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n° 13040Jeff16911/12/08
On se déshabillera plus tard
critères:  fh hplusag médical revede pénétratio humour -h+medical
49178 caractères
Auteur : Jeff169

Je guide la table afin qu’Anne Laure s’installe confortablement, puis m’assois tranquillement. Nous sommes au fond du restaurant, à cette petite place si calme et habituelle, réservée par Bertrand, l’ami maître d’hôtel. J’aime bien cette ambiance business et feutrée de l’endroit, plutôt que les bruyantes cafétérias ou autres pizzerias, les usines à nourrir le cadre moyen. Comme s’il s’échappait quelque secret bien gardé de la crise financière de cette année 1987, les discussions chuchotées conviennent bien au divertissement que je m’apprête à mener, parallèlement à la conquête de la belle avec qui je partage une table pour la première fois.


Je me sens chez moi dans cet environnement. À peine trente ans, cravaté et costumé, chef de projet informatique et tronche de jeune premier, si ce n’était la jeunesse de ma cavalière, on aurait pu croire à un déjeuner d’affaires, mais non, pas avec une jouvencelle. Maintenant que voilà Anne Laure en place, je dois commencer par décrire les manœuvres que je me propose d’entreprendre.



***



J’ai projeté de prendre un malin plaisir à m’engager dans des conversations osées, comme on ferait avec un pote. Ou comme avec certaines copines, trop rares, celles avec qui on peut y aller carrément, profitant de cette intimité des confidences, alors que les deux sexes se complètent à merveille pour discuter, comparer les points de vue.


Pour avoir une telle relation, il faut plusieurs conditions, miraculeuses en quelque sorte. La copine doit être baisable, pour que reste mystérieux le processus qui a conduit au « finalement non, pourquoi faire ? » Bien mettable donc, sinon l’absence de sexe serait trop simple. Il faut aussi, et c’est l’essentiel dans la chose, une affinité intellectuelle, une communauté d’esprit et un sens de l’humour partagé, pour communiquer comme pas deux sur les questions d’amour, de sexe et d’affinités.


Je me remémore alors quelques dialogues avec Sylvie, ma confidente préférée :



Alors que j’imagine sa chatte entreprise avec des « angles intéressants » par le vit du jeune con, elle poursuit :



Une autre fois, le lendemain d’une de mes nuits agitées, dans notre bar préféré, Chez Roger :



Je reste énigmatique, la charmante Élodie étant tout à fait délicieuse, pas plus salope que ma voisine, et pour être honnête, moins ! Je ne laisse traîner ce mystère équivoque que pour faire enrager Sylvie.


Et tout à l’avenant. Comme l’autre fois, toujours dans notre bar préféré, deux efféminés entrent, alors :



Et Sylvie m’abandonne, comme prise d’un fou rire. J’aime bien ce ton, qui pourrait sembler une gouaille de corps de garde au premier regard, à la première écoute disons, où une femme semblerait s’égarer en cherchant à établir une relation sur le terrain vaseux de l’ami masculin. Mais non. Si la forme prend ces formes, ce n’est que dans un élan comique, en réalité, nos débats ont quelques ravissantes subtilités qui les départissent sans équivoque d’avec certaines conversations masculines.


Je ne sais pas ce que je ferais sans Sylvie. J’apprécie moyennement la liberté de parole de certains copains, qui m’écœurent parfois dans la façon d’évoquer leurs ébats. Je me remémore un joyeux « sodomie du matin, repos du vagin… », rime appréciée par l’équipe de rugby un soir de troisième mi-temps, qui me laisse un sentiment de malaise mal défini. Cela sort pourtant de types adorables, le cœur sur la main et qui feront probablement de bons maris. Mais, la surenchère dans la vulgarité des mots me laisse parfois un goût glauque. S’il est vrai que les frontières entre érotisme et vulgarité ont des contours mal définis, quand les mots se vautrent franchement, au moins, on est fixé.


