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n° 15456Voyage au pays du grand n'importe quoi !07/02/13
Un amour de filleule
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101174 caractères      
Auteur : Someone Else

Un amour de filleule




Note au lecteur : quelquefois, certains auteurs ajoutent à leur texte « Toute ressemblance avec des personnes existant ou ayant existé ne serait que pure coïncidence ». Mais pour celui-ci, quelque chose me dit que ce n’est pas indispensable… Bonne lecture.






« Un ami, c’est quelqu’un qui connaît tout de vous… Mais qui vous aime quand même. »

Et c’est certainement pour cela que Michel, c’est mon pote. Nous avons usé nos fonds de pantalons sur les bancs des mêmes écoles, nous nous sommes fait virer des mêmes cours, nos premières vraies conquêtes féminines étaient comme par hasard deux sœurs, et nous ne nous sommes jamais vraiment quittés.


Enfin, presque… Ce n’est que lorsque l’armée a frappé à nos portes que nos chemins se sont séparés. J’étais au fin fond de la Forêt Noire, il était à Brest ; autant dire que ce n’était pas la porte à côté…


Et quand nous sommes sortis du service, j’ai repris le chemin de l’entreprise familiale, mais lui a préféré partir tenter sa chance dans la restauration à Londres. Les années ont passé ; il a été mon témoin lors de mon mariage avec Adèle, j’ai été le sien lors de son union avec Maud, qui était d’ailleurs déjà enceinte de lui à ce moment-là.


De cet amour est née une petite fille, Natacha, et assez logiquement, je l’ai portée sur les fonts baptismaux. Et après, ben… Ils s’en sont retournés de l’autre côté du Channel, et nous n’avons de nouveau quasiment plus eu de nouvelles l’un de l’autre, sauf à l’occasion du baptême de mes deux propres enfants, et encore une fois, plus rien.


Puis, alors que ma filleule avait huit ans, ses parents ont enfin décidé de revenir en France et de relever un challenge à la hauteur de leurs ambitions : à savoir, reprendre un restaurant huppé de la région. La réussite a été complète, mais au détriment de leur vie personnelle, notamment pendant la période estivale. C’est ainsi que Natacha s’est mise à fréquenter la maison à chaque période de vacances scolaires ; mais il est vrai qu’entre mes propres enfants, les neveux et nièces ainsi que les copains et copines de tout ce petit monde, nous n’en étions plus à un môme de plus ou de moins autour de la piscine ! Heureusement que la baraque avait été construite au siècle dernier, où les grandes familles étaient la norme…


Bien entendu, au fur et à mesure que les étés se succédaient, tout ce petit monde a grandi. Mes enfants ont quitté la maison pour aller suivre leurs études à l’étranger, certains neveux ont déménagé ou se sont mis en ménage ; bref, ils sont tout simplement partis vivre leur vie… Le cycle classique et désespérément ordinaire de l’existence, quoi.


Seule Natacha a continué de revenir régulièrement. Naturellement, comme tous les autres enfants, la jolie petite fille espiègle a grandi et s’est lentement transformée en une ravissante adolescente toujours aussi enjouée. Et ce n’est que quand elle a eu quatorze ou quinze ans que j’ai compris que sa relation avec moi était en train d’évoluer pour prendre une toute autre tournure, tournure dont j’étais très loin d’imaginer la portée.


À sa façon de s’habiller, de se comporter, à cette fâcheuse manie qu’avait sa serviette de tomber lorsqu’elle sortait de la salle de bain et que j’étais dans le secteur, j’ai très vite saisi où elle voulait en venir. Alors, au début, par jeu, par curiosité et par défi, j’ai laissé faire… Après tout, que l’on soit un homme ou une femme, c’est infiniment agréable de se sentir désiré, surtout lorsqu’il y a une telle différence d’âge. Et puis, cela ne signifie absolument pas que l’on va répondre favorablement aux avances plus ou moins explicites qui vous sont faites…


Cependant, j’ai également très vite intégré que, si je ne voulais pas que tout cela ne finisse méchamment en eau de boudin, il valait mieux mettre très rapidement les choses au clair et la convaincre d’arrêter les frais. Même si, dans mon esprit, il n’avait jamais été question de répondre à la moindre de ses attentes à mon égard, son comportement quelque peu sujet à caution devenait de moins en moins discret, à l’image de ses jupes qui semblaient de plus en plus courtes, mais surtout de plus en plus légères et volantes au fil des semaines…


Bref, afin d’éviter que tout cela ne dégénère, un soir où nous étions seuls, j’ai fini par la coincer entre quatre yeux pour lui demander simplement d’arrêter son cirque.

Je subodorais le cataclysme nucléaire, mais il n’en a rien été. Tout au contraire, elle n’a pas discuté et a aussitôt saisi la nature ainsi que les raisons de mon message. Et puis, accessoirement, si la tante s’amusait de voir sa filleule tenter de s’exhiber devant moi, elle n’aurait sans doute pas aimé que cela dépasse un certain stade. Par contre, à l’époque, une phrase de Natacha n’avait pas retenu mon attention, et pourtant elle aurait dû :




—ooOoo—



Plus de cinq ans se sont écoulés. Autour de la table, la discussion va bon train ; il est vrai que le thème est particulièrement vaste : la liberté. Chacun y est allé de son exemple bien senti à base de révolutions arabes, d’expériences personnelles, de citations de célèbres anarchistes et tout le tintouin habituel de ce genre de débats, certes passionnants mais aussi passablement stériles.

Bref, cela fait déjà une bonne heure que cela dure, et précisément, aux yeux d’Adèle, cela a assez duré.




—ooOoo—



Deux bonnes heures plus tard, je suis tranquillement au lit mais, intérieurement, j’enrage… Adèle vient me rejoindre.



Le ton de ma voix n’entretient pas le doute : je ne suis pas vraiment content. Mais bien loin de se démonter, tout au contraire, ma chère et tendre sourit.



Ça, je le sais, et depuis longtemps. Adèle s’est vu proposer une mission de sept mois en Nouvelle-Zélande ; pas précisément la porte à côté ni l’endroit dont on revient tous les week-ends. Natacha, quant à elle, est étudiante à l’université située à cinq minutes à pied d’ici, alors que le domicile de sa mère est à plus d’une demi-heure de route ; c’est pourquoi elle est venue s’installer à la maison dès la reprise des cours. En somme, elle fait désormais l’inverse de quand elle était gamine : présente la semaine, absente les week-ends et pendant les vacances.



Natacha, encore vierge ? Vu le nombre de personnes qui l’ont déjà surprise avec des garçons et dans des tenues ou des situations plutôt équivoques, je pense que sa virginité tient plus de la mythomanie que d’autre chose. En attendant, le fait qu’elle pourrait être pucelle rajoute encore un peu, si besoin était, à mon intention de ne pas la toucher quoi qu’il arrive.



Soudain, je comprends mieux sa réaction. Adèle et moi sommes un couple libertin, elle se foutrait d’ailleurs bien que je couche avec Natacha si ce n’était pas ma filleule. Seulement, voilà… Il se trouve que, précisément, elle l’est. Et le Grand Marché sera une façon de refaire le point.



Dimanche matin, nous roulons déjà depuis un bon moment. La veille, vers seize heures, j’ai déposé Adèle à l’aéroport, et le soir même Natacha assiégeait ma chambre.



Oui, enfin, elle oublie de préciser que les quelques rares fois où cela s’est produit, c’était surtout parce que nous étions sous la tente et qu’elle crevait de trouille sous les orages.



Je fais allusion à cette nuisette en dentelle quasiment transparente qu’elle porte et qui parvient tout juste à lui planquer la case trésor.



Elle se fait doucereuse pour tenter de m’amadouer.



Deux heures de route, précisément. Nous franchissons un contrôle, puis un autre, et encore un autre. Oui, je suis déjà venu. Oui, je suis membre du Grand Marché. Oui, la demoiselle est majeure, documents à l’appui. Oui, nous ne sommes que deux. Non, il n’y a personne dans le coffre. Non, nous ne sommes pas des journalistes.

La route qui serpente se transforme peu à peu en chemin de terre. Nous croisons quelques autres voitures, qui zigzaguent entre les flaques. Ah, enfin, l’entrée, le parking, et là-bas, à une bonne centaine de mètres, un immense barnum de toile blanche, presque aussi grand que ceux des foires-expositions et autres manifestations du genre.



À l’intérieur, une série de stands séparés par des barrières métalliques, un peu comme dans une foire aux bestiaux, l’odeur et les mugissements en moins. Il y règne par ailleurs un silence de cathédrale, tout juste troublé par un fond musical raffiné et quelques annonces privées.

Mais dans les boxes, il ne s’agit pas de veaux, vaches, cochons, couvées, mais bel et bien d’hommes et de femmes, une bonne centaine à vue de nez. Le plus surprenant dans l’affaire n’est peut-être pas leur nudité ou ce collier de cuir noir qu’ils portent tous autour du cou, mais bel et bien sans doute les sourires ravis qu’arborent l’immense majorité d’entre eux. Cela n’empêche pas Natacha d’être scandalisée.



Je me tourne alors vers une ravissante blonde attachée à sa grille. Ses longs cheveux, soigneusement lissés cascadent le long de son dos pour se perdre dans la cambrure de ses reins. Lorsqu’elle me voit m’intéresser à elle, elle me décoche un sourire à faire fondre un iceberg tout en s’efforçant de mettre ses charmes en valeur.



L’étincelle dans le regard de la fille en dit plus que tout : elle n’échangerait sa place pour rien au monde. Elle sourit.



Elle me montre quatre doigts, toujours sans cesser de sourire. Natacha, juste à côté de moi, n’en croit pas ses yeux.



La blonde lui tend alors sa main droite pour lui montrer une petite chevalière en or, finement travaillée. Outre les initiales du Grand Marché, Natacha remarque alors les deux petits boutons – un vert, un rouge – situés sur le côté.



Tirant quelque peu sur sa chaîne, la fille, visiblement amusée, soulève alors ses cheveux pour que ma filleule remarque bien le circuit électronique enchâssé dans l’épaisseur du cuir et protégé par une cage métallique.



Tout le monde connaît plus ou moins les ressorts du petit jeu de la domination. Pour prendre un exemple aussi classique que banal et ordinaire, la fille qui rêve de se balader sans culotte mais qui n’ose pas réaliser son fantasme, un peu à cause des risques encourus mais surtout parce que son éducation associe cette pratique au comportement d’une salope.

Là, elle rencontre un maître – mais ce peut très bien être un ami, un amant, un mari ou même leurs équivalents au féminin – qui lui ordonne de le faire, et elle obéit. Ce qui peut être considéré comme une contrainte n’en est en réalité pas une : dès cet instant, elle n’a plus à assumer sa conduite puisqu’elle ne fait qu’exécuter un ordre auquel elle ne peut s’opposer… C’est le principe d’un jeu de rôles, et peu importe qu’il s’agisse en réalité d’un consentement mutuel : le système fonctionne.

