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n° 11892Jean Marie tenté par Eros, alors partagez mes émois charnels28/10/07
Bureau derrière la porte
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17064 caractères      
Auteur : Eroslibré      Série : Bureau - 01

BUREAU


Derrière la porte.




La chaleur frappe les vitres du bureau. Les stores sont impuissants à l’arrêter, le soleil se glisse tout puissant et invincible entre les lamelles de tissu. Ils ne sont peut-être pas assez tirés, de toute façon, maintenant il est trop tard, avec ce poids qui me tombe sur les épaules, cette sueur qui trempe ma chemise, mon ardeur au travail s’estompe avec les minutes.


Il y a peu ou pas de bruit, à croire que chacun s’est réfugié là où il le pouvait pour échapper à cette torpeur qui nous saisit tous les étés et contre laquelle on n’a encore absolument rien tenté, si ce n’est la distribution de quelques ventilateurs peu efficaces et de bouteilles d’eau. Heureusement, nous disposons d’un frigidaire. Mais pour l’instant, je n’ai pas envie de quitter ma chaise. Le compte-rendu à rédiger me pèse et m’ennuie profondément. Cette prose administrative obligée me répugne et me paraît totalement ennuyeuse en cet après-midi.


Il y aurait mieux à faire dehors, à l’ombre d’arbres aux ramages généreux, à peine agités d’un très léger souffle d’air. La mer, la plage sont bien trop loin. Il n’y a pas de piscine ni le plus petit plan d’eau, rien qu’une mare, même un peu sombre, perdue au cœur de la forêt. J’en connais bien une ou deux mais elles sont loin, très loin d’ici.


Je pense alors à une histoire écrite il y a quelques mois. Je lui avais proposé de l’illustrer à trois, mais elle n’a jamais répondu favorablement à mes sollicitations pourtant parfois pressantes. Par pudeur tout simplement, il est vrai que l’image peut parfois être un viol.


Je vais lui envoyer un message. Elle est à quelques dizaines de mètres de moi à l’étage, dans un bureau identique au mien mais à l’ombre, avec une vue sur le parc et ses arbres, plutôt majestueux. Elle m’en parle souvent dans les petits mots que nous nous adressons au fur et à mesure que nos journées respectives s’écoulent. Avec eux, par leur entremise, nous accédons à un autre univers, irrémédiablement différent de celui de notre quotidien austère, hiérarchisé à l’extrême, pas répugnant mais presque révulsant quand on n’est pas dans ce fameux moule.


Ce monde à part, construction pas uniquement théorique car nous nous y retrouvons avec toujours autant d’enthousiasme, nous l’avons dénommé « troisième bulle ». C’est un cercle qui nous éloigne et qui nous permet d’échapper à la pression des autres mondes. Oh, il n’est pas tout à fait hermétique ou étanche, car parfois des intrus parviennent facilement à en briser la coquille fragile et à nous perturber dans nos entreprises charnelles.


Un clic, un mot de passe à écrire, heureusement qu’il existe celui-là, car certaines aiment bien venir miroiter votre écran afin de découvrir une faille dans notre système, surtout quand on les intrigue. De toute façon, nous ne sommes pas impunis, il y a bien quelque part un superviseur qui connaît les termes de nos échanges entre elle et moi.


Où en sommes-nous d’ailleurs ? Je retrouve facilement notre dernier mot. Voilà, j’y suis. Ah, nous étions réfugiés (je n’aime pas trop ce terme) dans une clairière, le mot est bien trop fort, il s’agit d’un creux de quelques mètres. Nous y accédons par un layon encombré de branches portant parfois des épines assassines. Elles nous fouettent les jambes, mais elles constituent une sorte de garantie de notre tranquillité.


Elle m’annonce qu’elle a deviné mon approche, je n’ai pas pu être aussi silencieux que tous les détectives en filature le sont dans les romans. Elle connaît les raisons de ma présence à cette heure de la journée. Tout comme moi, un désir puissant la taraude et lui vrille le ventre telle une mèche qui s’enfonce inexorablement. Son impatience est palpable, tout son corps frémit, c’est à peine perceptible à l’œil nu mais tous ses muscles se tendent légèrement, ils se crispent, ils trahissent eux aussi cette envie qu’il va bien falloir calmer d’une manière ou d’une autre. En tous les cas, pas elle toute seule, c’est parfois trop frustrant et injuste. Savoir que je suis là, si près, si accessible et imaginer que l’on ne puisse même pas se contempler, se frôler et pourquoi pas se toucher, même si ce n’est que très furtivement.


