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n° 18155Tito4006/11/17
La prof
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21548 caractères
Auteur : Tito40

Les vocations se perdent, ou plutôt elles disparaissent. Quand je vois mes jeunes collègues prendre leur premier poste à la rentrée, je m’interroge sur leurs motivations profondes. Elles sont en général utilitaires : sécurité de l’emploi, vacances, et sentiment quand même de peut-être – exceptionnellement – servir un peu à quelque chose.


Quand j’ai décidé de devenir enseignante, c’était une évidence de toujours. Dès mon plus jeune âge, mon sort était clair. Mes parents éprouvaient un infini respect pour les enseignants. Moi, je voulais être respectée. Tout le monde trouvait les enseignants autoritaires. Je voulais être aussi perçue de cette façon. On les disait intelligents, cultivés, ouverts sur le monde, et ça correspondait parfaitement à ce que je voulais vivre. Et puis je pensais que c’était bien payé, reconnu socialement, et utile aux élèves. Un choix évident et définitif.


Prof de maths, j’ai un goût certain et très vif pour l’abstraction. C’est une compétence de base pour ma matière. L’emphase, pour être enseignant, est aussi une qualité essentielle. À mes débuts, ce fut un peu compliqué. J’avais été affectée dans un lycée un peu difficile et les élèves ont tout de suite voulu tester ma solidité. À 26 ans, ce n’est pas évident de montrer une quelconque autorité ; alors je punissais, j’excluais, et j’oubliais un peu trop pourquoi j’étais là. Il faut dire que les blagues graveleuses et bruits bizarres que m’imposaient les trublions pendant les cours avait le don de m’agacer.


J’ai rencontré mon futur mari dans le milieu enseignant ; il venait d’être promu au poste de directeur du lycée où j’enseignais, et c’est à l’occasion de sa soirée d’intronisation que nous nous sommes rapprochés. C’était un enseignant dans l’âme, comme moi, un gars plein de bons principes, un gars à l’esprit vif et d’une grande culture. Il était aussi un peu froid et autoritaire, distant le plus souvent, mais fiable et solide.


Grâce à lui, j’ai fait d’immenses progrès dans la maîtrise de mes classes difficiles et obtenu des résultats probants. Mes notations par l’académie ressemblaient enfin à quelque chose et les encouragements me faisaient chaud au cœur. Mais le plus valorisant pour moi, c’était quand un ancien élève me disait qu’il s’était mis à aimer les maths grâce à moi, qu’il avait bossé et persisté, et qu’il venait d’intégrer une grande école. À chaque fois, j’en pleurais de joie.


Mon mari m’a encouragée à postuler dans un lycée d’élite, ce qu’on qualifie facilement de « boîte à bac », pour mettre mon talent (ce sont ses mots) à profit et aider encore plus d’élèves motivés à réussir. Cette perspective était fort intéressante pour moi. Évidemment, j’ai sauté sur l’occasion.


Dès lors, et ça je n’y avais pas trop pensé avant, je me suis retrouvée dans les transports en commun 2 heures par jour. Une punition. Ce que j’avais perdu là, je l’ai retrouvé mille fois dans l’ambiance dans l’équipe pédagogique, et surtout dans la relation avec les élèves qui – bien que souvent un peu « fils à papa » – montraient de véritables qualités intrinsèques qui allaient me permettre de m’exprimer pleinement.


Mes journées sont devenues formidables. Mes soirées un peu moins. Je rentrais tard. Mon mari ne me reprochait rien, bien sûr, mais il avait du mal à comprendre que nos sujets de conversation aient un peu varié, et surtout que je me montre moins disponible pour lui. Mes envies étaient devenues plus rares et moins intenses. Il le ressentait. Et bien que nous ayons évacué le sujet au début de notre relation, Marc commençait à me parler d’enfants. Je dis qu’on avait évacué le sujet, mais en réalité il faudrait que je dise que je l’avais évacué. Je ne me voyais avoir d’enfant ni maintenant ni plus tard. C’était pour moi un choix de vie, un choix réfléchi et définitif. Marc avait semblé d’accord, mais il revenait donc là-dessus en me demandant si j’avais changé d’avis, ou évolué. Non. C’était hors de question. J’ai quand même failli céder pour lui faire plaisir puis je me suis ravisée. Durant mes premières années d’enseignement, j’avais rencontré tellement d’enfants difficiles, des enfants que les parents n’avaient sans doute pas vraiment souhaités et qui le sentaient bien, que je me voyais mal me forcer pour lui faire plaisir et donner la vie à un petit d’homme qui ne serait pas heureux.