Seulement, même artificiellement contrainte et forcée, la fille se rend très vite compte qu’elle y prend du plaisir. Et pour cause… Au départ, c’était d’abord et surtout son fantasme à elle !


Le seul vrai risque de cette pratique est de très vite voir la lassitude s’installer, le plaisir diminuer, la seule solution étant de passer à quelque chose de plus fort, quelque chose de plus excitant, quelque chose de plus difficile à réaliser ! Et c’est ainsi que, dans certains cas extrêmes, on se retrouve après plusieurs années à prendre du plaisir sous les coups de fouet et autres humiliations, au point de les réclamer ou de les provoquer…

Hélas, ce genre de trip revient souvent à mettre sa vie en jeu, vie sociale et vie tout court. Une personne mal intentionnée qui bave et votre mariage vole en éclats, votre famille se retrouve écartelée et votre univers professionnel est réduit à néant…


Il ne faut parfois pas grand-chose pour passer du rêve au cauchemar, du paradis à l’enfer, et tout cela parce que l’on a voulu expérimenter ce que l’on appelle quelquefois les sexualités alternatives.

Alors, en qui faire confiance ? Le maître – ou la maîtresse – « sévère mais juste » est hélas une denrée assez rare et, de plus, pour ne prendre qu’un exemple, tous ceux qui ont un jour divorcé savent à quel point l’on peut parfois être trahi par la personne que l’on aimait pourtant le plus au monde et en qui l’on avait une confiance absolue.

Du coup, des milliers de personnes, tentées par tous ces jeux – la domination, plus ou moins soft, n’en étant qu’une infime partie – restent à tout jamais sur le quai et ne franchissent jamais le pas…


La solution ? Le Grand Marché. Vous vous inscrivez, vous êtes examinés, et vous remplissez un questionnaire où vous décrivez en détail et sans tabous tout ce que vous désirez expérimenter, ce que vous êtes prêts à accepter ou que vous refusez.

Ensuite, on vous équipe de ce fameux collier et de la chevalière ; tous deux sont inviolables. Quelqu’un vous achète pour une durée prédéfinie, et c’est parti ! Et si cela vous plaît, au bout de quelques essais, il vous est possible de passer de l’autre côté et de devenir l’acheteur…


Une totale sécurité, voilà l’intérêt. Aucune chance de vous voir disparaître au milieu de nulle part : la puce GPS du collier indique en temps réel l’endroit où vous vous trouvez. Une simple pression sur le bouton vert de votre chevalière et il vous est possible de parler, ce qui est bien utile en cas d’urgence ou de problèmes graves. Deux fois par jour et à heures fixes, un contrôle a lieu, où le soumis doit appuyer sur le bouton rouge pour confirmer que tout va bien. En cas de non-réponse à deux appels, les secours internes du Grand marché sont alertés…

Votre acheteur dépasse les bornes de ce que vous êtes prêt à accepter ? Une pression sur le bouton rouge de la chevalière, accessible même dans les situations ou positions les plus extrêmes, et le dominant se doit de tout arrêter. Il ne le fait pas ? Une seconde pression et les services de sécurité du Grand Marché débarquent, avec par la suite les sanctions adaptées. Et croyez-moi, même au fin fond du bled le plus paumé, ils ne tardent pas à arriver…


Elles peuvent aller du simple avertissement à la radiation définitive. La somme réclamée lors de l’achat d’un soumis n’est d’ailleurs rendue au dominant que lorsque tout s’est bien déroulé ; dans le cas contraire, elle est versée au dominé à titre de dédommagement. Mais dans les cas les plus extrêmes, le Grand Marché assure votre défense en Justice, et cela peut très mal se terminer pour ceux qui auraient transgressé les règles !

Naturellement, la réciproque est vraie, et le dominé qui appuierait sur le bouton pour des raisons fallacieuses aurait toutes les chances d’être exclu définitivement de l’organisation…


Tous les plaisirs du sexe, même les plus fous et les plus extravagants, sans aucun risque de dommages collatéraux, c’est la raison d’être du Grand Marché. Bien entendu, tout cela n’a pas fonctionné comme sur des roulettes du jour au lendemain ; les progrès de la technologie ont bien amélioré le système, mais celui-ci perdure et assure le plaisir de ses membres depuis de longues années, sans anicroche notable.



Tandis qu’elle parcourt rapidement la fiche de la brunette en question, Natacha blêmit lorsqu’elle se rend compte que la case « prostitution » est cochée. Une fois de plus, elle sort de ses gonds.



Je souris.



Elle en reste bouche bée.



Et c’est sans doute pour cela que, lorsque nous nous sommes approchés d’elle, elle nous a rendu poliment notre sourire mais n’a pas cherché à nous donner envie de l’emmener.



Son visage reflète alors son immense stupéfaction. Je reprends.



Naturellement, elle n’en revient pas…



Je souris. Je commençais à me demander si ce moment arriverait un jour…



Furieuse, au bord de l’apoplexie et verte de rage, elle cherche alors à me gifler à toute volée. Manque de chance pour elle, j’ai déjà anticipé le coup et je l’attrape par le bras.



La seconde gifle qu’elle me décoche n’atteint pas davantage sa cible. Ivre de colère, des larmes plein les yeux, elle part en courant dans l’allée et disparaît bien vite au détour d’une allée.

Qu’importe… Je connais les règlements de l’endroit : aucun des deux ne pourra ressortir s’il n’est pas accompagné de l’autre, cela fait partie des précautions d’usage de cette organisation qui tient à sa confidentialité comme à la prunelle de ses yeux. Les curieux, les culs bénis, les chancres de la morale et autres journalistes ne sont pas les bienvenus ici…


Une bonne heure s’écoule, pendant laquelle je me balade dans cette exposition un peu particulière. L’ambiance y est toujours aussi délirante, comme en témoigne cette charmante dame qui promène fièrement au bout de sa chaîne un superbe étalon dont la virilité ne fait aucun doute, mais qui doit bien avoir la moitié de son âge ! Et à en juger par le sourire en coin du garçon, quelque chose me dit qu’elle n’a pas fini de couiner, cette dame…


Par contre, pas de trace de Natacha. Même si je sais qu’elle ne peut pas s’être enfuie, je commence à me poser des questions. Que me mijote-t-elle encore ?

J’en suis encore à me poser des questions lorsqu’une annonce faite par haut-parleur me tire de mes rêveries.



Je comprends tout de suite, puisque Claude 825 est mon pseudonyme. À cet instant précis, les choses sont très claires dans mon esprit : Natacha a dû essayer de sortir, et se rendre compte que cela est impossible sans ma présence. Ensuite, elle a dû essayer de me retrouver mais n’y est pas parvenue, d’où cette invitation par haut-parleur à me rendre à ce point de rendez-vous.

213, 214, 215… Ma mâchoire manque de se décrocher. Oui, Natacha est là… Mais elle ne se trouve pas devant le box, mais dedans !



—ooOoo—



Je n’arrive pas à y croire… Non, c’est bien elle, visiblement ravie de m’avoir joué un mauvais tour dont je n’aurais jamais imaginé qu’elle puisse être capable. Oui, je sais qu’elle me veut ; mais de là à revêtir le collier du Grand Marché, il y a de la marge !

Et en plus, je connais les usages ; elle n’a pas pu le faire à la légère : avant de signer, elle a forcément reçu l’ensemble des informations nécessaires, et notamment les risques de ce à quoi elle s’engage…


Elle est debout, là, face à moi, intégralement nue comme le veulent les usages de l’endroit, les mains sur les hanches, et elle ne cesse de sourire avec un naturel désarmant. Je ne sais pas si c’est la tronche que je tire ou la situation dans laquelle elle est qui la rend heureuse, mais elle est tout bonnement rayonnante.



Vieux réflexe idiot… Elle ne me répond bien évidement pas. Un officiel se tourne alors vers moi.



Je m’en doute. Mais il n’empêche que les bras m’en tombent…



Là-dessus, il me tend sa fiche. Le sang se retire encore un peu plus de mon visage : celle-ci est blanche. La couleur blanche, la couleur réservée aux vierges… Et ici, ce ne sont pas des paroles en l’air : ce genre d’affirmation est systématiquement suivi d’un contrôle par un gynécologue assermenté et présent sur place. Bref, cela ne peut pas être une erreur…

Et comme si tout cela ne suffisait pas, j’apprends à lecture de cette fameuse fiche que, pour couronner le tout, à l’exception de quelques pratiques telles que le sadomasochisme extrême et la prostitution, elle semble prête à tout accepter…


Voila ce qui s’appelle se retrouver dans un beau pétrin ! Que faire ? Si je ne l’achète pas, je sais que la sanction sera immédiate : elle sera radiée des membres du Grand Marché avec impossibilité de se réinscrire avant deux ans. Or, tous ceux qui ont porté un jour le fameux collier savent que c’est à lui qu’ils doivent quelques-uns des plus beaux jours de leur vie, et je m’en voudrais de la priver aussi longtemps de cette formidable opportunité.

L’acheter, d’accord, mais pour en faire quoi ? Même nue et offerte au bout de sa chaîne, elle reste ma filleule et je ne la toucherai pas. J’en suis à me poser mille questions lorsque, dans l’autre allée, une jeune femme passe, accompagnée d’un superbe étalon. Une idée traverse alors mon esprit… Bon sang, mais c’est bien sûr, comme on disait à une époque !



L’autre tape sur un clavier d’ordinateur et une diode verte s’allume sur le collier en question.



Bien qu’elle ait la possibilité de s’exprimer, elle ne prononce pas un mot. Pour toute réponse, j’ai droit à un sourire narquois qui en dit bien plus que tout « on va voir ce que l’on va voir, et tu vas craquer… »


Dix minutes plus tard, tout est en ordre : virement de compte à compte et papiers signés. Encore une fois, au Grand Marché, l’argent est un moyen, pas une finalité ; cela n’a donc strictement rien à voir avec de la prostitution. Personne ne vient ici pour arrondir des fins de mois… Je détache alors Natacha de la grille de son enclos.



