlantes et les a caressées avec compassion. Ce geste m’a autant émue qu’il m’a dérangé, je l’ai toléré quelques minutes, puis je me suis dégagée pour prestement me rajuster.


Cathy était assise dans le canapé, sans expression particulière. Margot restait debout sans trop savoir quelle attitude adopter. J’ai choisi de ne pas m’attarder et j’ai pris congé rapidement, omettant de saluer Margot.



Jeudi 18 juillet 2…


Je viens de rentrer de chez Cathy et je suis si bouleversée !

Je crains de ne pas trouver les mots exacts pour relater la séance que je viens de vivre, et pourtant j’ai besoin de me libérer par écrit de tout ce que je ressens.

Quand elle m’a accueillie, elle avait revêtu sa tenue de cavalière. J’étais surprise de la trouver habillée ainsi et je lui ai demandé si elle comptait sortir. Elle a répondu, énigmatique :



Sa bombe, ses bottes et la cravache qu’elle tenait sous le bras lui donnaient une allure de dominatrice qui m’intimidait, j’ai baissé la tête.


Au milieu du salon elle a commandé :



Pendant que je m’exécutais, elle se tenait debout devant moi, les jambes écartées. Puis elle a dit :



J’ai acquiescée de la tête.



Elle a ramassé un bandeau noir qu’elle avait préparé avant mon arrivée et m’a intimé l’ordre de le placer sur mes yeux. Je me suis retrouvée dans le noir complet. Elle m’a guidée par la main jusqu’à sa chambre et son lit où elle m’a demandé de me placer à quatre pattes.


Elle a posé le bout de sa cravache sur mon flanc droit et l’a promené lentement sur ma peau. Puis une main s’est posée sur mon dos et a caressé mes reins, mes fesses, puis mon ventre et mes seins. La caresse s’attardait sur mes seins qui sont rapidement devenus durs. J’ai ressenti une excitation immédiate à ce double contact. J’ai émis un gémissement.

Le bout de la cravache jouait maintenant avec mon sillon fessier, s’immisçant jusqu’à mon sexe. D’un petit coup cinglant du cuir sur ma cuisse elle m’a ordonné d’ouvrir mes jambes. La cravache s’est alors promenée sur ma vulve déjà humide.

J’étais terrorisée de l’usage qu’elle pouvait faire de cet instrument, et cet état de peur, ajouté aux attouchements dont elle n’était pas coutumière, me mettait dans un irrésistible état de désir sexuel. Brusquement, deux coups ont fouetté l’air pour venir cingler chaque fesse et elle a exigé une nouvelle fois :



Le ’non’ dont je l’ai assurée est venu mourir en une plainte de douleur. De la main, elle a appuyé sur mes joues pour me faire ouvrir la bouche, elle a glissé la cravache en travers de mes dents, j’y ai mordu, elle m’a demandé de la garder.

Rapidement, ses mains ont englobé mes fesses, mes reins et mes cuisses en une longue caresse attentionnée. Je creusais les reins de désir. Ma position était inconfortable, et des craintes diverses m’envahissaient le cerveau. Je souhaitais qu’elle me caresse. Habituellement, dès que ce souhait surgissait, j’en étais quitte pour une frustration, mais là elle m’a exaucée. Ses doigts se sont présentés à mon sexe et se sont montrés d’une grande habileté pour me faire frémir de plaisir. Elle a commencé par mon bouton, déjà si proéminent, puis s’est permise toutes les audaces, pénétrant mon sexe puis mon anus. Je râlais mon bonheur, acceptant tout comme un cadeau inespéré. J’étais prête à jouir quand elle a ponctué mon état d’une grande claque sur le postérieur, me ramenant à des habitudes plus conventionnelles entre nous. Est-ce à ce moment-là que je l’ai entendue murmurer quelque chose comme « garce » ?

Elle a ôté la cravache de ma bouche et y a introduit un objet plus gros, lisse, de forme oblongue. Elle l’a manœuvré par un doux va-et-vient en me disant :



C’était un godemiché. Elle me faisait faire une fellation à un objet symbole de tous les excès. L’effet de surprise passé, j’ai vaincu ma réticence à m’avilir ainsi et, pour elle, j’ai sucé la chose en y mettant tout mon cœur.


