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n° 18123ViolaFleur14/10/17
Prendre sa respiration
critères:   cocus vacances plage amour nudisme fellation pénétratio confession
42217 caractères      
Auteur : ViolaFleur      Série : Apnée - 01 / 02

Il est probable que ce récit paraîtra bien mièvre à certains lecteurs. Je parle des couples, célibataires, amants, maîtresses qui vivent pleinement leur sexualité en réalisant leurs envies et fantasmes pour offrir, recevoir et partager le plaisir du sexe. Mais même ceux-ci pourront se souvenir d’avant !

Donc ce récit s’adresse aux autres, à ceux qui pensent, imaginent, fantasment en espérant qu’un jour ils pourront franchir le pas et quitter leurs habitudes. Je ne me sens pas l’âme d’un messie, mais souhaite juste apporter une contribution qui pourra inspirer tous ceux-là. C’est par des exemples comme celui que je vais relater qu’ils se sentiront moins seuls et qu’il suffit d’un rien pour enfin…


Vous me jugez prétentieux, mais sachez que je ne suis pas cet exemple. Vous jugerez plus loin ma petite contribution. En attendant, je laisse la parole à mon ami Paul, car c’est lui et son épouse Martine qui sont les vrais héros. Moi, je ne fais que leur donner la parole en attendant que je puisse vous montrer ma participation à leur aventure.




Paul


Jamais nous n’aurions imaginé une telle chance. En retraite ou quasi retraite à soixante ans, voilà qui n’est pas banal pour un couple de commerçants. Il faut dire que cette offre de rachat à des conditions financières plus qu’avantageuses nous a donné cette opportunité. Une belle somme, mais aussi un versement régulier, un peu comme une rente viagère nous avait décidés. Évidemment notre vie, jusqu’à ce jour rythmée par l’ouverture et la fermeture de notre magasin avec juste le lundi de repos, a changé. Aussi l’achat d’une petite maison de vacances s’est imposé. Enfin profiter de vacances sans le souci d’un chiffre d’affaires sans doute en progression, mais au prix d’un labeur acharné.


Maison bien raisonnable, dans une petite résidence d’un petit village près de la mer en Charente-Maritime. La disposition des maisons avait été très bien pensée, car notre jardin n’était bordé que du mur aveugle de notre voisin, et pour le reste clos avec une haute et dense haie. On était chez nous.


Très vite, après quelques aménagements personnels – surtout de décoration, la maison étant tout équipée – nous avons pu nous consacrer entièrement à « ne rien faire ». C’est fou ce que ne rien faire peut occuper : plage, longues promenades, vélo, piscine, visites, farniente vous laissent peu de temps pour le reste. Sauf que le reste s’est révélé au fil des jours de plus en plus prenant. Je parle de nos rencontres au lit. Mais si je dis « lit », c’est en réalité le lieu que nous utilisions le moins pour nos galipettes.


Le soleil, la plage, les corps dénudés, tout cela a vite changé ma libido, et du coup celle de ma femme. Il faut dire que nous partions de très bas. L’âge, la lassitude, la fatigue, le peu de temps pour nous retrouver en intimité alors que nous passions des journées entières ensemble à travailler, tout cela avait joué sur notre sexualité. Quelques années avant j’avais eu une période « maîtresses », mais même cela avait passé. Mais ici, dans notre maison, je me sentais en forme et faisais sentir mes envies à Martine. C’est drôle, mais ces envies se concrétisaient presque partout dans la maison et peu au lit si ce n’est, au réveil, une « cuillère » délicate et tendre qui relâchait une tension matinale retrouvée comme au bon vieux temps.


Martine n’était pas insensible à cette ambiance et devenait, dès un premier attouchement, une partenaire plus que volontaire. Pourtant ma femme, si elle ne m’a jamais repoussé, si elle appréciait de faire l’amour, n’a jamais été très portée sur la chose au point que rarement, très rarement, me faisait-elle sentir une envie. C’est une des raisons qui, vers la cinquantaine, m’avait fait prendre des maîtresses. Avec une maîtresse, chacun sait pourquoi il est là : le seul but est de se donner du plaisir. Mais ici, elle changeait.


