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n° 12639Gufti Shank13/06/08
Roméo et Juliette - Le dossier
critères:  fh ff cocus copains collègues grosseins exhib fellation 69 théatre humour -théâtre
34551 caractères      
Auteur : Gufti Shank

Les personnages :


Juliette

Roméo

Éloïse : la meilleure amie de Roméo

Siriac : le meilleur ami de Roméo

Flora : une collègue de Roméo






Roméo & Juliette - Le dossier




Acte I, scène 1


Lundi, 19h45


L’appartement de Juliette et Roméo


(Juliette, Éloïse, Roméo)



(Tous trois sont attablés et prennent leur dîner.)


Roméo : Ah, au fait, j’ai oublié de vous dire…

Juliette : Oh, j’aime pas quand ça commence comme ça !

Roméo : Non, non, rien de grave, mais j’ai un dossier qu’il faut que je bosse avec Flora.

Éloïse : Rien de grave, qu’il dit…

Juliette (déjà agacée) : Tu peux vraiment pas le bosser avec quelqu’un d’autre ?

Roméo : Ben c’est mon chef qui nous l’a filé, je peux rien y faire.

Juliette : Tu as son numéro, à ton chef ?

Roméo : Non non non, t’appelles pas mon chef, c’est un espèce d’obsédé qu’essaie de tirer tout ce qui bouge…

Éloïse : Ben justement, ça peut marcher…

Roméo : Oh, vous allez pas me faire du boudin pour deux ou trois malheureuses heures supp !

Éloïse : Oui, le soir, tout seul avec Flora…

Juliette : C’est mort ! C’est hors de question !

Roméo : Mais j’ai pas le choix !

Juliette : Tu te démerdes ! Il est hors de question que tu passes du temps tout seul avec Flora !

Roméo : Mais ça m’arrive tout le temps, au boulot, de passer du temps tout seul avec Flora !

Éloïse : Ah oui ?


(Un silence.)


Roméo : Non, mais ce que je veux dire, c’est qu’il y a plein de moments où je suis obligé pour le boulot de passer du temps avec elle.

Juliette : Oui, mais c’est dans la journée, avec des gens pas loin. C’est pas comme : le soir, tous les deux seuls dans les locaux déserts de l’entreprise…

Roméo : Boh ! Tu vois le mal partout…

Éloïse (riant) : Oui, et puis je ne vois vraiment pas pourquoi…


(Un silence.)


Roméo : Mais je suis obligé, de toute façon, je vous répète que j’ai pas le choix, il faut qu’il se fasse ce dossier, et ça doit être bouclé avant lundi prochain.

Juliette : T’as qu’à le faire dans la journée.

Roméo : C’est déjà ce que je fais, mais ça suffira pas. Et puis dans la journée, on est tout le temps dérangés…

Éloïse : Ah oui ?

Juliette : Dérangés ? Ça veut dire quoi dérangés ?

Roméo : Oh, mais arrêtez cinq minutes ! Je vous parle de boulot, là…

Éloïse : Je dois dire que j’ai du mal à t’imaginer tout seul avec Flora parler de boulot…

Roméo : Oh la la la la !






Acte I, scène 2


Mardi, 19h35


L’appartement de Juliette et Roméo


(Juliette, Éloïse, Roméo)



(Juliette, Éloïse et Roméo sont attablés et prennent leur dîner.)


Roméo : Ah, je vous ai dit une connerie, hier, en fait, pour mon dossier que je dois bosser avec Flora. On pourra pas le faire le soir au boulot, parce que les locaux ferment à vingt heures et ils veulent pas qu’on reste.

Juliette : Eh ben tant mieux ! Bon débarras !

Roméo : Oui, alors du coup, Flora proposait qu’on aille le bosser chez elle…


(Juliette manque de s’étouffer et tousse violemment. Éloïse rit à gorge déployée.)


Juliette (se reprenant) : Eh ben allez ! Quoi de plus naturel ?

Roméo : Je me doutais que vous n’apprécieriez pas…

Éloïse : Et c’est un énorme euphémisme…

Roméo : Alors finalement, je lui ai proposé de venir le bosser ici…


(Un silence. Juliette, parfaitement incrédule, observe Roméo avec des yeux hagards.)


Juliette : C’est une plaisanterie ?!?

Roméo : Ben non.

Juliette (emportée) : Mais tu te fous de moi ou quoi ! Tu vas pas nous radiner cette salope ici, hein ?

Roméo (avec un sourire) : Écoute, y a deux solutions : ou elle vient bosser ici, ou je vais bosser chez elle, tu choisis…


(Un silence. Juliette rougit de colère.)


Éloïse (à Juliette) : En même temps, imagine sa tronche quand Roméo va lui dire qu’il faut qu’elle vienne bosser ici…

Juliette : Mouais.

Éloïse : À choisir, je pense qu’il vaut mieux que ça se fasse ici.

Juliette : Mmmmouais.

Éloïse : Bah, honnêtement, si on est deux à les surveiller, ça va aller, non ?

Roméo : Oui, et puis ça va être facile de bosser, avec vous deux dans nos pattes !

Juliette : Dis donc, tu veux pas qu’on vous réserve une chambre d’hôtel, non ?

Roméo : J’aimerais juste que vous me fassiez un peu plus confiance…


(Un lourd silence.)