Après qu’elle eût retiré l’objet de ma bouche, je l’ai sentie qui venait s’agenouiller sur mon côté gauche, à hauteur de mon postérieur. Elle a posé la main sur ma croupe, cherchant tout de suite du bout des doigts à toucher mon sexe brûlant, puis elle a dit :



J’ai frémi de la tête aux pieds, je l’imaginais déjà me ravageant de la boucle de cuir placée au bout de la cravache. Elle a perçu mon émoi :



Ma voix était éteinte, inquiète. Elle a passé sa main dans mes cheveux, puis ses lèvres se sont pressées sur ma bouche, j’ai senti le fugace contact de sa langue sur la mienne. Ce baiser m’a émue aux larmes, j’étais prête à subir ses assauts.

Elle a lentement promené sa cravache sur mes rondeurs, puis elle a imprimé de petits coups sur le gras des fesses. Elle a repris sa visite, suivant à nouveau le sillon jusqu’à venir appuyer sur ma vulve. Le contact a disparu un court instant, suivi d’un fouettement de l’air, puis l’impact cuisant du cuir sur ma fesse gauche, aussitôt remplacé par sa main cajoleuse. Elle a usé plusieurs fois de ce stratagème. À chaque fois, la douleur, intense pendant une fraction de seconde, se mélangeait à la chaleur de mon sexe brûlant de désir… et s’y noyait. Les cinglements se sont accélérés, trop finalement que pour être absorbés par mon état d’excitation sexuelle et pour m’arracher de véritables cris de douleur. Elle a alors changé de pratique. Elle a glissé le manche de son instrument entre mes cuisses, contre mon sexe, et a caressé ma croupe endolorie.


Elle s’est exclamée :



Elle manœuvrait le manche si habilement que l’effet était irrésistible. Je n’ai su répondre que :



Là-dessus, elle a combiné les effets du manche de la cravache avec de grosses claques sonores sur mon cul. Elle m’a fait jouir rapidement. J’ai replié bras et genoux pour me remettre de mes émotions. Elle est venue s’asseoir à ma tête, j’ai voulu ôter le bandeau, elle m’en a dissuadé en m’indiquant que ce n’était pas fini. Elle m’a caressé tendrement la tête et les épaules. Elle a demandé après quelques minutes :



J’ai fait « oui » de la tête.



J’ai repris ma position à quatre pattes. Elle a glissé sa main sous moi pour me palper les seins.



J’aurais dû répondre que j’aimais surtout qu’elle fût cette femme. Elle a fait tanguer le lit pour m’embrasser le cou et faire descendre sa main sur mon ventre. Puis elle a présenté un sein devant ma bouche. Je l’ai happé, ravie de la tournure que prenaient les évènements. Ce sein était gros, la tétine dardée fuyait ma bouche, je m’appliquais à le cerner, quitte à le mordiller. Le lit a encore bougé, elle devait être assise devant moi, elle tenait ses seins dans ses mains et me les présentait l’un après l’autre. Puis ses mains ont appuyé sur ma nuque, mon visage est descendu le long de son torse, j’ai réalisé qu’elle était nue !

Son ventre était enserré de lanières de cuir et j’ai retrouvé le godemiché lié à sa taille en position saillante. Elle m’a guidée vers son sexe à elle. Je l’ai lapé sans me poser de questions. Les premiers soupirs dus à mes caresses m’ont intrigué, alors la voix de Cathy s’est fait entendre, une voix qui venait d’un des côtés du lit, à environ un mètre !



La femme à qui je prodiguais mes attentions buccales n’était pas Cathy !



Margot venait de s’identifier, ses mains parcouraient mes seins et mes épaules. Ses caresses expertes étaient signées aussi, c’était elle qui devait me palper le plus souvent depuis le début de la séance. Elle était très excitée si j’en jugeais le déploiement impressionnant de son clitoris.

Je me suis recadrée dans cette scène que je ne pouvais voir. Cathy, vraisemblablement dans sa tenue de cavalière, assise sur l’un des fauteuils de la chambre, Margot nue, ceinte d’un godemiché… et moi le jouet docile. La désillusion était féroce, je me suis mise à gémir de dépit.


Margot a compris ma déception et m’a couverte de mots tendres et de caresses. Cathy s’est assise près de moi et m’a demandé de me laisser aller à mes pulsions. Elle m’a caressé le dos les fesses pendant que Margot m’enfournait son pénis artificiel dans la bouche. Elle donnait de souples coups de reins et je suçais malgré moi.