Entre le box où nous nous trouvons et ce que je cherche, il y a toute l’expo à traverser. Certaines allées sont désertes, d’autres nettement moins, et il va sans dire que je prends un malin plaisir à choisir celles où les regroupements sont les plus nombreux. Natacha me suit docilement, bien évidement toujours nue et dans le plus grand silence. J’ai maintes fois été moi-même à l’autre bout de cette chaîne, et je connais très bien l’état d’esprit qui est le vôtre en pareil cas : le plaisir se mêle à la honte, la fierté le dispute à la gêne. On se sent observé, dévisagé, détaillé comme le serait un animal dont on a d’ailleurs plus ou moins accepté le statut. C’est une sensation au moins aussi troublante qu’excitante, et qu’il est extrêmement difficile d’imaginer lorsque l’on ne l’a pas vécue de l’intérieur…


Ah, enfin, voici le vendeur de chaussures. Des étagères, des dizaines de modèles d’escarpins, de talons aiguilles et de bottes, le tout dans des finitions et des hauteurs spectaculaires. L’une des règles du jeu consiste à ne jamais demander l’avis du soumis ; aussi est-ce moi seul qui choisit une paire dont les talons ne doivent pas être très loin des vingt centimètres, sans oublier la plate-forme conséquente.

Je ne me suis même pas inquiété de savoir si, oui ou non, Natacha savait marcher sur des hauts talons… Au pire, cela fera partie des défis qu’elle aura à relever. Mais après quelques pas plutôt hésitants, je constate avec amusement qu’elle semble ne pas avoir trop de mal à dompter ce qui ressemble pourtant plus à des échasses qu’à autre chose…

Et, accessoirement, elle est transfigurée. Certes, c’était le but, mais cela va bien au-delà de mes espérances… Celle qui n’était jusque là qu’une jolie fille est devenue une somptueuse créature, aux seins pointus et arrogants, aux courbes graciles et au cul de rêve. De plus, perchée tout là-haut, elle me dépasse d’une bonne demi-tête et devient en un instant l’objet de tous les regards, ce qui n’est bien entendu pas pour me déplaire.


Et l’intéressée, direz-vous ? Faisant fi d’une foule de commentaires tous plus élogieux les uns que les autres mais pas toujours formulés avec délicatesse, elle s’amuse de ce nouveau statut, même s’il est potentiellement plus proche de la poupée gonflable que de l’être humain… Non, on lui dit qu’elle est belle et qu’elle est infiniment bandante, et peu importe les outrages que certains aimeraient lui faire subir… Elle est simplement heureuse d’être là.

Très bien, puisqu’il en est ainsi, continuons…

Le salon de beauté, maintenant. Là, sur la grande table d’examen largement surélevée par rapport au sol, une fille est en train de se faire épiler, et son sexe ne cesse de nous apparaître de plus en plus lisse. Natacha ne peut pas ne pas avoir compris ce que je lui réserve, mais elle ne moufte pas. Mieux même, son sourire ne s’efface pas.



Elle me fait signe que non.



Même réponse.



Son geste est assez explicite : si, elle appréhende un peu, mais elle s’en fout. Et pourtant, l’autre fille, là, ne cesse de grimacer au fur et à mesure que sa petite touffe s’efface sous les assauts de la cire… L’autre détail qui ne peut lui avoir échappé, c’est qu’il y a bien une vingtaine de personnes attroupées devant l’échoppe et qui ne perdent pas un détail de ce qui se passe sur la table. Et là encore, si se promener nu(e) est une chose, se faire mater dans ce genre de situation en est une autre. Certes, je sais que Natacha a toujours été à l’aise dans son corps, mais tout de même…


Lorsque son tour arrive, je m’attends à la voir hésiter un moment, mais il n’en est rien. Tout juste prend-elle le temps de s’approcher de la caisse et de griffonner à la va-vite quelques mots sur une feuille volante avant de s’installer, les jambes grandes ouvertes, sur cette fameuse table.


Le pubis de Natacha n’est pas particulièrement fourni, mais j’aime l’idée de la faire parader encore un peu plus nue qu’elle ne l’est déjà. Là encore, je suis passé par là : je sais de quoi je parle…


Pas de doute, l’assistance n’en perd pas une miette ; elle a une vue imprenable sur le sexe de ma chère filleule, les sifflets et lazzis m’en sont témoins. Pour ajouter à son trouble, j’aurais pu opter pour une épilation sans préparation particulière, mais j’ai préféré m’abstenir et on est en train de lui enduire les parties sensibles d’une pommade que je sais insensibilisante. Tout y passe, même les replis les plus intimes, et j’en suis à me demander si Natacha n’aurait pas quelque peu goûté aux plaisirs saphiques pour accepter de se faire tripoter de la sorte par une autre fille… À l’occasion, je n’oublierai pas de lui poser la question.


Les bandes de cire se succèdent, mais elle reste impassible. Pourtant, je sais que – même anesthésiée par la crème – cela n’est toujours pas une partie de plaisir, surtout lorsque l’on s’attaque au rectum. C’est bien connu, le nerf optique est le plus long du corps humain, puisque l’on pleure toujours lorsque l’on vous arrache un poil de cul…


Quant à moi, fidèle à moi-même, je me surprends à profiter du spectacle de cette petite chatte aux lèvres admirablement dessinées entre lesquelles il me semble d’ailleurs apercevoir quelques gouttes de rosée. Indiscutablement, malgré le rouge qui lui monte doucement aux joues, Natacha mouille, et cela se voit… Quant à moi, oserais-je dire que la découverte de ce délicat abricot délicieusement juteux ne me laisse pas de marbre et que je suis désormais serré dans mon froc ? Oui, bien sûr, mais telle n’est pas la question…


Je suis bien incapable de dire combien de temps cela a duré, mais le sexe de Natacha est désormais totalement lisse. Là encore, je m’attendais à plus de gêne lorsqu’elle se rendrait compte que son intimité est désormais totalement offerte à tous les regards…


Tiens, le papier de tout à l’heure ; je l’avais oublié, celui-là. Je lis.



Les gens du Grand Marché m’ont avertie que tu allais probablement me pousser dans mes derniers retranchements. Mais tu n’arriveras pas à me faire craquer…

Par contre, moi, j’aurai ce que je veux, je te l’assure !



Je souris. « Compte là-dessus et bois de l’eau ! » Elle n’a surtout pas la moindre idée de ce que je lui réserve. Pourtant, la jeune femme qui passe là derrière, accompagnée d’un magnifique étalon, devrait lui donner une idée de mes intentions… En passant, quel âge a-t-il, ce beau gosse ? Je n’en sais rien, mais sa verge – pourtant au repos – reste impressionnante. Le reste est à l’avenant : large carrure, muscles saillants et, à l’exception de son sexe, l’on ne voit que son sourire dont la blancheur tranche sur sa peau d’ébène. Là encore, les commentaires vont bon train, et il est évident qu’un bon nombre des femmes de l’assistance se retient de laisser traîner ses mains sur le corps de l’éphèbe. Oui, mais voilà : ici, aussi surprenant que cela puisse paraître, cela ne se fait pas…


Pendant ce temps, Natacha est carrément en train de se livrer à un petit numéro assez inattendu mais dont je me doute qu’il m’est avant tout destiné. Debout et face au public, elle pose tranquillement, les mains sur les hanches, pour le plus grand plaisir des quelques dizaines de personnes toujours présentes et qui se relaient désormais pour prendre en photo son sexe lisse. Je l’attrape par le bras.



Pour toute réponse, elle hoche la tête affirmativement, mais sans se départir de son sourire moqueur. Peu importe, j’ai une autre carte dans ma manche ; on verra si elle continue d’apprécier.



Nous aurions très bien pu descendre par le petit escalier prévu à cet effet, mais je préfère le faire par l’avant, c’est à dire en fendant l’assemblée. Et je sais qu’il y a une sacrée différence entre être face à la foule et être au milieu de la foule, surtout lorsqu’on est nu… Les flashs crépitent, les commentaires vont bon train, le tout sous un tonnerre d’applaudissements. Cette fois, je la sens quelque peu gênée, mais je doute que ce soit à cause de sa tenue. Par contre, malgré la formidable promiscuité, pas une main ne se risque à se poser sur elle, même furtivement. Même en faisant partie du Grand Marché depuis plusieurs années, le respect qui y règne reste toujours assez troublant.


Sixième allée, aile gauche, département des hommes, ce qui explique qu’il y a une majorité de femmes parmi les acheteurs potentiels. Si Natacha continue docilement de me suivre, il me semble lire un peu d’inquiétude dans son regard. « Eh oui, ma grande, tu ne sais pas quelle surprise je te mijote ! » Autant varier les plaisirs et la laisser appréhender ce qui va se passer.


Ce doit être la quinzième fiche que je consulte jusqu’à ce que je retrouve, un peu par hasard, un visage familier : Florian. Que dire de ce grand brun ? Plutôt beau gosse, des épaules de déménageur, un mandrin hors normes dont il sait admirablement se servir et – qualité indispensable à mes yeux – il est particulièrement fiable. Pour l’avoir rencontré maintes et maintes fois dans des soirées, je sais qu’il est étonnamment maître de sa personne, et que rien ne peut vraiment l’affecter. Bref, c’est l’homme de la situation, celui qu’il me faut pour mener à bien ce que j’ai dans la tête.


Tout cela, bien entendu, Natacha ne peut s’en douter, et c’est sans doute pourquoi elle se renfrogne lorsqu’elle me voit signer les documents finalisant l’achat de Florian. Quelque chose me dit que si elle n’était pas réduite au silence, je n’aurais pas fini de l’entendre brailler… Mais pour le moment, son regard est plein de questions, auxquelles je me garde bien de répondre. Cela fait partie du jeu, après tout.



Tous deux me suivent docilement mais, pour la première fois depuis le début de cette aventure, Natacha ne sourit plus. Elle se contente de jauger Florian encore et encore, se demandant bien ce que ce type vient faire dans son histoire. Lui, par contre, est tout bonnement ravi ; mais il est vrai que, contrairement à ma filleule, il a toutes les données du problème… « Mesquin » ; vous avez dit « mesquin » ?


D’une certaine façon, le Grand Marché ressemble à n’importe quelle foire-expo, même si ce que l’on y vend y est forcément inhabituel. Mais en attendant, on y trouve également ces restos de spécialités pseudo-régionales et en réalité fabriquées un peu partout. C’est ainsi qu’un bon quart d’heure plus tard, nous nous retrouvons à une table, en train de déguster quelques recettes théoriquement périgourdines. Nous venons de passer le classique foie gras, et nous en sommes au plat de résistance lorsqu’un couple s’approche de notre table.



Je me marre intérieurement. Ça, c’est typique du Grand Marché, et cela fait partie des raisons pour lesquelles on est prêt à faire des centaines kilomètres pour s’y rendre.



L’intéressée, jusque là occupée à déguster sa salade terre et mer, croit avoir mal entendu. Je pourrais bien évidemment laisser pisser, mais l’occasion est trop belle de voir s’il est possible de la pousser encore un peu plus loin… Alors, malgré son regard désapprobateur, j’insiste.



Elle me fusille des yeux.



Je ne sais pas si c’est le côté érotique de ce que je m’apprête à lui demander de faire ou l’expression de son visage mélangeant rage et incompréhension qui est le plus jouissif. « Ah, tu en voulais ? Tu va en avoir… »


Alors, sans hésiter, elle se lève de la table et se met face au couple qui, naturellement, n’en perd pas une miette. Là, infiniment fière, les mains sur les hanches et les jambes légèrement écartées, elle attend sagement que l’inspection soit finie.



