Notation public
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n° 18074Tito4013/09/17
Vingt-cinq ans plus tard
critères:   fh copains massage fellation cunnilingu 69 pénétratio -amiamour -regrets
22999 caractères
Auteur : Tito40

Avec notre petite bande de potes, nous nous voyons souvent. C’est marrant finalement quand on se retourne vers le passé pour examiner ses fréquentations d’autrefois et qu’on réalise que parmi nos amis d’aujourd’hui, peu l’étaient à l’époque. Des nouveaux, qui se sont installés dans la région récemment et avec lesquels nous avons sympathisé. Avec eux, point de souvenirs à partager. On se raconte nos vies. Des gens du coin, qu’on croisait autrefois mais avec lesquels nous n’avions pas d’affinités, desquels nous nous sommes finalement rapprochés parce que nous partagions des passions communes ou des amis communs. Avec eux, on pouvait échanger sur des histoires anciennes que nous avions vécues chacun de notre côté, et que nous avions vues de façon différente. Des vagues relations du passé, qui se sont développées avec le temps. On pouvait avec elles se remémorer des soirées communes, des tranches de vie plus ou moins partagées. Des conjoints ou conjointes d’amis ou de relations, qui viennent apporter leur éclairage, leur propre vie. Et puis les amis de toujours, ceux que nous avons côtoyés à l’école ou au sport ou les deux, ces amis avec lesquels nous avons tout partagé sauf nos draps.


Si j’avais osé il y a vingt-cinq ans, j’aurais avoué à Alain que j’en pinçais pour lui. Il était beau, travailleur, sportif, cultivé, issu d’une famille de notables de la ville, et d’une gentillesse sans égale. Mais il était aussi timide et un peu borné. J’avais cédé aux avances d’un gars de la ville d’à côté ; bien qu’il était flambeur et un peu obsédé – et je détestais l’un et l’autre de ces travers – je lui ai offert ma virginité un soir de fête. Oh, ça n’eut rien d’extraordinaire, mais j’étais enfin une femme. On est restés quelques mois ensemble avant que je ne rencontre l’homme de ma vie.


Pierre était en couple, mais un couple un peu bancal. Encore durant une soirée de fête, il m’avait raconté sa vie et moi la mienne. Nous avions fini par oublier tous les gens autour de nous tellement notre conversation nous accaparait, et c’est dans sa voiture que nous avons changé nos vies. Il a quitté sa compagne, j’ai quitté mon mec, et nous nous sommes mariés deux ans plus tard. Entre-temps, j’ai croisé Alain avec toujours le même bonheur. Lui-même s’était marié, mais semblait un peu malheureux. Moi non. Tout allait bien avec mon mari qui m’a donné deux magnifiques enfants, même si à la longue nos relations étaient devenues plus routinières. Tellement routinières d’ailleurs qu’à l’aube de mes trente-huit ans, l’homme de ma vie est devenu l’homme de la vie d’une autre qu’il a mise enceinte dans mon dos. Nous avons divorcé et je me suis retrouvée seule avec mes enfants. Alain, lui, m’avait aussi fait part de ses difficultés de couple, mais sans jamais me tendre la perche. J’avais été tellement humiliée par mon ex-mari que quoi qu’il en soit, je n’aurais jamais accepté quoi que ce fût tant qu’il était marié, même mal.


C’est mon patron qui m’a redonné goût à la vie. Un homme autoritaire, un peu froid, mais d’un charisme de dingue. Il aurait pu se taper qui il voulait après son divorce, mais c’est sur moi qu’il a jeté son dévolu. J’ai été séduite par son assurance, son aplomb, son côté sûr de lui. Et par sa façon de me faire l’amour aussi. Il était amoureux de moi, et ça se voyait. Mes propres sentiments, au début, me faisaient un peu peur. Nous n’étions pas du même monde, n’avions pas la même culture, les mêmes passions, les mêmes centres d’intérêt. Mais une fois au lit, nous partagions tout. Rien que de penser à lui, j’avais des fourmillements dans le bas-ventre. Quand je savais qu’il allait arriver, ma féminité devenait le centre du monde. Il aimait tellement mon cul…


À peine nous nous sommes installés ensemble avec Yann (mon patron) qu’Alain (mon ami d’enfance) m’a dit qu’il était en train de divorcer. J’ai senti dans sa façon de me dire ça qu’il voulait surtout me dire qu’il était dorénavant libre, que peut-être nous pourrions nous rapprocher. Ses yeux se sont remplis de tristesse quand je lui ai avoué que j’étais engagée ailleurs, et plus encore quand il a su avec qui.


