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n° 18145petit récit à la gloire d'une grande dame.30/10/17
Catherine II, une grande amoureuse
critères:   fh ff historique
17559 caractères
Auteur : André 59      Collection : Petites histoires de l'Histoire

« J’étais très affectueuse et dotée d’une apparence plutôt attirante. Je plaisais au premier regard, sans employer ni artifice ni soin à cet effet. »



1765. Palais de Gatchina, à 40 kilomètres de Saint-Pétersbourg.




Igor Oulianovitch Otchakov redresse sa haute taille. Capitaine au régiment Préobrajensky, issu de la petite noblesse terrienne d’Ukraine, il considère sa présence en de tels lieux comme complètement incongrue. Que peut bien lui vouloir Catherine II, l’impératrice de toutes les Russies, protectrice de l’Église orthodoxe et petite mère du peuple ?


En fait, se poser cette question est inutile, il ne le sait que trop. Il a affronté les sabres des Cosaques Zaporogues sur la Volga, les boulets des Turcs et les flèches des Tatars en Crimée, mais cela n’était rien par rapport à l’appréhension qu’il éprouve à l’idée de se retrouver seul face à sa souveraine. Il a peur ; oui, il a peur. Mais pas pour les raisons que vous pourriez imaginer. Vous pensez qu’il se trouve trop rustique pour le milieu raffiné de la cour ? Peut-être. Qu’il n’est rien par rapport au pouvoir de l’autocrate qu’il s’apprête à rencontrer ? Certainement. Mais cela ne l’effraie pas, il le sait. Non, ce qui l’effraie, c’est qu’il va devoir… comment dire… assurer. Eh oui, Catherine II a la réputation d’être une redoutable mangeuse d’hommes.


Lorsqu’un messager portant la livrée impériale était arrivé à la caserne et lui avait remis sa convocation, son colonel lui avait souri avec un air entendu. Le régiment avait défilé la veille devant le palais, et c’est à cette occasion que le regard perçant de Catherine avait dû le remarquer à la tête de sa compagnie. Mais ce qui résonnait encore à ses oreilles, c’était les plaisanteries de ses compagnons :



Au milieu de l’éclat de rire général, un jeune lieutenant avait renchéri :



Un vieux capitaine avait grogné, réprouvant ce vent d’irrespect :



Il y a donc effectivement de quoi avaler sa salive avant d’entrer dans les appartements impériaux, d’autant que l’impératrice n’impressionne pas seulement par son rang : c’est une femme ravissante. À 35 ans, elle est dans tout l’éclat de sa beauté. Et elle le sait.


Droit comme un « I », tricorne emplumé à la main et épée au côté, Igor Oulianovitch s’incline après avoir opéré un claquement de talons impeccable.



Difficile de dire non à sa majesté impériale ; impossible, même. Notre jeune et bel officier se trouve donc obligé d’obéir à l’injonction, douce mais ferme, de sa souveraine. « Une main de fer dans un gant de velours », voilà une expression qui n’aura jamais aussi bien collé à un personnage de pouvoir. Mais là, ce soir, Igor Oulianovitch Otchakov découvre une autre facette de l’autocratie russe : cette main qui peut faire tomber une tête quand elle le veut, ces doigts fins aux ongles soignés qui peuvent tenir la plume signant un oukase d’exil en Sibérie sont en train de dangereusement s’approcher de son entrejambe. Il était prévenu, mais il n’arrive pas à le croire : l’impératrice de toutes les Russies est là, devant lui, en train de caresser la bosse qui ne cesse de grossir sous la culotte de peau de son uniforme !


Les yeux bleu-nuit de la souveraine le regardent de façon hypnotique alors que ses dents blanches mordillent sa lèvre inférieure. Sans dire un mot, sourire aux lèvres, Catherine II baisse la culotte d’uniforme et regarde son membre à demi-dressé. Toujours au garde-à-vous et horriblement gêné, il attend, en bon militaire, les ordres de son chef, la main crispée sur la poignée de son épée. En même temps, son regard s’égare dans le décolleté profond du déshabillé de la tsarine. Incrédule, il la voit pencher la tête en avant, bouche légèrement ouverte, et il gémit à la fois de surprise et d’excitation, moment d’égarement qu’il rectifie aussitôt.



Rester impassible alors qu’on va se faire pomper par une impératrice ? Facile à dire, difficile à suivre ! Cul nul et culotte sur les chevilles, il serre donc les dents pendant que les lèvres carmin se referment sur lui et que, dents habilement rentrées, la bouche impériale effectue d’incessants et délicieux allers-retours sur sa verge bandée comme un arc. Il sent dans ce fourreau chaud et humide la langue tourner autour du gland et l’agacer de manière subtile. « Elle suce comme une reine ! » Et pour cause. Il jouit aussitôt dans la bouche impériale, incapable de se contenir face à un tel assaut. Il aurait souhaité résister plus longtemps, mais l’examen a été visiblement concluant s’il en juge l’air enjoué de Catherine qui a fait choir son déshabillé. Elle étale désormais tous ses appâts devant le regard émerveillé du jeune homme. Le corps opulent de la tsarine va bientôt lui appartenir. Il ne peut encore la toucher, mais cet instant ne va pas tarder.


