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n° 11170Ortrud09/02/07
Toute une vie
critères:  ff amour volupté mélo
19808 caractères      
Auteur : Ortrud

Comme il fait chaud devant la maisonnette des confins d’Aix-en-Provence : la sieste est finie, l’enfant joue sur le pavé de la terrasse, inconsciente de la guerre qui l’entoure et secoue le pays, révélant les laideurs et les héroïsmes.

Elle vit avec sa mère, toute jeune femme seule, échouée là depuis l’exode du Nord, emportée dans une tourmente qui ne la concerne presque pas. Ce pourrait être un roman comme il y en a tant ; un train, des chevaux, des charrettes, des jeux interdits où on risque toujours de se perdre dans une gare surpeuplée de misères et de larmes.


Mais ce n’est pas exactement cela ; aucune conscience n’habite l’enfant qui découvre seulement le jeu des ombres et s’esclaffe du jeu du chaton qui la dépasse en habileté.


Elle va grandir à l’ombre du tilleul, se mettre debout en s’appuyant sur le mur du puits dont on tire l’eau bleue qu’on fera ensuite chauffer sur la cuisinière de fonte pour la baigner, tout doucement.


Sa jeune mère babille, elle chantonne, pas trop fort, et se souvient : la passion encore presque adolescente pour ce joli garçon, si tendre qu’elle n’a pas résisté. La vie dans son village ardennais n’était pas si drôle, même si on sait la puissance de la mémoire du Nord, qu’on parcourt en pèlerin et en travailleur.


Bien sûr, son ventre s’est arrondi, on ne savait rien à l’époque, sauf que cela ne devait pas arriver mais que ça arrivait, souvent, et qu’il y avait des quantités de Violette Nozière.


Il ne restait plus qu’à baisser la tête ou faire un ange si on appartenait à une famille normale, c’est-à-dire pauvre, ou se marier très vite, pour que le comptage sur les doigts à la naissance du rejeton fasse presque neuf.


Au fond, ce n’était pas si mal, mais pour Thérèse on trouva une autre solution. Dès que l’enfant serait né, un peu loin, vers Amiens, on l’enverrait dans la maison du grand-père, en Provence, parce qu’on ne savait pas trop quoi en faire, que le grand-père était décédé depuis peu et que si on ne faisait pas quelque chose, la maison serait bientôt en ruines et qu’après tout, Thérèse se débrouillerait bien. Le garçon, pêcheur de lune, qu’il aille au diable et il y alla, Thérèse n’était pas seulement enceinte mais aussi circonvenue ; défense de la voir.


Il insista, tempêta, puis, lassé, il abandonna, et se fit tuer sur la ligne Maginot.


La guerre fut une bonne raison de hâter le départ de telle sorte que l’arrivée à Aix se fit en Juillet et que, jusqu’à la fin de la drôle de guerre, l’enfant grandit sans confort, mais dans la paix de ce pays qui n’était pas fait pour les autoroutes et le béton, mais pour les gens âgés et les enfants qui battent des mains.


Oh cette maison, une maisonnette, flanquée d’un jardin de curé et d’un petit bois de chênes aux limites incertaines, mais aussi grand que l’Amazonie.


Et la guerre arriva ; elle déboula sur le chemin sous la forme d’une auto grise, de deux géants en casquette feldgrau et d’une souris grise. Réquisition. Madame, vous logerez Fraülein Julia Horst ; normalement, vous auriez dû recevoir un officier, mais vous êtes seule et vraiment trop jeune, Fraülein Julia habitera ici, c’est un ordre, Monsieur le Maire sera responsable de vous.

Le pauvre maire de cette commune aujourd’hui disparue tortillait son chapeau et faisait des yeux suppliants à Thérèse, qu’il aimait bien parce qu’elle lui faisait les papiers de la Mairie et tenait le registre des délibérations.



Thérèse avait peur, très peur, de cette femme au chignon tiré, en uniforme gris, aux yeux de la couleur de la boucle de son ceinturon, acier, qui ne souriait pas du tout.


Fraülein prit la chambre de grand-père, avec un lit provençal et des rideaux en toile de Jouy un peu passés. Elle fut très surprise de ne pas voir de salle de bains, juste un appentis avec une pile alimentée par une caisse dans les combles qu’on remplissait avec une pompe à main.


Ces Français n’ont aucun sens de l’hygiène. Là, elle avait raison.


Le matin, la voiture grise s’arrêtait, Julia partait ; le soir, la voiture grise s’arrêtait, Julia revenait. Sans un mot, juste un bref signe de tête. Thérèse sillonnait la campagne à vélo, avec Louise attachée dans un petit fauteuil en osier, elle écrivait des lettres pour l’une, taillait la vigne pour une autre, lavait une grand-mère, gardait un enfant, passait à la Mairie, grappillait avec l’autorisation d’un propriétaire et cultivait son jardinet où l’enfant se crottait jusqu’aux oreilles.