Tiens, par exemple, je l’avais convertie aux deux-pièces. Son maillot de prédilection, le « une-pièce » bien adapté à la piscine me « sortait des yeux », et ses deux-pièces étaient d’une rigueur toute confortable. Il faut dire que Martine est une nageuse hors pair et fréquente la piscine au moins deux fois par semaine. Dans sa jeunesse, un toubib avait découvert une déformation au niveau de la colonne et lui avait conseillé la natation pour éviter les problèmes. La déformation avait disparu – manifestement due à un diagnostic erroné –, mais la natation avait pris une place importante dans la vie de ma femme.


Pour en revenir au deux-pièces, je l’avais convaincue pour un ensemble qui la mettait bien en valeur. Martine est une belle femme, bien en chair, mais avec une musculation toute en longueur qui lui va bien. Je la redécouvrais, et sur la plage je me sentais fier d’être avec elle et guettais les regards des autres hommes ou des femmes envieuses.


Il s’est mis à faire très chaud, aussi même la plage ne devenait supportable que le matin ou en fin d’après-midi. Le reste du temps, nous cherchions l’ombre. Dire que j’ai découvert le plaisir de la douche sans se sécher, laissant le peu de brise me rafraîchir, ne serait pas exact. Mais c’est la répétition qui m’a amené à pas ne me rhabiller et commencer une vie de nudiste chez nous. Au début, Martine me regardait avec un air du genre « à ton âge ! » avec le petit sourire qui va bien, mais finalement elle aussi a rejoint le groupe des « pragmatiques » que je venais de former.


Bien entendu ce n’est pas la première fois que je la voyais nue, elle aussi d’ailleurs, mais d’habitude notre nudité était plus liée à la chambre ou à la salle de bain. De la voir évoluer ainsi dans la cuisine, dans le jardin m’a transformé en quasi-satyre. Avez-vous déjà essayé de câliner votre femme juste vêtue d’un tablier de cuisine et laissant libre au regard et au reste une bonne partie de son anatomie ? Alors vous pouvez me comprendre ! Avez-vous soulevé votre femme pour l’asseoir sur un plan de travail afin de la lécher longuement jusqu’à ce qu’elle coule ? Avez-vous possédé votre femme, en appui contre une table, un arbre, un mur en la faisant jouir ? Si oui, alors vous savez combien c’est bon, très bon, particulièrement bon. Une liberté, une spontanéité retrouvées, une envie de profiter du moment présent alors que vous sentez votre désir monter. Mais ce ne serait que bon si votre partenaire ne jouait pas le jeu. Et Martine, elle, s’est prise au jeu ! Mieux, j’ai découvert une Martine que je ne connaissais pas. Mais se connaissait-elle ainsi ? Coquine, aguicheuse, évoluant chaque jour un peu plus.


D’abord juste un regard discret, et surtout des pointes de seins qui saillaient. Je comprenais à demi pensée. Puis un effleurement, juste en passant, avec un regard qui brillait dès que je comprenais. Et puis, une femme qui, sous prétexte de plaisanterie, me caressait une fesse, puis saisissait le dard qu’elle avait provoqué, avec ses lèvres comme suprême récompense avant de venir s’empaler sur moi. Alors celle qui me faisait face, celle qui ondulait sur ma bite, celle qui se pilonnait, celle qui n’avait plus honte de se caresser les seins et le clitoris alors que je la regardais, alors, oui, alors cette femme, ma femme, devenait ce que j’avais toujours rêvé.

Nous coulions des jours heureux, et la canicule n’arrêtait pas nos étreintes.