Débarrassé du reste de son uniforme, le capitaine suit donc l’impératrice, fasciné par le balancement de ses hanches et la rondeur parfaite de son cul. Nus comme au jour de leur naissance, ils s’étendent sur l’immense lit du salon des appartements impériaux. Igor Oulianovitch en a la tête qui tourne, et pas seulement à cause de la situation extraordinaire dans laquelle il se trouve : toute la décoration des murs, du sol et du plafond transpire la luxure. Et que dire du mobilier ! Tables à empiètements phalliques, chaises aux accoudoirs en forme de satyres, panneaux sculptés à la gloire du corps et du sexe, il en a la bouche sèche et le cœur battant.


Il bande, Dieu comme il bande ! À en avoir mal. Et il est d’autant plus dur qu’elle le branle maintenant d’une main experte en le fixant ouvertement du regard. Puis, sans un mot, elle s’étend sur le dos, ouvrant largement ses cuisses. Les yeux clos, comme une princesse endormie, elle l’attend. Sa poitrine balance doucement au rythme de sa respiration. Les tétons sont durs et dressés, le sexe béant et trempé. Le capitaine en a le souffle court. C’est la première fois qu’il voit une chatte rasée : pas la moindre trace de duvet. Ainsi exposée, une femme ne peut être plus nue… La tsarine ne bouge pas. Le calme avant la tempête. Alors qu’il s’étend à ses côtés, elle se redresse soudain et l’attire à elle.


Catherine est tellement ouverte, tellement mouillée qu’il s’enfonce d’un coup dans son ventre. Elle plie les jambes pour faciliter la pénétration puis les croise dans son dos en même temps qu’elle l’enlace en soupirant d’aise. Sa langue fouaille sa bouche ; il s’étourdit de son parfum, écrase sa poitrine contre ses seins. Elle remue les hanches, lui balance des mots crus à l’oreille. Il la retourne, la met à quatre pattes sur le lit et l’enfile d’un coup alors qu’elle enfonce sa tête entre ses bras, creusant les reins et cambrant les fesses. Mais entre deux gémissements de plaisir, Catherine reste celle qui exerce le pouvoir.



Otchakov a compris l’ordre implicite qui lui est donné. Il se retire et effectue en bon militaire un « repli sur des positions préparées à l’avance ». Une nouvelle attaque est donc lancée, cette fois sur le cul impérial. Il envoie d’abord une reconnaissance, deux doigts qui s’enfoncent dans ce petit trou fragile et le dilatent sans difficulté. Visiblement, la place a déjà été souvent investie. Ils n’y rencontrent aucune résistance, alors le comte y plante sa queue en criant de bonheur alors que la tsarine émet une longue plainte. Elle l’aide en écartant de ses propres mains les deux globes laiteux, épaules et tête posées sur les draps. Les doigts crochés dans ses hanches rondes, il s’enfonce jusqu’à la garde, sort presque entièrement et replonge de toute sa longueur. Il veut encore l’entendre crier, avoir l’impression folle que, l’espace de quelques instants, c’est lui qui est le maître de l’Empire.


Ses coups de reins sont réguliers, profonds mais doux. Catherine apprécie cette délicatesse. Ses doigts fins filent entre ses cuisses et caressent les couilles dures et rondes de son amant. Il jouit aussitôt en elle en jets puissants ; la semence déborde, inondant le cul et les cuisses de l’impératrice. Elle peut être tranquille : il n’y aura pas de bâtard menaçant l’avenir du trône. Mais Catherine a encore la fougue de la jeunesse et désormais l’expérience de la femme mûre ; elle en veut toujours plus. Le temps de se restaurer et de reprendre son souffle, sa bouche repart à l’assaut. Notre pauvre Igor Oulianovitch va être rincé jusqu’au bout de la nuit.


Au petit matin, alors que l’aube se lève, elle s’étire dans ses draps de satin et regarde en souriant le jeune homme qui dort à ses côtés en ronflant doucement. Son ventre est encore en feu. En se caressant, elle revoit l’air effaré du capitaine Otchakov lorsqu’il est entré dans « la chambre des plaisirs » quelques heures plus tôt, et elle s’amuse à repenser à ses propres débuts. « À l’époque, j’étais très turbulente ; je montais à califourchon sur mes oreillers jusqu’à épuisement. » Elle rit intérieurement en revoyant cette scène.


Quelle godiche elle était lors de son arrivée en Russie, elle, jeune princesse allemande, Sophie von Anhalt-Zerbst, promise à la plus haute destinée par la volonté de l’impératrice de toutes les Russies Elizabeth ; elle n’avait pas d’héritier et avait donc désigné comme tel son neveu, le grand-duc Pierre. Sophie, rebaptisée Catherine dans la religion orthodoxe, devait devenir son épouse. Deux jeunes gens appelés au plus brillant avenir pour régner sur la plus puissante monarchie d’Europe. Elle était jeune, innocente, ardente.


