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n° 18122Tito4014/10/17
L'épouse du médecin
critères:   fh fplusag extracon voiture exhib noculotte odeurs fmast -occasion
21822 caractères
Auteur : Tito40

Il fait un froid de canard ce soir, et il pleut des cordes. Mon mari rentrera tard, comme d’habitude. Son cabinet de campagne est une charge considérable. Ses patients sont disséminés, isolés, vieux, attendrissants, attachants, mais loin et chronophages.


Je me suis plongée dans un bain chaud. J’entends les bourrasques de vent s’engouffrer sous les tuiles et la pluie battre le toit mais je suis bien, détendue.


Soudain j’entends des coups à la porte. Ça insiste. Je sors de l’eau, enfile un peignoir, descends l’escalier, inquiète. La pluie a redoublé, l’ambiance est à l’orage. Je saisis un tisonnier avant d’ouvrir prudemment la porte, on ne sait jamais.


Un éclair blanc illumine la nuit derrière cet homme grand, large, barbu, qui tient dans ses bras une fillette tremblante. Ils sont trempés, l’air perdu. Je laisse tomber mon tisonnier pour les laisser se mettre à l’abri. L’homme m’explique que sa fille est malade, que sa ligne téléphonique est en dérangement, qu’il vient voir le médecin.


Je lui prends sa fille des bras. Elle pleure. Elle est bouillante. Il se débarrasse de son manteau mais ses vêtements sont tellement mouillés qu’une flaque se forme sous ses pieds. Il est pieds nus.


Je sors une serviette d’un placard et entreprends d’ôter les vêtements de la petite qui tremble plus encore. Elle a froid, elle a peur, elle hurle. Je la couvre de ma serviette et je l’essuie tout doucement. Elle semble se calmer, et je crois même reconnaître un signe de reconnaissance dans ses petits yeux en amande.


J’indique à son père où se trouve la salle de bain et l’invite à aller lui aussi se sécher. Je m’occupe de sa fille en attendant. Je lui dis quel placard ouvrir pour trouver des vêtements secs. Mon mari est un peu plus petit, mais aussi un peu plus gros. Ça dépannera…


La petite voit son père s’éloigner dans le couloir, elle a cessé de pleurer et s’abandonne dans mes bras sur le canapé. Ça faisait si longtemps que je n’avais pas tenu un enfant dans mes bras et que je n’avais pas ressenti cette chaleur. Ça me fait du bien. À elle aussi visiblement, elle semble apaisée. Elle dort maintenant. J’étends la petite sur le canapé. Son père ne doit pas trouver les vêtements. Je la couvre soigneusement puis la quitte un instant pour aller voir si son père a trouvé des vêtements à sa taille.


La porte de la salle de bain est entrouverte. Il est toujours en train de se sécher. Son dos, large, est cramé par le soleil. Il est musclé et massif. Ses fesses sont blanches, nues, dépourvues de pilosité. Ses cuisses sont larges également, des cuisses d’homme de labeur. Je vois son reflet dans le miroir alors qu’il s’essuie les cheveux. Son torse est légèrement velu, taillé en V. Son sexe est long, large. Il est beau, il semble d’une telle puissance !


Je m’en veux de ne pas avoir tourné la tête. Ce n’est pas mon habitude, le voyeurisme, et je n’en ai pas le goût, mais je suis subjuguée. Je me recule dans l’ombre du couloir. Il continue de s’essuyer, méthodiquement. J’ai presque honte de cette émotion qui m’assaille. Presque. Je me dis que sa femme a beaucoup de chance. Moi aussi, j’ai un mari aimant et très civilisé, sociable, affable, tourné vers le confort de sa famille, mais plus doux, plus lisse, moins animal. Je l’aime plus que tout, là n’est pas la question, mais voir cet homme, je dois l’avouer, m’excite. Je m’éloigne bien malgré moi pour aller au chevet de la petite. Elle dort toujours. Je m’assieds à son côté et je me laisse aller à mes songes. J’ai très envie de retourner vers la salle de bain, mais mon éducation m’en dissuade.