Je me lève à mon tour.



Le ton de ma voix, aussi calme que ferme, ne souffre pas la discussion. Par contre et de toute évidence, le couple est coutumier du lieu et a très bien saisi ce à quoi je joue avec Natacha.

« non », me fait-elle de la tête, implorante. Pour toute réponse, je me contente de prendre sa main et de poser son index sur le bouton rouge. De nouveau, elle hoche la tête négativement, cette fois complètement affolée.



J’ai pris soin de prononcer cette phrase d’un ton glacial. Alors, elle attrape doucement la chaîne et, tel un zombie, se dirige vers la table inoccupée. Une fois de plus, je connais cette sensation, et c’est d’ailleurs pour cela que je me permets d’ajouter :



Alors, des larmes plein les yeux et bien évidement dans le plus grand silence, elle s’exécute sans broncher. Malgré ses pleurs, quelque chose me dit que ses pupilles sont des baïonnettes ; j’ai sans doute du souci à me faire…

Dégueulasse ? Peut-être, mais sans doute pas tant que cela ; m’en est témoin l’entrejambe de Natacha qu’elle offre maintenant à la vue de tous ceux qui passent près de nous. Non, elle ne mouille pas ; disons plutôt qu’elle ruisselle, qu’elle se détrempe, qu’elle dégoutte, qu’elle s’inonde…

La dame sourit tout en s’approchant de moi.



Elle se penche vers moi et me glisse quelque chose à l’oreille.



Avec une lenteur calculée, je pose alors délicatement mon index sur le clitoris de ma charmante captive, clitoris qui semble désormais doté d’une vie propre tant il paraît vouloir s’échapper de son délicat écrin de velours rose.


L’effet est immédiat : j’ai l’impression d’avoir touché la sonnette d’alarme. Je n’ai que le temps de croiser le regard implorant de Natacha que déjà son bassin se révulse, et il semble soudain que tout son corps, mû par une force indomptable, cherche à se mettre au service de son bas-ventre à la recherche de mon doigt.


Ce sentiment, encore une fois, je le connais. C’est quand votre corps prend les commandes, lorsque votre esprit – qui pourtant s’efforce de combattre ce qui est en train de se passer – n’a plus la force de s’opposer à cette pulsion totalement animale et qu’il est impossible de canaliser. Si nous avons tous plus ou moins ces envies, je ne me doutais pas que, chez ma filleule, ce serait à ce point explosif !


Cette sensation, même après des années d’expérience, est toujours infiniment troublante, et l’on ne parvient jamais à s’y habituer. Et pour Natacha, c’est d’autant plus une révélation qu’elle n’envisageait sans doute même pas que cela puisse exister…

Pour moi, c’est assez simple : je me contente de laisser mon doigt où il se trouve, sans même le bouger d’un millimètre. Pour elle, c’est différent : tout son être tangue désormais à la rencontre de mon index, et chaque nouveau mouvement de bassin se solde par un nouveau gémissement de plaisir…


Bien entendu, le spectacle ne laisse personne indifférent, et ils sont désormais plus d’une vingtaine à se presser autour de la table. Ma filleule, elle, n’en a cure ; mais il est vrai que son univers se limite maintenant à ce plafond qu’elle regarde fixement, même si, objectivement, il est fort probable qu’elle ne voie en réalité plus rien du tout…

Ah : les coups de reins deviennent de plus en plus violents, de plus en plus désordonnés ; mais cette fois, je m’efforce de la suivre dans cette jouissance qui s’annonce à grands pas. Malgré ses mouvements de plus en plus anarchiques, j’essaie de toujours garder mon doigt posé sur son petit organe, jusqu’à ce qu’un orgasme déchirant n’engloutisse Natacha dans ses déferlantes de bonheur.


Malgré le collier, cette jouissance n’a rien eu de silencieux… Cela ajoute encore au trouble de Natacha, aussi rouge de honte que rayonnante de bonheur. Tandis qu’elle reprend son souffle, je me penche vers elle.



Elle pleure. Mais j’en jurerais, ses larmes sont surtout des larmes de joie. Elle me prend alors la main et se redresse, chancelante, tout en me montrant du regard notre table où notre repas nous attend toujours. Je souris de nouveau.



Ah, bah, tiens, oui… La prochaine fois que j’emmènerai Natacha au Grand Marché, je prendrai soin de choisir un plat qui ne refroidit pas.



—ooOoo—



Retour à la maison. Bien entendu, si j’ai permis à mes deux acquisitions de s’habiller pour le voyage, autant pour des problèmes de décence que de température, ils savent qu’il est hors de question pour eux de porter le moindre vêtement dès la porte franchie. Du coup, sitôt rentré, mon premier réflexe est d’aller mettre quelques degrés de plus à la chaudière, histoire que mes deux protégés ne s’enrhument pas trop vite.


Lorsque je remonte de la cave, Natacha a disparu ; c’est Florian qui me fait comprendre qu’elle est montée à l’étage. Que peut-elle bien y faire ? En tout cas, pas y ranger ses vêtements, soigneusement pliés sur une chaise dans l’entrée.

L’appeler ne servirait à rien, elle est de toute façon dans l’impossibilité de répondre. Je décide donc d’aller la rejoindre.

La gredine ! J’aurais pourtant dû m’en douter… Lorsque j’arrive sur le palier, c’est pour la trouver en train de se caresser. Enfin, pour être exact, elle fait mine de se caresser, multipliant à l’envi les poses suggestives et les petits bruits mouillés. Le sourire aux lèvres et son regard planté dans le mien, elle fourrage dans sa chatte dans une invite plus que directe… Elle couine, grogne, halète, mais je sais bien que son plaisir n’est pas réel. On n’apprend pas un vieux singe à faire des grimaces !


But de la manœuvre ? Un peu trop évident, à mon goût… Elle souhaite une fois de plus me faire craquer et que je lui colle la tournée carabinée dont elle rêve depuis longtemps.

Seulement, une fois de plus, je connais la combine : lorsqu’on cherche à faire croire qu’on se touche réellement, soit l’on n’est pas crédible, soit l’on se prend très vite à son propre jeu, et c’est la seconde alternative qui est en train de se produire. Alors, par jeu, je la laisse grimper dans les tours ; ses gémissements deviennent de plus en plus présents, les bruits humides s’intensifient ; et cette fois, ce n’est plus du bidon… Comme prévu, elle est en train de tomber dans le piège qu’elle avait elle-même tendu.

Je laisse donc son plaisir monter, monter et monter encore et, au moment précis où elle est sur le point d’exploser, je l’attrape par le bras et la stoppe brusquement. Elle me regarde fixement, totalement incrédule.



En effet, l’intéressé est tranquillement accoudé à la rampe de l’escalier et il nous attend, le sourire aux lèvres. Visiblement, le fait que Natacha ne sache pas ce qui se trame n’est pas étranger à sa satisfaction. J’irais même jusqu’à dire qu’il s’en régale d’avance…



Elle hoche affirmativement la tête.



Nouvel hochement de tête.



Elle acquiesce.



Tandis que je la regarde se liquéfier, je souris. En vérité, faire l’éducation d’une jeune fille qui ne demande que cela est l’une des choses les plus agréables qui soit, et je serais ravi d’être son « formateur »… Si je n’étais pas déjà son parrain.



La tronche qu’elle fait ! Ses lèvres bougent ; je n’entends naturellement pas un mot, mais je saisis assez facilement le message qu’elle tente de me faire passer. C’est quelque chose entre « non, je t’en supplie » et « tu peux bien aller te faire foutre ! » En tout cas, son expression est claire : elle n’a aucune envie de se faire sodomiser par notre ami Florian !



Elle est tout bonnement en train de se liquéfier.



Je ne sais s’il existe cinquante nuances de Grey, mais elle, elle est en train d’inventer de nouveaux stades dans la liquéfaction.



Encore une fois, j’ai droit à un flot de paroles inaudibles, ponctuées de grands signes sans ambiguïté possible. Même si je n’en pense pas moins, je fais mine d’être agacé par sa réaction.



En fait, ce n’est pas pour elle que le choix est le plus cornélien, c’est plutôt pour moi. En effet, si elle appuie sur le bouton, cela me fera une excuse en bronze pour ne jamais la toucher… Mais en même temps, comme je l’ai déjà dit, je ne souhaite pas non plus qu’elle s’exclue du Grand Marché.



Le but de la manœuvre n’est naturellement pas de calmer le jeu, mais tout au contraire de la faire réagir encore un peu plus violemment. Cette fois, c’est certain, il va se passer quelque chose : ça passe ou ça casse. De toute façon, je le savais déjà à l’instant où j’ai déposé mon paraphe en bas du document d’achat : il n’y a pas d’autre solution.


Je m’attends à tout : la voir fondre en larmes, se jeter à mes genoux, partir en courant se planquer dans sa chambre ou, pire encore, appuyer sur le bouton rouge… Mais certainement pas à la voir aller s’appuyer d’elle-même sur la commode de l’entrée et, tout en se cambrant à l’extrême, s’écarter largement les globes fessiers ! Elle les écarte d’ailleurs tellement que, de là où je suis, j’ai une vue imprenable sur sa rosette… Bien entendu, aucun son de sort de sa bouche ; mais son attitude envers Florian est sans équivoque : elle attend l’outrage…

Ce dernier n’en croit pas ses yeux, mais attend tout de même mon feu vert.



En choisissant Florian, je savais exactement ce que je faisais. Même s’il est équipé d’un mandrin de concours, il ne s’agit pas pour autant d’une brute épaisse, et il m’en apporte encore la preuve en s’agenouillant derrière elle pour lui administrer une magistrale feuille de rose. Miracle des hauts talons : malgré la différence de taille, elle est juste à la bonne hauteur ; il n’a donc pas besoin de se contorsionner pour parvenir à ses fins… Très vite, ses mains remplacent celles de Natacha qui, probablement à sa grande surprise, glousse déjà de bonheur, au point d’en chercher désormais une position la plus offerte possible. Notre ami ne s’y trompe pas, d’autant qu’elle est maintenant tellement cambrée que sa langue parvient à se faufiler jusqu’à ses lèvres, qui accueillent chacune de ses incursions avec un gémissement tout à fait charmant…


Le petit jeu dure un bon moment où son plaisir va visiblement crescendo, jusqu’à ce que je fasse signe à Florian qu’il est peut-être temps de passer aux choses sérieuses. Cette fois, j’en suis certain : excitée ou pas, lorsqu’il va présenter sa grosse queue à l’orée de sa petite porte, elle va se défiler…


Comment disent les jeunes ? Tout faux ? Eh bien oui, j’ai carrément tout faux. Déjà, elle n’a strictement pas bronché lorsqu’il a délicatement posé son sexe sur son anus, et maintenant qu’il est en train de s’enfoncer tout doucement, millimètre par millimètre, dans son rectum, elle est tout au contraire en train de se cambrer autant qu’elle le peut pour faciliter l’introduction. Réflexion faite, j’aurais peut-être dû demander à Florian de la défoncer comme il le fait de temps en temps lorsqu’il rencontre des filles expérimentées qui apprécient le mélange de plaisir et de douleur…

Comment cela peut-il être possible ? En plus, avec le collier, je pourrai toujours poser toutes les questions que je veux ; elle ne pourra jamais me répondre avant la fin du contrat… En admettant qu’elle le veuille.