Donc avec Sylvie, on peut se lâcher, tout en sachant naviguer sur ces lignes ou peuvent s’accorder les hommes et les femmes. On s’est promis d’être présent sinon témoin de nos mariages respectifs. Et surtout, d’avoir le courage d’élever la voix, voire même d’interrompre la cérémonie au cas ou l’irréparable serait en marche. On s’est promis plein de choses, de se soutenir mutuellement, de presque tout se dire, de critiquer sans vergogne les passades, les égarements. Mais aussi d’accueillir, si d’aventure les routes se croisent, l’émoi du moment avec le plus de bienveillance possible, sait-on jamais la suite.


Récemment parisiens l’un comme l’autre, nous sommes plutôt engagés en ce moment dans une sorte de boulimie tant sentimentale qu’aventureuse, nous procurant alors un épanchement de confidences non prémédité. En attendant de s’assagir un jour, nous cultivons lors de chacune de nos rencontres ces échanges, qui par l’évocation de tiers interposés nous font mieux nous connaître.



***



Parfois, pris d’un étrange comportement, il m’arrive d’adopter cette franche approche des mots avec des inconnues, d’une façon décalée, inopportune, pour ne pas dire le fait d’un malotru. Tempérant la chose par un certain ridicule obtenu par le choix des mots, une diction claire et nonchalante. Le mélange donne un truc amusant, nécessitant une attention pour éviter le laborieux. Évitez après un troisième cocktail, on choit trop facilement dans le rustre, pour ne pas dire le routier.


Le résultat est surprenant, quand, au lieu d’un silence gêné, ou encore le bon débarras ainsi obtenu d’une encombrante, on découvre une polissonne entrant allègrement dans le jeu en guise de compromis. Cela donne l’étonnante issue du ton de la confidence, de la complicité immédiate, obtenu d’une femme dont on se demandait il y a peu comment l’entreprendre galamment.


Je me souviens d’un cocktail professionnel, alors qu’une cave enfumée était remplie de nos plus gros clients abreuvés de beaujolais nouveau. Le breuvage était rapidement remplacé par quelque chose de buvable, le but étant évidemment de garder ces clients. Avec une accorte directrice de je ne sais plus quel grand compte et qui m’était inconnue, nous devisons sur nos préférences en matière de fruit de mer :



Sans équivoque possible, la vanne, qui aurait pu être lourdingue dans un autre contexte, est passée comme une lettre à la poste et nous avons poursuivi la soirée en débats légers, comme de vieux compères, ceci en tout bien tout honneur, le contexte ne se prêtant pas à la bagatelle.


Comme je ne recherche pas tant les râteaux quand même, cette méthode s’applique après avoir jugé de la réceptivité potentielle de la destinataire. Le plus souvent, une certaine maturité est un minimum. Dans l’histoire qui nous occupe, non. Ce n’est pas cela. J’ai envie de faire le taquin.


Mais reprenons au début ! Anne Laure, pas vingt ans, étudiante infirmière, provinciale montée à Paris et modestement logée dans une petite chambre de bonne, Anne Laure donc, est une belle brune, athlétique, aux formes épanouies et fermes, dégageant une présence certaine. N’eût été sa réserve, sans doute issue du mélange d’un jeune âge, de fréquentations provinciales, et le fait d’être en ce moment accompagnée d’un candidat prince charmant clairement plus âgé, réserve dis-je, associée à une tenue vestimentaire qu’on pourrait qualifier de modeste, Anne Laure ferait, sans ces limites, forte impression lors de son entrée quelque part.


J’aime bien ses beaux yeux bleus, découverts lors d’une partie de tennis, en province, là où habitent nos parents respectifs. Beaux yeux bleus et belles cuisses musclées, grande bouche s’ouvrant sur des dents magnifiques, les mecs ont leurs critères essentiels qui évoluent peu. Anne Laure possède cette joie de vivre simple, campagnarde, qui pourrait passer au premier regard pour une innocente simplicité un peu gauche. Un deuxième examen, s’attardant sans doute grâce aux jolies cuisses, découvre simplement un amour de la vie, clair et limpide, qui délaisse chichis, sophistications ou quant à soi.