L’homme arrive, sec, souriant. Il porte une chemise blanche un peu petite pour lui, et un pantalon de toile qui lui colle à la peau. Il me remercie chaleureusement de mon hospitalité, puis admire sa fille qui émet un doux ronflement. Il tâte son front, toujours bouillant. Je lui propose un café, qu’il accepte. C’est en me levant que je réalise que je suis toujours nue sous mon peignoir. Il l’a vu lui aussi, et j’ai vu son regard se détourner. J’ai presque honte. Presque.


Je me suis sentie rougir et frissonner. Ce n’est pas la fièvre, non, mais une forme de gêne honteuse doublée d’une quasi-satisfaction. Je n’ai pas vu de dégoût dans son regard avant qu’il ne le détourne, mais quelque chose qui ressemblait à un intérêt artistique, ce regard que vous pouvez porter à une toile qui vous émeut. Du moins voudrais-je m’en convaincre.


Un second café vient de couler. Je le rejoins au salon. Il caresse les cheveux de la petite. C’est émouvant de voir une telle masse se montrer aussi tendre. Je resserre la ceinture de mon peignoir une fois qu’il a saisi sa tasse et que j’ai posé la mienne. Je m’assieds au fond du fauteuil qui lui fait face et repliant mes jambes sous moi. Nous discutons paisiblement. Sa fille dort. Il me remercie dix fois. Cet homme est modeste, infiniment modeste. Il donnerait sa vie pour sa fille. Il est veuf. La maman de la petite les a quittés sans prévenir. Il ne s’en remet pas. Je le sens triste, défait.


Machinalement, je caresse mes jambes en lui parlant. Rien de provocant, rien d’érotique. Je passe ma main à plat sur ma peau, comme par habitude. C’est encore son regard qui me fait réaliser l’ambiguïté de mon geste. Il s’est arrêté un instant de parler, comme s’il allait s’étouffer. Je rougis à nouveau. J’ai presque honte. Presque. Je le revois nu quelques minutes auparavant dans la salle de bain. Cette pensée me trouble. Je devrais m’excuser, me lever et aller passer une tenue correcte. Mais alors il comprendrait que j’étais gênée, que j’ai quelque chose, peut-être, à me reprocher ; que je me suis imaginé qu’il pourrait avoir eu lui-même de mauvaises pensées à me voir dans cette tenue.


Alors je ne fais rien. Nous continuons de discuter, et mes mains lissent la peau de mes jambes. Ça me gêne de moins en moins. À chaque fois que je bouge ma main je vois son regard s’illuminer, alors je recommence. J’aime l’effet que provoque chez lui ce tout petit geste de rien du tout.


Mon mari rentre enfin, trempé comme une soupe. L’homme se présente et s’excuse de sa présence. Marc lui dit qu’il a bien fait de venir, me remercie de l’avoir fait attendre, et nous prie de l’excuser un instant, le temps qu’il se sèche lui aussi.


Marc se dirige vers la salle de bain. L’homme me remercie à nouveau. Je me caresse un peu la jambe, et son regard s’illumine à nouveau. Nous nous sourions, comme deux gamins.


Quand Marc revient, lui aussi vêtu d’une chemise blanche – mais à sa taille – et d’un jean lui aussi taillé à sa forme, il s’approche de la petite et sort son stéthoscope.


Nous le laissons travailler. L’homme se lève et se recule. Je le guide vers la cuisine où je prépare trois tasses. Nous parlons un peu, mais je sens son regard changé. Ses phrases sont moins fluides, ses mots hachés. Je me retourne vers la cafetière qui est face à une fenêtre. Je souhaite le laisser reprendre ses esprits et moi les miens. Je vois son reflet dans la vitre. J’ai l’impression qu’il m’observe de la tête aux pieds.


