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n° 18056SandyLo29/08/17
L'inconnue de l'Est-Express
critères:   fh fplusag frousses extracon inconnu caférestau fellation cunnilingu 69 pénétratio -occasion
20961 caractères
Auteur : SandyLo


Et voilà. J’ai encore raté mon train à trois minutes, il fait moche, on est en octobre.

Avec une quinzaine de stations pour rejoindre Gare de l’Est, ça m’arrive assez souvent, c’est aléatoire. Alors, comme d’hab’, je vais attendre le prochain. Il est dans trois quarts d’heure, je le sais j’ai l’habitude aussi.

Je ne me suis jamais résigné à poireauter devant le panneau d’affichage. Pas mon tempérament. Mon passe-temps, dans ces cas-là, c’est de mater autour de moi, et parfois, si je suis en forme, de me mettre en chasse.


Je sais que j’ai peu de temps. Mon jeu, mon défi, c’est d’essayer d’attraper un 06. Ça, c’est le minimum syndical, établi entre copains. On s’explique nos techniques entre nous d’ailleurs, on échange les tuyaux qui ont déjà fonctionné.

Évidemment, le top, c’est d’emballer la fille. Lui voler un baiser, ou mieux, lui rouler une pelle ; c’est possible avec un peu de temps devant soi. J’y suis déjà parvenu deux fois en quelques années. La promesse de se revoir, tout ça…

Sur les deux j’en ai revu une qui a accepté quand je l’ai rappelée - l’autre avait juste accepté mon numéro mais pas proposé le sien – bref celle-là je lai embarquée dans le studio de mon frère et je l’ai sautée sans chichis. Très bon souvenir, mais depuis…


En fait, il ne faut pas être trop orgueilleux avec ça. On est tous d’accord, lorsqu’on en parle. Pour dix filles abordées, deux ou trois acceptent de bavarder, et une seule laisse une ouverture qu’il faut saisir. Parce que c’est le bon moment avec elle. Deux semaines avant ou après, elle m’aurait éconduit comme les autres, mais allez savoir, parfois on se trouve là au bon moment, et là, pas besoin d’être Brad Pitt, avec un peu de tchatche on lui change les idées.


°°°°°°°°°°°



Celle-là traverse le hall de la gare de l’Est d’un pas décidé alors que je viens de consulter le panneau des horaires. En me retournant j’ai juste eu le temps d’apercevoir son profil. De longs cheveux roux qui balancent légèrement au rythme de sa marche. Elle doit sortir d’un train de banlieue. Une Parisienne qui rentre chez elle. Pas pressée en principe. Je suis accroché par la taille fine que laisse voir son blouson.


Je la suis pour la détailler un peu. Quelles jambes ! Un collant bleu, sur lequel flotte une petite robe, légère pour la saison. Une démarche simple, élégante, sur des bottines bleues aussi. Plutôt sexy, mais pas trop. Une discrète, on va dire : ça se tente.

Elle va bientôt atteindre la sortie quand je l’aborde.




Elle accélère le pas, j’ai l’habitude.



Elle m’a entendu, tourne à demi la tête. Je baisse le ton.



Elle continue de marcher, je suis à ses côtés à présent.



Voilà. Première case cochée : elle a répondu. Autre chose que « je n’ai pas le temps de parler » (le plus courant), ou « dégage connard », auquel j’ai parfois droit.



Deuxième case cochée. Elle n’a pas levé les yeux au ciel après le compliment habituel et j’ai pu rebondir sur sa réponse. Contact établi. Mais bon, elle accélère un peu le pas on dirait. C’est maintenant ou jamais.



Je la saoule un peu de paroles mais elle vient sortir de la gare et je ne sais pas où elle compte aller. Par chance, elle ralentit, regarde autour d’elle, au loin. Je réfléchis. Si elle attend son train, elle doit forcément rester dans le coin. Pourquoi sortir alors ?

Ah, j’ai compris. Elle voulait fumer. Pendant qu’elle sort cigarettes et briquet de son sac elle s’est arrêtée. Elle ne va pas s’enfuir ; c’est ma chance.



Bingo ! L’enchaînement, elle ne peut pas ne pas s’en douter.



La dernière phrase est de trop, un peu lourdingue, qui peut l’effrayer. Mais justement, on ne sait jamais. On discute, on fait connaissance, quoi…



À toi de jouer, Pascal… pour une fois, tu n’as pas eu à galérer. Pas du tout, même. Mais prudence. Ne pas effrayer, rester le jeune type subjugué. Surtout que, vue de face, je découvre que son corps juvénile et ses longs cheveux cachaient un visage à la quarantaine bien tapée. Des traits un peu marqués, sérieux, une expression presque triste qui donnent un air de résignation fataliste à cet accord.