Petit à petit notre cercle de relations s’est étoffé. Yann connaissait assez peu de monde dans cette ville que nous habitons, et a néanmoins été vite adopté. Il me rendait heureuse, ça se voyait, et mes amis ne pouvaient qu’à la fois s’en réjouir et en remercier Yann qui était à l’origine, à l’évidence, de cette renaissance.


C’est ainsi que Yann et Alain sont devenus proches, et si ça m’a mise un peu mal à l’aise au début, j’ai vite oublié mes réticences. Ils faisaient du sport ensemble, se voyaient pour l’apéro, discutaient de tout et de rien, comme des vieux potes. Quand les deux étaient là réunis, je les regardais tour à tour en me demandant parfois ce qu’eût été ma vie si, plus jeune, Alain avait fait le premier pas. Il m’aurait mise dans son lit sans doute, m’aurait épousée peut-être, et me serait encore fidèle. Je n’aurais donc pas connu l’homme de ma vie, mes enfants en seraient d’autres, et je n’aurais pas connu Yann. Un parcours de vie tient à peu de choses, finalement : à une hésitation, à des choix de soirs de fête, à des hormones venues frapper à la porte au bon ou au mauvais moment.


Alain était devenu manager de plusieurs artistes de renom et avait une vie assez agitée. Entre les vernissages et les tournées, il consacrait de moins en moins de temps à notre cercle d’amis. Mais il était toujours là dans les moments importants. Puis un jour il nous a annoncé qu’il avait une « bonne amie », une artiste que nous tous connaissions au moins de nom et de réputation. Surprise mais heureuse pour lui, je l’ai pris dans mes bras pour le féliciter. Il avait l’air enjoué, presque heureux, mais avec toujours cet air triste, l’air de celui qui pense qu’il a raté une occasion, son occasion.


Ça n’a duré que quelques mois. Elle a dû profiter de lui et passer à autre chose, à une autre aventure. Elle avait collectionné les histoires sans lendemain, et la seule relative satisfaction d’Alain, finalement, c’était qu’avec lui ça avait duré plusieurs mois. On l’a quand même ramassé à la petite cuiller. Dépité, démoli, malheureux pour de bon.


C’est dans ces moments-là que l’on sait si on a de véritables amis ou pas. Alain avait besoin de nous ; nous avons répondu présent. Moi bien sûr, mais aussi Yann, mon compagnon, et tous nos amis, que ce soient les plus anciens ou les nouveaux. Il s’est senti entouré, bichonné, aimé finalement.


La vie a repris son cours sauf qu’Alain buvait trop. Tout le monde le lui disait mais il semblait n’en avoir cure. Nous étions tous inquiets pour lui. Un samedi soir, nous l’avions attendu au restaurant mais il n’est pas venu. Je l’ai appelé de nombreuses fois mais il ne décrochait pas.


En rentrant à la maison, Yann était aussi préoccupé que moi. C’est lui qui m’a suggéré de passer le voir, de forcer sa porte, de lui tenir compagnie. J’étais finalement la seule personne, peut être, qu’Alain avait envie de voir ce soir-là, une amie de toujours, une confidente, une partie de sa vie.


J’ai sonné, attendu, sonné, attendu… jusqu’au moment où je me suis décidée à escalader le portail. Toutes les pièces de la maison étaient dans le noir, sauf visiblement le vestibule. La porte principale était heureusement ouverte et c’est pleine d’angoisse que je suis entrée. J’ai appelé, doucement, puis plus fort, sans obtenir de réponse. J’avais de plus en plus peur de le trouver pendu ou noyé, ou les veines tranchées. C’est fébrile que j’ai entrepris d’allumer chaque pièce pour voir s’il était là. Entre-temps j’ai appelé Yann qui a cherché à me rassurer, et m’a enjoint de terminer la visite. Il faudrait appeler les gendarmes si je ne le trouvais pas, m’avait-il conseillé.


