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n° 17785calpurnia12/02/17
Le monde est ruisselant
critères:  f jeunes cérébral fmast hmast fdanus poésie délire
8783 caractères      
Auteur : Calpurnia

Avertissement :


Ce texte a été censuré sur Facebook seulement deux heures après avoir été publié.

Quelqu’un a dû me dénoncer. Ou bien, il y a une recherche automatique sur des mots-clés. Peu importe. Les ciseaux informatiques des censeurs sont d’une effrayante efficacité.


Il s’agissait pourtant d’un groupe fermé de poésie érotique, interdit aux moins de 18 ans. Clairement, selon leurs standards, il n’est pas « politiquement correct ». Il est même scandaleusement obscène, surtout si l’on prend tout, d’une manière absurde, au premier degré.

Une lectrice, parmi mes amies, a eu le temps de le qualifier dans un commentaire de « Sodome et Gomorrhe halluciné et masturbatoire ».


Amis lecteurs, je vous laisse juges.



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Quand la nuit se déploie, l’ange concupiscent

Qui souffle le désir a étendu ses ailes.

Les songes se font crus ; une fièvre de sang

Fait que sombre le monde en agonie charnelle.


Voyez ! Une fenêtre éclairée ; la maison

Abrite une maman et sa fille étudiante.

Sentez-vous du parfum de chair l’exhalaison,

La sensualité de la fleur palpitante ?


La mignonne étudiante à son bureau se branle,

Et de cette caresse il lui vient le plaisir

En pensant aux garçons dont le corps l’affriole ;

Souvent, elle s’adonne à ce plaisant loisir.


Profitant de ce temps où, demeurant seulette,

Elle est censée revoir ses travaux dirigés,

Elle aime mieux s’offrir, coquine, la branlette,

Rêvant à des phallus devant elle érigés.


Le parcours de ses doigts autour de la colline,

Au sommet de sa fleur d’où la mouille suinte

Lui procure des joies qui la font plus encline

À poursuivre longtemps la solitaire étreinte.


Posées sur le bureau, les jambes écartées

S’ouvrent sur une chatte imbibée du nectar

Ravie de voir enfin le jour, déculottée :

Dans les poils pubiens, c’est un joyeux bazar.


Le majeur tourne autour du bouton voluptueux

Qui, extrait du fourreau, révèle sa puissance ;

Car bientôt le plaisir s’annonce tempétueux

Dans un gémissement de folle jouissance.


Ses fantasmes de fille ont de nombreux amants ;

Des amantes aussi : elle est bisexuelle.

Il y a des princesses et des princes charmants

Qui l’encouragent dans son action manuelle.


Dans cette frénésie, une odeur de sueur

Dans la petite chambre, à ce moment, s’exhale :

Le joli petit con distille une liqueur

Qui pourrait rendre fou, s’il y en avait, tout mâle.


Elle rêve : un garçon vient lui lécher l’endroit

Qui est déjà mouillé, car les doigts le triturent,

Puis il glisse son pieu dans le canal étroit

De jeune demoiselle où un doigt s’aventure.


La fille se souvient de cette nuit d’été :

Elle s’abandonna, dénudée sous l’orage,

À de nombreux garçons pleins de virilité

Qui dans un rire fou prirent son pucelage.


Ils avaient des regards dénués de raison,

Perdus de désir pour la belle libertine.

Ils ont plongé leur membre au cœur de la toison

Ensanglantée : ainsi finit l’ère enfantine.


Dans son fantasme aussi, vient lui toucher les seins

Une fille gentille, elle aussi dénudée :

Celle qu’elle a croisée hier dans un magasin,

Qu’elle rêve à présent contre sa peau soudée.


Si celle-ci voulait, elle lui lècherait

Volontiers le conin que la belle imagine

Délicieusement doux à humer, picorer

De baisers, tendrement, sous un duvet d’hermine.


Le berlingot transpire un effluve salé

Que la belle coquine au bout des doigts suçote.

C’est un miel odorant qu’il lui plaît d’avaler ;

Plongée dans son fantasme, elle se fait gougnotte.


N’y tenant plus, voici que sur une impulsion

L’étudiante s’en va fouiller dans une armoire :

L’objet adéquat pour cette situation

Est un jouet coquin au moteur vibratoire.


Emprunté à la mère, il s’agit d’un engin

Qu’après avoir un peu lubrifié de salive,

Elle s’enfonce au creux humide du vagin

Et se pilonne avec, d’une façon lascive.


La volupté lui vient des fortes vibrations

Venant du merveilleux jouet qu’elle s’engode,

Ce qui bientôt procure une déflagration

De plaisir pour la belle à la croupe très chaude.


Quand le potentiomètre est mis au maximum,

Les vibrations transmises au bassin de fille

Déclenchent à ce moment un orgasme au summum :

Elle ne peut retenir un cri et s’égosille.


Qu’il y-t-il ma chérie, lui crie de loin Maman ?

Rien : je me branle un peu ; laisse-moi donc tranquille.

La mère rassurée replonge en son roman

Où l’amant pour sa belle alors se déshabille.


La maman pense alors : ce livre est excitant

Et glisse quelques doigts au fond sa culotte.