Je crois que je ne la laisse pas indifférente, le jeune cadre sportif est bien de sa personne, voilà des critères suffisants pour rentrer dans une vie simple. Je fus quand même étonné d’entendre au téléphone une invitation au cinéma, hélas déclinée suite à d’autres projets. Surpris de l’initiative de la gamine, dont un précédent échange de téléphones eut permis l’audace, ce fût à mon tour de rappeler.


J’imaginais deux phases : un week-end torride dans mon petit appartement, clou d’une semaine de cour assidue.


Quitte à faire la cour, autant s’amuser un peu ! Tout d’abord, les disponibilités liées au stage hospitalier de l’infirmière en herbe ne permettant pas de dîner en semaine, ce sera donc pour déjeuner. Tant mieux, cette obligation de bienséance, en quelque sorte, me convient bien pour déployer mon plan.


Mon idée est de l’inviter quelques midis, pour, au hasard involontaire des conversations, aborder clairement des sujets bien gras, me régalant ainsi de ses réactions. Ensuite, l’ayant entreprise d’histoires salées, tout en la maintenant dans l’incertitude, je l’enlèverais pour le week-end dans mon appartement douillet. À moins que mes offenses ne provoquent une disparition, auquel cas je m’en remettrais.



J’entends presque distinctement son cœur prendre des tours.



Voilà pourquoi nous sommes ce mardi midi avec Anne Laure, dans ce restaurant calme qui semble bien lui convenir.


Une fois installés, je la regarde dans les yeux sans rien dire. Elle découvre le restaurant, jette des regards, à droite et à gauche, appréciant la chaude décoration, pour se donner un léger répit avant l’inévitable croisement des yeux. Nous voilà ! Nos yeux bleus se font face. Ses joues se teintent alors immédiatement d’une adorable façon, ce qui, à mon corps défendant, déclenche chez moi plutôt un trouble que l’amusement anticipé.



Sauvés par le gong ! Le garçon arrive avec les cartes, me gratifiant d’un « Comment allez-vous Monsieur Maisonneuve ? » Les pourboires sont parfois un investissement avec retour. Nous nous emparons alors des menus, comme s’il était impérieux de s’en affairer plutôt que de terminer la conversation engagée. Après quelques détails et questions culinaires, nous commandons. Pour elle du poisson, moi une viande. En plat unique, le midi n’étant pas l’heure de s’empiffrer. Nous regardons alors posément le garçon s’éloigner, puis d’un malin plaisir, je contemple à mon tour distraitement la décoration, feignant d’avoir perdu le fil de la conversation.



Quoi ? Je n’allais tout de même pas m’attendre à des détails croustillants. C’est moi qui joue, pas elle.



soustraction.



C’est bien la première fois que je m’entends dire aussi clairement une certaine demande.



Je commence alors mon récit :



célibataire, nettement plus mûre que moi, une belle brune d’allure sportive et qui semblait bien entourée, m’a pourtant demandé de l’aider à ranger les reliefs de cette soirée animée. Je ne sais comment, naturellement, les convives partirent alors que je continuais à m’affairer dans la cuisine. Une fois l’appartement vide, nous finissions à peine qu’elle me dit : « Alors, mon beau jeune homme ! », tout en me dévisageant de la tête aux pieds : « Je crois savoir que tu es puceau, viens dans ma chambre, nous allons corriger cela. » Tout d’abord interloqué, je ne me suis pas fait prier. La maîtresse de maison était pour moi la belle diva inaccessible.


Anne Laure a approché son visage, comme aimantée par mon ton de confidence. Elle n’en perd pas une miette et semble me dévorer de ses yeux brillants. Je poursuis :



Anne Laure me semble alors prendre un regard sérieux comme tentant de réprimer la rougeur de ses joues, écoutant ce trouble récit qui semble mettre en scène une sœur jumelle, autant que mon imagination puisse orienter ainsi la description.