Et un soir, tard, en rentrant de la plage, alors que Martine est encore sous la douche, je la rejoins, pressé de lui faire profiter de mon envie. C’est plus que bon, Martine m’ayant sucé avec plus de gourmandise que d’habitude et s’étant offerte avec envie. Elle vient juste de jouir alors que la bourrant encore je l’entends me dire :



Sur le moment je ne réagis pas, encore totalement concentré sur ma bite que je meus délicieusement dans une chatte crémeuse de mouille. Mais après avoir craché mon foutre, la tension sexuelle relâchée, ses paroles me reviennent : « baigner nue ». C’est vrai que depuis quelque temps je taquinais Martine en lui disant que la plage naturiste n’attendait que nous, que c’était ridicule de ne pas oser se montrer, qu’elle serait certainement appréciée par tous ces hommes dont elle trouvait la nudité flageolante et triste à mourir. Mais non. Elle rétorquait qu’elle me gardait l’exclusivité !


« Faire l’amour dans l’eau » me rappelait une expérience vécue aux États-Unis il y a bien vingt ans. Là-bas, les lits étaient XXL et les baignoires en accord avec la corpulence de certains. Alors que Martine traînait dans son bain et que je passais à côté, elle m’avait happé dans un mouvement dont elle n’était pas familière. J’avais été étonné de cette caresse de la main sur mon sexe, et encore plus qu’elle m’avait sucé dans la foulée. « Tu viens avec moi ? » avait-elle demandé. Je m’étais glissé dans l’eau chaude et parfumée. Martine avait mené les ébats, ce qui n’arrivait jamais. Elle s’était littéralement baisée sur ma queue. Une queue que j’avais bien du mal à garder en érection, autant troublé par cette demande si particulière que par le fait que nous baisions dans l’eau. Et l’eau, je le reconnais, ce n’est pas mon truc. Je me douche, je prends des bains, je me baigne, je nage, mais sans grande conviction. L’expérience n’avait pas dû vraiment la satisfaire bien qu’elle m’ait donné tous les signaux de la jouissance, car Martine n’avait jamais renouvelé sa demande. Et voici que cette simple phrase me fait prendre conscience que pour elle c’était une sorte de fantasme, fantasme dont j’étais manifestement passé à côté. Pas question de ne rien faire ! Je demandais beaucoup à ma femme, et elle me donnait encore plus, alors pas question de la laisser sur sa faim.


Le lendemain je lui propose un pique-nique sur la plage de la Grande Passe. C’est en réalité une grande bande de terre qui avance en mer sur deux kilomètres avec des plages plein Ouest particulièrement exposées aux vagues, mais aussi des plages plein Est et des eaux bien plus calmes. C’est un endroit que nous avions exploré deux fois et qui est magnifique, surtout lorsqu’on avance un peu. Au début, une plage surveillée, puis les gens se font plus rares. Plus loin on trouve des naturistes, mais qui cherchent, en couple ou seuls, la tranquillité et la nature. Et puis plus personne, sauf quelques joggers lorsqu’il ne fait pas trop chaud.


Mon but est d’emmener ma femme tout au bout, loin de toute présence, là où elle se sentira assez en sécurité pour se dévêtir. Le parasol nous permet de grignoter ce que j’ai préparé, mais nous savons tous les deux pourquoi nous avons marché si longtemps. La marée descendante nous révèle ce que j’avais noté une fois précédente, c’est-à-dire une sorte de piscine naturelle limitée par des petites dunes de sable.

Martine se lève, s’étire et regarde discrètement afin de vérifier que nous sommes seuls. Satisfaite, elle me dit :



Et sans attendre ma réponse, elle enlève son deux-pièces pour m’apparaître en pleine lumière telle une Ève au paradis. Avant de descendre dans l’eau, elle prend ses petites lunettes qui lui protègent les yeux de l’eau salée et irritante. En quelques pas elle a de l’eau jusqu’aux épaules, mais manifestement, alors qu’elle avance tout en ajustant ses lunettes de piscine et fixant ses cheveux en chignon, je constate que le fond est à peu près plat.


La voici partie. Elle se coule dans son élément et disparaît à mes yeux, poisson humain que sa brasse élégante fait avancer entre deux eaux. « Comment fait-elle pour ne pas respirer tout ce temps ? » pensé-je alors que c’est de nombreuses secondes plus tard qu’elle réapparaît, une minute peut-être. C’est presque angoissant de la voir s’éloigner ainsi. Elle me fait un grand geste. Bien sûr qu’il faut que j’aille dans l’eau, moi non plus je n’ai pas oublié ! Mon maillot rejoint le sien.