Florian, lui, n’a pas ce genre d’états d’âme. Il vient de commencer à aller et venir dans les reins de Natacha, et les mouvements qu’il effectue d’ailleurs avec une grande douceur ne tardent pas à faire soupirer la belle, d’autant que la main droite de notre homme vient d’aller s’aventurer vers d’autres contrées, du côté d’un petit bouton pour être plus précis. Une queue délicate dans le cul et un doigt qui vous branle le clitoris tout en douceur, il n’est pas besoin d’être une femme pour se douter que c’est sans doute absolument délicieux…

Tiens, que ce soit devant ou derrière, la cadence s’accélère, tout comme le concerto pour souffles et gémissements majeurs qui parvient à mes oreilles. Les solistes ne sont que deux mais, comme dirait l’autre, cela envoie du bois !


« Non, tout de même, elle ne va pas jouir… Non, elle en peut pas jouir ; c’est sans doute la première fois qu’elle se fait prendre comme cela, qu’elle se fait prendre tout court, d’ailleurs… » Eh bien, si ! À mon immense surprise, Natacha vient d’exploser dans un violent orgasme, tandis que Florian n’a que le temps de se retirer de ses reins pour éjaculer une quantité industrielle de foutre sur son adorable petit cul.

Bien évidement, pas un mot, si ce n’est la tronche ravie de mes deux partenaires… Pour moi, la musique n’est pas la même ; je comptais sur cette sodomie pour que Natacha change d’avis, mais cela se termine par une jouissance réciproque. Ce n’est pas cela que l’on appelle un fiasco ?

J’essaie toutefois de cacher ma relative déception et de reprendre les rênes.



Pour toute réponse, je n’ai que deux sourires passablement niais…

Bien souvent, après ce genre d’acrobatie avec visite des voies non conventionnelles, il est de bon ton de faire un petit séjour dans la salle de bains ; c’est dans l’ordre des choses. Par contre, ce qui l’est moins, c’est que mes deux tourtereaux qui ne se connaissaient pas il y quelques heures encore y aillent main dans la main…


Vingt bonnes minutes plus tard, ils ne sont toujours pas redescendus, aussi décidé-je d’aller jeter discrètement un petit coup d’œil. Vous avez dit « le calice jusqu’à la lie » ? C’est pourtant bien ce qui est en train de m’arriver… Natacha, à genoux sur le sol, est en train d’administrer une magistrale fellation à Florian, tout juste adossé aux vasques de la salle de bains, et je remarque instantanément plusieurs choses : d’abord, aucun de mes deux zigotos ne m’a entendu arriver. Ensuite, et par opposition à sa pseudo-branlette, ma filleule ne cherche absolument pas à m’exciter ou à provoquer quoi que ce soit en moi ; elle n’a, encore une fois, même pas remarqué ma présence. Par contre, à en juger par la technique qu’elle utilise et l’entrain qu’elle y met, quelque chose me dit qu’elle est loin d’en être à son coup d’essai ! Elle est peut-être vierge, la demoiselle, mais cela m’a tout l’air d’être une sacrée pipeuse… Et c’est bien connu, ce genre de chose, cela ne s’apprend pas par correspondance.


Sa langue virevolte sur le gland, s’attarde régulièrement sur le frein avant d’emboucher l’engin jusqu’à la garde, ce qui n’est pas une mince affaire vu sa taille. Les cours de gorge profonde, il y a ça au programme du bac ou de la faculté ? Et quand elle reprend son souffle, elle n’en oublie pas pour autant de continuer à le branler d’une main et de lui malaxer vigoureusement les bourses, le tout en le fixant dans les yeux avec une attitude aussi gourmande que cochonne.


Même si mon plan ne se déroule décidément pas tout à fait comme je l’avais prévu, je n’ai pas le cœur de leur demander de s’arrêter. Surtout, ne pas faire de bruit, ne pas me faire remarquer, même s’ils sont tellement dans leur trip que je me demande bien s’ils se rendraient compte de quelque chose si d’aventure toute la fanfare du patelin déboulait dans le couloir…

Bien évidement, devant une telle tornade, Florian ne peut résister bien longtemps, et il jouit longuement dans la bouche de Natacha, qui s’empresse d’avaler toute la cargaison… C’est ce genre de détail qui laisse à penser qu’ils se croient seuls : s’ils m’avaient vu, nul doute qu’il ou elle se serait débrouillé pour rendre cette éjaculation plus spectaculaire. Tandis qu’ils reprennent lentement leur souffle, je décide de briser le silence.




—ooOoo—



Moi, à titre d’employeur, j’ai un principe : je paye mes ouvriers largement au-dessus du minimum légal. Cela me donne le droit d’être exigeant, mais surtout l’assurance que la boîte continue de tourner comme si de rien n’était alors que je suis absent. Et là, cela fait quinze jours que je ne me suis pas rendu au bureau… Et cela fait également quinze jours que Natacha carbure à un minimum de quatre ou cinq orgasmes par jour sans compter ceux qu’elle se procure seule, la plupart du temps devant moi. Elle a de la suite dans les idées fixes, la demoiselle ! Quant à Florian, j’en suis encore à me demander comment il fait pour ne pas avoir les couilles complètement desséchées avec le traitement qu’ils se font subir l’un à l’autre…


Moi, pendant ce temps, je reste de marbre, au propre comme au figuré. Non, même si ma queue me fait mal à force de bander comme un âne, je ne la baiserai pas. Non, même si j’en suis réduit à m’astiquer tout seul dans la chambre, je ne la toucherai pas. Et tiens, puisque l’on parle de chambre, ils dorment ensemble depuis le premier jour, même si cela n’avait pas non plus été prévu dans mon plan. Et comme ils ne ferment jamais la porte, je sais que si d’aventure Florian ne se dépêche pas au réveil de lui bourrer le fion séance tenante, on peut toujours compter sur Natacha pour obtenir sa petite giclée matinale…

Parce que, bien entendu, l’amour entre eux ne se résume toujours qu’à deux possibilités : anales ou orales, et de préférence pas dans cet ordre. Elle a eu beau profiter d’Internet pour se faire livrer quantité de porte-jarretelles et de bas, je n’ai pas changé d’avis, et je sais combien je peux compter sur Florian pour ne jamais trahir ma confiance. Pourtant, nul doute qu’il aimerait sans doute la fourrer par des voies plus classiques ; mais il s’en tient à mes consignes…


Natacha m’attrape par le bras. Elle vient, une fois de plus, de se branler devant moi ; mais je n’ai pas plus réagi que les fois précédentes. Elle devrait s’y être habituée, mais ce n’est pas le cas ; et cela la tourmente, je le sais. Le regard désespéré, elle me montre l’ordinateur : lorsqu’elle a quelque chose d’important à me dire, puisqu’elle ne peut pas parler, elle le fait par écrit, au clavier. Au fur et à mesure qu’elle tape, je lis au-dessus de son épaule.



Je suis en train de devenir la petite salope dont tu rêvais.

Quand vas-tu te décider à me baiser ?



Je souris.




Mais j’en ai assez ! Quand vais-je devenir une vraie femme ?





Mais demande au moins à Florian de me baiser !

Je vais devenir folle, à ce train-là !



L’intéressé, qui lui aussi découvre le message, éclate de rire tout en me faisant signe « non » de la tête.



Florian, de l’autre coté, acquiesce. Tout porte à croire qu’il ne fait pas que m’obéir, il est de plus parfaitement de mon avis.



Fin de la discussion. Natacha se lève, et se précipite dans sa chambre – où elle ne va jamais, soit dit en passant – et claque violemment la porte.



Celui-ci se contente de sourire, tout en haussant les épaules. À mon avis, il en a déjà vu d’autres ! Par contre, il se penche à son tour sur le clavier. Je lis :



Elle fait la gueule, mais je vous parie le champagne que ça ne durera pas. Pari tenu ?



Lorsque je tape dans sa main, je suis certain de gagner : je connais tout de même ma filleule, et je ne l’ai jamais vue aussi en colère que ça. Il continue de taper.



J’ai reçu un SMS ce matin. La meilleure amie de ma mère vient de décéder ; j’aimerais pouvoir l’accompagner à l’enterrement.




Il tape de nouveau.



Peut-être que si vous contactez le Grand Marché, ils auront une solution. Ce n’est l’affaire que de deux jours.



Naturellement, il n’a pas fini d’écrire sa phrase que je suis déjà au téléphone et, effectivement, ils ont la possibilité de désactiver à distance la puce sonore.



Je lis.



Du mercredi midi au vendredi soir. C’est bon ?



Il me répond simplement en mettant son pouce en l’air. Je raccroche, il tape de nouveau.



Je suis désolé de vous laisser seule avec votre filleule.

Ça ira quand même ?




Tiens, revoilà notre chère Natacha, calmée. Malgré le fameux collier, j’entends Florian qui éclate de rire.




—ooOoo—



Naturellement, la voiture de location de Florian n’a pas tourné au coin de la rue que Natacha m’a déjà entraîné vers l’ordinateur. Comme je me doute de ce qu’elle veut me dire, je coupe court.



Elle tape quelques mots :



Je sais… Mais j’aimerais te proposer un marché.





Tu te souviens de quand tu m’as fais jouir au restaurant du Grand Marché ?



La vérité, même si j’essaie de le cacher, c’est que je ne risque pas trop de l’oublier. Cela ne m’est pas arrivé souvent, d’être aussi serré dans mon froc.




Si je te promets de ne rien tenter contre toi, peut-être pourrais-tu me faire jouir de nouveau ?



Je ne sais que répondre.



Elle a déjà préparé sa réponse, comme en témoignent les deux favoris qu’elle a ajoutés dans la barre du navigateur. Il s’agit de deux vidéos : l’une où l’on y voit une ravissante Asiatique saucissonnée de manière inimaginable prendre un panard phénoménal. Quant à l’autre, si je suis bien incapable de dire de quelle nationalité est la fille, elle se prend une fessée carabinée qui se termine par quelques coups de martinet bien sentis et une jouissance peut-être encore plus explosive que la première. Les mots s’alignent de nouveau sur l’écran.