Julia ne parlait jamais, pendant ses jours de repos. Elle allait quelquefois en ville mais le plus souvent, elle s’allongeait dans un transatlantique de toile rayée comme un barnum de forain et lisait. Quelquefois, elle mangeait sans se lever, ou lavait son petit linge en grognant contre la rusticité du lavoir à l’eau exclusivement froide.


Thérèse n’osait pas parler mais elle s’habituait à la silhouette de Julia, elles se ressemblaient un peu, blondes et minces, mais ce n’était pas difficile d’être mince dans ces temps.


Et la guerre se lézarda en quelques semaines. Un dimanche, Julia vint faire sa lessive à côté de Thérèse, et elle avait du savon, elles étendirent leurs culottes et leurs chemises sur le même fil.



Quel accent, quelle voix grave, une mélodie schubertienne ; Louise ne s’en lassait pas, et c’est comme ça qu’elle fit connaissance avec les genoux de Julia, "Hopa, hopa, reiter" de Julia remplaçait "Au pas, au trot, et au galop" de Thérèse.

Thérèse n’était pas patriote, elle était une femme et elle était contente d’entendre un pas dans la maison.

Toc ! Toc !



Et la guerre s’effondra.


Thérèse et Julia parlaient, elles riaient souvent, et les jours de grand vent d’hiver, quand le mistral glaçait tout, sifflait sous les fenêtres, et faisait battre les portes dans leur chambranle elles restaient près de la cuisinière en cajolant Louise emmitouflée comme un Saint-Jean. Julia quittait vite son uniforme en arrivant et quelquefois, dans un envol de sa robe chatoyante, Thérèse apercevait en rougissant, un éclair blanc de lingerie et une peau nacrée.


Maintenant, quand Julia partait, Thérèse la regardait depuis le pas de la porte et faisait même un petit signe de la main « à ce soir », disait la main. « À ce soir » disait le gant de cuir noir. Et Thérèse rêvait, en pédalant sur les chemins de terre.



Une fille seule, mais Thérèse ne se sentait pas seule, elle avait Louise, elle avait ses livres, elle avait son jardin de terre et son jardin… dans le cœur.

« Mais qu’est-ce que tu racontes ma pauvre fille, tu es folle, allez, en route, il faut encore cueillir du cresson à la fontaine… s’il en reste ».


Ce soir-là, Thérèse n’attendit pas Julia, elle se coucha vite, comme en fuyant, sans étudier et écouta les pas dans l’escalier de tilleul, c’est un bois qui ne grince pas, il ne parasite pas le sens de l’appui du corps, il fléchit sans parler, il laisse parler.


Le cœur battant, elle écoutait, et, sans qu’elle s’en aperçût, ses mains se mirent sur sa poitrine où elles rencontrèrent ses seins. En s’y attardant, bougeant à peine, elle les fit rouler, crispant tout le reste du corps, longtemps. Ses frémissements trouvaient un sens dans les pas de Julia qui devait être en train de se déshabiller. « Julia se déshabille », chuchotait Thérèse. Son esprit ne lui appartenait plus, sevrée d’amour, elle n’avait jamais senti de désir la fouailler ; tout juste si, au moment de ses toilettes intimes, elle aimait suivre d’un doigt le dessin de sa vulve.

Elle froisse sa chemise de nuit pour ne pas dire qu’elle la remonte et ne se justifie pas de trouver sa toison, elle n’a pas le temps de raffiner, de faire un cours d’érotisme, ses doigts prennent possession de son sexe, elle les agite, ils s’attardent d’eux-mêmes sur le petit bouton, ils explorent l’orée de la jouissance, elle ne sait plus et elle s’arque dans une respiration précipitée, un halètement feutré, les fesses durcies par la contraction, le plaisir l’envahit, soude ses articulations, ouvre sa bouche, ses yeux s’agrandissent, elle jouit sans pouvoir retenir un cri étouffé par la pudeur.


Thérèse dort, une main entre ses jambes, temporairement apaisée, elle ne connaît même pas le mot de ce qu’elle a fait, elle s’est « touchée » et s’étonne presque de sentir ses cuisses collantes de plaisir gelé.


Julia est assise sur le bord de son lit, en chemise, elle ne sourit pas, elle a écouté, et ses yeux sont curieusement brillants, on dirait presque, là au coin, une goutte qui perle.


Au matin, on boit le café clair des tickets de répartition. 125 g par mois et par personne, et pour Louise, il y a des tickets de viande. Thérèse s’en fiche un peu, parce qu’elle ne se fait pas payer en argent pour ses services, on lui donne « de quoi ».