Je vois aussi mon propre reflet. Je dois avoir dix ans de plus que lui, et je suis nue sous mon peignoir. Il doit le savoir. C’est indécent. C’est d’autant plus indécent que mon mari est là, juste à côté, en train de prendre soin de sa fille. Je sens mes seins se raidir et des frissons me parcourir. Ses yeux me font le même effet que des mains qui passeraient sous mon peignoir pour me caresser. Je l’imagine nu derrière moi, aussi nu qu’il l’était tout à l’heure, aussi beau aussi.


Les deux premières tasses sont pour Marc et lui. Je me retourne et je le prie d’emmener à Marc celle qui lui revient. C’est une occasion de l’éloigner de moi, et d’éloigner mes mauvaises pensées.


La dernière tasse coule, et il revient déjà. Quand je me retourne vers lui je dois être rouge pivoine. La ceinture de mon peignoir s’est un peu détendue, élargissant un peu trop mon décolleté. J’aurais pu la resserrer avant de me retourner mais je ne l’ai pas fait. Je m’adosse au plan de travail et je lui fais face. Il boit son café en me regardant. Je fais de même. Je ne sais pas ce qu’il pense, mais je le sens détendu. Il sourit, il me regarde. Ses yeux me scrutent et me parcourent. Il a regardé mes pieds, longuement, puis il est remonté et son regard s’est fixé entre mes seins. Je voudrais ouvrir davantage, mais ça ne se fait pas. Je voudrais lui dire que je suis heureuse qu’il me regarde, mais ça ne se fait pas. Je suis rouge de honte. Presque.


Marc nous rejoint. Il donne son diagnostic à l’homme qui le remercie chaleureusement. L’ordonnance est prête, mais il est tard. Il faudra aller à la pharmacie de garde qui se trouve à vingt kilomètres. L’homme est perturbé. Nous comprenons qu’il n’a plus de permis de conduire, qu’il devra attendre demain.


Je me propose spontanément de l’y conduire si Marc est d’accord pour garder la petite en attendant. Évidemment, il l’est. J’attrape un imperméable. Marc en prête un à l’homme. J’enfile la première paire de chaussures que je trouve. L’homme remet ses baskets mouillées et me suit jusqu’à ma voiture.


Il pleut toujours autant. Nous arrivons trempés. Le temps de monter à bord et de refermer les portières, il y a pas mal d’eau dans la voiture. Les accoudoirs sont trempés, les sièges un peu aussi. L’homme quitte son imper qu’il pose derrière son siège. Je fais de même, mais l’épaisseur de mon peignoir en dessous ne me facilite pas la tâche. Je parviens enfin à l’ôter et le dépose moi aussi derrière le siège. Mon peignoir est en désordre, quasiment ouvert. On voit assez largement mes cuisses, et au niveau du buste c’est tellement ouvert que s’il tournait sa tête vers moi il verrait mes petits seins.


Je ne sais pas comment faire pour me rajuster. Quand je tire d’un côté, ça ouvre de l’autre. C’est très peu commode. Je suis obligée de lever mes fesses du siège en tendant les jambes pour descendre le peignoir sur mes jambes, mais ce faisant, la ceinture s’est dénouée et le peignoir est ouvert en grand.


Ne sachant quoi faire d’autre, je rigole bêtement. Ne sachant quoi faire d’autre, il rigole aussi bêtement que moi. Nous regards se croisent avant que le sien ne découvre mon corps. Il a compris que je le laisserais regarder s’il le voulait. Il le veut. Ses yeux me caressent. Il y a peu de lumière, mais c’est suffisant pour l’émouvoir, sans doute.


Je referme le peignoir en m’excusant et j’attache ma ceinture. Il me répond maladroitement qu’il n’y a pas de quoi s’excuser et s’attache également. Nous faisons le trajet sans un mot. Je suis concentrée sur la route, glissante et sombre. Des bourrasques secouent la voiture, nous roulons lentement.