Ce n’est pas vraiment du SM ; mon contrat ne t’en empêche donc pas. Et moi, j’ai très envie d’essayer.



Décidément, cette fille me surprendra toujours. Elle continue d’écrire.



Mais seulement avec toi, pas avec Florian…



Je souris. Non, je ne serais tout de même pas allé jusque là… En attendant, et à ma propre grande surprise, j’avoue que j’aimerais bien voir jusqu’où elle est prête à aller. Et puis, après tout, quoi qu’il arrive, je ne renie pas ma promesse : pucelle elle est, pucelle elle restera.



Elle saute de joie, visiblement ravie.



Laquelle choisis-tu ?



Après quelques secondes d’hésitation, elle finit par s’arrêter sur le bondage.



Pour toute réponse, elle se pend à mon cou et m’embrasse à pleine bouche. Puis, sans me laisser le temps de respirer, elle se précipite vers un tiroir du bureau d’où elle sort un rouleau de corde de chanvre. Je souris.



« Il y a des silences qui en disent plus que les longs discours » ; c’est une formule bien connue… Et c’est incroyable ce que Natacha parvient à me faire passer avec un simple regard. Ravissement, incrédulité, soulagement, reconnaissance, appréhension, tout cela se mélange dans ses yeux et sur son visage tandis que je la vois revenir avec une boîte en carton que je connais bien. Elle l’ouvre et en sort une longue corde de coton satinée.



Elle hoche la tête négativement.



Ce que je ne lui dis pas, c’est que je ne suis pas un spécialiste de ce jeu, que je n’ai jamais longuement pratiqué comme certains. Bien sûr, j’en maîtrise les règles de base ; je dois pouvoir affirmer sans être prétentieux que je lui réserve un orgasme dont elle se souviendra ; mais il ne faut pas compter sur moi pour la transformer en œuvre d’art comme j’en ai déjà vues, avec à la clé des jouissances qui ne semblent jamais en finir. « Shibari » ; cela veut dire en Japonais « Art du chanvre ». Et moi, ben… je ne suis simplement pas un artiste.

Donc, faisons simple… La corde en double, des nœuds habilement répartis, et en avant, marche ! Natacha, nue comme il se doit, se tient droite face à moi, les yeux brillants de désir, au beau milieu du salon et se laisse faire docilement. Passer la première boucle autour de son cou, en prenant garde qu’elle ne risque pas de l’étrangler d’une manière quelconque, et que le brin soit maintenu suffisamment en arrière pour ne pas lui scier la nuque lorsque tout cela sera tendu. Descendre entre les seins, dont je m’occuperai par la suite. Ah, voici la première pièce de résistance : réussir à faire un nœud plat juste sous son nombril, faire deux boucles au niveau de ses hanches pour aller réunir les deux liens à l’arrière et revenir ensuite sur le devant.



Pour toute réponse, elle se contente d’un sourire tout en levant ses deux pouces vers le haut. Je tire sur le lien, d’abord doucement, jusqu’à ce qu’elle grimace légèrement et mette enfin ses deux pouces à l’horizontale. Je referme le nœud, puis passe les deux brins au niveau de son aine avant de glisser les deux cordes dans les boucles de ses hanches. De nouveau, je tire jusqu’à son rictus, puis je remonte vers l’autre extrémité qui se trouve entre ses omoplates et je noue le tout. Cette façon de ficeler, que certains appellent parfois à tort « la tour Eiffel » a le bon goût de laisser libre à la fois son sexe et son petit trou, et de permette par la suite pas mal de délicieux tourments. Je m’agenouille pour vérifier que les liens sont correctement placés et ne risquent pas de glisser sur la peau – provoquant ainsi un échauffement d’autant plus désagréable qu’il est mal placé – ou de pincer par exemple une lèvre. Là, le spectacle qu’elle m’offre involontairement vaut son pesant de bananes : sa chatte, bien qu’à peine distendue par les cordes, s’ouvre et se ferme telle la bouche d’un poisson hors de l’eau. Et pour faire bonne mesure, tout cela s’accompagne d’un filet de mouille qui commence à perler sur le bord de ses lèvres.


Pour la première fois depuis le début de ces aventures, j’ai le sang qui tape dans mes tempes. Surtout, ne pas le montrer, ne même pas lui donner l’impression qu’elle serait capable de me faire craquer… et pourtant je suis à deux doigts de flancher. Non, véritablement, cette fois-ci il faut vraiment que je prenne sur moi ou je vais la punaiser dans le canapé ; et la sensation est d’autant plus terrible que je sais qu’elle n’attend que cela.

Essayant tant bien que mal de calmer ma respiration, je passe derrière elle et je reprends la séance de ligotage esthétique. Un aller, un retour, quelques nœuds aux bons endroits et sa poitrine, haute et fière comme jamais, paraît désormais enchâssée dans un écrin de dentelle un peu particulier. J’en suis par contre à faire très attention à ce que je fais, ma belle filleule semblant apprécier que tout cela soit extrêmement serré…



Bon, en vérité, je pense que je suis assez loin des limites acceptables. J’ai déjà vu des filles dont les seins devenaient bleus à force d’être comprimés, ou dont les liens laissaient de longs hématomes des jours durant, mais qui en réclamaient encore. Là, j’en suis certain, une demi-heure après, on ne verra plus rien.



Bien entendu, cornichon que je suis, je comprends très vite qu’elle a beau opiner du chef, je ne sais absolument pas ce que cela veut dire !



Elle acquiesce de la tête.



Nouveau signe de tête, accompagné d’un sourire gourmand. Elle se mord la lèvre, dans une invite silencieuse mais sacrément explicite. Elle est là, devant moi, aussi nue que délicieusement ravissante dans sa parure de cordes, et j’essaie de chasser de mon esprit qu’elle est à ma merci. Sans hâte, je la pousse doucement jusqu’au canapé où je la prends dans mes bras pour l’y allonger. Je sens son souffle atrocement tiède dans mon cou…


Elle attend, immobile et suppliante, les jambes légèrement écartées. Pour une fois, elle ne me provoque pas intentionnellement ; c’est peut-être pour cela que je suis dans cet état. Je pose alors le bout de mes doigts sur sa poitrine. Je sens battre son cœur… Je l’effleure doucement, prenant le temps d’explorer chaque centimètre de sa peau, alternant douceur pure et légères griffures ; son souffle s’accélère au fur et à mesure que je m’approche de la pointe de ses seins. Légèrement, délicatement, j’en saisis les pointes dardées qui durcissent encore au contact de mes doigts, puis je les fais rouler, les étire et les étire encore. Son regard devient fixe ; son visage se crispe et soudain, telle la flèche libérée de son arc, tout son corps se cambre et elle explose en un long cri que le collier ne parvient pas à étouffer.

Je la savais excitée, mais peut-être pas au point de jouir de cette façon…


Elle revient sur terre, mais sa rentrée dans l’atmosphère n’a visiblement rien changé à son envie : sa chatte continue de frémir comme s’il ne s’était rien passé…



Tu parles ! Autant demander à un chien s’il veut un os ! Il suffit de la regarder, implorante, pour savoir qu’elle en meurt d’envie.

Alors, je pose ma main sur son ventre, juste à la limite de son pubis. Quinze jours sont passés depuis son épilation au Grand Marché, et il n’y a pas le moindre signe de repousse… Mes doigts descendent doucement vers sa vallée inondée, et au moment précis où mon index se pose sur son petit bouton, je n’ai même pas le temps de faire quoi que ce soit qu’elle explose de nouveau ; et son orgasme est peut-être même encore plus violent que le précédent.

Cinq fois. En l’espace d’une bonne heure, elle est grimpée cinq fois aux rideaux. Épuisée, dégoulinante de sueur, elle pleure ; et pourtant, je sais que si j’insistais un peu, je n’en aurais pas pour longtemps pour la renvoyer dans la stratosphère.


Cette fois, cette sensation-là, je ne la connais pas. Eh oui, même si notre culture ne cesse de nous répéter que les deux sexes sont égaux, la nature en a décidé autrement et jamais un homme ne pourra enfiler les jouissances comme la plupart des femmes en sont capables. Fort heureusement, je ne suis tout de même pas tout à fait pris au dépourvu, Adèle et quelques autres m’ont déjà parlé de cela, et qu’il ne serait pas prudent – quand bien même ce serait possible – de trop tirer sur la ficelle, et c’est le cas de le dire. De même que l’on ne peut étendre un élastique indéfiniment, il est un moment où le corps n’en peut plus…

Je dépose un chaste baiser sur ses lèvres. C’est sans doute la première fois que je le fais…



Elle essaie de hausser les épaules pour me faire probablement comprendre que rien ne presse mais, enserrée par les liens, n’y parvient pas tout à fait.



Elle acquiesce de la tête.



Je l’aide à se relever, puis l’emmène dans la salle de bains. Elle reste là quelques instants, interdite, se demandant quelle idée tordue je peux bien avoir derrière la tête.



Je crois que s’il venait de me pousser des tentacules sur le front, elle ne serait pas plus interloquée.



Il y a quelques années, je crois que j’aurais tenté le jeu de l’effeuillage sensuel, mais je me contente de me dévêtir sobrement et de poser mes vêtements sur le tabouret.

Depuis tout à l’heure, ma queue est raide, si raide qu’elle m’en fait mal. Quant aux roubignolles, il serait sans doute plus pertinent de parler de bonbonnes prêtes à exploser… Toujours est-il que c’est en lui exhibant fièrement mon sexe dardé que je me glisse sous le jet d’eau chaude, et sans même avoir pris le temps de me savonner, je commence à m’astiquer le mandrin, les yeux rivés dans les siens. Mon dieu, si j’avais su, j’aurais pensé à filmer la scène !

Les yeux comme des soucoupes, complètement effarée, je la vois hurler silencieusement ; peut-être est-ce mon imagination, mais je jurerais qu’elle est en train de me supplier d’arrêter… Mon œil, oui ! En plus, je suis dans un tel état que je ne tarde pas à jouir, expulsant une quantité incroyable de foutre sur le carrelage, que l’eau entraîne bien vite vers des contrées moins accueillantes.


Elle pleure. Est-ce dû à la fatigue, à la colère ou à la frustration, ou est-ce l’ensemble des trois ? Je n’en sais rien. Alors, sans réfléchir, je la prends dans mes bras. Mon sexe désormais dégonflé se pose sur sa cuisse, et je l’embrasse à pleine bouche. Pourquoi est-ce que je fais cela ? Là encore, je n’en sais rien…


Cela fait déjà trop longtemps que Natacha est ficelée, les mains dans le dos : il est largement temps de la détacher. Elle ne prend même pas le temps de dérouiller ses muscles endoloris, mais m’embrasse tendrement sur la joue.