Roméo : Ouais, bon, okay, j’ai rien dit.

Juliette : Voilà !


(Un silence.)


Roméo : Alors, c’est bon pour demain soir ?


(Un silence.)


Éloïse : Bah, le plus tôt sera le mieux.

Juliette : Mouais.

Roméo : Je lui dis de venir manger, comme ça, ça ira plus vite…

Juliette : Eh ben allez ! Soyons fous !






Acte I, scène 3


Mercredi, 18h40


L’appartement de Juliette et Roméo


(Juliette, Éloïse)



(Éloïse et Juliette sont assises dans le canapé et regardent bêtement la télé. On entend la porte d’entrée s’ouvrir. Roméo entre.)


Roméo : Salut !


(Il s’approche d’elles et leur dépose chacune un baiser.)


Éloïse : Alors ?

Roméo : C’est bon, elle vient manger avec nous et on bossera après.

Juliette (crispée) : C’est bon, c’est bon, c’est vite dit…

Éloïse : On n’a rien préparé.

Roméo : Bah, on n’a qu’à commander des pizzas.

Juliette : Alors elle se paye la sienne !

Roméo : Oh, détends-toi…

Juliette (se levant et s’éloignant vers la cuisine) : Je sens que je vais passer une soirée formidable…


(Elle sort.)


Roméo : Franchement, elle exagère…

Éloïse : Parce que tu trouves que toi t’exagères pas ?


(Roméo s’assoit à côté d’elle. Elle se lève instantanément et sort rejoindre Juliette.)


Roméo : Oh vous me faites chier !


(On entend frapper à la porte d’entrée.)


Roméo : Ah !

La voix de Juliette (de la cuisine) : Eh ben elle est pas en retard !


(Roméo se lève et sort vers la porte d’entrée, qu’on entend s’ouvrir.)


La voix de Roméo (déçu) : Ah, c’est toi…

La voix de Siriac : Eh ben t’as l’air content de me voir.


(Ils entrent.)


Éloïse (revenant dans la salle) : C’est parce qu’il attend quelqu’un d’autre.

Siriac : Ah ? Qui ça ?

Juliette (revenant à son tour) : Sa très chère Flora…

Siriac (à Roméo) : Ah bon, t’invites Flora chez toi, maintenant ? Tu te planques même plus ?

Roméo : Mais t’es con ou quoi ? C’est pour le boulot…

Siriac : Mais bien sûr…


(Un silence. Juliette et Éloïse regardent pesamment Roméo.)


Juliette : Tu vois ? Même Siriac n’est pas dupe…

Éloïse : C’est dire…

Siriac : Bon, donc vous faites un gigantesque plan cul, ce soir… Je peux passer ?

Roméo : Oh, va te faire foutre ! Qu’est-ce que tu voulais ?

Siriac : Ben, j’sais pas… rien…

Roméo : Super ! Eh ben, alors, c’est gentil d’être passé. À plus !

Siriac : Eh ! Oh ! Tu vas pas me foutre dehors, quand même ?

Roméo : Eh ben si, tu vois…

Éloïse : Mais non, entre Siriac. On te paye l’apéro ?

Juliette : Bah oui ! Plus on est de fous, plus on rit…

Siriac (s’asseyant lourdement sur le canapé) : Aaaaah ! Eh ben… Un Martini, Roméo, please !

Roméo : C’est ça ! Et tu veux pas une pipe, pendant que t’y es ?


(On entend de nouveau frapper à la porte d’entrée. Roméo retourne l’ouvrir.)


La voix de Roméo (provenant de l’entrée) : Salut, entre.

La voix de Flora (suave) : Salut, Roméo.

Siriac (se calant dans le canapé) : Ah ! Le spectacle va bientôt commencer…

La voix de Flora : Je suis pas trop en retard ?

La voix de Roméo : Mais non, t’inquiète pas. Tiens, donne-moi ta veste.


(Juliette, commençant de bouillonner, sort immédiatement vers la cuisine. Suivie de Roméo, Flora entre, rayonnante et souriante, vêtue d’une somptueuse robe de soirée en satin rouge sombre, et portant d’une main une magnifique composition de plantes et de fleurs, et de l’autre une petite sacoche, qu’elle dépose en arrivant. Elle parcourt la pièce du regard. Siriac la dévore des yeux.)


Flora (s’approchant d’Éloïse) : Bonsoir.


(Les jeunes femmes se saluent de deux bises. Flora tend la composition à Éloïse.)


Flora : Tiens, je me suis dit que vous aimeriez sans doute.

Éloïse (faussement gênée) : Euh… merci.


(Elle prend le pot et se tourne vers la cuisine.)


Éloïse : Juliette, viens voir la belle plante !


(Flora salue Siriac, tandis que Juliette revient, visiblement crispée et fait semblant de s’extasier un quart de seconde devant le pot de fleurs. Elle s’approche ensuite de Flora et lui fait la bise.)


Juliette (austère) : Salut. Merci pour les fleurs.

Flora : De rien. Merci pour l’invitation.

Juliette (marmoréenne) : C’est pas moi qu’il faut remercier, j’y suis pour rien !

Flora (avec un sourire) : Oui, j’imagine…

Siriac (à part) : Ah ! Ça y est, c’est parti…

Roméo (calmant immédiatement le jeu) : Voilà voilà ! Bon, allez, on va tout de suite passer à table, on sera mieux, hein ?