Comme par miracle l’arrivée des plats interrompt l’histoire au bon moment. Nous commençons à manger, et j’entame cet amusant exercice consistant à poursuivre une histoire par petits intermèdes, entre chaque bouchée dégustée. Cela hache le discours, et en l’occurrence je trouve cela bien, le temps pour l’auditrice de digérer chaque phrase imagée, tout en partageant ces plaisirs gastronomiques. C’est encore mieux que ce que je croyais. L’histoire reprend :



Et une petite bouchée de viande avec quelques frittes, j’observe Anne Laure dont le regard est maintenant totalement captivé par son assiette, tout en picorant, comme n’ayant pas très faim. Continuons :



Hop, je prends une petite gorgée de Vittel. Le temps pour elle de bien voir le tableau.



Cette dernière phrase dite tout bas en avançant la tête, sur un ton de confidence, pour qu’elle avance aussi la sienne. Alors, je laisse quelques instants de silence, pour qu’elle savoure à son aise l’anecdote partagée, tout en s’instruisant de mon goût pour les femmes actives. Peu après, les plats sont terminés, je regarde ma montre, deux heures, il faut que j’y aille !



Sur le trottoir du restaurant, quelques minutes après :



Je l’embrasse doucement sur une joue, elle me semble brûlante, les commissures des lèvres sont proches. Je suis troublé, m’arrache à l’emprise et pars d’un pas assuré sans me retourner, puis m’évanouis dans la foule. Mon cœur bat, le pas rapide n’est pas la cause, c’est ce baiser léger. Voilà autre chose ! Ressaisis-toi, me dis-je. Après-demain donc, il faut laisser reposer un peu.



***



Le soir, après la sortie du bureau, je sirote déjà une première bière en attendant Sylvie. Alors, elle apparaît comme une joyeuse abeille qui vient me butiner un petit bisou près des lèvres, subrepticement volé. Sylvie est joliment bien roulée, suite à quelques excès de danse, de natation, d’activités champêtres. Pas très grande, chevelure châtain et tâches de rousseur, la voilà qui pétille au bar, pas vraiment inaperçue, dégageant comme des ondes autour d’elle. Ses tenues vestimentaires sont aléatoires, féminines, indescriptibles, je me demande toujours si elle va arriver en business woman, post punk soignée, ou Lolita mode.


Ce soir, c’est blue-jean tee-shirt décontracté. Je ne connaissais pas au répertoire. Il n’y avait manifestement pas de rendez-vous client aujourd’hui. Pas de soutif sous le tee-shirt, Sylvie à cette taille de poitrine idéale qui fait qu’on se demande toujours s’ils sont gros, ou moyens, peut-être même petits finalement. Mais non, une certaine lourdeur pèse sous le tee-shirt. Bref, des mecs en parlant de mémoire ne sauraient pas s’accorder sur le commentaire approprié. C’est ça qu’il y a de bien avec Sylvie, la géométrie variable.



s’attendrit vite.



Puis elle poursuit :



Roger, notre barman préféré, nous ravitaille en chips. Je remarque bien qu’il ne manque pas, quand la proximité le permet, de choper deux ou trois phrases de nos conversations. Il semble apprécier les thèmes abordés.



Et on commence à concocter un petit scénario salace tous les deux. Après quelques bières, c’est à son tour de me raconter ses dernières turpitudes. Rien de bien excitant, les petites contingences de la vie de bureau, pas de quoi fouetter un chat. Son queutard la saute demain soir, mercredi donc, tu parles d’une raison pour pas venir au bar ! Mais rien à faire, les petits plats dans les grands, ça demande du travail. On se promet de se voir jeudi soir, pour mon compte rendu, en échange de détails sur les angles intéressants du jeune maître queue, c’est promis.



