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n° 18132Tito4023/10/17
Grives ou merles
critères:   fh jeunes fête amour cérébral odeurs fellation cunnilingu pénétratio init -amiamour -prememois
14643 caractères
Auteur : Tito40

Faute de grives, on mange des merles. Un merle bien cuisiné sera toujours meilleur qu’une grive massacrée.


Pourquoi diable les hommes préfèrent-ils les femmes belles ? On pourrait coller ça aux candidats bacheliers pour leur examen de philo, tiens, ça leur ferait les pieds à ces morveux. De mon temps, on passait le certificat d’études et basta, on allait bosser. La philo, c’était pour les surdoués, les fils à papa, ceux de la ville.


Maintenant on se pose des questions sur tout, et même sur le pourquoi des questions qu’on se pose. C’est dire si le monde va mal.


Dans ma campagne, et je dis « ma » campagne parce que ceux d’ailleurs ne sont pas vraiment chez eux ici, on se foutait pas mal du physique des filles quand j’étais jeune. Ce qui nous motivait, nous, les puceaux, c’était celles qui n’envisageaient pas d’attendre des épousailles pour offrir leur cul. Les salopes en somme. Une salope, pour nous, c’était une fille qu’on n’épouserait pas mais nous apprendrait la vie.


Souvent, dans ma campagne, quand un garçon atteignait 18 ans sans avoir consommé, ses potes lui offraient une visite dans l’une de ces maisons closes de la ville voisine. Les pensionnaires n’étaient pas de toute première fraicheur, mais elles savaient y faire pour que l’heure ne dure que quelques minutes. Plus légers de l’équivalent de 10€ actuels et d’une dose massive de sperme, on repartait heureux de s’être vidé les burnes autrement qu’à la main, et on était devenu un homme aux yeux des autres. Un homme certes, mais un homme qui n’avait toujours pas convaincu une demoiselle honnête (une salope quand même) de lui offrir des plaisirs gratuits et volontaires.


Ouais, ce n’est pas très glorieux mais j’ai tiré mon premier coup entre les cuisses d’une fille de joie. Et alors ? Elle était vieille et flasque, poilue et odorante, mais je me souviens encore de mon émoi profond quand elle m’a montré ses vieux nichons à sucer, et sa grosse chatte poilue à pénétrer. J’étais tellement excité que je n’ai même pas pu la prendre. J’ai arrosé honteusement sa toison fournie rien qu’à l’idée qu’enfin j’allais sentir sa chaleur humide. Tu parles d’un con. Eh bien cette gentille dame a fait ce qu’il fallait pour me remettre en forme. Elle avait, m’a-t-elle dit, une conscience professionnelle. J’étais puceau en arrivant ; il était hors de question que je reparte dans le même état. C’était aussi une affaire de réputation en somme. Elle avait le SAV dans la peau.


Bon j’avoue, j’y suis retourné. J’étais un dragueur maladroit et j’échouais à chaque fois tout près du but. La Carole, elle aurait pu me faire une carte de fidélité d’ailleurs. Professionnelle oui. Philanthrope non. Tu paies, tu paies, tu te barres ; y’a du monde qui attend. Au suivant comme disait la chanson. Mais c’était une autre époque. Il n’y avait aucune honte de faire travailler les artistes d’un métier comme un autre. La Carole elle m’a fait la totale, toujours avec tendresse, toujours avec le but de me faire plaisir, toujours avec un regard en coin sur la grosse horloge murale qui faisait tic-tac à s’en rendre agaçante.


Au service militaire, j’ai expérimenté les plaisirs solitaires mais à plusieurs. À y repenser, j’en suis encore tout retourné. Au début, dans la piaule, chacun se tirait sur l’élastique discrètement tous feux éteints et en silence. Puis petit à petit la promiscuité devenant de la proximité, on avait fini par ne plus se cacher. Quelques potes de chambrée faisaient les mecs pas intéressés et nous tournaient le dos, mais on était plusieurs à trouver plus sympa de se branler ensemble. Regarder un autre se branler, ça me motivait. Et réciproquement. On était 5 ou 6 à s’adonner régulièrement à cet exercice en se racontant des histoires de filles. Ouais, bon, c’était pas très « smart » comme on dit maintenant, mais y’avait pas de mal. On se faisait du bien c’est tout. Et on savait tous bien que les histoires que racontaient les autres en se secouant la quenelle étaient inventées, vu que chacun en inventait pour faire bander les autres. On s’en foutait de ce qui était vrai ou pas ; le principal c’était que ça nous permette de rêver à des beaux culs et à des gros nichons de nanas pas farouches qui suçaient comme des folles et se faisaient prendre en hurlant. On était jeunes.


Quand j’avais des permissions, je revendais les clopes pour me payer une passe. J’étais chez les teutons, alors là pas question de faire la causette. C’était à la chaîne. Sauf qu’une fois je suis tombé sur une bombe anatomique, tellement belle que j’en rêve encore. Elle avait un de ces culs, rond, ferme. Des longues jambes musclées, des petits pieds tout fins, pas de ventre, des seins pas très gros mais vachement bien dessinés, un visage d’ange démoniaque, des yeux bleu acier et des cheveux noirs épais. Morbleu. Une déesse. Et que dire de sa foufoune bordel. Un régal. Elle puait la sueur comme les autres mais y’avait rien à voir en matière de plaisir. Et c’était pourtant le même prix que les autres, sauf qu’il fallait attendre son tour.