Les cinq premières années de son mariage furent un calvaire. Elle ne demandait rien, rien d’autre qu’être aimée et donner un héritier au Trône, mais son mari préférait jouer avec des soldats de bois et se saouler avec ses amis plutôt que la toucher, fût-ce du bout des doigts. Un soir où, jouant d’audace, elle avait voulu le caresser pour l’encourager à la prendre, il l’avait repoussée avec horreur. Nuit après nuit, ce n’était qu’humiliation et frustration.


Au bout d’un an, l’impératrice s’était inquiétée de voir le ventre de la grande-duchesse désespérément plat ; elle avait convoqué la jeune femme. Furibonde, elle l’avait accusée de frigidité et lui avait donné l’ordre de se dévêtir. Elizabeth avait longuement examiné ses seins ronds et fermes, ses cuisses fuselées et surtout son sexe blond à la fente délicatement dessinée. Et que dire de la finesse de sa peau, de la blancheur de ses dents, de l’éclat de ses cheveux ?



Alors qu’elle attendait dans l’antichambre, Catherine avait parfaitement entendu les éclats de voix provenant des appartements impériaux.



Voilà ce qu’avait soupiré l’impératrice Elizabeth en analysant la situation, mais elle s’était aussitôt ressaisie, d’autant que son conseiller, le chancelier Bestoujev, l’avait encouragée :



Ainsi fut fait. Maria était la gardienne de la vertu de la grande-duchesse. En théorie. Catherine se rappelait encore comment, un soir, son mentor était venu la rejoindre dans son boudoir, portant un petit coffret incrusté de nacre. Elle en avait sorti des livres aux gravures licencieuses, imprimés en France. Visiblement, la censure ne s’exerçait pas partout dans l’Empire avec la même rigueur. Elle lui avait montré dessus comment caresser avec les mains et surtout, chose qu’elle n’aurait jamais imaginée, la bouche. Pour stimuler son imagination, elles avaient lu ensemble, en pouffant de rire, Les femmes galantes de Brantôme, puis elles étaient passées à la pratique. Maria avait ainsi exposé au regard interloqué de la grande-duchesse deux objets d’ivoire, l’un long et fin, l’autre court et massif.



La grande-duchesse se montra une élève assidue et douée. Maria s’émerveillait de la voir désormais emboucher les godemichés sur toute leur longueur, promener une langue experte sur la tige et jouer de ses doigts comme s’il s’était agi d’une flûte. Ensuite, l’enfoncer entre le sillon délicieux de ses fesses ne fut plus qu’une formalité, tant elle était mouillée et ouverte.


La grande-duchesse raffolait des caresses buccales, se tordant de plaisir quand la langue de Maria se promenait sur les boucles blondes couronnant son mont de Vénus. Jouant avec les phallus, elle lui avait appris toutes les positions les plus propices à l’enfantement. Dessus, dessous, par derrière, rien ne lui était étranger, rien ne la rebutait. Fallait-il que le grand-duc fût un imbécile pour ignorer un tel tempérament !


Elizabeth le savait, tenue au courant point par point de l’évolution de la situation grâce aux dépêches codées de Maria. Faire un héritier devenait urgent ; il fallait prendre des mesures, et si besoin, en bonne logique militaire, faire appel à des renforts. Il ne s’agissait pas d’adultère mais de devoir patriotique ! L’impératrice savait que les régiments de la Garde débordaient de jeunes officiers qui dévoraient des yeux la grande-duchesse.



L’heureux élu s’appelait Sergueï Vasilievitch Saltykov. Pour qu’il déflore la grande-duchesse, Maria usa d’un subterfuge sur ordre de l’impératrice Elizabeth. Le couple fut invité à une soirée où le jeu était roi, où l’alcool était reine. Pierre et Catherine ne mirent guère de temps à s’enivrer. Sur un signe discret d’Elizabeth, ils furent emportés dans leurs appartements respectifs. Un chirurgien examina Pierre et découvrit la cause de son manque d’empressement : un phimosis. Le problème fut réglé en un tour de main et de bistouri.


Pour la grande-duchesse, il était temps que vienne la révélation. Marie la prépara longuement. Lorsque Saltykov s’étendit sur le lit, Maria lui prodigua une fellation appliquée d’un air concentré mais détaché, un artisan faisant du bel œuvre. Le garçon n’eut plus qu’à se présenter entre les cuisses de Catherine qui l’accueillit avec un cri de surprise et de bonheur.


Quinze ans plus tard, Catherine s’en rappelait encore. Elle avait pleuré, mais après elle s’était sentie heureuse comme elle ne le fut jamais par la suite : elle était enfin devenue une femme et elle pourrait désormais partir à la découverte de son corps et rattraper le temps perdu.


Elle s’y consacra corps et âme.


Elle se fit faire un enfant par son mari, collectionna les amants et, lasse des frasques de son époux, le déposa par un coup d’État.


A trente-cinq ans désormais, l’a-t-elle rattrapé, ce temps perdu ? Elle se le demande en caressant la verge de son amant. C’est parce qu’elle aime les hommes qu’elle aime les dominer. Comme cette vieille catin d’Elizabeth qui lui avait, en fait, montré la voie.


Oui, un jour on l’appellera « Catherine la Grande » !



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