Je suis agréablement surpris : l’eau est plus chaude que d’habitude. Pas de vagues non plus, et elle est presque transparente. Il est vrai que de ce côté-ci le sable est plus grossier et se dépose vite. Je nage ma brasse pas coulée du tout dans sa direction. Soudain elle réapparaît face à moi, tel un diable hors de sa boîte. Ses lunettes lui font un visage étrange. Nous sommes face à face, Ondine face à un terrien. Elle avance d’un pas, ses lèvres cherchent les miennes, son corps se love contre le mien. Malgré l’élément liquide, je sens sa chaleur. Elle est mutine, audacieuse, et ses mains ne restent pas inactives. C’est agréable de se laisser faire. Elle me caresse les fesses, et bien vite une main se glisse entre elle et moi pour venir tester ma virilité. Mon sexe, s’il n’est pas totalement rabougri par une eau trop froide, n’est tout de même pas ce mandrin que ces simples caresses, sur la terre ferme, auraient déclenché. Mais pas une remarque de Martine qui pourrait se moquer ! Non, au contraire elle le cajole doucement. Je sens que je gonfle, mais je suis un peu dépité de ne faire mieux. C’est con ! Je serai ridicule et j’aurai honte de ne pouvoir mieux satisfaire le fantasme de Martine. Mais elle me libère. Son corps glisse dans l’eau et bientôt elle disparaît.


Voilà, j’ai merdé, et mon épouse abandonne son triste mari, flageolant comme les nudistes dont elle se moque. Pourtant elle est encore là. Je sens ses mains sur mes jambes, sur mes cuisses, sur mes hanches. On dirait qu’elle s’accroche, et en me penchant je vois qu’elle… Ohhhhhh, sa tête qui… Une chaleur, et mon sexe semble emprisonné. Je comprends que Martine vient de se saisir de ma verge pour la prendre dans sa bouche. Mieux, la pression de ses lèvres me fait comprendre qu’elle me gobe totalement. Cette idée m’excite. Jamais Martine ne m’a fait pareille fellation. D’habitude elle me pompe le gland et lèche la queue, mais pas plus. D’accord, ma queue n’est pas encore déployée et… mais si, je me sens raide et gros. En quelques secondes, cette bouche sous-marine a fait un miracle ! Pourtant je sens encore les lèvres contre mon ventre et je vois de petites bulles trouer la surface.


Elle remonte, mais c’est juste pour reprendre son souffle. Ma queue retrouve la tiédeur de cette gorge. Elle me suce et me pompe. Ce n’est pas possible, ce n’est pas la même qui me suçote d’habitude : ici, c’est une gorge profonde qui m’accueille. Je bande fort, et peu importe l’eau fraîche ou pas, ma bite sait reconnaître un traitement de faveur.


Martine – car c’est elle –, c’est bien elle qui remonte encore avant de plonger. Ses mains sur mes fesses sont les points d’appui qui lui permettent d’avancer et reculer sur mon mandrin, de plus en plus dur, de plus en plus gros, de ces bois flottants que l’on trouve sur les plages, mais encore vivants et frémissants de sève. Et puis elle remonte pour ne plus redescendre. Elle s’accroche à moi, ses jambes enveloppent ma taille, et avec ferveur elle se laisse redescendre pour que mon mandrin trouve le chemin de sa chatte. J’entre comme si j’avais longuement léché le minou en y abandonnant une grasse salive, lubrifiant parfait pour une pénétration réussie. La coquine ! La friponne ! La cochonne ! La salope, oh oui, la salope qui mouillait en secret ! Elle s’empale sur moi. Mon pieu est une bitte où elle s’amarre. Déjà elle bouge. Il lui suffit d’un rien – merci, Archimède ! – pour aller et venir sur moi. Moi, je n’ai qu’à bien me tenir si je ne veux pas basculer avec mon fardeau si ardent que je m’étonne de ne pas voir de la vapeur s’échapper de cette douce grotte.