(Un silence. Personne ne bouge.)


Roméo : Bon… Eh ben, Siriac va aller nous chercher les pizzas pendant qu’on va boire l’apéro.

Siriac : Pardon ?

Roméo : Ça vous dérange pas de prendre l’apéro à table, les filles ? Venez vous installer. Allez, Siriac, secoue-toi un peu ! Tiens, je vais te filer un peu de fric…


(Siriac regarde soudain sa montre en affectant un air étourdi.)


Siriac (se levant) : Oh la la ! Mais c’est que j’avais pas vu l’heure, moi… je suis désolé, il faut vraiment que j’y aille. Allez, salut, tout le monde ! Bonne soirée !


(Il sort.)


Éloïse : Impressionnant…


(Elle va s’asseoir, imitée ensuite par Flora qui s’installe en face d’elle. Juliette va s’asseoir à son tour à côté d’Éloïse. Elle hésite un court instant, puis se relève ensuite et vient se placer à côté de Flora, laissant ostensiblement une place libre pour Roméo le plus loin possible de cette dernière. Elle regarde ensuite longuement Roméo en lui adressant un sourire forcé.)


Roméo : Mouais, bon… je vais commander les pizz’. Flora, tu veux quoi ?

Flora (avec un sourire) : Comme d’hab’.


(Juliette enrage.)


Roméo (mal à l’aise) : Okay… Euh… Éloïse ? Une calzone ?

Éloïse (avec un sourire) : Ah, non, tu confonds… C’est Juliette qui prend ça, en général… Moi c’est plutôt "trois fromages"…


(Juliette bout. Roméo est de plus en plus mal à l’aise.)


Roméo : Bon, euh… je vais passer la commande.


(Il s’empare d’un téléphone et commence de composer un numéro en sortant. S’ensuit un très lourd et long silence.)






Acte I, scène 4


Mercredi, 21h00


L’appartement de Juliette et Roméo


(Juliette, Éloïse, Flora, Roméo)



(Tous quatre sont assis et terminent leurs pizzas. Ils ne parlent pas. Flora regarde tour à tour Juliette, Éloïse et Roméo, puis sourit. À peine Juliette a-t-elle terminé qu’elle se lève et sort vers la cuisine, emportant son assiette et ses couverts.)


Flora : Eh ben, quelle ambiance !


(Éloïse la regarde en soupirant, puis se lève et sort rejoindre Juliette.)


Flora : Ça rigole pas, chez toi.

Roméo : Euh…

Flora : Elles font la gueule, tes bobonnes ?


(Un bruit de vaisselle brisée se fait entendre de la cuisine, suivi d’une exclamation enragée. Flora repousse son assiette et darde vers Roméo un sourire et des yeux brûlants.)


Flora : Bon… elles se couchent à quelle heure ?

Roméo (l’ignorant) : Allez, c’est pas tout ça, il faut qu’on le bosse, ce putain de dossier.


(Il se lève et débarrasse un peu la table. Flora se lève et l’imite. Ils sortent tous les deux vers la cuisine. Juliette et Éloïse en reviennent instantanément.)


Éloïse : En même temps, je sais pas si c’est bien prudent de les laisser tous les deux seuls dans la cuisine…

Juliette (soupirant) : Oh, qu’elle crève !


(Tandis que les deux jeunes femmes achèvent de débarrasser la table, Flora et Roméo ressortent de la cuisine. Flora va se saisir de la sacoche qu’elle avait en arrivant et vient s’asseoir à nouveau. Elle ouvre sa sacoche et en sort un épais dossier. Roméo regarde Juliette et lui adresse un haussement d’épaule et un sourire impuissant avant d’aller s’asseoir à côté de Flora. Juliette soupire manifestement et sort encore vers la cuisine.)


Éloïse : J’imagine que ça va pas vous plaire si je regarde la téloche à côté de vous ?

Roméo : Euh…

Éloïse : Mouais, bon… je vais la regarder au lit. Bonne nuit.

Flora : Bonne nuit.

Roméo : Bonne nuit.


(Éloïse sort vers la chambre.)


Flora (avec un sourire) : Plus qu’une…


(Roméo la regarde un instant sans réagir.)


Roméo (se ressaisissant) : Bon, alors… On en est où de ce putain de dossier ?


(Flora parcourt rapidement de nombreuses pages, attirant sur plusieurs points l’attention de Roméo, qui acquiesce à chaque fois. Juliette revient de la cuisine et se campe juste derrière eux pour les observer un moment.)


Juliette (glaciale) : Vous voulez bien vous écarter un peu l’un de l’autre ?


(Roméo se retourne pour la regarder avec étonnement tandis que Flora sourit. Roméo finit par éloigner quelque peu sa chaise de celle de Flora. Juliette contourne la table et va s’asseoir juste en face d’eux et, croisant les bras, les regarde avec insistance.)


Roméo (à Juliette) : Euh… Tu vas vraiment rester là ?

Juliette : Oui.

Roméo : Mais… euh… comment dire… je sais pas si ça va être bien facile de travailler, là…

Juliette : C’est comme ça.

Flora (se levant avec un sourire) : Bon, je vous laisse discuter un peu.


(Juliette et Roméo la regardent se lever sans comprendre.)