Alain était allongé sur le ventre dans le couloir du premier étage, manifestement évanoui. Les odeurs d’alcool et la sueur venaient se mêler aux effluves d’un tas de vomi qui commençait à coaguler. Alain était bourré, plein comme un boudin, incapable de réagir, mais il respirait.


Ce soir-là, j’ai oublié mon mètre soixante et mes cinquante kilos pour bouger cette grosse masse qui doit faire trente centimètres de plus que moi, et surtout le double de mon poids. Je l’ai traîné jusqu’à la douche avant d’ouvrir le robinet d’eau froide. En colère, vociférant, pleurant de rage, je l’ai aspergé jusqu’à l’entendre se plaindre. J’ai arraché sa chemise, tiré son pantalon puant comme je pouvais, éliminé son boxer taché de pisse, et je l’ai lavé, brossé, décapé. Je voulais lui faire mal, le ridiculiser en le traitant comme un gosse, mais il s’en foutait. De temps en temps il renvoyait encore un peu du contenu fétide de son estomac, et je recommençais à le savonner.


J’étais moi-même trempée, pleine de son vomi, en sueur, pétrie de douleurs dans le dos, mais je ne pensais pas à moi. Je voulais le sortir de sa torpeur, lui redonner visage humain, à lui, mon pote de toujours.


J’ai donné des nouvelles à Yann en lui disant que tout allait bien, que j’allais rester un peu au chevet d’Alain jusqu’à être sûre que tout irait bien. Il m’a dit ne me pas m’occuper de lui, qu’il allait dormir. Et m’a souhaité bon courage.

Quand j’ai raccroché, Alain s’était enfin assis dans la douche et me regardait en pleurant.



Je me suis approchée de lui pour le prendre dans mes bras, à genoux entre ses jambes. Il a accepté mon étreinte amicale. Les amis, ça sert à ça. Ensuite j’ai essayé de le relever, mais sans son aide, c’était difficile. Ce n’est qu’au prix d’efforts répétés qu’enfin il s’est mis sur ses jambes.



Tant bien que mal, je l’ai accompagné jusqu’à sa chambre. Il s’est écroulé sur le lit, à plat-ventre, la bonne position si d’aventure il vomissait encore. Je suis allée chercher un seau au cas où, que j’ai positionné vers sa tête, et je suis allée m’asseoir.


Jusque-là, j’avais fait abstraction du fait qu’il soit nu. Ça m’avait semblé naturel de le voir totalement nu, et pourtant, c’était la première fois. Il était plutôt bel homme, bien proportionné, musclé mais pas trop, presque imberbe. J’ai réalisé que je n’avais pas pris la peine de le regarder sous la douche alors qu’il me faisait face. J’avais vu son sexe, certes, et je l’avais lavé, mais comme un lave une assiette, sans y trouver quoi que ce soit de déplacé. Et pourtant, toucher le sexe d’un homme qu’on connaît aussi bien, quand on n’est pas infirmière, ça ne se fait pas trop… Heureusement, son corps n’avait manifesté aucune espèce de réaction.


Il dormait d’un sommeil lourd, sans agitation. Sa respiration était régulière, paisible. Je ne voulais pourtant pas partir avant d’être sûre que tout irait bien, alors je suis allée faire un brin de toilette. J’ai fouillé ses tiroirs pour trouver quelque chose de décent à me mettre, et suis tombée presque aussitôt sur les vêtements de son ex, ou de l’artiste. En tout cas sur des vêtements féminins et presque à ma taille. Quand je suis ressortie de la salle de bain enfin propre, je suis retournée à son chevet.


Alain avait bougé. Il était sur le dos et ronflait bruyamment. J’ai bien essayé de le retourner, mais je n’avais plus de forces. Alors je me suis assise sur le lit, près de lui, et je lui ai caressé les cheveux. Son ronflement s’est atténué pour devenir un doux sifflement apaisé. À chaque fois que je retirais ma main, il ne fallait que quelques secondes pour que les ronflements bruyants reprennent. Je me suis donc résolue à continuer, doucement, comme on le ferait pour un enfant.