C’est exigeant, une boîte à bac, contrairement à ce qu’on pourrait imaginer. Les parents sont exigeants, les élèves sont exigeants, l’équipe enseignante est exigeante. On a la pression sur les résultats. Mais finalement, avoir des élèves qui réclament plus d’explications, plus de travail à la maison, des sujets plus complexes, de la sévérité dans la correction, ça m’a rendue perfectionniste.


Il y a dans ce lycée réputé une section post-bac qui prépare les meilleurs élèves aux grandes écoles. J’ai assez vite été appelée à enseigner là aussi, et petit à petit je n’ai fait que ça. C’était la crème de la crème des élèves. Un régal. Ce sont des jeunes très doués, qui savent ce qu’ils veulent, et dotés d’un esprit de compétition peut-être un peu trop prégnant, mais qui pour un enseignant est extrêmement valorisant. Ils pensent HEC, ESCP Europe, et pour les plus modestes, aux écoles du second rideau. On dirait qu’ils ne sont nés que pour ça.


Plus j’étais impliquée dans leurs progrès et plus j’étais heureuse au travail. Et ça a correspondu à une période durant laquelle nos relations conjugales s’étiolaient tout doucement. Sincèrement, je ne l’ai que peu ressenti au début, tellement mon magistère en prépa me rendait euphorique.


Sauf que naturellement, à force de tirer sur l’élastique, il finit par se rompre.


En rentrant un soir tard, j’ai trouvé Marc assis sur une chaise de la cuisine, l’air triste. Sans me laisser le temps de réagir, il m’a balancé toute sa colère au visage, une colère froide, me disant mes quatre vérités sur mon ambition, mon absence d’attention pour lui, ma froideur, ma distance. Je l’ai laissé parler, un peu estomaquée, jusqu’à ce qu’il m’annonce qu’il voulait faire un break. Je rentrais ce soir-là joyeuse de ma journée, pressée de lui raconter, et il m’a scotchée net. J’ai accepté ce « break » la mort dans l’âme et lui ai proposé qu’il garde l’appartement ; je trouverais bien à me loger à proximité du lycée.


Je n’ai pas voulu lui montrer mon désarroi, et pourtant il était profond. Je n’ai pas voulu dialoguer, mais sans doute ce soir-là eût-il été impossible de dialoguer. Je savais bien entendu qu’une partie de ce qu’il me reprochait était justifié, mais j’ai trouvé tout ça très exagéré, excessif et presque grotesque.


Quelques jours plus tard, j’ai trouvé un petit logement que je pensais temporaire, à quelques minutes du lycée. J’allais avoir – et ce fut un élément de motivation – moins de temps à passer dans les transports et davantage avec mes élèves.


Les mois qui ont suivi ont été assez chaotiques. Je me donnais corps et âme à la réussite de mes élèves, et consacrais une partie de mes soirées à parler avec Marc au téléphone. Il me manquait. Son regard parfois sévère sur moi me manquait. Ses mains, sa peau, son souffle, tout ça me manquait. Mais il m’avait quasiment mise dehors, et il était hors de question que je lui propose de revenir. C’était à lui de le faire.


Après les examens, j’ai ressenti comme une dépression. Les épreuves étaient terminées et les résultats du concours connus. Les lauréats allaient rejoindre leurs écoles à la rentrée, et les élèves de première année allaient monter une marche. Quelques élèves qui n’avaient pas obtenu l’école dont ils rêvaient allaient refaire une seconde année. Mais j’étais seule dans mon petit appartement, désœuvrée jusqu’à la prochaine rentrée. Marc ne montrait toujours aucun signe d’abandon de la « punition » et m’avait même annoncé qu’il allait partir en vacances avec des potes.


Trou noir. Je me suis sentie vide, inutile, moche, vieille, aigrie. Mes balades nocturnes et solitaire dans Paris, à observer les gens qui avaient l’air heureux, me rendaient encore plus triste. La seconde semaine de juin, et durant tout le mois de juillet, j’ai erré sans but, oubliant les plaisirs simples de la vie. Mes amies m’appelaient mais je laissais sonner. Je ne rappelais pas. J’appelais Marc. Il ne me répondait plus.