Son visage est à l’image de sa frénésie. Je repousse ses lunettes maintenant inutiles pour découvrir son regard. Des yeux brillants comme des étoiles, et pourtant troubles de ce plaisir qu’elle se donne. C’est ma femme, pourtant. Une femme que j’avais l’impression de guider vers des plaisirs nouveaux avec toutes mes envies, mais c’est une autre que j’ai sous les yeux. Une femelle, oui, une femelle centrée sur son plaisir, délirant des mots sans suite ponctués de « Oui, c’est bon, c’est bon… » Une femelle en chaleur qui se baise sur moi en utilisant au mieux la légèreté que lui accorde ce liquide qu’elle aime tant. Et puis ces petits mots si doux alors qu’elle me semblait dans un délire solitaire :



Et ce regard où je découvre une perversité qui me surprend, mais me ravit en même temps.

Je jouis de tout cela. Elle attendait ce signal pour se libérer elle aussi. Un instant je crois qu’elle va me lâcher, épuisée de tant de plaisir, mais non. Au contraire, elle s’accroche à moi et m’embrasse avec fougue.



Nous reposons comme deux naufragés après une longue traversée. Combien de temps restons-nous immobiles, perdus dans nos pensées ! Moi je gamberge sur ce que je viens de vivre, découvrant ma femme sous un autre jour. Elle semblait si à l’aise, si entreprenante, inventive et surtout étonnante dans sa façon de me sucer dans l’eau. D’accord, c’est son fantasme, et elle l’a peut-être imaginé tant de fois que cela semble une évidence. Ou bien elle s’est inspirée sur le net… Non, ce n’est pas son genre : elle a toujours trouvé que les films de cul étaient bons pour les ringards.


« Alors ? Et si… »


Je n’avais jamais douté de la fidélité de Martine, partant du principe qu’elle m’aimait et que le sexe n’était pas sa raison de vivre. Mais depuis quelques jours, d’accord de par mes sollicitations, elle se transformait pour mon plus grand plaisir.


« … et si elle avait trouvé quelqu’un avant moi qui aurait su… »


De mon côté, comme sexuellement il me manquait un peu de piment, n’avais-je pas cherché auprès d’autres femmes ? Sans vraiment réfléchir, la question me vient aux lèvres et je suis presque étonné de m’entendre la prononcer distinctement :



Martine garde le silence un moment. Il faut dire que le moment est plutôt à la communion, et puis, se soulevant pour me regarder :



Et je câline son visage tendrement.




Il me draguait gentiment. Il m’avait conseillé de quitter mon une-pièce, juste bon pour les bains d’hiver selon lui, pour un deux-pièces, avec de gentils compliments sur mon corps et ma musculation tout en longueur « sauf aux bons endroits… » il ajoutait, malicieux. Mais il me faisait progresser et ce n’était pas désagréable de se faire draguer par un jeune homme.


Un jour où j’étais venue en fin d’après-midi, il m’a proposé de rester après la fermeture pour me faire découvrir une sensation inconnue, et il avait ajouté « Pas de piège, soyez rassurée. » Je suis restée. Le temps qu’il fasse le tour pour fermer toutes les portes, le gardien étant en vacances, j’ai fait quelques longueurs. Il est revenu et je suis sortie de l’eau.


  • — Vous m’avez dit que vous ne pratiquez pas le naturisme, alors vous ne connaissez pas la sensation de l’eau sur votre corps, tout votre corps.

Et sans prévenir, il descend son maillot pour plonger nu. Le voilà qui évolue devant moi. L’eau est bien entendu parfaitement transparente. Il tourne sur lui-même et je vois ses fesses blanches ou son sexe qui flotte sur son pubis.


  • — Allez, venez, c’est délicieux. Pour une femme, on dit que c’est encore meilleur. Je me retourne si c’est cela qui vous dérange.

Et il le fait, me laissant seule avec ma décision. Je décide de ne pas jouer la femme effarouchée par une simple baignade même en tenue d’Ève. Je plonge. Commence alors un ballet aquatique où nous évoluons, tantôt sous l’eau, tantôt en surface.