Elle soulève donc sa jupe un peu longue mais tout de même légère. Elle roule le tissu très haut sur ses cuisses. Il l’embarrasse quelque peu, à quoi servent donc tous ces vêtements qui ne vous autorisent pas à être vous-mêmes ? Il faut les envoyer au diable, les jeter dans ces fourrés épais, qu’ils se déchirent. Elle écarte ses cuisses et s’arrête juste au moment où apparaît son string. Elle me propose de le porter un de ces jours en échange d’un des miens, mon tout petit noir et pourquoi pas le blanc qui scintille ?


J’oublie alors cette chaleur qui, il y a peu, pesait si fort sur mes épaules. J’ai comme l’impression que plus une seule goutte de sueur ne s’échappe de ma peau. J’entre de nouveau peu à peu dans notre troisième bulle. Qu’ils sont magiques ses mots ! Ils déclenchent en moi une alchimie toute particulière ! Je ne sais pas trop comment la décrire, plus de fébrilité, une tension intérieure plus perceptible, le cœur qui s’affole sans trop de raison et cette boule au creux de mon ventre. Boule ou point de chaleur qui m’échauffe autour de l’aine puis se glisse dans ma verge qu’un afflux de sang gonfle peu à peu comme un bateau pneumatique qui, de sa position recroquevillée, se déploie peu à peu, le plastique se tendant sous la pression de l’air. Là, je la sens nettement qui gagne en volume et se cogne un peu au tissu de mon slip qui la comprime.


Et si sa jupe, ce n’est pas sous un arbre plus ou moins imaginaire qu’elle la relevait, mais ici dans mon bureau, alors que tout le monde autour est occupé. Cette pensée fugace au départ, prend de plus en plus forme dans mon esprit. Cela nous est déjà arrivé de nous frôler de très près dans l’obscurité d’un couloir, à son étage. Je suis tenté d’aller encore plus loin, d’introduire cette petite graine de folie, d’irrespect qui fait qu’un contact charnel se transforme en une aventure très pimentée.


Et toujours bien-sûr, la possibilité d’être surpris, une porte poussée brutalement, un « Oh ! » de surprise, une main qui se met devant une bouche, une mine stupéfaite, incompréhensive.



La réprobation, le bruit qui courre, cette rumeur qui se teinte soudainement de réalité, le regard des autres, de tous les autres. Humm, tout cela m’incite à la faire, cette proposition plutôt malhonnête, même si je sais qu’elle aime elle aussi affronter les interdits. Jusqu’où nous pourrions aller ?


Allez, quelques mots, j’ose dire mon petit message provocateur. Va-t-elle réagir aussitôt ? Est-elle derrière son écran dans le même état d’esprit que le mien avec aussi une envie de bousculer bien des choses et de passer au langage des corps ? Combien de temps vais-je devoir attendre, je ne suis pas trop patient maintenant que mon idée chemine en moi et y prend de plus en plus forme. C’est déjà comme si elle était déjà devant moi, tentée et gênée à la fois, hésitante. Est-elle scandalisée par ce que je viens de lui adresser, elle doit s’interroger et penser que j’exagère, que je suis imprudent ? Je ferme les yeux quelques secondes afin de me la représenter dans cette scène insolite ! Je les rouvre presque aussitôt. Sa réponse s’affiche, franche, brève mais réjouissante même si elle provoque une accélération de mon excitation.


« Ok, j’arrive. »


Vite, y a-t-il quelque chose à préparer, pour l’accueillir ? Rien, si ce n’est fermer un peu plus les stores, dehors, ils n’ont pas besoin de nous voir, c’est uniquement réservé à nous, une intimité sans intimité, un instant de complicité sensuelle, ce quelque chose qui fait que tout explose et nous transporte dans des ailleurs magiques dans lesquels nous flottons, heureux. Voilà c’est fait. Je me calme, je cherche à ne pas perturber le silence.


J’entends ses pas, je connais sa démarche. Quelques secondes encore, et elle sera là. Je bande. Elle frappe à la porte, un seul coup. Sans réfléchir, sûr qu’il ne peut s’agir que d’elle, je m’approche et lance d’une voix ferme et assurée :



Elle pousse la porte, la referme doucement et se met aussitôt de côté, près de l’armoire vitrée au rangement approximatif. Elle porte une jupe longue, légère aux plis amples, un débardeur tout aussi fin sous lequel sa poitrine me paraît déjà bien tendue, mais je n’arrive pas à voir si ses tétons pointent déjà du désir que nous avons allumé ce matin à notre premier message. Nous l’entretenons tout au long de la journée, espérant nous toucher. Nous nous sourions, heureux de ces retrouvailles fugitives, mais nous savons qu’elles vont nous faire vibrer.