Flora (à Roméo, d’une voix exquise et battant des cils) : Elles sont où, vos toilettes, Roméo ?

Juliette (irritée) : Tu veux pas qu’il t’y emmène, non plus ?

Flora (piquante) : Je ne sais pas si tu serais d’accord…

Juliette : Grrrrr !

Roméo (hurlant en désignant une porte) : Là-bas !

Flora (suave) : Merci, Roméo.


(Elle sort vers les toilettes en roulant ostensiblement des fesses. Un lourd silence.)


Roméo (à voix basse) : Franchement, tu exagères !

Juliette : C’est ça… Et elle non… Mais ça m’est égal ! Je vais pas te laisser tout seul avec cette grosse salope !

Roméo (à voix basse) : Chhhhut !


(Un silence.)


Roméo (à voix basse) : Écoute, fais-moi un peu confiance…

Juliette (fort) : Quoi ? Moi ? Te faire confiance ? Si je n’étais pas aussi agacée, je crois que je rigolerais…

Roméo : Pfffff…


(On devine le bruit de la chasse d’eau. Un court instant après, Flora revient. Elle a très nettement entrouvert davantage le décolleté de sa robe. Elle retourne s’asseoir. Roméo essaie de regarder discrètement sa poitrine.)


Juliette (à Roméo) : Tu veux que j’t’aide !

Roméo (se reprenant) : Euh… Ah, tiens, ma chérie, tu veux bien me passer mon portable qu’est juste derrière toi ?

Juliette : Crève !


(Roméo soupire et se lève pour aller chercher son ordinateur portable. Se rasseyant, il le pose sur la table et l’allume.)


Flora : Bon, chapitre C7, confection…





Acte I, scène 5


Mercredi, 22h10


L’appartement de Juliette et Roméo


(Juliette, Flora, Roméo)



(Tous trois sont dans la même position qu’à la fin de la scène précédente, à l’exception du fait que Flora s’est presque imperceptiblement rapprochée de Roméo et que Juliette, appuyée sur ses coudes, paraît plus fatiguée.)


Flora : … et là, je pense qu’il faut qu’on ajoute une restriction sur le rendement annoncé.


(Juliette bâille.)


Roméo (regardant rapidement les seins de Flora) : Si tu le dis…


(Mais Juliette l’aperçoit et s’arrête tout net de bâiller.)


Juliette : J’hallucine ! Tu doutes vraiment de rien !

Flora (n’ayant rien remarqué) : Qu’est-ce qu’il y a ?

Juliette : Il y a que ça n’avancera pas d’un pouce tant que monsieur étudiera davantage tes gros seins que les pages de votre dossier à la con !


(Flora, flattée, regarde son décolleté et rehausse ses seins d’un geste franc.)


Flora (à Roméo) : Ils te plaisent ?


(Roméo ne sait plus où se mettre. Juliette bouillonne.)


Juliette : Ça me désole, mais je ne vois guère qu’une seule solution…


(Elle se lève, tire un peu la table et, la contournant, vient s’agenouiller aux pieds de Roméo, désarçonné. D’un geste, elle ouvre son pantalon. Flora semble quand même sidérée. Roméo rougit. Juliette extrait de son caleçon son sexe flageolant et se met sans la moindre hésitation à le sucer.)


Flora : Tout va bien ?

Roméo : Mais enfin, Juliette…

Juliette (retirant ce qu’elle a dans la bouche) : Je n’en ai que pour quelques minutes !


(Elle le suce à nouveau et le masturbe vigoureusement. Son sexe durcit à vue d’œil.)


Roméo (à Flora) : Euh… j’suis désolé…

Flora (finalement amusée) : Bah, laisse-la faire… Après, je lui donnerai des conseils…


(Juliette, sans s’arrêter, lance un regard noir à Flora. Une bonne minute passe. Roméo s’abandonne définitivement aux caresses de Juliette qui le pompe et le branle à toute allure. Flora regarde alternativement les deux jeunes gens.)


Flora : Alors ?

Roméo (absent) : Aaaahhein ?

Flora : Elle s’y prend mieux que moi ?

Juliette : Grmmblablmmaalmblgrrr !!!


(Roméo jette un regard distrait vers Flora, puis laisse tomber ses yeux sur son décolleté, qu’il observe longuement. Flora se cambre un peu plus.)


Roméo (hurlant soudain) : Ouaaaaaahhhaaaaaïïee ! Putain, elle m’a mordu !!!


(On devine Juliette sourire, la bouche toujours pleine. Roméo la regarde avec des yeux vitreux. Elle poursuit ses caresses avec toujours davantage d’acharnement. Roméo gémit de plus en plus.)


Flora (regardant sa montre) : Bon, c’est pas que je m’ennuie, mais…


(Éloïse entre. Elle s’arrête tout net en découvrant la scène. Elle regarde tour à tour Roméo, Juliette et Flora.)


Éloïse (avec un sourire) : Vous faites un concours ? Je peux jouer ?

Flora (navrée) : Pffff !

Roméo : Rââââaaahhh !


(Il plaque ses mains sur la tête de Juliette, puis se crispe en fermant les yeux et accompagne de deux ou trois mouvements saccadés de son bassin les ultimes caresses de Juliette qui reçoit sans sourciller tout ce qu’il éjacule au fond de sa bouche.)