Ses jambes étaient dans le vide, et sa tête arrivait presque en haut du lit. Je me suis assise derrière lui, les genoux pliés, appuyée contre la tête de lit, et j’ai massé son crâne. Encore et encore. Des petits soupirs de satisfaction sont venus ponctuer ses souffles réguliers. Ces soupirs venaient à chaque fois que mes mains s’approchaient de ses tempes. Lui faire du bien était agréable, alors j’ai insisté vers ses tempes, puis son menton. Les soupirs sont devenus plus forts, plus denses, comme réglés sur une intensité de plaisir tactile que je lui prodiguais.


C’est un peu par jeu que j’ai alors massé un peu son cou, puis ses épaules. Sentir mes mains sur sa peau devait lui être très agréable ; c’est en tout cas ce que je croyais comprendre de ses acquiescements plus bruyants, mais c’était aussi agréable pour moi. Sentir sa peau, sa chaleur, me faisait du bien. Et lui faire du bien me faisait du bien à moi aussi. On ne pouvait plus parler à ce moment-là de massages, mais véritablement de caresses. Il dormait, ne savait pas ce que je faisais et ne s’en souviendrait sans doute pas, alors nous faire du bien mutuellement m’a semblé naturel et gratuit.


J’ai caressé son torse glabre, ses épaules, son ventre, doucement, lentement, encouragée par ses soupirs, encouragée également par le trouble qui naissait en moi.


Il y avait en face de moi une vieille armoire normande. Faiblement éclairée par la lampe de chevet, je voyais mon reflet dans le miroir. Les jambes d’Alain dans le vide. Son corps nu et inerte. Moi, sa tête presque entre mes genoux, penchée en avant pour le caresser. Ma chemise trop grande, mes cuisses à l’air, ça aurait pu prêter à confusion. Mais cette image me plaisait. Je trouvais l’ensemble harmonieux et sensuel, sans aucune arrière-pensée. Je nous faisais du bien.


Alain, qui avait jusque-là les mains le long du corps, a commencé à bouger. Il a bougé quand je le touchais à hauteur de son estomac. J’ai cru un instant que je lui avais fait mal et j’ai réduit la pression, mais non. Il a remonté ses bras vers moi pour mettre une main sur chacune de mes cuisses et les presser un peu. Dormait-il ? J’aimais sentir sa peau sous mes mains, mais cette fois je devais vite me demander si oui ou non il était convenable qu’il sente ma peau sous les siennes. Il n’y avait là rien d’équivoque et il ne me caressait pas, mais je me suis arrêtée. Au moment où je m’arrêtais, il a grogné. Était-ce une supplique pour que je continue ou un réflexe d’homme saoul ?


Je me suis à nouveau regardée dans le miroir de la porte de l’armoire. Cette fois, l’image était bien plus érotique, me suis-je dit. Et peut-être même plus que ça. Le sexe d’Alain n’était plus aussi flasque. Ses mains continuaient de me presser les cuisses, et ses grognements avaient repris. « Quitte ou double ! » me suis-je dit. Il savait que j’étais là, que c’était moi qui lui faisais du bien, et peut-être savait-il que ça me plaisait de lui faire du bien, de nous faire du bien.


J’ai repris mes caresses sur son torse. Il a arrêté de grogner et repris ses souffles de satisfaction. Je savais que je devrais arrêter rapidement si je ne voulais pas perdre le contrôle, mais jusque-là je maîtrisais. Je me suis dit la même chose quand ses mains ont bougé sur ma peau, qu’il s’est mis lui aussi à me caresser. C’était doux, chaud, gentil, comme un échange de tendresse. Je lui faisais du bien, et il me le rendait. Sauf que son pénis me montrait que cette fois, il ne dormait plus. Moi qui pensais qu’un homme saoul ne pouvait pas avoir d’érection, j’ai été clairement démentie. Il bandait comme un âne, l’ami ! Et ses caresses étaient passées du milieu de ma cuisse à beaucoup plus haut, presque vers mes fesses.