Sans plus tarder, elle soulève sa jupe jusqu’à hauteur de sa taille. Elle dégage ainsi ses jambes, ses cuisses et son ventre rebondi sur lequel j’aime promener mes mains. Oui, il est bien rose, très pâle, presque blanc, transparent puisque je vois le buisson de sa toison, mais encore trop opaque pour moi qui suis un curieux incorrigible. J’aime regarder, me rassasier de ce que je découvre et qui m’autorise déjà à m’échapper vers ce paradis.


Comme cela, c’est déjà magnifique mais elle démultiplie mon excitation car elle est parfaitement consciente de l’effet qu’elle produit sur moi. Elle doit aller plus loin encore. Je devine l’émotion qui traverse son corps, elle veut oser encore plus, mais éprouve encore quelques réticences dans la crainte que nous soyons brutalement démasqués. Mais ses hésitations sont brèves, sans que je le lui demande, elle écarte le fin tissu de son string, de tulle probablement, et m’offre son sexe entouré de sa toison abondante, d’un blond parcouru de veines brunes et un peu folles car épaisses par endroit.


Instinctivement, j’avance une main. Elle l’attend, impatiente, il y a une urgence, nos mots, créateurs d’images toutes plus chaudes les unes que les autres, ont déjà produit leur effet charnel. Quelque chose la presse, la démange, la dévore à hauteur de ses lèvres, couvertes d’humidité. Celle-ci, bienvenue, ne la calme pas bien au contraire. Elle accentue cette démangeaison, ce feu qu’il faut apaiser, que je dois éteindre. Enfin éteindre, ce n’est pas cela, disons plutôt que je dois le raviver, l’activer, le faire croître avant qu’il ne se répande de tous les côtés et qu’elle soit apaisée. Elle se cabre un peu, son ventre se tend.



Mes doigts heurtent sa toison tandis que moi aussi, j’avance et lui offre ma bouche. Ils évitent de se perdre au creux de cette forêt intime qu’ils auraient pourtant pris plaisir à explorer s’ils en avaient eu le temps. Mais là, ils glissent tout de suite au sommet de son sexe, fouillent parmi les plis luisants et dénichent son clitoris qu’ils polissent aussitôt. J’abandonne sa bouche qui m’aspirait très fort, avec mon autre main, j’ai relevé le tissu du débardeur et sans prendre trop de précaution, j’ai extrait un sein de son soutien-gorge. Il me semble frais presque froid pour une température extérieure aussi élevée. Et telle une ventouse, j’y colle mes lèvres. Oh que c’est bon de saisir ce petit grain qui ne cesse de grossir et de durcir. Je le pince de plus en plus fort, je le triture, je le mâchouille, je l’allonge, je l’étire. Qu’il est gros, qu’il est bon. Ni fruit, ni bonbon sans lait ni suc, pourtant il me paraît que j’arrive à en extraire quelque chose qui envahit ma bouche. J’en veux plus encore, j’enfourne littéralement ce globe de chair qui ne me résiste plus. Je vais le faire disparaître complètement, mais comment l’avaler ?


Elle se tord, se tortille, se dandine sur ses jambes. Elle se creuse et j’ai comme l’impression qu’elle va m’échapper. Non, elle est toujours en ma possession. Mes doigts sur son sexe caressent maintenant une masse dure et trempée dont la fermeté me fait un peu peur. Ne va-t-elle pas se briser ? Ils s’activent, décuplent le rythme de leur va-et-vient déjà effréné. Ils ne vont pas pouvoir aller plus vite, ce n’est pas possible. Pourtant, ils y réussissent, tout en glissant tant cette surface devient visqueuse. Ils pénètrent profondément dans cette fente qu’ils ne voulaient pas envahir. Elle vacille encore plus fort, son corps prend appui sur moi, il s’affole presque, ivre qu’il est de cet instant. Ses yeux sont clos, les paupières lourdes et frémissantes, elle sert très fort ses lèvres, elle va se mordre jusqu’au sang. Elle retient ses gémissements, ses halètements, c’est donc toute sa chair et ses muscles qui se crispent et se relâchent sous les ondes inexorables du plaisir qui se répand comme un éclair. Ses mains sont agrippées à mes épaules, elles me broient car elles sont alors douées d’une force inimaginable. Elle hoquette enfin, parcourue de frissons, elle se plie et je l’accompagne presque jusqu’au sol, tous mes doigts se sont figés au creux de son sexe et en ressentent les impulsions.