***



Jeudi, même table, même heure, nous voilà à nouveau assis l’un en face de l’autre. Tenue de printemps, jupe à pois, chemisier à fleurs pas vraiment assorti. Je n’ai pas ce genre d’appétit, de voir la femme tout le temps impeccablement habillée. De temps en temps, oui. Le soutien-gorge est différent, les tétons pointent, il ne fait pourtant pas froid.


Anne Laure est différente, plus à l’aise. Elle s’est dirigée d’un pas allègre vers notre table, sous la conduite du maître d’hôtel, parcourant la salle d’un regard circulaire, puis elle s’est assise, un léger sourire aux lèvres, comme en territoire connu.



Voilà qui change les règles du jeu. Moi qui pensais assener, on demande ! Tout en regardant la carte sans la voir, je songe que je n’ai plus à me fouler pour trouver un enchaînement. Mimant sans me forcer la surprise, puis la recherche et le choix parmi les centaines de possibilités, je réponds :



Je commence alors :



commentaire, mais d’une façon exprimant clairement que ça ne risquerait pas d’arriver avec elle.



Nous changeons. Pas la même chose qu’avant-hier quand même. Toujours pas d’alcool, un plat direct, encore de la Vittel et c’est parti pour poursuivre l’histoire. Alors :



Je suis hilare ! Oubliant un instant à qui je parle, comme si j’avais Sylvie avec moi, à l’affût de détails croustillants, me voilà qui décris à Anne Laure avec force détail le calvaire que ça peut être de déniaiser une jeunette :



Les plats arrivent, cette fois on picore, comme si nous étions l’un et l’autre captivés par une histoire racontée par un tiers, mais non, c’est moi qui parle, inventant au fur et à mesure. Cette fois elle semble détendue et intéressée, écoutant avec plaisir ce récit ne sortant pas vraiment du Reader’s digest :



D’une voix fraîche ? Anne Laure s’adapte ! Je continue.



bouche, la tartinant de salive. Rapidement, elle nous fait allonger l’un à côté de l’autre sur le lit. Alors, je vais pour la caresser entre les jambes : « Non, pas là ». Encore, je me demande alors, ça recommence ? Mais non, ce n’est pas cela : « J’ai mes règles, enfile-moi l’autre trou » elle dit. Elle avait tellement dégouliné de salive sur ma queue, maintenant je comprends pourquoi. Ça prend du temps évidemment, faut y aller doucement. Ça finit par entrer complètement, puis, elle dit : « Ne bouge plus. » Et elle me prend la main, la mouille, la guide vers son clitoris et dit : « N’arrête pas. » Alors, c’est bien, elle se trémousse au bout d’un moment sous les caresses et gémit. J’ai trouvé une position confortable, on ne bouge pas trop les bassins au début, puis tout s’est bien passé.


Je clos ainsi la description, manquant d’idées à chaud, et autant laisser finir l’imagination. Peut être aussi, je trouve que ça commence à être lourd ce genre de détails, je poursuis alors la conversation :



rencontres avec de meilleurs éducateurs.



Voilà qu’Anne Laure, loin de piquer un fard rentre dans le jeu. Je pourrais être déçu de ne pas profiter d’un autre effet, mais non, le plaisir de cette disposition à écouter mes salacités masculines me la fait considérer différemment, avec un certain respect, ce qui, l’écart d’âge faisant, n’était pas le premier sentiment évoqué.



Et voilà le retour de belles rougeurs sur les joues. Ainsi sont les femmes. Elle écoute attentivement sans ciller le moins du monde une histoire de pénis tartiné de salive par une belle qui le veut dans l’anus ; et puis, entendant qu’on aime passer du temps avec elle, la voilà qui chavire !



Voilà que ça accélère plus vite que la musique !