J’ai attrapé ses poignets pour qu’il comprenne qu’il allait trop loin mais il a résisté. Je n’avais plus tellement de forces pour résister à ses mains puissantes qu’il a posées sur mes fesses, sous la chemise. Et j’ai entendu « Continue… »


« Continue… » a résonné dans ma tête quand je me penchais en avant pour caresser à nouveau son torse. Ses mains me poussaient en avant, et je me suis retrouvée quasiment allongée sur lui, sa tête entre mes cuisses ouvertes. J’ai lâché prise.


Je me suis regardée dans le miroir quand il jouait de ses doigts avec mon intimité, et je me suis trouvée belle. Il n’y avait que son sexe tendu entre mon visage et l’armoire, que son sexe qu’il me suffirait de toucher pour vite le faire jouir et le calmer. Je n’avais que cette ultime ressource pour que ça s’arrête, qu’il me lâche. Il aurait suffi que je lui demande d’arrêter, et je suis persuadée qu’il aurait cessé immédiatement en s’excusant ; mais j’avais envie qu’il continue, qu’il continue d’écarter ma culotte trop grande pour me lécher. Il me fouillait déjà quand j’ai saisi son engin raide comme un piquet, chaud et doux, gros et puissant. J’ai senti son pouls dans ma main et vu ses bourses remonter, signe qu’il allait jouir tout de suite. J’ai lâché la prise pour lui laisser le temps de respirer, et aussi parce que moi-même j’allais partir, me laisser envahir par un orgasme que la situation et sa langue venaient de provoquer.


Affalée sur lui, j’avais du mal à reprendre mes esprits. J’ai senti sa main le long de mon visage, chercher son sexe qu’il a dirigé vers mes lèvres entrouvertes. Il voulait que je le suce, ou simplement se masturber devant moi. Ou les deux. Il voulait les deux. Il s’est masturbé un peu en collant son sexe contre ma joue, puis contre ma bouche, tout en frottant son gland contre ma peau. Puis il a présenté son gland entre mes lèvres, et j’ai compris que j’en avais envie moi aussi. Je me suis appliquée à lui faire du bien pendant que sa langue me fouillait à nouveau entre les cuisses, allant de mon clito à mon petit trésor interdit entre les fesses. C’était la première fois de ma vie qu’une langue s’insinuait dans mon anus quand j’ai joui en recevant une abondante semence dans la bouche.


J’aurais voulu être ailleurs, me faire toute petite, ou d’un coup de baguette magique effacer de nos mémoires ce qui venait de se passer. La honte m’a submergée, envahie, et les frissons que j’ai ressentis quand Alain est venu m’embrasser dans le cou ne m’ont pas rassurée. Nous étions dans de beaux draps ; dans des draps tachés. Des draps que nous allions tacher encore si je ne partais pas en courant.


Vingt-cinq ans avant, j’aurais dû m’approcher de lui, le regarder dans les yeux, me coller contre lui, lui offrir ma première fois avec un homme Au lieu de ça j’ai erré tout ce temps en cherchant l’âme-sœur. Et pourtant, avec Yann, tout allait pour le mieux. C’était le meilleur des compagnons, le meilleur des amants que j’ai jamais eu, le meilleur de mes amis aussi.


Comme disait Clinton, « Sucer, ce n’est pas tromper. » Se faire sucer non plus alors. Il fallait bien que je me rassure comme je pouvais. J’aurais dû et pu m’écarter quand Alain est revenu à la charge, me serrant dans ses bras musclés pour que je colle mon dos contre son torse. Mais j’ai senti ses mains aussitôt après sur mes seins, puis sur mon ventre, puis partout. Si bien que quand j’ai senti son membre épais entre mes cuisses, je l’ai laissé me prendre. Je l’ai laissé écarter mes chairs de sa vigueur, me pénétrer de son gland gorgé de sang, et petit à petit m’enfiler sa queue profondément. J’ai craint un instant qu’il me fasse mal tellement il était gros, mais c’est plutôt une sensation de plénitude qui s’est installée en moi.