  • — Alors ? C’est bien, n’est-ce pas ?

Il a raison : c’est fou ce que quelques grammes de tissu peuvent empêcher de se sentir libre. L’eau n’est plus un fluide qu’il faut utiliser pour avancer, mais une brise humide, en particulier sur mes tétons et tout le long de ma fente. Je ne réponds pas, mais je lui souris. Notre ballet reprend. Il a tout le loisir de découvrir mes secrets et moi les siens. Mais à un moment il pose pied juste devant moi. Je pense qu’il veut me dire quelque chose, mais en réalité il m’enlace doucement et cherche mes lèvres. J’hésite, mais il est si gentil de me consacrer de son temps que je ne me sens pas le droit de lui refuser un petit baiser. Mais le baiser devient plus fort, sa langue force le passage de mes lèvres, et en une seconde c’est un baiser fougueux. Un baiser fougueux et son corps se presse contre le mien en m’enveloppant de ses bras. Je me sens troublée par son approche, pourtant j’aurais dû m’y attendre. Il quitte mes lèvres.


  • — Martine, vous me plaisez. J’ai envie de vous. Vous voulez bien ? Je crois que je ne vous suis pas indifférent.

Que répondre ? Bien entendu qu’il me plaît. Quelle femme de mon âge ne serait pas honorée par ce désir ? Mais le désir, son désir, se fait sentir. Contre mon pubis, je sens une tige qui se déploie pour devenir un bâton bien raide, maintenant calé entre nous. Je sens aussi que ses mains descendent le long de mes reins, effleurent mes fesses, passent les hanches… alors je prends peur, je recule, et sans un mot m’enfuis.




Martine sourit.



Je comprends que pendant toutes ces années j’ai fait du mal à mon épouse. Et pourtant je l’aimais. Je l’aime toujours, mais je ne peux pas lui dire que notre sexualité était trop limitée et que je cherchais ailleurs un peu de fantaisie. Je n’avais pas compris combien ce fantasme dont elle m’avait parlé une fois et dont la réalisation avait été plutôt ratée – par ma faute, et je le reconnais – avant tant d’importance.



Je suis à genoux dans l’eau, mais la chatte de Martine est au sec. Encore humide pourtant, salée, et lorsque je glisse une langue coquine dans sa fente, j’y découvre un peu de ce que j’ai abandonné au plus profond, il y a si peu. En écartant les cuisses pour laisser le mari infidèle, mais aussi cocu plus libre de la lécher, elle glisse un peu dans l’eau. Sa chatte est maintenant presque au ras de cette eau que j’ai compris être son véritable aphrodisiaque. J’aspire son clitoris, l’extrayant de cette gangue pour lui donner toute sa splendeur. Martine est la seule femme que je connaisse à avoir un petit bouton si développé. Elle adore que je le suce. Elle gémit déjà. Je glisse deux doigts dans sa fente pour la branler doucement. Elle gronde.

Elle est belle. Sa chatte est parfaite, bombée, ciselée, et d’un doigt je conserve le clitoris bien visible. Une vaguelette submerge une seconde cette œuvre d’art.



Une autre vague que je déclenche en bougeant produit le même effet.



Je comprends que c’est ce mouvement qui déclenche la réaction.

Ma main pousse un micro tsunami.



Alors je recommence, je recommence.



Martine se crispe sous mes caresses. Je me penche pour aspirer son bouton. Je glisse deux doigts pour ouvrir sa chatte et de l’autre lance des vaguelettes à l’assaut de ce fruit bon à cueillir.



La plage résonne de ses cris. Ses gémissements sont des encouragements. Vague après vague, sa jouissance se synchronise avec le flux et reflux que je crée. Mais au bout de longues minutes où elle semble dans un autre monde :



Je la libère, mais je sens ma queue dure et impatiente. Elle aussi veut son plaisir. Je pousse et guide Martine pour nous placer en levrette, la tête seule émergeant de ce fluide qui lui plaît tant.