Arrivés à destination, il entre dans la pharmacie. Il y a plusieurs personnes devant lui. Je change la voiture de place pour ne pas risquer d’être percutée. Face à la pharmacie, de l’autre côté de la route, il y a de la place. Je me gare en marche arrière. Je suis face à l’échoppe lumineuse. Sur le pare-brise coule une pluie drue et incessante. L’image des gens qui font la queue et celle de l’homme sont floues. Je le revois nu dans la salle de bain. Je revois ses yeux entre mes seins quand nous étions face à face dans la cuisine. Je revois ses yeux parcourir mon corps dans la pénombre avant que nous ne démarrions. Machinalement je caresse mes jambes en me penchant en avant. Mes mains sur ma peau me rassurent et me font du bien, mais ces images qui me reviennent en boucle provoquent en moi une émotion vive, une envie d’être touchée, une envie de sentir des caresses intimes, de voir un homme excité par mon corps. J’essaie de me reprendre, je m’engueule moi-même, je me résiste, mais mes mains font ce qu’elles veulent, et quand elles remontent le long de mes cuisses je ne leur résiste pas. Je les laisse me découvrir et je ferme les yeux alors qu’elles s’approchent de mon sexe. Je n’avais pas conscience d’être aussi chaude et aussi mouillée entre les cuisses. C’est indécent. J’ai presque honte. Presque. Mes doigts me fouillent, me pénètrent, m’écartent. Je crois que je vais me faire jouir pour me calmer. Ça fait des années que je ne me suis pas masturbée, mais là j’ai envie, tout de suite.


J’y suis presque, je sens la pression monter. Mes seins me font mal, j’ai chaud. Mais l’homme vient de sortir avec ses médicaments à la main. Il a vu la voiture et se dirige vers moi. Je dois remettre de l’ordre dans ma tenue avant qu’il n’arrive mais il pleut, alors il court. Il n’avait pas remis son imper en arrivant. Sa chemise blanche est trempée. En entrant dans la voiture il doit se douter de quelque chose. Je suis en train de refermer mon peignoir. C’est facile de deviner qu’il était donc ouvert juste avant.


Il ne dit rien et me regarde, l’air surpris. Je le laisse faire quand je sens sa main saisir un pan de mon peignoir pour l’écarter. Sa grosse main se pose sur ma cuisse. Elle est chaude et forte. Il approche son visage du mien et je le laisse faire. Je lui offre mes lèvres qu’il suce tout doucement, puis ma langue qu’il aspire. Il n’a pas prononcé un mot. Quand il remonte sa main vers mon sexe, j’écarte doucement mes cuisses pour lui faire de la place. Il n’a pas l’air surpris de sentir mon humidité. Il me caresse en m’embrassant tendrement. Sa main remonte vers mes seins qui l’attendaient. Son contact est d’une délicatesse incroyable quand on voit la masse de muscles de cet homme. Il est tendre et doux. Sa bouche remplace sa main sur mes tétons, je me laisse aller à ses caresses. Il sait ce que je veux, il sait ce que je faisais en l’attendant. Je le laisse me faire plaisir, me pénétrer de ses doigts alors qu’il me mordille les seins, et me faire jouir profondément. Ça faisait longtemps qu’on ne m’avait pas donné du plaisir ainsi, sans me baiser.


Mon mari me baise souvent, mais l’intensité de nos ébats n’est plus celle de nos débuts. Je jouis, certes – c’est un peu l’objectif – mais ça n’a rien à voir. Je viens de ressentir une onde de choc terrible qui me laisse baba.


Il referme mon peignoir, toujours sans un mot, m’embrasse à nouveau. Je tourne la clé de contact.


Nous reprenons la route. Je roule au pas, à la fois parce qu’il pleut à nouveau très fort et parce que je voudrais que ce moment dure encore. J’ai presque honte de ce que nous venons de faire. Presque. Personne ne le saura. Nous allons rentrer. Il va prendre sa fille dans ses bras et partir. Je ne le reverrai pas.


Je sens encore ses doigts en moi. Je sens encore sa langue dans ma bouche, ses dents qui mordillent mes tétons. Je sens encore les secousses de mon orgasme. Je mouille, je tremble. J’ai honte. Presque.