Je n’imaginais pas, lorsque j’étais jeune, que j’arriverais à un tel constat d’échec à 36 ans. Ça m’a turlupiné pendant des semaines. Puis quand j’ai reçu le planning de la rentrée, je me suis sentie revivre. Un but à court terme, un projet, une vie à réaliser : ça tient à pas grand-chose, le moral. J’étais descendue à la boîte à lettres sans me soucier de mon apparence, et en remontant avec un sourire d’adolescente, le miroir dans l’entrée m’a renvoyé une image désolante : j’étais négligée, vioque, grasse, blanche, cadavérique. Ça fout un sacré coup sur la tête quand on s’en rend compte !


La reprise en mains a été immédiate et salutaire : esthéticienne, coiffeuse, footing, ménage, douches froides, changement de garde-robe, nouveau maquillage, retour vers le futur.


En trois semaines j’étais à nouveau sur pied pour en découdre. Marc ne me répondait plus ; j’étais habituée. Mes amies, que j’avais négligées, je les ai toutes revues pour déjeuner ou dîner, me montrant sous mon meilleur jour. Elles m’ont toutes trouvée radieuse, à moins que ce ne soit que de la politesse. En tout cas je me sentais bien, je me sentais belle.


Quel pied ! J’ai relancé encore plusieurs fois Marc, qui a fini par me répondre de façon évasive qu’il allait bien, qu’il avait passé un bon été, que lui aussi préparait la rentrée. Mais pas d’invitation, pas de demande pour qu’on se voie. Alors j’ai évoqué la possibilité d’un divorce. Il n’a pas franchement dit oui, ni non.


Ma copine Emma, une vieille amie, m’a proposé de sortir un jeudi soir dans une boîte branchée. Elle l’avait fait plusieurs fois par le passé, et j’avais toujours refusé. Ce n’était, pensais-je, pas un endroit pour moi. Là, je n’ai pas hésité. Après tout, pourquoi pas ?


Après un plateau de fruits de mer dans une bonne brasserie de la rive gauche, nous nous sommes donc rendues dans ce haut lieu de la danse et de la fête. Emma était divorcée depuis près de 3 ans et venait souvent. Elle y était un peu comme chez elle. À notre arrivée, il n’y avait pas grand-monde. La musique jouait assez fort devant une salle presque vide, les lumières tournoyaient, quelques couples dansaient sans avoir l’air de vraiment s’amuser. D’abord déçue, j’ai été rassurée par Emma qui savait que les gens arrivaient bien plus tard, et que l’ambiance allait se réchauffer. J’ai pris mon mal en patience et nous nous sommes installées au bar. Mojito, mojito, et re-mojito, sirotés tranquillement en regardant la salle se remplir et chauffer tout doucement.


Quelques lourdingues sont venus s’incruster pour faire les beaux mais on savait les éconduire poliment. Quelques danseurs s’étaient mis à chauffer sérieusement l’ambiance, mais j’étais un peu perdue au milieu de tous ces jeunes qui venaient en grossir les rangs. L’âge moyen semblait plus proche de celui de mes élèves que du mien. Emma m’a répété plusieurs fois que des gens plus âgés allaient arriver ; je la croyais, mais il était presque 2 heures du matin et nous faisions sans doute figure d’antiquités au milieu de toute cette jeunesse. La chaleur, l’ambiance et les mojitos aidant, nous nous sommes tout de même risquées à aller danser un peu, maladroitement, au milieu de cette marmaille de plus en plus déchaînée. Et une fois partie dans le mouvement, j’ai un peu oublié mon âge. Finalement, ce n’était pas si terrible de tortiller du popotin, de sourire bêtement, de lever les bras sous les incantations du DJ, de tournoyer, de sauter, de transpirer à l’unisson.


Les mains baladeuses inopportunes du début me perturbaient de moins en mois. Enfin, les gestes pas trop appuyés, un peu furtifs, délicats, ne me gênaient plus. En revanche, j’ai tout de même fait face pour calmer ceux qui me prenaient carrément les fesses, mais c’est arrivé rarement.


J’avais l’habitude des relations de travail avec les jeunes de cette génération, de relations professionnelles, de transfert de compétences, d’enseignement. Mais je n’avais jamais participé à une telle fête. J’aurais tellement voulu comprendre ce qui faisait battre leur cœur, ce qui les amusait, ce qui les motivait à bouger ainsi, puis je me suis dit qu’ils devaient être comme moi à ce moment-là, en train de se laisser aller, de profiter du moment.