Éloïse (à Roméo) : Ouah… Ma simple présence te fait jouir ?

Roméo : Rââââaaaahhhaaaa !

Flora : Bon, ça y est, c’est fini ?


(Juliette masturbe encore un peu Roméo en suçant toujours son gland et fixe des yeux frondeurs sur Flora. Éloïse les contourne pour se diriger vers la salle de bains.)


Éloïse (à Flora, en passant) : Alors, t’as perdu ?

Flora : Gna gna gna !


(Juliette abandonne le sexe encore tendu et se relève. Elle garde la bouche soigneusement fermée et, en une fraction de seconde, se précipite vers Flora, plaque ses mains sur ses joues et presse ses lèvres sur celles de la jeune femme. Celle-ci tente de se débattre plus ou moins tandis que Juliette fait rapidement couler tout le sperme sur sa bouche, son menton et son cou. Éloïse et Roméo sont consternés. Juliette se redresse en s’essuyant la bouche d’un air satisfait. Flora lui lance un regard mi-haineux mi-incrédule en essayant de retenir le sperme qui coule de son menton sur son décolleté.)


Éloïse : N’importe quoi !


(Roméo remballe son sexe et se lève.)


Roméo (à Juliette) : T’es contente ?


(Il attrape un paquet de mouchoirs et en extrait un qu’il apporte à Flora.)


Juliette : Franchement ? Oui…


(Flora s’essuie en dardant vers elle des yeux noirs.)


Flora (à voix basse, mais rageuse) : Attends que je m’occupe de toi…

Éloïse (sortant vers la salle de bains en soupirant) : Quelle maison de fous !

Juliette (sortant vers la cuisine) : Bon, je vous laisse travailler…


(Un silence. Flora prend un autre mouchoir pour achever de se nettoyer.)


Roméo : Euh… tu veux peut-être qu’on arrête ?

Flora : Certainement pas !


(Juliette revient de la cuisine avec un verre d’alcool et un paquet de cigarettes qu’elle dépose sur un meuble après en avoir pris une.)


Juliette : Faites comme si j’étais pas là…


(Elle ouvre la porte-fenêtre et sort fumer sur le balcon. Éloïse revient de la salle de bains avec un gros vibromasseur à la main. Elle traverse la pièce sans dire un mot et sort à nouveau vers la chambre sous les yeux consternés de Flora.)


Flora : N’importe quoi ! C’est vrai que c’est une maison de fous !

Roméo : Euh… tu veux quelque chose à boire, Flora ?

Flora : Mouais, pourquoi pas… un truc léger…

Roméo : Un Get ?

Flora : Oui, je veux bien. Avec beaucoup de glace, s’il te plaît.


(Roméo sort à son tour vers la cuisine. Un silence. Flora regarde pensivement vers le balcon où l’on devine Juliette occupée à fumer. On entend Roméo remuer des verres et des bouteilles dans la cuisine. Un éclair semble soudain illuminer le regard de Flora, qui sourit malicieusement en se levant. Très rapidement et le plus silencieusement possible, elle referme la porte-fenêtre et fait un tour de clef, enfermant Juliette sur le balcon. On devine celle-ci taper furieusement sur la vitre en faisant de grands gestes et en criant, mais on ne l’entend que peu.)


Flora (ravie) : Aaaah, c’est beau, le double vitrage, quand même…

La voix de Roméo (provenant de la cuisine) : Qu’est-ce qu’il y a ?

Flora : Non, rien.


(En regardant avec malignité à travers la vitre, Flora retire doucement la clef et semble chercher un court instant qu’en faire, puis soulève sa robe et la glisse dans sa culotte, tandis que Juliette s’excite encore furieusement sur la fenêtre. Puis, nonchalamment, Flora ferme les doubles rideaux et revient s’asseoir tranquillement. Un silence, que ne troublent que légèrement les coups portés par Juliette sur l’épaisse porte-fenêtre. Roméo revient, portant deux verres, qu’il dépose sur la table.)


Roméo : Tiens…

Flora (se forçant à garder son sérieux) : Merci.

Roméo (voyant les rideaux fermés) : Juliette est partie se coucher ?

Flora : Oui… elle m’a chargée de te souhaiter bonne nuit.


(À l’instant où Juliette recommence de taper sur la fenêtre, on entend un long gémissement monter de la chambre.)


Flora : Eh ben… ça rigole pas !


(Roméo, comme se doutant vaguement que quelque chose ne va pas, regarde attentivement tout autour de la pièce. Il s’approche soudain de la porte-fenêtre et ouvre d’un grand geste les doubles rideaux. Il aperçoit Juliette coincée à l’extérieur.)


Roméo (s’exclamant) : Mais… qu’est-ce que…

Flora (théâtrale) : Oh ! Ça alors ! Elle a dû s’enfermer dehors par mégarde pendant que j’avais le dos tourné…


(Roméo essaie d’appuyer la poignée, puis en cherche la clef, avant de se retourner vivement vers Flora.)


Roméo (impétueux) : Où as-tu mis la clef ?

Flora (innocemment) : Quelle clef ?

Roméo : Oh merde ! Tu fais chier, Flora !