Parfait. Si elle n’a pas souri à mes bêtises, elle a vite compris et m’a présenté le challenge. Je connais par cœur cette manière de jeter une première pauvre barrière devant le prédateur. À croire qu’elles en font un test de départ… Quand elles nous trouvent moche, pas drôle, elles ne vont pas au café. Quand elles acceptent, c’est qu’au moins un de ces deux handicaps est écarté. Souvent, les deux. Alors elles se justifient comme ça, à leurs propres yeux.


Ça leur donne meilleure conscience car l’annonce « attention fille pas facile » est censée nous tenir à distance. En apparence seulement ! Car le nombre d’enfants, le mari… le motif « d’indisponibilité » donné est rassurant pour nous. Parce que bidon. La plupart des femmes sont dans son cas. Et disponibles, pour qui sait y faire. Eh oui. Les indisponibles sont celles qui ne te kiffent pas sur le coup. Enfants ou pas. Ou les « folle amoureuse de leur nouveau copain ».

Elle, vu son âge, vu son air soucieux, je n’y crois pas trop. Sauf aux enfants. Allez, je la rassure :



J’ai réussi à lui faire retraverser tout le hall de la gare en sens inverse. En trente secondes, elle a accepté le tutoiement, me l’a rendu tout en me demandant mon prénom. C’est pas toujours. Politesse convenue ? Je note les précisions données, sur son métier. Donner sa situation professionnelle exacte doit la flatter. Je ne suis plus n’importe qui. Moi je bosse au rayon maroquinerie au Printemps.



Pas de réponse. J’ai lancé ça toujours avec le même humour et elle a vaguement haussé les épaules en regardant droit devant elle. Mais mine de rien, je lui ai attrapé les doigts en quittant le trottoir et elle ne les a pas enlevés. En arrivant devant le café, son bras est négligemment tendu par ma main tirant la sienne. Je la lâche pour lui ouvrir la porte.



Face à moi, elle s’est assise et ne dit rien, fixant sa tasse. Il ne faut pas laisser le temps au malaise de s’installer.



Elle approche un peu sa chaise. C’est bon signe. Je tends la main vers sa chevelure rousse que je caresse du bout des doigts tout en lui susurrant, droit dans les yeux :



Message reçu. Mon discours est recevable mais je vais un peu trop vite. Elle n’a pas tort ceci dit. Enfin, elle n’a pas éclaté de rire, elle laisse ma main dans ses cheveux. Je continue.



J’ai voulu lui prendre les mains en terminant ma phrase mais décidément j’ai dû y aller un peu fort parce qu’elle les a immédiatement reculées et croisées sur son ventre. Elle tente une diversion en me montrant, d’un mouvement du menton, un homme qui vient d’entrer ; il lui rappelle un acteur ; je ne trouve pas, moi aussi ? Moi je m’en fous pas mal, je ne connais pas le nom qu’elle a lancé, en plus. J’enchaîne :



Bon, elle ne s’est pas levée comme je l’ai craint un instant. Avec mon couplet bien rodé et ronronnant d’amoureux transi, je marque peut-être des points. Elle m’indique juste un problème d’emploi du temps, au fond. Le message subliminal, c’est : comment comptes-tu t’y prendre pour t’en sortir ?



J’ai approché ma tête tout près de la sienne bien qu’elle se fut reculée peu avant. Elle a la sienne baissée et m’écoute en fixant toujours son café. Puis déglutit :



Mes mains sont entièrement perdues dans ses cheveux depuis un moment, de part et d’autre de son visage. Elles les tirent alors doucement vers mon visage qui parcourt le peu de chemin restant. Ne plus attendre. Son regard perdu, qui ose enfin croiser le mien dans un demi-sourire m’incite à tenter le baiser.


Ah… elle recule un peu, mes lèvres cherchent à se poser subrepticement sur les siennes pourtant. Elle me sourit un peu tristement, avec une pointe de méfiance dans le regard qui soutient le mien à présent. C’est le moment. Mes mains glissent derrière sa nuque, je me lève à moitié, penche mon visage pour lui rouler cette première pelle décisive ! Elle semble hésiter deux secondes, puis se replie à nouveau au fond de sa chaise. Bon, elle a résisté… un peu rapide, mon garçon…

Dans sa tasse vide, elle tourne nerveusement sa cuiller en regardant par-dessous puis dans un sourire fugace :



Tout en écrivant sur le post-it que m’a tendu le serveur, j’ajoute :



J’ai ponctué ma phrase de mon sourire le plus rassurant, de ma voix la plus suave de bobo parisien – que je ne suis pas ! – pour tenter de la séduire vraiment. Le temps presse. Je la sens prête à craquer un peu, cette femme. Dommage que l’heure de nos trains arrive déjà. J’ai fait mine de m’intéresser à son métier et elle m’a parlé d’une sombre histoire de musée de la Shoah dont elle revenait, ce qui expliquait qu’elle soit un peu perturbée aujourd’hui. Elle m’a dit que son métier l’intéressait, d’un sourire plus franc, un peu forcé, même, mais de toutes ses jolies dents blanches.