Le temps pour moi d’enfiler un peignoir, elle m’attrape par le bras et m’invite à descendre. Je sais où elle m’entraîne : à l’ordinateur. Elle a quelque chose à me dire.



Je te remercie pour les cordes : c’était divin.

Maintenant, je voudrais te faire à manger, j’ai faim.



Je souris. Cette fille est véritablement incroyable. J’en viens à regretter qu’elle soit ma filleule… Quoiqu’en même temps, si elle ne l’avait pas été, je ne l’aurais sans doute jamais connue. Elle continue de taper.



Laisse-moi dormir dans ton lit ce soir.

Tu as ma parole que je ne tenterai rien.




Elle se retourne alors et, la main gauche sur le cœur, lève la main droite suivant le signe bien connu. Je suis sur le point de lui dire, sur le ton de la plaisanterie, que si d’aventure elle tentait simplement de se dédire, je lui collerais une fessée carabinée, lorsque je repense que c’est précisément ce qu’elle souhaiterait.

J’ai bien fait de me taire…


Tiens, je ne savais pas que Natacha était un cordon bleu. Il faut dire que d’habitude, c’est Adèle qui fait la tambouille – je pense d’ailleurs que c’est elle qui lui a tout appris – et que quand elle n’est pas là, ben… c’est moi.

J’ai déjà vu pas mal de choses bizarres dans ma vie, mais une cuisinière nue sur des talons de vingt centimètres, jamais. Le repas est excellent, et sitôt la table débarrassée, ma filleule m’entraîne de nouveau par la main. Elle veut aller au paddock, et vite… Arrivés au seuil de la chambre, je lui rappelle sa promesse.



Elle lève de nouveau la main droite, mais aussitôt arrivée sur le lit, elle s’assied en tailleur. Là, en quelques gestes, elle tente de me faire comprendre quelque chose. Le pouce vers elle, puis le majeur vers son entrejambe, d’une manière assez claire : elle veut se branler. Puis, l’index vers moi, la main fermée, mimant une partie de cinq contre un. Elle veut que je me branle… Ah, ça y est, je comprends : elle veut se caresser devant moi pendant que je fais de même, et nous nous regarderons mutuellement. Après tout, pourquoi pas… Même si cela fait un bail que je n’ai pratiqué ce genre de truc. Cela dit, avec Natacha, se coucher avec les couilles vides me semble une précaution supplémentaire.



Depuis les deux semaines qu’elle est là, je crois qu’il ne s’est pas passé un jour sans que je la « surprenne » les doigts dans la chatte ; mais cette fois, son expression est totalement différente. Tandis qu’elle lorgne fixement sur ma queue déjà dressée, ce que j’y vois, ce n’est que du désir et de l’envie sans une once de provocation. Et son sourire est infiniment gourmand…

Sa main gauche caresse son sein ; elle en triture la pointe, l’étire doucement, la tire-bouchonne affectueusement. Sa main droite, elle, est directement descendue vers le pôle sud, et ses doigts n’ont pas traîné à venir fureter entre ses lèvres ; mais cela n’a pas duré très longtemps. Maintenant, ils font désormais la navette entre sa grotte inondée et son petit bouton, pistonnant son antre quelques instants avant de remonter vers le clitoris qui semble frétiller sous la caresse.


Moi, de mon côté, que voulez-vous que fasse ? Je m’astique, comme disait le vitrier. Ai-je la berlue, ou est-elle déjà prête à passer sur l’autre versant ? En tout cas, ses gémissements semblent me le confirmer ; mais il me tarde de comprendre ce qu’elle cherche à faire en s’efforçant de rester comme cela, juste en équilibre au-dessus du vide…


Trop tard ! J’ai eu beau essayer de résister, le coup est parti tout seul. La première giclée atteint juste le dos de sa main, qu’elle retire vivement pour me laisser déverser le reste de ma cargaison sur le sillon de son sexe, juste avant d’en écarter les lèvres avec le pouce et l’index. La source se tarit soudain ; ma semence coule dans sa fente, et c’est l’instant qu’elle choisit pour reprendre sa masturbation là où elle était et, en l’espace de quelques secondes, elle explose en un râle que le collier est bien incapable de contenir.


À peine a-t-elle repris ses esprits qu’elle se met à lécher avec délectation le dos de sa main, et il me faut une demi-seconde pour comprendre qu’elle est tout bonnement en train de la nettoyer de mon tout premier jet de foutre… Et, pour faire bonne mesure, elle continue son petit ménage en s’efforçant de récolter le maximum de liqueur d’entre ses lèvres, suçant amoureusement ses doigts comme s’il s’agissait d’un divin nectar.

Oh la vache ! Ça, comme dirait l’autre, je ne m’y attendais pas. Elle a de la suite dans les idées, la demoiselle… Et moi, en plus de me retrouver illico avec un gourdin de compétition, j’ai droit à la mine amusée de ma chère filleule qui me joue silencieusement la scène du « j’y suis pour rien ! ».


Sitôt couché, à mon grand étonnement, elle ne se rapproche pas de moi. Serait-elle tout simplement en train de tenir sa promesse ? Cela m’en a tout l’air… Et c’est que vers deux heures du matin, lors de l’un de ces réveils nocturnes qui font le charme des nuits des gens de mon âge, que je me retrouve enchâssée à elle, dans la position de la cuillère où elle me tourne le dos. Elle dort… Et, ma foi, c’est peut-être mieux ainsi ; surtout que ma formidable érection semble ne pas s’être calmée, ma queue semblant s’être enfilée entre ses jambes, à proximité immédiate de son sexe. La perspective de l’éveiller m’effraie… Autant rester dans cette position, à profiter du parfum de ses cheveux et de la douceur de sa peau. Déjà, tout à l’heure, lorsque j’ai voulu retirer mes mains de ses seins, elle s’est recroquevillée sur elle-même comme pour m’en dissuader…



—ooOoo—



Si Florian, assez logiquement, n’est pas resté à l’issue de son contrat – ce qui ne l’empêche pas de demander assez régulièrement des nouvelles de Natacha – cette dernière a prolongé son séjour une bonne semaine de plus. Il m’a fallu me réhabituer à la voir habillée et, surtout, à l’entendre parler…

Ensuite, elle a prétexté la reprise de ses cours ou, plus exactement, la remise à l’ordre du jour d’un stage qu’elle devait faire dans une entreprise située, cette fois, plus près de chez sa mère que de chez moi, pour partir de la maison. Et puis, à part quelques appels téléphoniques pour me demander de mes nouvelles, plus rien.



—ooOoo—



Plus de six mois se sont écoulés jusqu’à ce qu’un matin mon téléphone sonne.



Voilà une nouvelle qu’elle est bonne… Et ce, à plus d’un titre. Bien entendu, je suis heureux pour elle comme le serait à peu près n’importe quel parrain, mais accessoirement et fort égoïstement, je le suis également heureux pour moi. Eh oui, raisonnablement, si elle a quelqu’un dans sa vie, elle ne me poursuivra plus de ses assiduités…



À mon avis, le dénommé Édouard n’a certainement pas idée de ce qu’est capable de faire la nana qu’il vient de mettre dans son lit ; mais je me garderais bien d’y faire allusion pour quelque raison que ce soit.



Elle éclate de rire.



C’est naturellement la tête pleine de questions que je raccroche. Qu’a-t-elle encore pu inventer, ma chère filleule ?



—ooOoo—



Jour J, onze heures moins le quart. La pâture où le barnum du Grand Marché a été monté n’est pas plus remplie qu’à l’habitude, mais cela n’a rien d’anormal…

Par contre, à l’intérieur, je suis visiblement attendu puisque, à l’entrée, un peu à la manière des aéroports, un type m’attend avec un petit panonceau portant mon nom. Il me tend l’un des petits flyers qui sont distribués un peu partout dans les allées et sur lesquels quelques mots sont simplement notés :



Natacha vous invite à 11 h 00 ; rendez-vous à l’espace n° 2.




L’espace numéro deux, c’est tout simplement celui où se trouve la grande scène. De temps en temps, certaines transactions se font aux enchères, et c’est la raison d’être de cette sorte de podium où l’on est en train de mettre en place un immense lit à baldaquin et deux fauteuils identiques. Par contre, en contrebas de l’estrade, c’est la foule des grands jours… Un autre officiel m’attend.



Onze heures pile : sous un tonnerre d’applaudissements, Natacha apparaît. À ma grande surprise, elle est accompagnée de deux étalons, tout aussi nus qu’elle. Un rapide coup d’œil me confirme ce dont je me doutais : ils portent tous deux le fameux collier. Saisissant alors un micro, elle prend la parole :



Elle se tourne alors vers moi, ce qui me vaut, à moi aussi, une salve d’acclamations.



Je ne sais pas trop pourquoi, mais j’imaginais plutôt Édouard comme étant l’un de ces étudiants modèles comme l’on en voit quelquefois, sérieux jusqu’à l’austère, arborant chemise et cravate même les jours de repos. Au lieu de cela, je vois apparaître un grand brun, taillé comme un athlète, simplement vêtu d’un tee-shirt et d’un jean. En fait, ce n’est pas sa tenue qui compte, mais le fait qu’il soit habillé alors que Natacha, tout comme ses deux accompagnants, ne le sont pas… Sans un mot, il vient s’asseoir dans l’autre fauteuil, juste à côté de moi.



Ça, c’est l’enfance de l’art : prenez le public à témoin et vous obtiendrez à coup sûr votre instant de gloire ; cela fonctionne au-delà de ce que l’on imagine.



Aussitôt a-t-elle posé le micro qu’elle s’agenouille devant le premier des garçons. Quelques coups de langue et quelques coups de poignet plus tard, celui-se retrouve avec un porte-manteau qui rendrait probablement jaloux pas mal de Blacks, que les légendes urbaines définissent pourtant toujours comme étant particulièrement bien montés.

Leur petit manège semble bien rodé, puisqu’elle se retourne vivement et que le type, sans aucune préparation préalable, s’enfonce aussi vite dans ses reins. La douleur doit être bien réelle, mais aucune plainte ne sort de sa bouche… Là, au beau milieu de la scène, elle se contente de s’accrocher à l’un des angles du baldaquin tandis que l’autre, les mains crochées dans ses hanches, lui pilonne le cul avec une force assez exceptionnelle qui en arrive à faire grincer ce lit auquel elle s’accroche. Étonnamment, celui qu’elle a présenté comme l’homme de sa vie ne moufte pas, se contentant de regarder celle qu’il est censé aimer, se faire sodomiser par un furieux qui semble par ailleurs absolument inépuisable.