J’étais face au miroir. Ses jambes dépassaient largement des miennes et sa tête me surplombait. Et pourtant je me trouvais embrochée par son membre. Il m’a saisie pour me retourner comme une crêpe en s’allongeant sur le dos, moi allongée sur lui. Il a saisi mes seins de ses mains puissantes et a commencé à aller et venir en moi, m’arrachant des cris de stupeur à chaque poussée. Je me suis un instant redressée pour nous regarder dans le miroir. Je pouvais voir ses jambes pliées, massives, et les miennes de part et d’autre, minuscules. Je pouvais voir ses bourses pendantes et son énorme sexe qui allait et venait dans ma petite chatte trempée. Une vision à couper le souffle.


Je me suis reposée sur lui, le laissant faire de moi ce qu’il voulait, en essayant de ressentir le plus profondément possible ces sensations énormes qu’il me procurait. Ses mains m’ont recouvert le ventre, puis sont venues jouer avec ma chatte, titiller mon clitoris, écarter et tirer mes lèvres gonflées. Un moment d’extase que j’aurais voulu voir durer, autant que j’aurais voulu l’éviter pour ne pas savoir à quoi je devrais sans doute renoncer.


Ça avait quel sens, cette partie de jambes en l’air avec un vieux pote éméché ? Allais-je sacrifier ma petite vie tranquille et mon cercle d’amis pour du sexe ? Était-il raisonnable que je reparte à zéro à mon âge ? Petit à petit, je me suis perdue dans mes questions, oubliant l’endroit, oubliant le moment, oubliant même ce sexe qui me perforait avec vigueur. Réalisant que je perdais le fil, je me suis redressée à nouveau pour nous regarder. Alain m’a même poussée un peu pour que je me redresse complètement sur lui, de sorte que je me suis retrouvée assise sur son sexe, à genoux, face au miroir. Ce n’était pas moi, pas possible que ce soit moi cette femme mature pourtant encore belle qui allait et venait sur une queue gourmande. Ça ne pouvait pas être mes mains sur mes seins, ma bouche ouverte et mes yeux hagards.


Quand je me suis entendue hurler que c’était bon, l’écho m’a répondu qu’il adorait mon cul, cul qu’il avait en gros plan et qu’il pétrissait. J’ai pris appui sur ses genoux pour qu’il voie encore mieux, qu’il se régale, et qu’il continue de me défoncer. Une vague m’a emportée en même temps qu’il se répandait en moi, grognant comme un cochon. J’avais oublié l’espace d’une fulgurance que ce n’était pas mon compagnon qui venait de me remplir la chatte, mais Alain, mon ami. Et pourtant c’est à Yann que je pensais à ce moment-là. J’étais persuadée, sans savoir dire pourquoi, qu’il aurait été heureux de me voir prendre un tel pied. Et un peu moins heureux que ce soit avec Alain.


Nous avons fait l’amour encore une fois peu après, plus tendrement, face à face, sa grande carcasse sur mon corps menu, sa bouche contre la mienne, mes jambes croisées dans son dos, son sexe et le mien en fusion sensuelle. Fait l’amour, oui, on peut dire ça, comme le font les vieux couples, sans se poser de questions. Il m’a amenée tout doucement à une douce jouissance, lente à s’installer, et qui a duré longtemps, très longtemps. Comme s’il me connaissait par cœur, il a su donner le bon rythme, alterner les tortures que constituent une pénétration de ma vulve seulement, et les profondes étreintes ; il a su mettre mon vagin en tension progressivement tout en frottant astucieusement mon clito, de sorte que ce fut l’une des rares fois où j’ai eu l’impression de jouir totalement, de partout.


Le sommeil nous a ensuite emportés, paisible au début, et de plus en plus agité. Je me suis revue, offerte comme une moins que rien à sa bite, à ses mains, à ses yeux, à sa langue, à ses caresses. Je me suis sentie sale et moche, pleine de honte. J’ai quitté le lit pour aller reprendre une douche. Quand j’en suis sortie, Alain dormait toujours, l’air heureux.


Peut-on revenir vingt-cinq ans en arrière ?



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