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n° 18038LoSandy13/08/17
Café et plus... si affinités
critères:   fh inconnu fellation
14788 caractères
Auteur : LoSandy



Instinctivement – quel réflexe stupide ! – je pose ma main sur mon sac. Encore un qui va me demander une pièce pour manger ou une cigarette… Pfff… J’aurais dû prendre le train avec Laure et Cédric et attendre à Meaux.



Si. Je voulais sortir de la gare et fumer tranquillement une cigarette en regardant la pluie… C’était difficile, cette journée sur l’histoire des génocides. Bon.



J’ai pas très envie de parler. Je suis un peu inquiète parce que je n’ai rien à faire, que j’ai déjà trop parlé, que je ne sais pas comment m’en débarrasser. J’ai envie d’être seule.

J’accélère un peu le pas.



Il n’a pas l’air méchant. Si c’est dans un café, il n’y a pas trop de risque.



Il a une façon de se mordre les lèvres et de minauder quand il me parle, en me regardant droit dans les yeux. On dirait Martin. D’ailleurs, il lui ressemble très vaguement. Ça me met mal à l’aise. Je me concentre fortement sur mon café.



Je tremble. Je voudrais être ailleurs, quelqu’un d’autre.



J’approche un peu ma chaise. Il touche mes cheveux, minaude encore :



Je retire précipitamment les mains dont il a voulu se saisir, de la table.



Pourquoi je ne me lève pas immédiatement, je ne mets pas fin à cette conversation insensée et si pesante… ?



Je respire un peu à l’air frais, sous la pluie légère. J’allume une cigarette.



Pourquoi je le laisse faire ?



Il a prestement posé sa main juste sous mon blouson de cuir, sur le tissu léger de ma robe. Toutes ces voitures, ça n’avance pas… Elles forment comme une barrière infranchissable vers la gare. Qu’est-ce que c’est que tout ce monde ?



Je lance, en boutade teintée d’humour noir :



Je me laisse entraîner, comme absente. C’est ça : je ne suis pas là. La pluie, les façades, le bruit de la circulation, cette main, de nouveau posée sur ma taille, je la sens à peine… Ce n’est pas moi !



Je pèse soudain des tonnes.



Comment me retrouvé-je à sa suite dans ces escaliers étroits, poussiéreux ? Pour gravir les marches, il s’est placé devant moi, autant comme un guide que pour me hisser. Ses mains, derrière son dos, ont attrapé les miennes. À deux marches en dessous, il doit m’aider à monter… mais je ne suis plus si lourde, parce que résignée… Troisième étage de ce vieil immeuble. Une porte unique sur le palier.



Il lâche mes mains, forcément. J’attends. Les yeux rivés au plafond, j’essaie de deviner les étages supérieurs. Je l’entends chercher. Puis trouver. Ça n’a pas duré très longtemps. Maintenant, la porte va s’ouvrir. La clé pénètre dans la serrure.

Sans précipitation ni tremblement. Ce qui est d’autant plus troublant et me perturbe : une telle maîtrise en un moment pareil… Pas d’émotion apparente cependant que je suis terrorisée.



Je reste debout, plantée à l’entrée de l’appartement, n’ayant concédé que deux pas. Il a déjà disparu au bout du couloir.



Je me sens tellement stupide.



Je finis par entrer dans le salon où il s’est déjà mis à son aise. Je retire mes bottines : j’ai peur de laisser des traces sur le tapis chinois que j’aperçois entre le canapé et la table basse. Il me tend un verre empli d’un liquide transparent, que je porte à mes lèvres tandis qu’il me fixe.



Rapidement, mon verre est vide. Il le prend puis le pose sur la table basse. Se penche vers moi, m’allonge. Ses mains caressantes glissent sur mes vêtements.



Sous ma robe, sur mon ventre… Je ferme les yeux et sens qu’il m’embrasse. Sa langue se fait audacieuse entre mes lèvres que je lui ai laissé écarter. D’une main, il remonte ma robe. Je ne fais rien ; je ne réagis pas. Sa tête descend lentement sur ma poitrine et de sa main gauche il descend prudemment le décolleté de ma robe. Soulevant délicatement mon soutien-gorge, il pose ses lèvres, puis sa langue sur mes deux seins. Tour à tour.


Juste quelques secondes. Puis il se met à mordiller mes lèvres. Il est devenu fébrile, et, redressant le buste essaie avec difficulté de retirer mon collant. Je décide de l’aider un peu : je me soulève légèrement et le fais glisser. Le jette à terre. Revenant à lui, à mon tour, j’insinue ma langue dans sa bouche, mes bras l’enserrent et une main s’abandonne sur sa nuque rasée. Il a glissé sa main dans ma culotte et me caresse.


En me concentrant, j’identifie chacun de ses doigts, qui semblent être investis d’une mission en mon intimité. Celui qui s’était introduit seul est rejoint par son second… sans difficulté, à mon étonnement. Serais-je déjà offerte ? Je passe ma main dans son jean encore boutonné. Subrepticement, elle se saisit au mieux de son sexe et mes doigts commencent à le caresser, exécutant un mouvement de va-et-vient tout du long, doucement d’abord, pour le découvrir, puis le laisser finir de durcir en le pressant un peu plus fort, modelant son désir à ma guise.


Surexcité par mes sollicitations, il écarte totalement mes lèvres intimes, de son pouce et son index, me pénétrant avec moins de délicatesse. Je laisse échapper un petit cri de ma bouche libérée. Cela a dû achever de l’encourager : il descend brusquement le long de mon corps et y adjoint finalement la langue.