Je pleurais. Margot est ensuite passée derrière moi, entre mes cuisses, et s’est évertuée à m’émouvoir d’un cunnilingus appliqué. Cathy s’est assise à ma tête, elle m’a caressé les seins, j’ai cherché ses lèvres. Elle a ôté mon bandeau.

La pièce était éclairée par deux lampes. Cathy était habillée comme je l’avais deviné. Elle me regardait intensément et m’a murmuré :



Puis elle m’a donné ses lèvres, sa bouche, sa langue. Rapidement le plaisir est revenu.

Margot était experte dans la façon de faire jouir une femme. Si les baisers de Cathy m’ont aidée à franchir le pas, les caresses attentionnées de Margot m’ont bientôt remise en état de jouissance.

Cathy était près de moi, j’avais ma joue contre sa poitrine. J’ai regardé Margot nue, très pulpeuse, se redresser et me pénétrer de son gode. Elle a enserré mes hanches de ses bras, ses mains sont venues au contact de mon sexe et de mes seins. Les siens, plus imposants, se balançaient au rythme de ses va-et-vient. Dans son regard je n’ai lu que le plaisir de me faire jouir. Elle y est parvenue à plusieurs reprises.

Fourbue, je me suis laissée choir à plat dos sur le lit, et Margot est venue quémander sa moisson de baisers et de caresses que je lui ai donnés sans transiger. Cathy a quitté la pièce, nous laissant à nos cajoleries d’après l’amour…



Samedi 03 août 2…


J’ai joué à un petit jeu de provocation hier soir avec Yannick. Je sortais de la douche, j’ai juste enfilé un tee-shirt et je suis allée m’exhiber dans cette tenue devant lui. Il lisait dans le salon, il a vite repéré mon manège. Je vaquais à des occupations imaginaires, j’allais et venais devant lui. Je prenais soin de mettre mon postérieur en valeur, dans des attitudes lascives et des ondoiements suffisamment étudiés pour qu’ils paraissent naturels. Il m’a attrapé à l’un de mes passages et, par des baisers et des caresses pressantes, m’a indiqué que mon stratagème avait abouti. La suite du scénario semblait écrite, mais j’ai chamboulé les cartes en osant lui dire :



Je ne reviens pas encore de l’aplomb avec lequel j’ai pu lui proposer une chose pareille alors que, quelques mois auparavant, dans ce même journal, je désespérais de pouvoir aborder la question. Il a été très surpris aussi, a feint d’en rire, espérant diriger les opérations comme à son habitude, de façon très câline. Mais je suis revenue à la charge, et j’ai compris que ce n’était pas du tout son truc. Il a fini par me donner quelques gentilles claques à peine esquissées, et puis, comme je me moquais de sa parodie de fessée, il a abandonné purement et simplement la partie, retournant à sa lecture !

J’ai l’impression d’une victoire sur moi-même, mais je ne sais pas si je ne vais pas la payer cher.

Je deviens lesbienne, soumise à une femme de grande classe qui se refuse à moi, et je jette le trouble dans mon couple avec mes fantasmes.

Peut-être devrais-je me cantonner à les assouvir à l’extérieur…



Samedi 10 août 2…


… Yannick projette d’inviter Cathy pour un dîner. Je ne trouve pas que ce soit une bonne idée, compte tenu de la liaison clandestine qui m’unit à elle. Je sais que depuis quelques mois il a en tête de normaliser nos relations avec elle. Il m’assure qu’elle m’apprécie beaucoup ! Je n’ai pas voulu opposer un refus catégorique, parce que je ne sais trop sur quel argument m’appuyer, mais je ne tiens pas du tout à ce que cela se fasse…



Mardi 20 août 2…


… Nous recevons Cathy samedi soir pour le dîner. J’appréhende cette soirée, je suis sûre que je serai mal à l’aise…



Mardi 27 août 2…


Je suis si troublée qu’il m’a fallu trois jours pour me décider à écrire le compte-rendu de la soirée si particulière de samedi !

Cathy est arrivée souriante, comme à son habitude. Elle portait une petite robe noire à bretelles qui lui allait à ravir. Elle apportait un cadeau qu’elle m’a offert en me recommandant de ne l’ouvrir que pour le dessert. C’était un paquet étroit, rectangulaire, long d’environ un mètre.