Il nous reste dix kilomètres à faire. Je m’arrête sur le parking d’un restaurant routier. Il faut qu’on se parle. Je coupe le contact, mais il n’a pas envie de parler. Moi non plus. Je quitte mon peignoir pendant qu’il ôte son pantalon. Il recule son siège. Je viens sur lui. Je suis toute menue et toute légère. Je me colle à lui. Il a ouvert sa chemise. Mes seins sont comprimés sur son torse. Je le serre contre moi et je le laisse guider son sexe que j’ai aperçu dans la salle de bain au repos, et que je viens de voir brièvement en grande forme. Il saisit ma bouche, et dans le même temps je sens son gland venir profiter de ma chaleur. De sa main il le glisse entre mes lèvres intimes, presse un peu ma vulve, glisse à nouveau jusqu’à mon clito en feu ; il me fait languir. Enfin il présente son sexe ; je sens son gland s’insinuer tout doucement. Puis il me saisit par les hanches et me tire vers lui en même temps que son bassin remonte légèrement. Sa queue est épaisse, très dure, très chaude ; elle entre toute seule. Il me remplit complètement, et j’adore ce qu’il me fait. Il me baise. Je bouge mon petit cul en m’agitant sur lui, en recherchant mon plaisir et le sien. Il souffle fort, semble concentré sur ce qu’il fait.


Je sens ses mains partout. Malgré le froid je suis en sueur, et lui aussi. Il ne parle pas. Je me tais aussi. Nous profitons de l’instant malgré l’inconfort, malgré l’inconvenance, malgré l’heure tardive. Je sens ses muscles contre mon corps, je sens sa puissance dans mon sexe, je sens sa sueur d’homme. Plus il me baise, plus ça m’excite, plus j’ai envie qu’il me prenne plus fort, qu’il abuse de moi, qu’il me défonce.


Mais l’espace dans ma voiture est insuffisant. Il faudra que je me contente de ce qu’il peut m’offrir. Je suis au bord du précipice et il le sent. Il accélère tant qu’il peut et s’insinue le plus profondément possible en moi. Je jouis comme une dingue, et ça dure, ça dure… Ma chatte s’est contractée sur son sexe. Je crie ma jouissance, il sait le bien qu’il me fait. Je le sens essayer de s’extraire, il doit être lui aussi sur le point de venir. Je le serre tant que je peux et me presse contre sa verge. Je l‘empêche de sortir. Il a compris et n’essaie plus. Il se fige au moment de jouir, et je descends mes fesses le plus possible pour le sentir cracher son plaisir le plus profondément possible. Un nouvel orgasme me submerge, plus violent encore que le précédent. J’ai presque honte. Presque.


Je ne connais pas cet homme. Il ne me connaît pas non plus. Et nous venons de faire l’amour. Il m’a fait jouir. Il a déversé son sperme gluant dans mon sexe affamé. Une drôle d’ambiance s’est installée, comme si aucun de nous deux ne voulait s’exprimer, dire quoi que ce soit. Il me caresse doucement. Je reste blottie contre lui. J’hésite à m’écarter de lui, puis je dois bien m’y résoudre. Quand je me redresse, je sens son sexe sortir de moi et son sperme couler. C’est très inconfortable. C’est très inconvenant. J’essaie d’avoir l’air à l’aise mais je ne peux pas. Je suis maladroite, empruntée.


Il me sourit. Ses mains parcourent mes fesses pendant que les miennes caressent son torse. Je suis à genoux, il n’a pas bougé. Je caresse un peu son sexe qui ramollit doucement. Je ne l’avais pas encore touché. Il est imposant, gluant, chaud. J’ai très envie de le sucer, de sentir son gland dans ma bouche. Il a compris et ne refuse pas mes lèvres. Je sens l’odeur de son sperme, je sens l’odeur de ma chatte. C’est indécent. Indécent mais excitant. Je malaxe ses grosses bourses, caresse ses cuisses, m’insinue entre ses fesses. Sa puissance est entre mes mains. La bête est docile et ronronne sous mes assauts baveux. Ses gros doigts me fouillent, me palpent, me malaxent. Des phares de voitures qui passent nous envoient des traits de lumière jaune dans un effet psychédélique. J’ai presque honte d’aimer ça, presque. Je suis toute petite, toute menue, toute blanche. Ses gros doigts m’ont martyrisé le sexe et s’attaquent à mon cul. Je n’aurais pas imaginé aimer cet acte intrusif, mais ça me donne encore plus l’envie de l’aspirer jusqu’à la mort, la petite mort que je lui offre sans le sortir de ma bouche.