Flora : Oui, mais c’est pas moi qui ai commencé…


(Roméo se retourne vers la porte-fenêtre et essaie de la forcer en la secouant brutalement. Il s’arrête soudain et regarde attentivement à travers la vitre. Flora s’approche et regarde à son tour.)


Flora (amusée) : Je crois qu’elle essaie de te dire quelque chose…


(Un silence. On entend encore Éloïse gémir depuis la chambre voisine.)


Roméo (cherchant toujours à décrypter les gesticulations de Juliette) : Mais pourquoi est-ce qu’elle me montre son sexe ?

Flora : Je crois qu’elle a envie de toi…

Roméo : Attends, je crois que j’ai compris…

Flora (s’approchant de lui) : En tout cas, moi, j’ai très envie de toi…


(Elle pose sa tête sur son épaule et, regardant toujours avec malice à travers la vitre, plaque sa main sur l’entrejambe de Roméo.)



Roméo (la repoussant) : Oh, fais pas chier ! Dis-moi plutôt où t’as foutu cette putain de clef !

Flora (provocante) : Je l’ai cachée quelque part sur moi…


(Roméo la contemple avec un mélange de dégoût et d’envie, puis regarde encore à travers la vitre. Flora s’approche à nouveau de lui. Il la ceinture soudainement et palpe tout son corps à la recherche de la clef, pelotant tout d’abord avec soin sa poitrine.)



Flora (se laissant faire) : Ah non, là, c’est froid…


(Roméo descend ses mains le long du ventre, de la taille et des hanches de Flora, cherchant une poche cachée sur sa robe.)



Flora : Ah, là, tu te réchauffes…


(Il passe ses mains sur ses fesses.)



Flora : Tu brûles…


(Il descend le long de ses cuisses.)


Flora : Ah, non, là, tu refroidis…

Roméo : Putain, tu l’as quand même pas foutue dans ta culotte !

Flora : J’sais pas, faut peut-être vérifier quand même…


(Roméo jette un regard hésitant à travers la fenêtre puis soulève d’un seul coup la robe de Flora et cherche à passer une main entre ses cuisses. Celle-ci presse son corps contre le sien et, tirant vers elle son visage, plaque ses lèvres sur les siennes. Roméo agite un instant sa main entre les jambes de la jeune femme et se dégage soudain de son étreinte en levant victorieusement la clef.)



Roméo (hurlant) : Je l’ai !

Flora (applaudissant avec ironie) : Bravo !


(Roméo se précipite pour déverrouiller la porte-fenêtre tandis que Flora va négligemment chercher son verre de Get. Il libère enfin Juliette qui, cramoisie, rentre en furie.)



Juliette (hurlant) : Putain, mais t’es vraiment une salope !

Flora (sans se retourner) : Hmmm, disons que ça fait un partout…

Juliette (enragée) : Ouais, alors, là, c’est à moi de jouer !


(Elle s’approche de Flora avec l’apparente intention de la frapper de toutes ses forces. Roméo s’interpose de justesse et lui saisit les mains.)


Roméo (à Juliette) : Mon amour, calme-toi !

Flora (se retournant) : C’est à moi que tu parles ?

Juliette (se débattant) : Raaaaaaahhh !

Roméo (la retenant avec peine) : Juliette, je t’en prie, arrête !

Juliette : Et toi, tu pouvais pas la surveiller, cette salope ? !

Roméo : Mais…

Juliette : T’étais bien content de lui peloter les seins et le cul, hein ?


(Roméo soupire bruyamment.)


Flora (à Roméo) : Je crois qu’elle est jalouse…

Roméo : Putain, vous pouvez pas vous arrêter deux minutes, les filles ? Vous êtes vraiment chiantes, là ! Et puis il faudrait qu’on bosse un peu, bordel !


(Il tient encore fermement Juliette qui s’est enfin arrêtée de se débattre. Flora regarde sa montre, puis repose son verre sur la table derrière elle et se tient debout derrière Roméo.)


Flora : Oui, tu as raison… Excuse-moi, Juliette.


(Roméo, parfaitement incrédule, se retourne pour la regarder. Juliette s’immobilise.)


Juliette (à Flora, absolument sceptique) : Et tu crois peut-être que ça va suffire ?


(Elle agite une dernière fois ses mains pour se défaire de l’emprise de Roméo, qui la libère. Flora jette un rapide coup d’œil à Roméo, mais reste sans bouger face à Juliette qui s’approche d’elle d’un air toujours hargneux.)


Flora : Tu ne vas quand même pas me frapper…


(Juliette fait mine de lui lancer une grande torgnole ; Flora se prépare à la recevoir, se crispant et fermant les yeux.)


Roméo (à Juliette) : Arrête !


(Juliette arrête son geste à quelques centimètres du visage de Flora, et reste un instant immobile, tremblante et les yeux fiévreux. Flora rouvre les siens, presque étonnée.)


Roméo : Juliette !


(Celle-ci observe successivement Roméo et Flora d’un regard fébrile, puis, soudainement, se précipite sur Flora, lui saisit la tête et plaque ses lèvres sur les siennes, l’embrassant soudain fougueusement.)


Roméo (ahuri) : Haaaaaaa ???!?!!??!?!