Je me sentais crispée, mais la bienveillance de notre invitée et la gaieté de Yannick eurent tôt fait de me mettre à l’aise. Nous avons passé une soirée agréable entre amis, à plaisanter et à parler de choses légères.


Un moment, je me suis retrouvée seule avec Cathy à la cuisine. Elle m’a complimentée sur ma tenue vestimentaire et en a profité pour glisser une main sous ma jupe, me palpant rapidement les fesses. Ce geste, rare chez elle, m’a électrisée. Puis elle s’est écartée de moi et à repris une conversation anodine, comme si rien de particulier ne s’était passé.

Au dessert, Cathy a posé le paquet devant moi :



J’ai déchiré le papier qui recouvrait une boîte à l’intérieur de laquelle se trouvait une cravache !

J’ai rougi brutalement et mes membres se sont mis à trembler. Comment pouvait-elle oser cela devant Yannick ? Mais lui s’est contenté de dire :



Cathy souriait simplement, précisant :



Confuse, j’ai balbutié un remerciement. Yannick s’est mis à questionner Cathy sur sa passion pour l’équitation tout en entamant le tiramisu que j’avais confectionné. Nous avons mangé le gâteau, la conversation étant alimentée uniquement par les deux autres. Puis ce fut l’heure du café que nous avons pris à table. Les cuillères tintaient contre le bord de nos tasses, chacun étant occupé à remuer le breuvage, quand Yannick a brusquement déclaré :



Je me suis tout de suite sentie mal à l’aise.



L’atmosphère devenait irrespirable pour moi. Je ne savais plus où me mettre. Yannick a repris :



J’ai balbutié :



Cathy souriait, énigmatique, attendant la suite.



J’ai bu une gorgée de café pour me donner une contenance. Mais il est revenu à la charge :



J’étais stupéfaite. Cathy a raillé :



Ils me scrutaient du regard, guettant mes réactions. J’ai baissé la tête, ces allusions mettaient mon âme à nu. Je me sentais cernée, acculée, et l’identité de mes tourmenteurs ajoutait encore à mon trouble. Une chaleur déroutante envahissait mon corps. Yannick a posé sa main sur la mienne.



Il caressait le dos de ma main, je gardais la tête baissée. Mon cœur battait si vite, une multitude de sentiments contrastés me traversaient l’esprit. Il a repris d’une voix posée, presque trop douce :



La situation m’échappait totalement. J’étais incapable d’émettre ne serait-ce qu’un avis sur ce que l’on me proposait. Je me sentais à la dérive, bateau ivre.


La suite me revient par bribes, comme des scènes irréelles entrecoupées de moments inconscients.

… Yannick près de moi qui m’aide à me relever. Cathy qui caresse mon visage. Yannick qui me prend dans ses bras et qui m’embrasse pendant que Cathy glisse ses mains sous ma jupe et baisse ma culotte. Le corps de mon amant épousant mon côté pile, celui de ma maîtresse pressant mon côté face. Leurs baisers qui couvrent mon visage, ma nuque, mes épaules dévoilées. Leurs mains qui explorent mes rondeurs. L’impression d’étouffer, le besoin de respirer, bouche ouverte, et mes gémissements coupables qui leurs donnent toute licence.

… Mon corps étendu sur le ventre, en travers de la table, ma jupe et ma culotte volatilisées. La voix assurée de Cathy qui s’adresse à moi comme si nous étions seules, lors de nos jeux clandestins. Ses mains qui pétrissent et claquent mon cul. Le plaisir qui monte en moi, lancinant, alors que je surprends Yannick à caresser et embrasser son ex-femme pendant qu’elle me soumet. Le plaisir corporel qui se conjugue avec le plaisir cérébral de voir mon amant prendre sa place dans cette comédie improvisée.

… Cathy qui manipule la cravache qu’elle m’a offerte et Yannick qui exhibe sa verge dressée. Mon corps tendu par l’attente des premières brûlures. Toute ma perception concentrée sur le déplacement du petit carré de cuir qui effleure ma peau. Mes gémissements quasi continus pour exprimer les premières pulsions animales, et consumer ce délai insupportable avant les premières jouissances.