Nous rentrons en silence, puants de sueur et de sexe. J’ai remis mon imper et essuyé tant bien que mal les traces de ma débauche.


Quand nous arrivons chez moi, nous trouvons Marion, une jeune nièce que mon mari a appelée pour qu’elle vienne surveiller la petite. Marc a été appelé par les pompiers sur le lieu d’un accident de la route.


L’homme prend sa fille dans ses bras. Elle dort toujours. Il veut rentrer à pied mais j’insiste pour le reconduire chez lui. Ce n’est pas raisonnable. La petite est malade. Il semble accepter à contrecœur et m’avoue à voix basse qu’il ne voulait pas que je sache où il habite. Je l’accompagne au second étage d’un petit collectif miteux, jusqu’à la chambre de la petite qu’il couche et borde. L’appartement, petit mais décoré avec soin, est plein de souvenirs de sa vie d’avant, de photos de sa femme et de sa fille. Il pleure doucement, sans un mot. Je me sens mal.


Il me propose un verre que je refuse poliment, et je me dirige vers la porte. Il me suit, tente de me retenir, et se colle à moi quand je saisis la poignée de la porte. Je sens mon imper et mon peignoir se soulever, ses mains me prendre les fesses, son souffle dans mon cou. Je n’ai pas le temps de réagir qu’il a déjà baissé son pantalon et pointe sa queue contre mes fesses. Une main collée à ma bouche, une autre qui me tient par le ventre, il me pénètre sans ménagement. Je me sens décoller du sol tellement il me presse. Sa queue est raide, énorme, brûlante. Quand je l’ai vu nu dans ma salle de bain, c’est peut-être cette idée-là qui m’avait traversé l’esprit, l’idée qu’il me prenne comme un homme des bois se vide de ses tensions dans la première femelle disponible sans la regarder, sans la respecter, sans chercher à lui donner de la tendresse. Je me sens mal d’être ainsi prise comme une pute, et tellement libre en même temps, tellement fière d’inspirer une telle brutalité animale chez cet homme affamé de sexe. Je lui demande d’arrêter mais je colle bien mon cul contre son ventre pour que surtout il ne s’arrête pas. Je jouis en continu depuis plusieurs minutes et je n’en vois pas la fin. Je me sens légère entre ses mains, comme une plume dont il fait ce qu’il veut.


Il me repose au sol ; j’ai peur que ce soit fini. Tant mieux que ce soit fini : j’ai honte. Enfin, presque honte. Mais c’est pour mieux me soulever à nouveau et me posséder encore. J’ai tellement envie qu’il le fasse, qu’il me prenne sans ménagement, qu’il m’épuise, qu’il m’outrage… Il est gros, il est dur. Ses mains sur mes hanches me tirent et me poussent. Je suis sa chose. Il me fait décoller à peine son gland entré dans mon vagin. Mes jambes tremblent, je suffoque. Nous sommes silencieux, acharnés ; nos sens communient Je ne sens plus mes jambes, je vole, je jouis, j’exulte.


Je viens de me faire baiser par une bête humaine, un homme plein de vie qui m’a prise comme une femme facile, une femme qui aime la bite.


Les lingettes dans ma boîte à gants, la route au ralenti, des frissons encore dans le dos, les seins douloureux, la chatte visqueuse. La femme du médecin. La bourgeoise s’est fait tringler. J’ai honte. Enfin, presque.



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