Nous étions Emma et moi fondues dans la masse, anonymes au milieu des anonymes. Personne ne semblait se soucier de notre âge, du fait qu’on aurait pu être leurs mères. C’était très rafraîchissant pour moi. Jusqu’au moment où un jeune est devenu plus présent devant moi, plus proche. Il cherchait mon regard et m’envoyait des sourires appuyés, puis il est venu presque contre moi. Je l’ai trouvé beau, ce jeune gars. Grand, taillé, une barbe de trois jours, il avait le sourire franc et la main ferme pour me faire tourner. Nous avons dansé quelques rocks ensemble, riant de ma maladresse, mélangeant nos sueurs quand il me tirait contre lui avant de me propulser pour me faire tourner à nouveau. Il y avait pourtant beaucoup de jolies filles de son âge autour de lui, mais il semblait ne s’intéresser qu’à moi. J’ai trouvé ça flatteur, mais aussi un peu curieux, jusqu’à ce qu’il me glisse à l’oreille qu’il me trouvait très jolie. Ça ne m’était pas arrivé depuis longtemps de rougir, de sentir ce plaisir de plaire à un inconnu, de sentir que bien que des jeunes femmes auraient pu l’attirer, il n’avait d’yeux que pour moi. J’ai été séduite par son aplomb, par sa candeur, par ses sourires enjôleurs. Nous avons dansé, et dansé encore, jusqu’à ce que le DJ nous passe un slow.


Il en passe rarement, mais j’apprendrai plus tard que c’était mon amie Emma qui le lui avait demandé. Le garçon ne m’a pas demandé si j’étais d’accord quand il m’a prise dans ses bras. Évidemment j’étais d’accord, bien qu’un peu perturbée par son âge et anxieuse à l’idée de ce que pouvaient penser les gens.


Personne ne semblait faire attention à nous. Passée la gêne du début, je me suis laissé conduire, lentement, par ses pas. Il a pris ma tête d’une main pour la loger dans son cou puis m’a serrée contre lui. Une main dans le bas de mon dos, l’autre derrière mon épaule, il me tenait solidement au point que j’avais l’impression de ne plus toucher terre. Un regard circulaire de temps en temps pour me confirmer que personne ne nous observait. J’étais bien dans ses bras, à sentir son souffle, à sentir sa peau, à sentir ses mains contre moi. Ses mains qui se sont enhardies à quelques mouvements lents, des petites caresses, rien de bien méchant, mais je sentais bien qu’il allait tenter davantage. Alors moi aussi je lui ai donné des signes de tendresse en frottant mon nez dans son cou, en le serrant moi aussi, en soufflant plus fort quand ses mains bougeaient. Il a embrassé mon front, puis ma tempe. J’ai senti sa main saisir mes cheveux derrière ma tête pour que je le regarde. J’ai vu des yeux, bleu acier. J’ai vu son sourire, tendre, et j’ai accepté son baiser, chaud et doux. Il n’y avait plus personne autour de nous, même pas de musique. J’avais l’impression de revivre mes premiers émois amoureux, mes premiers pétillements dans le bas-ventre.


En un instant, sans trop savoir pourquoi, je me suis ressaisie en m’écartant un peu de lui.



Il a repris mes lèvres, m’a serrée à nouveau contre lui, comme pour me rassurer. J’ai senti ses mains parcourir mon dos, me presser contre lui. J’ai senti son torse presser mes seins, sa main remonter contre mon cou, son autre main caresser le bas de mon dos, sa virilité contre ma cuisse. Puis j’ai vu Emma, de loin, me faire signe qu’elle partait.


Nous sommes restés encore un moment à danser, comme si nous étions seuls au monde. Quand Louis m’a proposé de partir, je savais que j’allais le suivre, ou qu’il m’accompagnerait chez moi. Ce que je ne savais pas, c’était qu’il avait sa voiture garée à proximité et que nous n’attendrions pas pour trouver un lit qui nous accueillerait.


Sentir à mon âge qu’un jeune qui n’a que l’embarras du choix vous a choisie, vous, est infiniment valorisant. Peut-être est-ce ce sentiment qui m’a animée lorsque dans le parking souterrain il est allé à la découverte de mon corps, qu’il m’a ôté ma culotte dans les escaliers, que tout en m’embrassant à pleine bouche il a mis sa main entre mes cuisses pour découvrir mon humidité. Peut-être est-ce pour ça que je me suis laissé faire, que j’ai ôté sa ceinture pour glisser ma main sur son sexe, que je me suis allongée bien vite sur la banquette arrière de sa voiture pour qu’il me prenne tout de suite.