Quand elle se relève, je constate en tout cas qu’elle est rudement bien foutue.

Il me faut accélérer un peu les choses avant qu’elle disparaisse. Tandis qu’elle rallume une cigarette sur la terrasse, je lui demande du ton le plus badin :



Elle souffle sa fumée, regardant droit devant elle, sans me répondre. Alors je pose doucement ma main sur le tissu léger de sa robe, juste sous le blouson de cuir fauve, et je me rapproche d’elle.



Étrangement, elle regarde mes pieds tandis que l’on traverse. Côte à côte, on contourne pas mal de voitures à l’arrêt et ma main ne la ne quitte pas. J’ouvre grand ma paume sur sa hanche alors que nous arrivons devant la gare.



Elle sourit, encore, mais je sens une pointe de complicité naître dans ses yeux maintenant. À l’approche des grilles, elle s’écarte de moi pour aller jeter sa cigarette dans un cendrier et aussi, je le devine, pour ne pas entrer dans la gare collés-serrés ! Redouterait-elle une rencontre gênante ? Mais ne pas lâcher l’affaire. Rien à perdre, ces dernières minutes sont décisives. Je la rejoins et lui reprends la taille doucement. Pas de rejet. Pas grand-chose en fait. Cette femme m’intrigue vraiment. Depuis le début, elle semble résignée autant que flattée, mais je sens bien qu’une fois dans son train, je risque de n’être qu’un incident, une anecdote, une première qu’elle racontera à une collègue, une copine.



On arrive. Surprise : c’est la foule, des gyrophares, des rubans orange et blanc.

Accès interdit, colis suspect la gare est évacuée. Circulez s’il vous plaît. On nous a fermement stoppés. C’est le moment inespéré.



Elle ne bouge pas. Semble un peu perdue, regarde à nouveau mes chaussures.



Mais non !



Elle a relevé la tête et réfléchit, évitant le grand sourire émerveillé que je lui assène.



Elle a un petit rire sec avant de lancer :



C’est bon, elle a dédramatisé la situation. Plus qu’à l’éloigner de là. Elle le tient, son alibi. Et sa circonstance atténuante.



Elle se laisse entraîner par ma main qui a allègrement repris sa taille et nous rebroussons chemin parmi les embouteillages de fin d’après-midi. Je n’ai que quelques hectomètres à lui faire ainsi parcourir, avant, j’en suis quasi convaincu maintenant, de gagner la partie plus vite que prévu.


Je nous dirige vers la rue Saint-Laurent. L’appart, enfin, la garçonnière que j’ai gardée pour les soirs où je finis tard, ma copine est compréhensive… Mais aussi pour les occasions rares comme celle-ci. Elle n’a pas dit un mot, observe la rue, le quartier, les murs puis le plafond quand je cherche ma clé, sur le palier.


Elle a enlevé ses chaussures pour entrer dans le salon. Parfait. Attrape le verre de vodka bien tassée que je lui tends. J’en ai toujours d’avance, de ces boissons qui détendent.


Je lui laisse le temps de s’étourdir un peu puis lui tends la main afin qu’elle me rejoigne sur le clic-clac. Quelques mots susurrés, ces formules habituelles qu’elle doit connaître, cent fois entendues par le passé :



Cette fois, elle ne refuse pas de m’ouvrir sa bouche. Mon baiser est profond, intrusif ; je le veux entêtant car ma main remonte maintenant le long du nylon gainant sa cuisse, ferme, fine qu’elle entrouvre déjà sans doute par réflexe.


J’ai remonté très haut sa robe pour la regarder. Quelques secondes. Ne pas laisser le temps du regret… Je la renverse un peu plus pour libérer à son tour ma main gauche qui vient descendre son décolleté. Elle aime. Immédiatement je sens qu’elle renverse la tête quand le bout de ma langue vient titiller chaque téton. Mon autre main s’est immiscée autour de ses fesses, fermes - tiens pas de string ? une culotte… old school, la dame ? Puis entre ses jambes, tandis que nos bouches se mordillent fébrilement.