C’est là que je me suis demandé pourquoi j’avais eu plus de plaisir avec elle qu’avec les autres. Le plaisir, c’est physique. Mais physiquement, c’était la même chose. Ouais bon, quand tu caresses un beau cul, c’est normalement pour faire plaisir à celle qui te laisse le toucher, pas à toi. Mais toi, quand tu trouves le cul beau, en vrai, t’en a rien à foutre que celle qui te laisse le toucher aime ça ou pas, c’est ton plaisir à toi qui compte. La caresse fait du bien à celui qui la donne alors, pas à celui qui la reçoit. Admettons. Mais pourquoi alors quand une fille qui a un beau cul me caresse ça me fait plus de bien que si c’est un gros thon qui me touche ? C’est sûrement dans la tête que ça se passe. C’est pas rationnel. Bon je vais pas définir rationnel, c’est trop compliqué pour moi, et en plus on s’en fout.


Bref, après m’être tapé des grosse Bertha, cet épisode avec la bombasse m’avait ouvert l’appétit pour les belles filles. Je me suis mis à économiser pour tirer moins de coups mais des meilleurs. Je voulais acheter une heure une fois plutôt que 6 fois 10 minutes sans choisir.


Mon bon sens terrien m’avait alerté, quand même, sur le côté cocasse de l’histoire. En une heure, je tirais 2 coups. Des bons, certes, mais pas plus de deux. Les Mas36 de l’armée de terre rechargent plus vite que mon canon de 45. Et pour le prix de 6 coups c’était quand-même pas donné.


Aussitôt libéré de mes obligations citoyennes, je me suis remis au boulot. J’étais devenu un vrai homme, un homme qui bosse, qui a fait l’armée, et à l’artillerie en ordre de marche.


Seulement dans ma campagne, on ne croise pas beaucoup de filles qui ressembleraient de près ou de loin à la professionnelle qui m’avait mangé ma solde des 6 derniers mois et poli le tuyau. On croise des filles qui ressemblent à mes sœurs, avec des physiques faits pour durer, soulever de la charge, traire le bétail, ranger les foins, nettoyer les écuries, se débattre au lavoir avec les draps bouillis.


Du coup, je papillonnais au gré des bals musettes pour trouver mon bonheur, mais ça se terminait toujours ou presque de la même façon. Un coup vite fait, et à la revoyure.


Un soir de novembre, j’ai croisé une fille de plus. Elle avait mis ce qu’elle croyait être une belle robe, sur son corps meurtri par le travail. Une démarche de paysanne, des fringues de paysanne, un phrasé de paysanne, des chaussures de paysanne, un accent alsacien abominable, un rouge à lèvre rouge qui colle, enfin tous les ingrédients habituels. Je l’ai fait danser, on a picolé un peu, je lui ai raconté mes histoires de conscrit, et on est allés derrière l’église pour se bécoter. Marie-Thérèse n’en était pas à son coup d’essai. Elle avait déjà vu le loup, et fallait pas y’en promettre. Morbleu. Une tornade. T’as pas le temps de lui rouler une pelle qu’elle a déjà sa main dans ton pantalon. C’était pas pour me déplaire d’ailleurs, j’étais pas là pour autre chose. Pour la première fois, j’ai rien demandé. Elle a tout anticipé. Elle s’est débarrassée de sa culotte et m’a demandé de la prendre tout debout contre le mur. J’ai même pas retiré mon froc. Elle voulait de la bite, elle en a eu. Et alors, quel vocabulaire. Une salope. Voilà. C’est exactement ça, une salope.


Elle habitait à 20 bornes alors on s’est pas revus tout de suite. Mais je pensais à elle tout le temps. Elle n’était pas belle Marie-Thérèse, mais le soir de notre accouplement, ça m’avait pas dérangé. Je m’étais senti bien avec elle, vachement bien. (oui je sais je dis souvent « vachement ». On me le dit vachement souvent). Contre le mur, ce qui m’avait plu, c’était pas seulement le contact physique, sa chatte brûlante et toute étroite, mon orgasme qui avait été vachement fort, mais aussi de l’entendre demander des trucs, de l’entendre gémir, de l’entendre me dire qu’elle jouissait, de la sentir se raidir, de la sentir chauffer comme une marmite. Mon plaisir, ça avait aussi été son plaisir, en quelques sortes. Encore un sujet de philo pour les morveux. Putain, je leur donne deux sujets le même jour. Trop fort.


Du coup dans mes pensées quand j’étais dans les champs, y’avait pas d’image, mais y’avait du bruit et des odeurs, ses sensations.