Sentir Louis m’honorer de sa vigueur fut un moment inoubliable, comme le fut celui de sa jouissance, simultanée à la mienne, violente et profonde, libératrice.


Nous sommes allés chez moi, dans mon petit appartement de célibataire temporaire, pour enfin nous découvrir nus. Jamais je ne m’étais sentie aussi belle que devant ses yeux gourmands. Il n’a pas cessé de me complimenter sur mon grain de peau, la forme de mes cuisses pourtant ramollies, le bombé de mes fesses un peu tombantes, l’arrondi de mes seins devenus un peu flasques, l’étroitesse de ma chatte effectivement étroite. Il m’a avoué avoir eu des aventures avec des filles plus jeunes mais que je représentais son idéal à lui. J’étais son idéal. Sa Martine. Nous avons fait l’amour une partie de la journée, ne sortant du lit que pour grignoter et y retourner.


Puis tout est allé très vite.


Quelques jours plus tard, Louis m’a regardée dans les yeux pour me dire qu’il m’aimait. Il venait de me prendre avec délicatesse, de me lécher partout y compris entre les fesses, de me prendre à nouveau plus brutalement, de se répandre en moi avec force, de me faire jouir comme une dingue, et il m’a dit qu’il m’aimait. Sans rire.



Je ne savais pas quoi répondre, mais en bonne cartésienne qui se respecte, il fallait que je le fasse. Que je lui dise non, parce qu’on ne peut pas, à mon âge, aimer un garçon de 19 ans. Ou que je lui dise oui, parce que Descartes ne peut pas tout expliquer, et que je ressentais des sentiments très forts pour lui. Mais c’était trop tôt.


Tout doucement je me suis dirigée vers son sexe devenu mou pour le prendre dans ma bouche et le pomper tout doucement. Ça me laissait le temps de réfléchir. J’ai pris mon temps pour le faire revenir en forme, jusqu’à ce qu’il soit à nouveau raide comme un piquet, que son gland devienne violet, prêt à exploser. Puis je me suis allongée sur lui pour qu’il me pénètre, pour que je le sente en moi, chaud, amoureux, prêt à tout pour mon plaisir. J’ai mis ma tête dans son cou et passé mes bras autour. Quand il a remonté son bassin pour s’enfoncer au plus profond de mes entrailles, je lui ai avoué, je lui ai dit ce que je ressentais à ce moment-là : la plénitude, la communion, l’envie que ça dure, l’envie qu’il continue de me baiser comme ça, demain et les autres jours, toujours. Je lui ai avoué que moi aussi j’étais amoureuse de lui.


Le réveil a été compliqué lorsqu’il a fallu prendre des décisions pour la suite. J’ai appelé Marc pour lui dire que j’étais d’accord pour divorcer. Il venait lui aussi de rencontrer quelqu’un. Fin de l’histoire. J’ai ensuite informé mes parents, qui passé un moment d’étonnement ou plutôt de stupéfaction, ont approuvé mon choix puisque je semblais heureuse, tout en me mettant en garde contre le « qu’en dira-t-on ».


Louis est resté chez moi durant ses études. Il avait deux ans d’avance qu’il a conservés jusqu’au bout. Il a réussi Sciences Po et a intégré l’ENA. J’ai continué de booster les prépas grandes écoles jusqu’à ce que Louis décroche un poste à Bercy et que nous puissions vivre dans un appartement enfin à nous. Des années de bonheur, d’amour, de joie, et aussi de doutes. Ses copains avaient du mal au début. Ils ne disaient rien devant moi mais je sentais bien que je faisais tache. Une fois seuls tous les deux, il me répétait son amour inconditionnel et s’emparait de mon corps pour me faire chavirer. J’ai le sentiment, après ces quelques années, que nous avons fusionné dès le premier soir. C’est toujours aussi intense, toujours aussi doux, toujours aussi fort entre nous. Je ne me lasse pas de son corps, et il semble ne pas se lasser du mien.


Exercice de maths : J’avais 36 ans et lui 19. Une seule fois dans ma vie, j’ai eu le double de son âge. Quand était-ce ?


C’est très simple. J’avais 17 ans quand il est né. Quand j’ai eu 34 ans, j’avais pile le double de son âge. Ce n’est arrivé qu’une fois, et c’était avant que nous ne nous rencontrions.


J’ai 42 ans, et lui 25. Notre foyer va s’agrandir dans exactement 3 mois. À 84 ans, j’aurai le double de l’âge de ma fille, qui aura donc 42 ans. Notre amour peut-il résister au temps ?



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