Maintenant sur le trottoir, un petit bisou doux sur les lèvres effleurées. C’est arrivé comme ça, dans le tumulte d’un trottoir urbain. À demain alors…



***



Dans notre quartier général, le bar habituel, avec Sylvie :



Nous sommes interrompus par Roger et ses amuse-gueule. Pas de chips aujourd’hui, alors des olives. C’est l’heure bruyante, happy hours, les bureaux se vident, y compris des derniers cadres aux réunions tardives. Comme une coïncidence, la fumée des cigarettes monte avec le fond sonore, c’était pas si mal, finalement, le droit de s’enfumer. Pendant, ce temps, Sylvie digère ma dernière confidence en me regardant calmement, puis, une fois déglutie une olive :



Je fais alors signe à Roger, pour qu’il remette à flot nos verres. Les olives et les bla-bla ça donne soif. Je songe alors un peu à ce que me dit Sylvie. Sylvie a toujours raison, tôt ou tard. Je songe alors à ma propension aux desseins tordus.



Il me faut plusieurs olives et quelques gorgées de bière pour m’interroger patiemment. Sylvie respecte, en silence, devant mon regard qu’est tourné vers l’intérieur en quelque sorte. Puis j’explique :



Et Sylvie se sauve plus ou moins en courant, comme sont souvent ses départs à la fin de nos conversations, celles qui ont duré trop longtemps.



***



Le vendredi, j’attends Anne Laure sur le trottoir des Deux Canards, me demandant comment va être son arrivée, avec ses petites tenues façon papier peint. Dans mes pensées, j’avise une belle femme qui approche sur le même trottoir, se dandine de loin, des talons, une robe noire façon torride, des hanches larges. La fille marche comme on danse.


Ma vue ayant baissé après trop d’écrans informatiques, je déplore de ne pouvoir reconnaître une relation à plus de trente mètres et n’arrive pas à savoir si la silhouette qui s’avance est dotée d’un beau visage ou pas.


Soudain, un peu gêné, je regarde de l’autre côté au cas où Anne Laure arriverait. Ça ne se fait pas de se faire surprendre à baver sur une inconnue alors que la dulcinée du moment est au rendez-vous. Pas de tenue à fleur en vue, quand une tape sur l’épaule m’interpelle :



En fait, j’en suis bouche bée, de la silhouette que je n’avais pas reconnue, de ses talons aiguilles, la voilà un peu plus grande que moi. Ses beaux yeux bleus pétillent et m’observent d’un sourire léger, sa robe noire est magnifique, et cette étrange impression qu’elle n’a que ça sur elle. Oui, Anne Laure porte un vêtement et un seul. Les chaussures ne comptent pas. Subrepticement, de la condescendance envers une provinciale ordinaire, dont je m’étais promis de m’amuser un peu, mon sentiment bascule un instant en cette étrange inquiétude qui étreint parfois l’amoureux : par quel miracle cette femme pose-elle un regard sur moi ? Mais elle me parle et alors je me reprends :



Voilà notre troisième déjeuner de la semaine. C’est bien la première fois que de cette façon je flirte avec une connaissance récente. C’est amusant aussi, et cela sort des formats trop convenus. Comme mes conversations, ça, pour ce qui est de sortir des formats convenus, j’ai fait fort ! Mais je viens de prendre une résolution, on va arrêter d’être lourd, ça va cinq minutes ! Je ne vais pas encore débiter une histoire salace, non, je vais faire un effort, et pas tant que cela finalement, maintenant que je sens comme une sorte d’inclination plus douce pour Anne Laure, un penchant moins rustre que ces sauvages désirs. De plus en plus, la belle me semble douée de ressources intéressantes. Il serait temps que je commence à lui dire un peu comment je la trouve.

Restaurant sans chichis, style pizzeria, mais il n’y a pas que ça à manger. Cette fois, nous sommes moins isolés, mais plus près. Si on se penche, nos visages peuvent se toucher. Les cartes traînent sur les tables et on choisit. La salle est plus bruyante que le restaurant feutré, mais pas trop, car il n’y a pas beaucoup de monde. Il n’est que midi. Je ne sais pas pourquoi, d’un commun accord nous avons choisi cette heure pour déjeuner, comme pressés de se voir au plus tôt. Ce qu’il y a de bien à midi, c’est qu’on commande à peine assis. Apparemment chacun connaît sa pizza préférée, rapidement retrouvée.