On s’est revus le mois suivant au bal. Elle est venue directement vers moi, l’air un peu timide. Même robe, même rouge à lèvre moche, même démarche péquenaude, même phrasé des landes, un désastre. Elle n’était pas belle, pas attirante, pas baisable. Et pourtant. Après quelques bières ça allait mieux. Elle n’était pas encore jolie, mais un peu moins moche. Et pi, j’avais une grosse envie de baiser alors je l’ai ramenée à la maison, discrètement. Elle en semblait ravie. Je me suis dit que c’était physique, qu’elle avait autant envie de ma queue que moi de sa chatte, que c’était un bon arrangement.


À peine rentrée dans ma chambre, elle a viré sa robe moche. En dessous c’était pire. Je me suis demandé si elle n’avait pas piqué les sous-vêtements de ma grand-mère sur la corde à linge tellement c’était vilain. Je bandais quand même, mais j’étais un peu déçu. Il fallait que je baise, de toutes façons, alors faute de grives, ou mange des merles. J’ai quitté mes frusques pendant qu’elle retirait ses oripeaux, et je me suis lancé à l’abordage.


En parcourant les deux mètres qui nous séparaient, je n’avais qu’une idée en tête. Vous avez laquelle. Mas alors que j’allais la pousser sur le lit, elle a ouvert ses bras en grand pour se serrer contre moi. Ça m’a stoppé net.


Elle n’était pas belle Marie-Thérèse, mais elle était chaude et douce, ferme et tendre. Son odeur n’était pas celle de l’alcool, du tabac ou des champs, mais celle d’un savon à la lavande, doux et naturel. Son visage dans mon cou, ses mains dans mon dos, elle me semblait toute petite et toute fine, fragile et délicate. Elle était collée à moi, et je me suis surpris à ne pas chercher à bouger. Pour la première fois de ma vie j’étais bien, apaisé. Ma fréquence cardiaque a pongé d’un coup, et j’ai eu l’impression de faire 20 kilos de moins, d’être plus jeune de 10 ans, et de tenir une femme dans mes bras pour la première fois de ma vie.


Marie-Thérèse a cherché ma bouche pour y promener ses lèvres rouges (et m’en foutre partout de son produit de merde mais ça je ne l’ai réalisé qu’après. Sur le moment je m’en foutais). Elle a pris mes mains pour les poser là où elle en avait envie, sur ses petits seins, sur ses fesses, entre ses cuisses. Elle se caressait, en somme, avec mes mains. Puis elle s’est allongée sur le dos et m’a demandé de la caresser encore, de la découvrir, de la dorloter. J’avais du mal. J’aurais voulu la couvrir de tout mon corps, l’absorber, fusionner avec elle. J’ai fait ce qu’elle me demandait. Je lui ai mordillé les seins, puis elle m’a poussé la tête pour que j’aille explorer son sexe. Ce fut ma première expérience, j’en bande encore. Pour la première fois je pouvais non seulement voir de près le sexe d’une femme, mais aussi le bouffer, y introduire ma langue, m’en délecter. Elle me donnait tout, tout de suite, autant que je voulais, à condition que je lui donne, moi aussi en retour.


Je suis incapable de dire combien de filles j’avais baisées avant elle, en payant ou pas, mais cette fois-là, je n’ai pas baisé Marie-Thérèse. Nous avons fait l’amour. J’ai découvert le sens que ça avait. Quand enfin je me suis introduit en elle, ça faisait sûrement au moins une heure qu’on se caressait, qu’on se suçait, qu’on s’embrassait. Elle m’avait rendu mes caresses buccales et se délectant de mon sexe et même de mon anus timide. Et ce fut la délivrance, la communion. Planté au plus profond de son intimité, j’ai vu son âme, et j’ai vu la mienne. Nous ne faisions qu’un, collés l’un à l’autre, à savourer doucement pour que ça dure, longtemps. J’étais encore jeune et encore con, mais je savais ce que je faisais. Elle, je ne savais pas encore, alors je lui ai demandé si je devais me retirer, le moment venu. Je n’en avais pas envie, mais je ne voulais pas lui imposer. Elle m’a regardé dans les yeux.



Son visage s’est figé, ses muscles se sont raidis. Mais elle ne m’a pas repoussé.



Là, c’est moi qui me suis figé, mais je ne l’ai pas repoussée. Je me suis allongé sur elle, nous nous sommes aimés, jusqu’au bout. Elle criait en jouissant quand je lui ai dit que moi aussi j’allais venir. Elle a serré ses jambes autour de mon bassin en relevant ses fesses, et j’ai éjaculé aussi profondément que possible en l’embrassant.


Au petit matin, quand nous sommes sortis de mon lit nous avions fait l’amour toute la nuit sans dormir. Je n’avais plus de jus, dans tous les sens du terme.


Marie-Thérèse c’est mon merle à moi, et je n’ai jamais connu de grive. Nous nous sommes mariés et nous avons aujourd’hui une grande famille. En vieillissant, elle est devenue plus jolie, mais elle a toujours été belle. Bien sûr, nous faisons l’amour moins souvent, mais c’est toujours aussi génial, toujours aussi fort pour elle et pour moi. Ce que voient les yeux, le cœur peut l’ignorer un instant, mais il ne s’en nourrit pas.



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