(Sans lâcher Flora, Juliette recule son visage de quelques centimètres et maintient un instant ses yeux toujours déments braqués dans ceux, surpris et troublés, de Flora. Personne ne bouge ni ne parle durant dix longues secondes, au bout desquelles Flora passe à son tour ses mains autour de la tête de Juliette et presse l’un contre l’autre leurs deux visages. Les deux jeunes femmes s’embrassent langoureusement devant Roméo qui bave presque.)


Roméo : Je… euh… il faut… il faut que je m’assoie…


(Roméo s’assoit sans décoller ses yeux des deux jeunes femmes qui continuent de s’étreindre et s’embrasser en frottant allusivement leurs deux corps l’un contre l’autre.)


Roméo (ravi) : Eh ben… qui l’eût cru…


(Juliette passe ses bras autour de la taille de Flora et caresse manifestement ses fesses.)


Roméo : Euh… qu’est-ce que… comment dire ? Vous allez peut-être pas…


(Flora pousse Juliette jusqu’au canapé où les deux jeunes femmes se laissent tomber sans se séparer et continuent de plus belle de se peloter et s’embrasser.)


Roméo : Eh ben apparemment si…


(Roméo se lève et va jusqu’à la porte de la chambre qu’il entrouvre.)


Roméo : Éloïse ?


(Flora arrache presque le chemisier de Juliette qui, de son côté a passé une main dans le décolleté de Flora.)


Flora (à Juliette, susurrant) : Et tu trouvais que j’avais de gros seins…


(Juliette l’embrasse en guise de réponse.)


Roméo : Éloïse ? Qu’est-ce tu fous ?

La voix d’Éloïse (hachée de halètements) : J’ai… presque… j’ai presque finiiii…

Roméo : Viens voir, vite !

La voix d’Éloïse : Hmmmmm ! Qu’est-ce qui se passe ?

Roméo : J’sais pas trop, c’est bizarre…


(Flora et Juliette se dévorent la poitrine l’une après l’autre, tandis que Roméo les observe en attendant Éloïse près de la porte de la chambre. Flora achève bientôt de dévêtir Juliette et retire rapidement sa robe. Les deux jeunes femmes se mettent à se caresser et se masturber à toute allure, les mains de l’une voguant sur le corps de l’autre, tandis que leurs langues ne se quittent que le temps de quelques soupirs plus profonds.)


Roméo : Éloïse !


(Un grand cri retentit soudain de l’intérieur de la chambre, faisant sursauter Roméo et s’interrompre un instant Juliette et Flora.)


Roméo (à l’attention d’Éloïse) : Putain, tu m’as fait peur !


(Le hurlement s’achève lentement en un long râle de plaisir. Juliette et Flora rigolent et reprennent leurs caresses.)


Roméo : Ça y est ? Grouille-toi !


(Éloïse entre, nue.)


Éloïse : Alors, qu’est-ce qu’il y…


(Elle s’immobilise en découvrant la scène.)


Éloïse (hurlant) : … aaaaaaaaaahhhhhh ! ! !


(Elle écarquille les yeux puis se les frotte à plusieurs reprises.)


Éloïse : Je dois être bourrée…

Roméo : Non, non, moi je les vois aussi…

Éloïse : Tu leur as fait prendre de la coke ?

Roméo : Ben non, je crois pas… C’est peut-être les pizzas…


(Flora fait s’allonger Juliette sur le canapé et s’allonge par-dessus elle à l’envers et les deux jeunes femmes se mettent à se lécher avec acharnement.)


Éloïse : Qu’est-ce qu’on fait ?

Roméo : Ben déjà, je crois que je vais prendre une photo parce que personne nous croira jamais, sinon…

Éloïse : Oui… peut-être pas même Juliette quand elle sera redevenue elle-même…


(Roméo va se saisir d’un téléphone portable qu’il manipule quelques secondes avant de s’approcher du canapé pour prendre plusieurs photographies de Juliette et Flora qui s’agitent de plus en plus. Il revient ensuite vers Éloïse.)


Roméo : Putain, ça m’excite grave !

Éloïse : Ah ?

Roméo (désignant le canapé) : Tu crois que ça craint si j’y vais ?

Éloïse : Euh… j’sais pas si il faut s’approcher trop près des fauves quand ils sont dans cet état-là… Vaut peut-être mieux attendre qu’ils soient rassasiés…


(Roméo regarde attentivement la poitrine d’Éloïse, puis vient se placer derrière elle pour la peloter doucement tandis que tous deux continuent tranquillement de contempler les deux jeunes femmes se dévorer le sexe en gémissant plaintivement au rythme de leurs dandinements spasmodiques. Éloïse passe un bras derrière elle et caresse l’entrejambe de Roméo.)


Éloïse : Ah oui… quand même… pour quelqu’un qui vient de jouir y a quinze minutes, c’est pas mal…


(Roméo l’embrasse dans le cou et descend une main jusqu’à ses fesses et l’autre vers son pubis.)


Éloïse (l’arrêtant) : Euh… non… moi, je viens de jouir y a trois minutes et ça m’excite pas tellement, tout ça…

Roméo : Me dis pas que t’es jalouse…

Éloïse : Ben, franchement, imagine que ton mec aille te tromper avec un autre mec devant toi, ça te plairait ?


(Roméo réfléchit un court instant, mais hausse finalement les sourcils.)


Roméo : Non, désolé, c’est de la science-fiction, pour moi…

Éloïse : Mouais, alors disons que oui, je suis jalouse.