… Puis les fouettements de la cravache sur mes fesses, ma main qui ose s’aventurer à me donner du plaisir. Yannick qui froisse la robe de son ex femme, égarant ses mains sous l’étoffe.


Comment le désir peut-il à ce point transformer les êtres ?

Je n’étais plus moi-même, c’est en tous cas ce que je me dis aujourd’hui, au moment où je retranscris la scène. Mais je dois reconnaître que cette jeune femme ballottée par les affres du désir est bien la même Alexandra !

Je ne me croyais pas capable d’apparaître sous ce jour-là !


Plus rien n’avait d’importance, aucun geste ne pouvait me gêner. Aucune audace de l’un ou de l’autre ne pouvait me choquer !


Yannick a ôté la robe de son ex-femme. Celle-ci s’est laissée faire sans y prêter attention, elle caressait mes reins, mon dos, mes hanches, mes cuisses…


Il se frottait contre elle, ses mains happant les courbes de son corps. Je suivais chacun de leurs mouvements en regardant par-dessus mon épaule. Ma main, glissée entre mes cuisses, continuait à solliciter mon intimité. J’ai honte d’écrire cela dans ce cahier, et pourtant je n’en éprouvais aucune en m’affichant devant eux.


Quand Yannick s’est présenté à moi afin que j’embouche son membre déployé, cela m’a paru aller de soi, j’avais l’impression d’être enfin active dans cette scène. Cathy s’est agenouillée derrière moi. Elle ne m’avait encore jamais gratifiée d’une telle attention, j’en ai encore des frissons.


Puis Yannick a contourné la table, manipulant sa belle queue luisante, et il est venu s’installer en moi. Mes deux partenaires ont échangé de nombreux baisers, alors que son sexe vigoureux commençait à coulisser délicieusement. Cathy a ôté ses sous-vêtements, elle s’est présentée totalement nue devant mon visage et m’a offert son entrejambe.


Je ne pouvais rêver de meilleur bâillon pour étouffer les effets de la jouissance qui sourdait de ma bouche. Je me régalais, à demi-folle, à appliquer mes lèvres sur sa blessure béante. Ma langue dardée, ne pouvant exprimer les émotions brûlantes qui me traversaient, s’agitait dans un écrin humide, propice à compenser sa frustration. Les explorations intimes qu’elle dispensait trouvaient un écho stimulant qui encourageait mon ardeur.


Les effets conjugués du rythme adopté par Yannick et de la réalisation de mes fantasmes me conduisirent rapidement à un orgasme dévastateur. Je ne pensais pas être capable d’absorber tant de jouissance en une seule fois. Puis, en quelques secondes, mon corps tendu comme un arc est devenu gisant. J’étais tout à coup incapable de mouvements, je ne sentais plus rien. Seul un soleil aveuglant irradiait en moi.

Je crois qu’ils m’ont caressé tout le corps pendant de longues minutes. Puis ils se sont rejoints près de mon visage et m’ont couverte de baisers. Je me suis mise à les remercier tous les deux.

Mes mains redevenaient actives. Je palpais doucement des parties de leurs corps, à tâtons. Ils se sont unis près de moi. Cathy s’est assise sur le rebord de la table, j’embrassais ses fesses, sa taille. Elle a ouvert es jambes et Yannick s’est glissé en elle. J’accompagnais leur union en palpant les reins mouvants. Il a joui en elle, elle a crié et j’ai ressenti un grand bonheur…



Fin des extraits de mon journal intime.


Je n’ai plus l’occasion de me rendre chez Cathy comme nous le faisions auparavant. C’est elle qui vient régulièrement chez nous à présent. Yannick semble heureux de ces plaisirs que nous consommons à trois. Cathy accepte enfin de vivre pleinement nos penchants homosexuels.

Il n’y a que moi qui doute.


Peut-être que je me pose trop de questions. Bien sûr, je goûte au plaisir comme jamais auparavant, mais j’ai peur d’être totalement dépassée par cette situation. Je me demande ce qui m’empêche d’être totalement heureuse. C’était peut-être la seule solution pour conserver mon couple, vivre mes fantasmes et conquérir Cathy.

Mais alors, comment est-il possible que, tout à coup, après des mois de doute, la solution se présente comme par enchantement ?

J’ai aussi l’impression de subir cette issue, de ne pas l’avoir choisie.


Et si je n’étais pas faite pour la vie à trois ?





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