Anne Laure est rayonnante, gaie, fraîche, comme si nous partions pour un mois de vacances au… Brésil, pourquoi pas. Je n’avais pas vu les choses exactement comme cela, m’imaginant garder un certain suspens jusqu’à la soirée, mais c’était stupide de ma part, car après mes conversations imagées, soit elle disparaît à tout jamais, soit elle n’oublie pas le gel lubrifiant avec ses affaires, façon de parler.



Voilà Anne Laure réservant, s’invitant pour le week-end complet, « full time employment » dirait la DRH. Ce qui n’est pas pour me déplaire. Ça y est, je bande, mais c’est pas possible quand même, cette manie. Voilà les pizzas, ouf. On mange en silence, peut être de façon moins délicate qu’au restaurant feutré, comme quoi l’influence rapide de l’environnement sur le comportement… Mes pensées vagabondent. Bientôt trente ans et voilà : on entreprend des femmes de dix ans de moins ! Je commence presque à regretter la grossièreté du jeu auquel je me suis livré lors de nos premiers repas. J’apprécie la délicatesse de ses doigts, son fin visage, ses grands yeux bleus et les sourcils si bruns. Moi qui aime bien les contrastes, la rencontre d’opposés, je savoure la finesse des traits et la musculature d’athlète, les fortes cuisses et le beau nez droit et fin. Je suis maintenant conquis par sa voix douce et assurée… elle me parle :



Je commence à regarder à droite à gauche, gêné, espérant qu’on ne nous entend pas trop. Elle reprend, apparemment enchantée de sa sortie :



Je commence à avoir la gorge sèche et toujours inquiet des voisins, qui ont pourtant l’air d’être absorbés dans leurs conversations, je me demande ce qui se passe et comment Anne Laure est partie dans cette histoire de taille de queues, ce n’est pas ce qui était prévu, mais non !



Voilà que la jeunette me confie que ses premières expériences corporelles furent pratiquées avec un braquemart géant, ce qui me sied peu, n’aimant pas tenir le rôle du cure-dent.



Se poursuit alors la liste de questions groupées.




***



Je ne me souviens plus très bien de ce qui s’est passé entre la table et la voiture, mais j’avais mis le pilote automatique. Comme parfois quand on a trop bu, on ne se souvient de rien. Là, on avait comme pris feu tous les deux, mais je ne savais pas que ça pouvait altérer la mémoire aussi. Je songe alors à une fumeuse théorie de mon ami Olaf expliquant que si : l’homme dispose d’assez de sang pour irriguer le cerveau et son pénis, pas les deux en même temps !


Après le court trajet en voiture, miracle : une place près de l’entrée, hop, ascenseur, et zou, clef dans le trou, nous fûmes silencieux tout du long. L’appartement est petit mais douillet. L’immigré de province fraîchement diplômé que je fus, croyant avoir un salaire ronflant, déchanta vite au regard des loyers de la capitale. L’étroitesse de la chambre, souvent partagée par la gent féminine, procure comme un surcroît d’intimité, tout en ayant un style étudiant correspondant à l’esprit des protagonistes.


Pas totalement satisfait de ces contingences matérielles, un sentiment qui m’était totalement étranger me caresse alors : du moment que je suis avec Anne Laure, tout cela n’a aucune importance.


À peine entrée, elle retire ses chaussures, pendant que je claque la porte. J’aime bien le geste suave d’une femme qui se déchausse, les yeux dans le vague. Alors, elle m’ordonne de ne pas bouger, s’agenouille pour m’enlever mocassins et chaussettes de gestes efficaces, puis, se relevant demande :



Alors, elle empoigne le tissu de mon pantalon, à l’entrejambe, puis m’entraîne dans la direction indiquée, se déplace dans l’appartement, moi dans son sillage. Si j’étais nu, c’est clair qu’elle me remorquerait par la queue. Arrivés dans la chambre sombre aux rideaux encore tirés, elle entreprend la ceinture, les premiers boutons, puis d’un même geste, abaisse pantalon et slip.