Dans son fauteuil devant le foyer crépitant,

Elle se livre à sa sensuelle marotte.


Le héros du bouquin est tellement viril

Lorsque, la nuit venue, il étreint sa maîtresse

Après avoir bravé d’innombrables périls,

Qu’il offre à son aimée des trésors de tendresse.


Il la baise dix fois, et il a encore faim

Et soif de cette chair que les femmes détiennent.

Puis lorsque l’aube vient, qu’elle s’endort enfin,

Il tripote tout seul sa tige sous-pubienne.


La lectrice, étonnée par autant de vigueur,

S’émerveille, inspirée par tous ces mots obscènes

Qu’elle lit page à page, où le héros dragueur

Séduit toutes les femmes en de torrides scènes.


Elle dégrafe enfin le haut du pantalon,

Abaisse sa culotte afin que d’être à l’aise.

Soutien-gorge défait, palpant son mamelon,

Elle imagine que c’est elle que l’on baise.


Lorsque le personnage est attaché tout nu,

Que deux cents amazones en furie le violent

Pendant toute la nuit et que le détenu

En redemande encore, dur entre ses guiboles,


Qu’un gorille en plein rut se jette après sur lui

Et opte pour son cul pour lui faire sa fête,

Nullement le héros sans reproche ne fuit,

Car c’est virilement qu’il épuise la bête !


La lectrice se dit que l’auteur est un fou,

Mais cela lui chatouille le bas de son ventre.

Le majeur replié mignote son bijou

Érigé qui devient du bonheur l’épicentre.


La tête renversée – elle en a assez lu –

Elle pose son livre et se manualise

En glissant plusieurs doigts dans son antre poilu,

Stimulant la zone où la joie se localise.


Mais elle se demande où son vibromasseur

Est rangé : « C’est curieux, il n’est pas à sa place ;

Peut-être bien que je l’ai prêté à ma sœur…

Pour jouir, cet engin est vraiment efficace. »


La sœur de cette dame est effectivement

En train, en ce moment, de s’offrir des caresses,

Mais sans l’objet coquin que bien hâtivement

On l’accuse de prendre, alors que c’est sa nièce


Qui le détient toujours et l’enfonce à l’endroit

De prédilection pour ceux qu’on dit sodomites.

Il faut bien lubrifier : le conduit est étroit

Mais très voluptueux grâce à la fausse bite.


Elle se souvient bien de ce gentil garçon

Qui l’avait doucement prise par son derrière :

C’est grâce à lui qu’elle a éprouvé un frisson,

Divine pâmoison dans l’intime tanière.


Depuis, elle aime bien longuement s’exciter

Par l’insertion d’objets à travers l’orifice :

Carottes ou bien courgettes y peuvent susciter

Des moments de plaisir, à son bonheur propices.


Ici, point de légume : elle est nue, à genoux,

Et penchée en avant, perfore son œil borgne,

Simultanément se triture le minou

Tandis que le vibro continue sa besogne.


La position n’est pas, il faut en convenir,

Particulièrement d’une grande élégance :

La bouche grande ouverte, on la voit se garnir

Le petit trou caché jusqu’à la jouissance.


La voisine la voit par les rideaux ouverts :

Ce spectacle excitant sans plus tarder l’inspire !

Il a beau faire froid, car nous sommes en hiver,

Elle se déshabille et sa fente transpire.


Elle est au téléphone avecque son époux

Et lui conte aussitôt le plaisant étalage

Qu’elle voit tout en se caressant le minou,

Puis un concombre fait, d’elle aussi, l’enculage.


La cucurbitacée, poussée avec lenteur

Entre profondément jusque dans les entrailles.

Rosette étirée par l’objet dilatateur,

La dame est amatrice et souvent se fouraille.


Avec des tous les détails affriolants et crus,

Elle raconte tout à l’homme de sa vie

De ce qu’elle ressent du légume membru

Dont l’empalement lui permet d’être assouvie.


La fin de son discours est ponctuée de cris

De plaisir car l’orgasme est quelque peu sonore.

Mots tendres et violents que je ne vous transcris

Pas ; sachez seulement qu’elle en frémit encore.


Le mari à son tour prend son grand braquemart ;

Il se paluche tant, il lui vient tant de foutre,

Que les voisins d’en bas, couchés dans leur plumard,

Voient leur appartement se remplir comme une outre.


La prostituée que cet homme s’est payée,

Incrédule, regarde un fleuve spermatique

Provoquer un déluge où tout finit noyé

Tandis qu’il continue son action frénétique.


Le flux blanc, odorant, se mêle à l’océan ;

Le ventre des sirènes ainsi se fertilise,

Puis il vient s’écouler dans le sexe béant

De Gaïa, notre mère. Tout se sexualise.


Mais l’ange obscur s’en va quand l’aube grise vient

En laissant les humains dans leurs rêves obscènes

Où la Terre, envahie d’un stupre diluvien,

S’est gorgée de fantasmes et d’utopies malsaines.


Je peux continuer jusqu’au bout de la nuit

Cette histoire sans fin, abracadabrantesque ;

Laissons-là le clavier : c’est tout pour aujourd’hui.

Le monde est ruisselant d’un désir gigantesque.





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Erotisme torride

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