Je me redresse, passe les pouces sous l’élastique du collant, elle se soulève un peu… Tout est O.K… la belle ne changera plus d’avis. Vérifions.


Un doigt passe sous le coton, puis deux. Elle est généreusement lubrifiée. Ils la pénètrent, vont et viennent autour de son clitoris. Ses bras m’enserrent la nuque, sa langue tourne dans ma bouche… Avec un petit gémissement, elle me déboutonne, un peu gauchement mais je la laisse faire en me redressant. J’observe avec délice ses doigts fins, aux ongles assortis à sa robe, sortir doucement ma bite déjà bien bandée et commencer une timide masturbation. Cependant, mes doigts replongent dans son sexe, bras tendu. Un peu plus fort. Un petit cri, elle finit de descendre mon jean à mi-cuisses pour me libérer davantage. S’enhardit ! Son autre main empoigne doucement mes bourses ; elle me branle franchement maintenant, comme son « régulier » sûrement ! Douée… ouh là il faut qu’elle arrête – hop je m’arrache, descends la remercier d’un cunni torride, mes mains plaquées sur ses seins, ses mains se plaquant sur mon crâne, ses doigts appuient… Elle cherche l’orgasme, ne semble pas le trouver si vite pourtant.


Étonnante, libérée de toute timidité c’est certain, elle nous fait glisser à terre et fait passer par-dessus tête robe, soutien-gorge, et culotte que j’avais déjà descendue à mi-cuisses.

Soixante-neuf imposé. Super ! En moins de deux je sens sa langue, d’abord timide, s’enrouler juste autour de mon gland. J’ouvre un peu plus le compas de ses cuisses au-dessus de ma tête et reprends mon investigation linguale du plus profond que je peux. La récompense ne tarde pas ; elle arrive à emboucher puis faire glisser une bonne partie de ma hampe au fond de sa bouche, cette petite bouche qui doit faire bien des efforts que je pressens inhabituels.


En tout cas, elle y met du sien, sa langue glisse, tourne, et quand sa main vient enfin s’enrouler puis tirer la peau dans le même lent mouvement de translation que sa bouche… je sais que l’entrée est terminée pour moi ! La prévenir ? Allons !… L’expérience… Je gicle. Et je sens qu’elle ne s’est pas retirée. Délicieuse sensation. Je gémis. Elle refoule un peu de sperme sur la colonne de chair quand même.


On se retrouve côte à côte, moi haletant. Sans un mot. Curieusement, nos mains n’ont pas quitté le sexe de l’autre. On dirait qu’elle attend que je rebande déjà. C’est vrai que je ne lui ai pas entendu de plaisir. Je la caresse du bout des doigts, regarde son corps enfin : quel corps, fin, gracile, hanches étroites mais dessinées, comme ces jambes qui se replient sous un plaisir grandissant.



Je n’ai pas été long à me réveiller ; elle pense utile de me branler à nouveau, je la laisse pour le plaisir de la regarder faire puis vite, me saisis de moi-même, me place et tandis qu’elle m’aide en s’écartant du pouce et de l’index, je m’enfonce d’un lent mouvement.



C’est dit dans un ahanement… je sais à présent ce qui lui convient. J’obtempère. Le coït se fait plus bruyant, nos hanches s’entrechoquent légèrement dans une sensuelle matité. D’ailleurs elle enroule ses cuisses autour de mon bassin quand je la saisis à pleines fesses. Ses yeux se ferment, nos bouches s’ouvrent

Son antre est ruisselant, presque fontaine. Elle jouit enfin dans quelques souffles en crispant ses mains sur mes hanches et je me laisse éjaculer à mon tour dans une ultime poussée que je veux faire durer au plus.


°°°°°°°°°



Quelle heure peut-il être ? Gêne post coïtum, on se rhabille prestement. Étant prête avant moi, elle fait mine de vouloir débarrasser nos verres.



De retour à la gare, les choses n’ont pas beaucoup évolué. On conclut que le RER Gare du Nord devrait nous tirer d’affaire ; d’ailleurs c’était déjà vrai auparavant, tiens… Comment n’y avons-nous pas pensé sur le moment ?


Je tente de garder la même proximité avec elle mais pressens déjà qu’elle veut vite oublier cette incartade. Sur le quai, je lui glisse mon numéro qu’elle prend machinalement pour le déposer dans son sac. C’est toujours ça.



Comme un con, je précise :



Mais sinon, je sens bien que ces derniers mots ont fini de me griller.

Je tente de l’embrasser quand arrive son RER, mais baissant la tête, elle ne me laisse que son front. C’est grotesque. Mais pas grave. Quel bon moment, certain qu’elle ne l’oubliera pas de sitôt !




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