J’entre d’une poussée. C’est bon. Elle est tout ouverte. Très vite je la baise. Pour ne pas tomber, le sable glissant sous mes pieds, je m’accroche à ses épaules. Je la couvre ainsi, poussant ma bite de vigoureux coups de reins. Tout autour de nous l’eau se bouscule pour nous éclabousser.

Marine gémissait avant. Maintenant elle m’encourage et me remercie.



Mais sait-elle que la prenant ainsi je l’imagine avec son amant, ce maître-nageur qui l’a baisée tant de fois alors que je ne me doutais de rien ? Mes coups se font plus puissants, plus forts.



« Oh, que oui, je continue, salope infidèle, moi qui te croyais sage alors que tu te faisais prendre dans une piscine, réalisant avec un jeune amant ce que ton mari n’avait pu te donner. Je devrais te battre, te punir, mais je ne peux pas. Je ne peux pas, car moi aussi j’en ai baisé d’autres. Mais surtout je ne peux pas, car cet amant m’a rendu ma femme, et je viens de le vérifier, plus coquine. » Je vois tout le chemin à parcourir, mais cela m’excite. « Tiens ! Prends ça ! Et ça encore ! » pensé-je en la bourrant si fort que nous descendons dans l’eau. Déjà elle doit se cambrer pour reprendre sa respiration. « Si cela se trouve, tu dois t’imaginer avec lui… Salope ! Cochonne ! » pensé-je alors que moi aussi j’ai dans la tête mon épouse couverte par un autre que moi, mâle aquatique, mais ayant ce qu’il faut pour la faire jouir. Mon excitation est totale. Jamais je n’ai bourré ma femme ainsi, de façon si bestiale, comme on doit baiser une putain alors qu’on a été privé de sexe pendant longtemps.


Une main sur son épaule, l’autre tirant son chignon, je me redresse pour mieux la posséder. Sa croupe est une offrande, et une seconde j’ai l’idée de glisser ma queue dans son cul, mais je sais qu’elle ne voudra pas. « À moins que… peut-être que lui… » Je sais par expérience qu’on refuse rarement à son amant alors que le mari trouve porte close.

Oh, que c’est bon… Le plaisir me submerge et je me libère dans cette fente toute à moi.



Martine me remercie de la plus délicieuse des façons en couvrant mon visage de baisers.


Bien évidemment, nous revenons le lendemain, mais cette fois-ci le pique-nique passe après, d’autant qu’en arrivant la marée a déjà libéré la piscine.

Moment magique où Martine refait sa fellation sous-marine, sauf que cette fois-ci mon mandrin est déjà en grande forme alors qu’elle plonge pour me gober. Je ne m’explique pas comment le fait d’être sous l’eau lui permet de me prendre en grande partie, alors qu’en surface elle se contente de bien moins. Mais c’est bon, et que dire de sa façon de se posséder comme la veille, mais en se laissant partir en arrière, littéralement couchée sur l’eau retenue par mon pieu et ses jambes autour de mon bassin ? Je l’aide de mon mieux en lui tenant les hanches.

Le plaisir est partagé, offert, avec une jouissance clamée aux cieux.


Nous nous reposons en mangeant, mais Martine me questionne :



« Oh-là-là… Comment expliquer sans la froisser ? »



Je souris.



« Merde. Je me suis engagé sur un terrain glissant. Si je lui dis tout, elle risque de mal le prendre. Comment faire ? »



Je souris.



J’ai passé la plus belle semaine de ma vie et je ne m’avance pas en disant que Martine aussi. Chacun faisait tout pour que l’autre soit un partenaire satisfait. Un peu comme si, en allant sur cette plage, en enlevant nos maillots nous quittions tous nos préjugés, nos retenues, pour devenir amant et maîtresse tout au bonheur de l’autre. Mais avec ce petit plus qu’est l’amour. Oui, l’amour qui ne nous avait jamais quittés pendant toutes ces années pour renaître et sublimer ces moments d’intense plaisir.


Mais le beau temps est parti. La pluie et le vent, sans parler des grandes marées, ont rendu impossibles nos escapades. On baisait ! On jouissait ! Mais il manquait cette étincelle de liberté que la plage nous procurait. Il fallait attendre.