Ah, la musique vient de changer : elle a réussi à poser son pied sur le rebord du lit, et tandis que le gars continue de lui matraquer le fion avec une belle constance, elle commence à fourrager entre ses lèvres avec une vigueur au moins aussi intense que celle de son étalon. Je commence à la connaître, ma chère filleule ; je l’ai vue plusieurs fois à l’œuvre avec Florian : c’est sa façon à elle de se faire crier lorsqu’elle se fait prendre de cette manière. Mais en même temps, je ne l’ai jamais vue se faire prendre autrement ; je ne peux donc pas véritablement juger…


Tiens : comme prévu, ses gémissements commencent à s’intensifier ; l’orgasme est proche. Malgré la sueur qui coule dans ses yeux, le marteau-pilon accélère encore le mouvement ; la main de Natacha en fait de même sur son clitoris, jusqu’à ce qu’elle bascule dans une longue jouissance qui déclenche une vague d’applaudissements assez phénoménale.


Tandis qu’il se retire lentement de son cul, le mec, lui, reste de marbre, au propre comme au figuré. Sa verge est toujours aussi impressionnante, accessoirement toujours aussi raide ; il se contente simplement de reprendre son souffle tandis que Natacha, quant à elle, vient de s’attaquer à la queue de l’autre type. Là encore, elle ne s’y est pas trompée, la donzelle… L’autre est également équipé d’un mandrin de concours, qu’elle se contente de lécher et de lécher encore, pour le plus grand plaisir de l’homme assis à mes côtés.

Le fantasme du cocu content est commun, direz-vous, et pas seulement au Grand Marché… Mais n’empêche, celui-ci ne raisonne pas comme les autres, et je suis bien incapable de dire pourquoi…


Tiens… Là, devant nous, la petite séance de sucette vient de prendre un jour nouveau, dans la mesure où Natacha semble désormais décidée à avaler ce membre tout entier, malgré pas mal de renvois, d’étranglements et de gargouillis divers. Mais à la quatrième ou cinquième tentative, nous avons le plaisir de la voir engloutir ce membre pourtant hors normes jusqu’à la garde, et le garder tout au fond de sa gorge pendant de longues secondes. Le public ne s’y trompe pas, et applaudit à tout rompre la performance, qu’elle recommence encore et encore…

À chaque fois, elle ne dégage cette énorme queue de son larynx qu’à la toute dernière seconde, à l’instant précis où elle est sur le point de perdre le souffle, et recrache par la même occasion une quantité invraisemblable de salive qui s’écoule doucement sur le sol.

Mais où a-t-elle donc trouvé, ou plutôt, comment a-t-elle sélectionné ces deux gugusses ? Moi, bien que j’aie déjà déroulé du câble et qu’il m’en faille beaucoup pour me faire craquer, je sais qu’à leur place et dans les deux cas, j’aurais déjà envoyé la purée depuis longtemps… Mais l’un comme l’autre ont su résister, ce qui m’épate quelque peu.


Tiens, nouveau changement de programme. Le premier type s’allonge sur le lit, la queue dressée comme un étendard, et Natacha vient de s’empaler dessus, à angle droit par rapport à lui. Elle lui tourne le dos, ce qui tombe bien puisqu’une fois de plus, c’est dans ses reins qu’il vient de pénétrer. De là où je suis, je ne perds absolument rien du spectacle… Après quelques allers et venues plutôt calmes, juste le temps de laisser l’autre prendre place tout au fond de la gorge de Natacha, le ramonage reprend de plus belle et, comme dirait l’autre, il me semble bien qu’il y a un sacré tirage !

Malgré cette queue qui lui encombre la bouche et l’empêche quasiment de respirer, elle arrive quand même à se caresser et, coincée entre ces deux membres qui l’enfilent pourtant jusqu’à l’invraisemblable, elle parvient tout de même à se faire jouir une seconde fois, non sans partir toutefois dans une énorme quinte de toux somme toute assez compréhensible.


Et les deux types, direz-vous ? Eh bien, merci pour eux : tout va bien. Je suis certain que, dans l’assistance, il doit y en avoir qui ont giclé dans leur froc rien qu’à les regarder, tellement tout cela était excitant ; mais eux, ils restent résolument impassibles, toujours raides comme des barres. C’est à se demander si leur queue est vraiment reliée à leur corps !


À peine Natacha a-t-elle repris ses esprits que le cirque recommence. Celui qu’elle avait pris dans sa bouche est désormais dans son cul, et lycée de Versailles. À un moment, je me demandais pourquoi l’un des deux types passait son temps à s’astiquer la queue avec une sorte de lingette désinfectante : tout s’explique… Mais là, il n’est plus question de gorge profonde ; elle se contente, si j’ose dire, de laisser sa langue virevolter autour du gland violacé, en insistant sur les parties les plus sensibles et sans oublier, naturellement, de lui masser langoureusement les bourses. L’autre type, lui, la pistonne gentiment, à une cadence désormais plus proche de celle du cyclotouriste que d’un coureur du tour de France, dans un accouplement toujours assez peu banal compte tenu de l’endroit où il a lieu, mais tout de même nettement moins bestial. L’homme à mes côtés se penche alors vers moi.



Bien entendu, je n’ai pas le temps de lui demander quoi que ce soit ; il vient simplement de se lever et, sans un mot, s’approche de Natacha, toujours enfichée sur l’un des deux hommes. L’autre, par contre, a moins de chance puisqu’elle l’abandonne lâchement pour aller ouvrir la braguette d’Édouard, dans laquelle elle farfouille quelques instants avant d’en extirper un membre encore flasque mais dont mon petit doigt me dit qu’il ne le restera pas bien longtemps. Comme prévu, quelques coups de langue plus tard, nous nous retrouvons face à un engin certes un peu plus petit que celui des deux autres, mais à la taille toutefois très appréciable.

En y réfléchissant deux minutes, même si je me doute bien que Natacha ne l’a certainement pas sélectionné pour la taille de sa queue, elle ne pouvait pas non plus décemment sortir avec un mec à petite bite…

Le petit jeu dure encore quelques instants où, tout en laissant l’autre s’amuser dans son rectum, elle pompe les deux types à tour de rôle sans jamais sembler s’en lasser puis, soudain, tout change.


Est-ce mon imagination, ou notre bel Édouard est en train de trembler ? Ce qu’il est sur le point de faire, ce n’est pourtant pas difficile à deviner : Natacha n’a plus qu’un orifice de libre ; il n’y a pas à tergiverser… Certes, ce genre de plan à trois tient plus de l’acrobatie que de l’amour proprement dit ; cela demande pas mal de contorsions, de technique et surtout de souplesse, mais tout de même, cela ne justifie pas une telle appréhension de sa part…

Tandis que sa queue s’approche lentement de sa chatte dégoulinante, les deux autres ont cessé de bouger. Là encore, il n’est pas nécessaire d’être devin pour se douter qu’ils attendent patiemment qu’il ait réussi son introduction pour reprendre là où ils en étaient et tenter de faire, encore une fois, grimper Natacha aux rideaux.


Je ne sais pas trop pourquoi, mais dans la salle le silence le plus total a fait place au tumulte. Certes, la scène n’est pas banale, mais je ne comprends pas les raisons d’un tel recueillement. Ce n’est pas la première fois que je vois une nana se faire farcir par trois mecs – voire même bien plus – sur la scène du Grand Marché ! À une époque, c’était même devenu un simple gage de bonne foi…


Ah, sa queue vient de s’enfoncer que quelques millimètres à peine dans le sexe de ma filleule, qui vient par ailleurs d’écarter la queue qu’elle avait dans la bouche. Entre les deux tourtereaux, quelque chose est sur le point de se passer, mais quoi ? Encore une fois, si l’on excepte l’endroit où ils se trouvent et le fait qu’elle a déjà le fondement quelque peu encombré, je ne vois pas ce qu’il peut y avoir d’exceptionnel à ce qu’un fiancé baise sa dulcinée…


Ils se regardent fixement dans les yeux ; il me semble désormais évident qu’il attend le feu vert de Natacha. Mais encore une fois, pourquoi ? Elle n’est tout de même pas….

Oh merde ! À l’instant précis où je l’ai enfin vu donner le coup de reins pour l’embrocher, j’ai distinctement entendu un craquement, suivi d’un cri de bête blessée provenant de la bouche de Natacha. Des larmes coulent de ses yeux, et je jurerais que ce qu’elle éprouve maintenant est un mélange de douleur et d’intense satisfaction. Un coup d’œil rapide à son entrejambe, que je ne vois naturellement pas vraiment, me confirme ce que j’ai cru comprendre : Natacha était vierge, et si elle vient d’offrir son pucelage à l’homme qu’elle aime. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle vient de le faire dans des conditions hors du commun !


La suite, précisément, est plus commune. Édouard a simplement attendu que la douleur de Natacha s’estompe quelque peu pour commencer à aller et venir en elle, très vite accompagné par ses deux acolytes. Et là, c’est le feu d’artifice… Natacha part dans une nouvelle jouissance, visiblement provoquée par la queue d’Édouard dans son sexe. Aussitôt a-t-elle repris contact avec le sol que c’est à celui qui lui ramone le cul de la faire retourner en orbite, et ainsi de suite… Et malgré ses incessantes allées et venues entre le septième ciel et la Terre, elle parvient tout de même à continuer de sucer et de sucer encore le troisième gars, dont l’attitude commence tout de même à changer. Là encore, est-ce moi ou a-t-elle réussi à toucher le point sensible ? Il me semble bien que oui, puisqu’après d’innombrables coups de reins, il se retire précipitamment de la bouche de Natacha et décharge une quantité invraisemblable de foutre sur son visage. Pour les deux autres, ce doit être l’étincelle qui fait déborder le vase. Et, en fait de débordement, leurs hurlements quasi-simultanés tandis que leurs propres bassins se trouvent soudain animés d’une vie propre en est la preuve. Tout ce petit monde s’écoule, totalement épuisé, sous les hourras de la foule en délire.


Lorsque, quelques minutes plus tard, Natacha revient saluer le public, elle a bien pris garde de ne pas essuyer la moindre goutte de foutre des trois hommes, et c’est le visage toujours barbouillé de semence qu’elle revient vers moi.

Elle se blottit alors dans mes bras.



Édouard, juste derrière elle, tient à me serrer la main.



Natacha prend alors la parole.



Ils s’embrassent tendrement. Pour un peu, je serais presque ému…



Après un dernier baiser, la belle s’en retourne en souriant. Même si je suis infiniment heureux pour eux, je ne sais pas pourquoi, je flaire le mauvais coup.



Formidable, c’est un euphémisme. Je ne suis même pas certain qu’il sache à quel point elle l’est.



Il est bien gentil, notre ami, mais je ne vois pas en quoi cela me concerne.



Et merde… Cette fois, je n’y couperai pas.






Je tiens à saluer, au nom de tous les auteurs, ces travailleurs de l’ombre que sont les correcteurs et sans lesquels la plupart de nos élucubrations ne seraient que des torchons infâmes. Qu’ils soient infiniment remerciés !




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