(Juliette et Flora se mettent soudain à hurler plus fort et à s’agiter rageusement en s’enfonçant chacune trois doigts, puis à convulser presque en hoquetant avant de pousser deux derniers longs râles. Puis elles s’immobilisent et restent étendues, inertes l’une sur l’autre.)


Éloïse (applaudissant mollement) : Bravo ! C’était formidable !

Roméo (enthousiaste) : Ah ouais, c’était fort !


(Flora se soulève quelque peu et enjambe le corps de Juliette pour aller se vautrer dans un coin du canapé. Elle soupire et regarde Roméo avec un sourire malicieux.)


Éloïse : Mouais…


(Juliette se redresse et s’assoit à son tour dans l’autre coin du canapé. Elle considère tour à tour Éloïse et Roméo d’un air déconfit.)


Éloïse (perplexe) : Mmmmmouaiiiis…


(Heureux, Roméo va s’asseoir lourdement sur le canapé, entre Juliette et Flora et il ouvre ses bras pour les passer derrière chacune des deux jeunes femmes.)


Roméo (enjoué) : Alors, les filles ? Comment était-ce ?


(Juliette et Flora se lèvent immédiatement et simultanément. Roméo se trouve penaud.)


Flora (à Juliette) : Je peux te prendre une cigarette ?

Juliette (s’avançant vers Éloïse) : Oui, vas-y, sers-toi…


(Juliette s’approche d’Éloïse et fait mine de vouloir l’embrasser. Éloïse détourne la tête.)


Juliette (à Éloïse, chuchotant) : Excuse-moi… je ne sais pas ce qui m’a pris…


(Flora prend une cigarette du paquet et se dirige vers la porte-fenêtre.)


Roméo (à Flora) : Tu vas quand même pas sortir à poil !

Flora (ouvrant la porte-fenêtre) : Bah, il fait pas froid…

Roméo : Oui mais ça donne sur la rue, là !


(Flora ne répond rien et sort en souriant. Trois secondes après, elle rentre et retire soigneusement la clef de la porte-fenêtre en regardant Juliette, avant de ressortir. Juliette embrasse finalement Éloïse dans le cou.)


Juliette (à Éloïse, chuchotant) : Tu sais que c’est toi, que j’aime.

Roméo (lourdaud) : Vous devriez vous mettre toutes les trois côte à côte pour que je voie laquelle a les plus gros seins…

Juliette (à Éloïse) : Tu viens fumer une clope ?


(Éloïse acquiesce ; Juliette prend deux cigarettes et elles vont toutes les deux jusqu’à la porte-fenêtre ouverte.)


Roméo : Non mais vous n’allez pas sortir à poil, vous non plus !


(Elles sortent sans lui répondre.)


Roméo : N’importe quoi !


(Il se lève et va jusqu’à la porte-fenêtre.)


Roméo : Je peux venir quand même, même si je garde mes habits ?


(Il va chercher une cigarette à son tour. Des cris et sifflements lointains se font entendre de l’extérieur.)


Roméo : Qu’est-ce qui se passe ?

La voix de Flora : C’est des gens dans la rue…


(Roméo sort sur le balcon.)


La voix de Roméo : Laissez tomber, les gars ! Elles sont prises !


(On entend Juliette soupirer. Un silence.)


La voix de Roméo : Oh, la vache, les filles, vous êtes trop géniales !


(Un silence.)


La voix de Juliette (agacée) : Bas les pattes ! Tu la touches pas !

La voix de Roméo : Mais…

La voix de Juliette : Et toi, arrête un peu de le provoquer !

La voix de Flora : Ah non, là, j’ai rien fait…


(Flora rentre et va se rhabiller. Elle range toutes ses affaires de travail, puis revient près de la porte-fenêtre.)


Flora : Bon, je crois que je vais y aller.

La voix de Roméo : Comment ça ? Comme ça ? C’est tout ? C’est fini, là ?

Flora : Il est tard…

La voix de Roméo : Et le dossier ?

Flora : Euh… on finira ça au boulot, d’accord ?

La voix de Juliette : Oui, d’accord !


(Juliette et Éloïse rentrent.)


Flora (à Juliette) : Bonne soirée, et merci pour le repas.

Juliette (assez froide) : Bonne nuit.

Éloïse (glaciale) : Salut.

La voix de Roméo : Mais attendez !


(Flora s’éloigne et sort vers la porte d’entrée de l’appartement. Juliette ramasse ses habits et sort vers la salle de bains. Éloïse sort vers les toilettes. Roméo rentre et soupire.)


Roméo : Si c’est pas malheureux !


(Il range ses affaires de travail. Éloïse revient.)


Roméo : Tu vas te coucher ?

Éloïse : Oui.


(Elle sort vers la chambre. Roméo termine le verre de Get de Flora. Juliette revient.)


Roméo : Alors ? C’était bien ? Tu sais que tu m’as vraiment étonné…

Juliette : Je vais me coucher. Bonne nuit.

Roméo : Bah attends ! J’arrive !

Juliette : Je vais dormir, Roméo.


(Elle sort vers la chambre et ferme la porte derrière elle.)


Roméo : Boah…


(Elle rouvre la porte.)


Juliette : Et que je ne te voie plus traîner autour de cette grosse salope !


(Elle referme la porte.)


Roméo : M’enfin !




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