Le feu charnel a été si rapide, si puissant, si dévastateur que j’ai perdu toute notion de la réalité. J’émerge d’une sorte de torpeur extraordinaire. Ma bouche laisse enfin son téton tranquille, il m’apparaît rouge violacé, de la couleur d’un vin fort car ma succion a été vigoureuse, brutale, cannibale, oui je l’ai dévoré. Nous nous embrassons avec fougue aussi longtemps que nos forces nous le permettent mais il n’y a pas de répit. À l’aide d’une de ses mains, elle joue avec la bosse qui déforme mon pantalon. Ma verge est, elle aussi, affamée et déjà au bord de la rupture après cette conquête échevelée que je viens de mener à un rythme endiablé. Elle fait glisser promptement ma fermeture éclair et s’engage avec résolution à la recherche de mon sexe qui continue à enfler tant il est excité et prêt d’atteindre son paroxysme. Elle le trouve très vite, il ne pouvait pas se soustraire à sa curiosité tactile.


Le contact de sa peau douce, mais fraîche, m’arrache un grognement. Elle extirpe avec brio ma tige de mon slip trop étroit, ça y est, elle la prend à pleine main. Elle la soupèse, très étrange cette lourdeur qui permet pourtant une si belle raideur ! Elle l’entoure, l’enferme, l’enserre entre ses doigts nerveux et impatients. Elle la compresse, l’écrase, la presse dans son étau naturel dont je ne soupçonnais pas la force. Elle l’allonge et loge enfin au creux de sa paume mon gland. Elle ouvre et referme la fente qui en sépare le sommet vermeil, y plongeant son regard inquisiteur. Elle la fait aller vigoureusement trois ou quatre fois, elle la broie, elle l’émiette. Je n’en peux plus, je sens arriver du tréfonds de mon corps, un flot impétueux que je ne pourrai pas contenir. C’est alors qu’elle la lâche et se plaque contre moi. Tout naturellement mon membre vient se loger au creux de ses cuisses et il frotte énergiquement ses lèvres. Une fois, deux, plus encore, je me tends et je l’emprisonne toute entière entre mes bras, j’explose en grosses saccades et jets brefs et nourris. Où se perd donc ma semence, mon suc si précieux ? Nos bouches se retrouvent, nous nous dévorons.


D’un seul coup, un bruit me fait bondir, quelqu’un vient de frapper à la porte, je n’attendais personne, je la contemple interloqué, interrogateur. Elle me regarde hébétée, la peur d’être surprise dans une posture si délicate. Elle est incapable de parler, mais elle me fait non de la tête. Sorti de ce brouillard sensuel, érotique qui m’avait propulsé dans un univers que je suis bien incapable de décrire, je reprends peu à peu pied dans la réalité. Je réajuste son soutien-gorge, enferme pour de bon son téton non sans avoir déposé dessus un dernier baiser humide. Je remets en place le tissu de son string, imparfaitement car je suis maladroit dans ma précipitation, elle doit le replacer exactement sur sa vulve irritée. J’ai profité de ses contorsions pour caresser de ma main totalement déployée son sexe trempé, ayant l’impression de traverser une marre. Sa jupe retombe sur ses hanches et ses jambes sans bruit. Elle est écarlate, épuisée par cette étreinte rapide et pleine d’ardeur, pourtant elle me sourit. D’une main prudente et attentionnée, elle fait regagner à ma verge sa prison de coton, elle n’a pas eu le temps d’y poser sa bouche.


Encore des bruits de pas, distincts maintenant, des paroles au loin dans le couloir, j’ai retrouvé tous mes esprits. Je prends la parole fort, je lance quelques mots sur un dossier que nous suivons l’un et l’autre, il faut donner le change, ne pas prêter le flanc à la moindre curiosité malsaine, à une quelconque jalousie, ne pas nous fragiliser, surtout ne pas la fragiliser elle. Elle dépose un dernier baiser sur mes lèvres qui voudraient encore la retenir pour la boire sans fin. Son regard étincelant me signifie qu’il faut être raisonnable, elle disparaît. Je suis comme pris de vertige et je m’affale derrière mon ordinateur, épuisé comme au retour d’un long footing. Diable, chaleur et sueur font aussitôt leur réapparition, dire que je les avais tout bonnement oubliées ces deux là.


Un message au bas de l’écran. C’est elle, je l’ouvre :


« J’en ai encore plein qui coule le long de mes cuisses, c’est si bon… »






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Erotisme torride

Tendre Amour

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