Qu’est-ce que je veux ? Je m’étais juré il y a encore dix minutes de calmer ses ardeurs dès qu’il voudrait enfreindre les limites du flirt que je ne pouvais lui refuser en le suivant ici. Un flirt poussé peut-être, je ne suis plus une gamine. Il l’a vite remarqué. Mais là… je ne réfléchis plus et je sens mon corps s’alanguir. J’ai vingt, vingt-cinq ans. Je suis maintenant totalement renversée sur ce canapé et ses mains remontent le long de mon ventre, pour s’arrêter à nouveau sur mes seins et les pétrir à travers mon soutien-gorge.


Le contraste entre la douceur de sa langue et la force de ses mains me ravit. Je ferme les yeux, abandonnée. Mes mains ont dû abandonner son sexe un moment pour se poser sur sa tête, dont elles accompagnent le rythme. Je me laisse complètement aller. Pendant un moment. Puis je repousse sa tête et le renverse à terre, sur le tapis chinois. Mon soutien-gorge retiré par mes propres soins, ma poitrine libérée, j’en fais de même avec son sexe : je le déboutonne. Faussement tranquille. Puis, placée au-dessus de lui, tête-bêche, ma bouche s’en empare tandis que je sens sa langue se perdre en moi. Voilà.


Est-ce moi ? Nous glissons sur le flanc et durant quelque temps son corps se cristallise en cette verge dressée, en cette langue impudente qui continue d’explorer entre mes cuisses ouvertes, l’une d’elles posée, frémissante, sur son épaule… Qui est-il ? Inutile de m’en préoccuper ; seuls mes sens importent, ces sexes en émoi… Combien de temps nous occupons-nous ainsi, sur ce tapis entre canapé et table basse ? Il s’arrête. Se laisse aller un instant. Ma langue tourne autour de sa verge, s’insinue dans le méat, descend sur la hampe. Mes doigts lui viennent en aide. Des palpitations, légères, annoncent qu’il va jouir. Ma bouche s’offre en réceptacle. Tout son corps se tend en cet état ultime. Et je l’entends gémir. Il a un goût un peu épicé. Séparés, allongés sur le dos, côte à côte, nous revenons à nous. Ma main traîne encore sur son pubis, pour continuer à sentir les derniers spasmes de sa jouissance. Sa main gauche est venue mourir sur mon ventre.


Un sursaut ; je sens qu’il me caresse. Puis il se retourne vers moi, se redresse et se penche pour m’embrasser longuement. Je l’emprisonne entre mes bras pour prolonger ce baiser qui semble avoir réveillé son sexe, se tendant de nouveau.



De sa main droite, il guide son sexe et le fait pénétrer en moi. D’abord, avec délicatesse.



Ensuite avec rudesse :



Enfin avec brusquerie. Nos bouches se trouvent, se mordent. Mes mains se posent sur ses reins, descendent le long de ses fesses et lui indiquent le tempo. Il ne pèse rien, je n’éprouve plus que sa verge et sa langue en moi. À ce moment, je mène le jeu, lui imposant le rythme, au gré des variations de mon désir : ne pas hâter l’ultime jouissance. Pourtant, il faut que je respire, que je reprenne mon souffle… Ma bouche s’ouvre, à la recherche d’un peu d’air. J’ai besoin d’air, mes poumons explosent. Son souffle s’est précipité, ses mouvements, s’accélèrent… encore… je l’y invite par mes pressions sur ses fesses et enfin mes jambes l’emprisonnent : il ne peut plus s’échapper… ou plutôt, si ! Nous jouissons à l’unisson. Harmonie séminale ; je le sens qui se déverse en moi tandis que je m’épands.


La nuit est déjà tombée. Quelle heure ? Nous nous relevons. Il se tient debout, devant moi, en tee-shirt et là je le vois vraiment pour la première fois, « en pied ». Quel âge peut-il avoir ? Nous nous habillons rapidement, regroupons nos affaires. Machinalement, je ramasse les verres pour les ranger.



Les escaliers sont descendus prestement. La gare de l’Est n’est pas si loin. Elle est encore cernée de camions de pompiers, de voitures de police, qui éclairent la nuit de leurs gyrophares. Apothéose pyrotechnique.



Gare du Nord ! RER ! Je n’avais pas voulu y penser avant. Avant de le suivre. Il faudra bien que je me l’explique. Plus tard, le plus tard possible.



Je l’avais déjà oublié… Sa main revient sur mon épaule. Je presse le pas. Je voudrais lui échapper.



Bien malgré moi. Je ne sais pas ce qu’il a pris pour un sourire. Ah ! Mon RER arrive !



Je reste sans voix devant une telle… goujaterie ; mais devrais-je m’en étonner ? Qu’est-ce que je me prendrais à imaginer ? À espérer ? Un jeune amoureux transi ? Je me retiens de rire devant une telle assurance. Il vient juste de me rappeler le coutumier du fait, le professionnel qu’il est me présentant ses disponibilités ; tu parles d’un amour fou !



Il tente de prendre ma bouche, mais, dans un réflexe, je baisse la tête. Fierté retrouvée ? Amour-propre blessé ?



La rame va partir. Ça sonne.



Les portes se ferment enfin. Je glisse le papier dans mon sac. Je le jetterai en arrivant.



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