Apparemment, c’est la bonne taille, ouf. Puis elle me pousse en arrière, que je m’étale de dos sur le matelas. Ensuite, une fois sur le lit, elle s’avance de quelques pas courts et lourds, conséquents d’une marche à genoux, soulève sa robe pour m’enjamber, me permettant de constater l’absence de culotte. Je vois avancer ses fortes cuisses rapprochant sa chatte noire, puis, s’arrêtant juste au-dessus de ma queue qu’elle empoigne d’une main, elle s’assoit sur moi en s’empalant d’un mouvement.



Je me remémore alors le trajet partagé en voiture, silencieux, je ne pensais qu’à nos futures galipettes, me demandant ce que pouvait bien penser Anne Laure. Apparemment, nous partagions cette impérieuse nécessité de ne pas nous tripoter tout partout, en l’attente de l’intimité pour libérer la force qui va nous chavirer, comme si rien à la hauteur de notre désir ne pouvait se tenter ailleurs que dans un nid douillet.


J’ai compris maintenant que la belle est assez cérébrale pour se retrouver ainsi dégoulinant d’évocations. Voilà qu’après quelques secondes de répit, elle m’enserre bien la queue de son vagin musclé, relève une fois les fesses, puis se laisse à nouveau tomber lourdement.



La polissonne recommence alors le mouvement de cette délicieuse façon. Elle m’enserre la queue de son vagin, plutôt initié que novice, puis lève les fesses, faisant ressortir lentement la verge, serrant alors le plus possible. Enfin, à la limite de la sortie, elle se laisse tomber brutalement tout en se montrant alors ouverte, béante, effet probable d’une détente musculaire adéquate. Han !


Le plus délicieux, c’est qu’après trois secondes, le temps de reprendre nos souffles, de son vagin alors béant, elle m’enserre subitement le vit, comme le ferait une main, avant de reprendre la remontée. J’ai juste le temps de penser qu’elle s’est bien moquée de moi et qu’elle a dû avoir une adolescence agitée. Quand je vais raconter cela, me dis-je en pensant à Sylvie.


Au troisième mouvement, ce qui devait arriver arriva…



Voilà ce qui arrive quand on bande sans discontinuer depuis le restaurant en emportant la belle, ceci après avoir échangé des histoires salaces pendant trois jours.



Puis la voilà qui s’allonge sur moi pour m’embrasser goulûment. C’est la première fois qu’on s’embrasse, où avions-nous la tête ? J’enfourne ma langue dans cette chaleur salivaire qui m’engloutit, nous découvrons ensemble un autre point d’emboîtement merveilleux.


Je pourrais me sentir un peu déficient, après cet épanchement hâtif, mais non. La belle ingénue assure pour deux. Son vagin avide me maintient en elle. Les bassins approchés au mieux, Anne Laure se frotte le clitoris sur mon pubis, de gestes lents et forts, qui accélèrent par moment, ralentissent, reprennent. Ses manœuvres sont enivrantes, douces, tantôt mystérieuses. Les gesticulations déboulent, passent, reviennent, étourdissent. Ses souffles forts, comme opprimés par le fougueux baiser, s’échappent par le nez en fouettant mon visage.


Peu à peu, le feu qui progresse en elle s’étend jusqu’à moi. Voilà qu’à mon tour, mon souffle prend à l’unisson la vigueur du sien. Le temps ne cesse, un étourdissement vague m’étreint, comme parfois lors d’émois trop longtemps pratiqués.


Plus tard, effectuant une pose aérobie elle commente notre premier coït :



Alors, elle m’embrasse encore. Pour reprendre aussitôt ses mouvements passionnés du bassin. Voilà un long week-end qui commence fort, pensé-je, puis je laisse à nouveau mon esprit happé par l’étourdissante, en même temps que je me sens reprendre du volume en elle.




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