C’est comme ça que, ce dimanche matin, elle a fait un café, un vrai, avec de la saccharine pour sucrer, mais c’est bon quand même. Il est très tôt, elle a le cœur battant sans trop vouloir savoir pourquoi, elle a préparé un petit déjeuner pour trois.



C’est un baiser entre étrangères ; normalement, on se penche en avant, en tendant la joue. Allez savoir pourquoi, on ne s’est pas penchées, on n’a pas tendu la joue. Les deux corps se sont effleurés, fugaces, une main est partie seule se poser sur une épaule, l’appui de la tendresse.



Tout se bouscule, au fait, je pleure pourquoi ? Et Louise qui est toute étonnée, pas lavée pas habillée, elle ouvre des billes de clown. Rire et larmes.



Et la guerre vola en éclats.


Les deux femmes sont l’une contre l’autre, en bafouillant, les mains dans les cheveux de l’autre, joue contre joue, mais aussi, les lèvres sur le cou, les seins contre les seins, ventre à ventre, elles sont là, épaves conscientes d’un monde qui ne les reconnaîtra jamais. Le baiser, le premier baiser de Thérèse, unit leurs bouches, pendant que les mains étreignent, n’osent pas toucher mais saisissent déjà la chair pudique.



Thérèse s’enfouit, son adolescence tronquée, sa jeunesse ébranchée de l’insouciance reprennent vie contre le corps de cette femme ennemie, elles y prennent racine, brutalement.



La matinée passa, fiévreuse, à des tâches fades, les yeux se cherchaient au-dessus du linge, des marmites, passaient sur la tête de Louise qui paraissait grave, il fallut bien marcher, faire semblant, en quêtant des compensations dans la communauté de gestes. Le désir, la pudeur du désir.


Thérèse sentait son intimité se gonfler, elle vivait à travers ses points sensibles, antennes de ses attentes. Julia oubliait de tirer son chignon, elle allait, les cheveux lâchés, cherchant le contact de sa main sur la peau, sur le linge, sur les cheveux.


Louise dort. Les deux femmes se regardent alors, n’osant plus faire un geste ; le justificatif de leur affolement n’est plus bridé, face à face, elles s’affrontent, incapables de briser si vite leur réserve.


Thérèse a aimé toucher son propre corps, elle sait que Julia draine sur elle ses tensions, mais pourquoi ? Elle n’avait jamais imaginé être amoureuse d’une femme.


Elle sent plus qu’elle ne voit le geste de Julia qui lui prend la main, comme on prend un vase fragile puis prononce le mot décisif : « Viens »

Il y a tout dans ce mot, quitter sa place pour aller ailleurs où on vous emmène, renoncer à sa solitude pour suivre l’autre, marcher ensemble.


La chambre est pleine d’ombres, les gestes sont lents, Julia est tout de suite nue, elle n’a eu qu’à laisser glisser sa chemise et Thérèse attend. Le cordon de sa chemise est défait, le tissu glisse de ses épaules, accompagné par les mains de Julia qui, au passage, appuient juste un peu plus pour saisir l’élastique de la pauvre petite culotte de coton. Elle est entourée d’une jonchée de linge odorant.


Elles sont nues et malgré la chaleur naissante, elles ont presque froid si bien qu’elles recherchent la chaleur de l’autre en se soudant dans le baiser des bouches ouvertes, la langue tournoie, les mains étreignent et les corps basculent sur le lit.


Thérèse a d’avance tout accepté comme elle avait reçu ce garçon insouciant. Rien ne l’étonne, sauf qu’elle s’émerveille de ce corps de femme qui la parcourt.

Elle aime ces seins qui s’appuient sur les siens, ces jambes qui l’attachent, elle a hâte de se fondre dans cette chair et quand les doigts de Julia atteignent son ventre, elle bascule dans l’involontaire ; son corps parle pour elle, tout seul, il part à la rencontre des seins de Julia, mord son cou, écarte ses fesses, roule sur ses cuisses.


Là, maintenant, la langue pénètre son sexe, elle n’a pas le temps de détailler, elle la veut toute, se tord, s’ouvre pour se sentir encore plus envahie. Les bruits de corps accompagnent l’enthousiasme, succions, bruits mouillés, Thérèse ne sera remplie de son envie que quand se présentera devant ses yeux la fente, elle y fait des petits baisers rapides, gênée par son propre plaisir qui monte insidieusement et accepte la contrainte du corps qui s’abaisse doucement, la forçant à appliquer sa bouche à cette bouche verticale. Elles n’ont pas pu attendre, elles devaient se connaître tout de suite, ensemble, en même temps. Alors, elle dévore Julia, elle ne sait pas encore quoi faire des ses mains qui griffent les draps de lin, sa bouche, sa langue se livrent au ballet du plaisir, elle sent les seins de Julia qui frottent son ventre et elle hausse sa poitrine pour accentuer les contacts.