C’est en passant devant ce magasin qui propose piscines, jacuzzis, spas que l’idée me vient : et si on construisait une piscine ? Nous aurions à portée de main de quoi réaliser nos envies. Je sais que cette idée semble disproportionnée, mais à notre âge, nous savons que la sexualité est une chose fragile, voire éphémère. De plus, Martine et moi vivions dans une harmonie sexuelle qui se prolongeait dans la vie de tous les jours. Finies les disputes, les bouderies ! Et cela n’a pas de prix.



Je lui explique qu’une piscine serait du plus bel effet chez moi. Mais elle me sape le moral en me montrant que dans la copropriété que j’occupe, les piscines privées sont interdites. Dixit le règlement qu’elle a dans son ordi.



Et nous discutons longuement sur ce sujet. Je ne suis pas emballé, ayant fantasmé sur la piscine. Bien entendu, elle me montre ses modèles. Elle insiste. Je l’enverrais bien bouler, mais elle fait son boulot. En plus, elle sait mettre sa féminité en avant. C’est vrai qu’elle est pas mal. Un peu vulgaire peut-être, mais avec des arguments, nichons et fesses qui se remarquent. La coquine essaie de me séduire pour vendre, mais j’ai l’argument imparable :



Alors la coquine change de registre :



L’homme, jusque-là en retrait, avance.



Il ajoute, souriant, complicité masculine en avant, même s’il est bien plus jeune que moi. Il continue :



Et il m’entraîne dehors où sa vendeuse m’avait montré un jacuzzi en fonctionnement.



Il rit de bon cœur.



J’accepte, bien entendu. Le soir même, Martine et moi testons en toute intimité cette baignoire particulière. C’est une réussite. Quand je dis « tester », c’est à notre façon. Heureusement, le lieu est clos, sécurisé et dans une zone commerciale où après 20 heures plus personne ne passe. Martine, privée de plage torride depuis quelques jours, me sort le grand jeu.


Le lendemain lorsque je reviens pour restituer les clés, je suis un peu gêné lorsque l’homme me demande si tout s’est bien passé et si je n’ai rien à signaler de particulier.



C’est justement là que le bât blesse. Oui, l’eau était limpide à notre arrivée, mais emportés par notre plaisir nous n’avons pas pensé un seul instant à ce que nous pouvions "libérer" dans nos actions. Martine me pompe bien mieux qu’avant, mais pas au point de tout garder pour elle. Je ne parle pas des deux autres fois où je l’ai honorée en l’inondant de foutre. Foutre et liqueurs féminines qui ont dû polluer le système. Mais je suis profondément honnête, et comme ce commerçant s’est montré très professionnel avec moi, je me dois de me comporter en responsable.



J’hésite.



Il rit.



Il rit de bon cœur.



Le mot "plaisir" est prononcé avec délicatesse, pas du tout grivois ou offensant. Il continue :



La vendeuse confirme d’un sourire.

Nous prenons rendez-vous pour discuter plus longuement et en présence de ma femme de cet achat qui me semble une évidence. Ainsi nous aurons très vite à portée de main de quoi satisfaire nos envies. Ce qui d’ailleurs ne préjuge pas de retourner à cette plage d’ici à ce que tout soit livré.

Je vais quitter le magasin quand l’homme me propose :



Le temps est revenu au beau, mais le vent est encore trop fort pour pouvoir profiter de notre plage fétiche, aussi nous nous rendons à cette inauguration. Beaucoup de monde. Le buffet est pris d’assaut. J’aperçois au loin le vendeur, Marc, qui me fait un signe de la main en m’invitant à le rejoindre. La vendeuse, Léa, est avec lui.



Je commence à avancer pour me frayer un chemin dans la foule, mais ma femme ne suit pas. Je me retourne et la vois pétrifiée, livide. Je crains un malaise, une baisse de tension. Je me précipite.



Elle semble me découvrir.




À suivre





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Erotisme torride

Tendre Amour

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