Leur odeur les envahit, que c’est bon, l’odeur d’une autre femme. « Que son sexe est liquide, je lui donne du plaisir, elle est heureuse. » Les pensées se coupent, en tout petits morceaux de plaisir qui crèvent à la surface de leur excitation, deviennent des fragments de pensée, des troncs de phrase, des balbutiements bientôt, remplacés par des petits cris, qui vont en enflant au gré des pics de plaisir. Les mains, enfin, servent la bouche en griffant, écartant, oui, elle l’a fait, elle s’introduit en moi là où je ne l’attendais pas, elle a tout de moi, je vais, je viens, je n’ose pas.

Thérèse, tu es vierge de femme, et déjà tu franchis les limites, que va-t-il bientôt nous rester ?


Et le plaisir remplace tout, jusqu’à l’évanouissement, la chair exulte, se répand, dans les spasmes, maintenant face à face, elles s’étreignent pour ne faire qu’une pendant que longtemps, longtemps, leurs corps frémissent en vagues irrégulières qui les soudent et les séparent.


Elles se regardent, sans un mot, effrayées de ce qui leur arrive, effrayées de bonheur.


Et la guerre fut oubliée.


Les deux femmes vivaient au rythme de leurs amours. Sans doute usaient-elles avec excès de leurs plaisirs, sans doute firent-elles toutes sortes de folies, allant si loin, si loin, tellement elles savaient que leur désespoir grandissait avec le bruit incessant des bombardiers.


Elles faisaient l’amour partout, ne se retenant qu’en présence de Louise, ravie de voir deux visages lui sourire, sautant de plaisir quand Julia l’habillait en chantant à mi-voix.


Un matin, la voiture grise emmena Julia, et l’enfer fit son apparition. Thérèse ferma son corps, avala ses larmes et pédala de plus belle sur les routes. Elle était morte, ne voyait pas les regards des autres, elle ne s’étonnait même pas des venins qui se répandaient.



Marseille bombardée, les partisans organisaient des poches de résistance sans utilité, créant des martyrs qu’ils décompteraient ensuite pour leur légitimité. Ce fut un temps déraisonnable. Tout ce qui était en plomb passa pour de l’or et les héros se turent.


Les résistants se firent plus nombreux quand les Allemands se furent enfuis. Alors, Thérèse eut peur, peur qu’on sache ce qu’elle avait fait, même si elle n’était jamais sortie en public avec Julia, on avait pu les voir, sur la terrasse, en cheveux, le matin.


On vit des femmes nues, tondues, des croix gammées au rouge à lèvres dessinées sur les seins, le ventre, le crâne. On pendait des gens sur le Cours Mirabeau, on en fusillait ; le pire et le meilleur se côtoyaient et dansaient ensemble sur les décombres. De grands gaillards brutaux et charmants, en uniforme kaki enlevaient les filles qui riaient, les chars balisaient les routes. Julia était loin, morte sans doute.


Un aviateur français logea dans la chambre de Julia, il avait un bel uniforme et était courtois mais indifférent, il sera célèbre.


Et la guerre s’éloigna, à petits pas de misère, la faim était réelle, l’hiver s’annonçait glacial, la famille du Nord se fit connaître, ce fut la confusion, on ne se reconnaissait plus.


Thérèse passa des examens, la rage au cœur, le corps glacé. De temps à autre, elle ravageait son sexe, dans le sanglot d’une brutale extase qui la tétanisait quelques secondes.


Ce jour de mars 1946, le 11 mars 1946, il faisait grand vent et c’est pour ça que Louise n’entendit pas venir la personne qui portait une mauvaise valise. Thérèse, maigre, fermée, écrivait à petits traits serrés sur un papier d’écolier. Elle levait la tête dans le vague, fixée sur son Nord, réussir ses examens, les Facultés rouvraient, travailler, avancer.

Elle ne rabaissa pas les yeux sur son travail. Un souffle rauque s’échappa d’elle, la fit jaillir de son siège, s’enfla en un cri pour recevoir contre elle cette forme grisâtre, poussiéreuse qui sentait mauvais : Julia.


Alors, l’enfer se tut un moment. Louise disait bêtement « Julia est revenue, Julia est revenue » et Thérèse sut que sa vie allait commencer.


Ce n’est que plus tard qu’elle entendit parler d’elle : « Ah oui, la petite avocate gouine avec sa boche ».


En 1999, la vieille gouine ferma les yeux de sa boche, attendit quelques semaines, puis se laissa étendre à côté d’elle pour l’éternité.


Il y avait un peu de monde à l’enterrement, conduit par Louise au bras de Geneviève.




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Erotisme torride

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