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n° 18187Un auteur fidèle à rvbb depuis plus d'une décennie01/12/17
Les mémoires de Popaul
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Auteur : Domi Dupon

Et il m’a appelé Popaul ! Comme dirait ma copine Charlotte, ce n’est pas classe. Pourtant lorsque j’ai vu son regard se poser sur moi, j’ai frétillé. Métaphoriquement parlant puisque les piles n’étaient pas fournies. Et quand sa main s’est refermée sur mon emballage, quelle joie. Enfin j’allais quitter ce maudit sex-shop. Quinze jours que j’avais été mis en rayon, mais cela avait été une éternité à supporter les quolibets de mes voisins jaloux. Giant Jim, espèce de gros lourdaud noiraud qui se gaussait de ma petite taille. C’est sûr que ma normalité frisait le ridicule comparé à ses 30 cm sur 7 de diamètre. Mais la qualité de sa finition laissait vraiment à désirer comparée à l’extrême sophistication de la mienne. J’étais le résultat du moulage d’un vrai chibre au moindre détail près. J’avais tout l’air d’être vrai au toucher comme à la vue si ça n’avait été ma couleur rose fluo. « Une touche joyeuse et ludique. » avait dit mon concepteur. Touche joyeuse qui faisait rire aux éclats Rocco, mon autre voisin. D’une taille légèrement supérieure à la mienne, couleur peau, relativement bien fini. Il jalousait mon prépuce rétractable, dernier cri de la technologie, mon vibreur avec une boîte six vitesses pareil qu’une Ferrari. Mais, par-dessus tout, ils bavaient, eux qui ne le pouvaient pas, sur mon éjaculation déclenchable à volonté, plus vraie que vraie (c’était écrit sur l’emballage !), à condition bien sûr de remplir mon réservoir dissimulé dans mes testicules. Je ne répéterai pas tout ce que j’ai dû subir pendant cette période, mais lorsque Laurent se dirigea vers la caisse, quelle délivrance, quelle joie !


Je déchantai très vite. Avec le vendeur, il discuta le prix sous prétexte que j’étais « Made in China » et que les piles n’étaient pas fournies avec. J’étais rose (fluo) de honte. Je dus supporter, une dernière fois, les ricanements et les moqueries de mes ex-voisins. Il en rajouta une couche en exigeant un paquet anonyme. Je ne savais plus où me mettre, j’essayais de me faire le plus petit possible, recroquevillé au fond de mon emballage. Humiliation suivante, il me cacha sous la roue de secours. Bonjour les odeurs ! Dans ma tête de nœud, je voulus croire que c’était un mal pour un bien. Il me cachait ainsi pour pas que sa régulière me voie. Donc probablement pour une jeune et jolie maîtresse. J’étais puceau, si l’on excepte les tests de qualité que j’avais dû subir, mais j’en avais entendu des vertes et des pas mûres lors de mon séjour dans le sex-shop. Entre les commentaires de mes compagnons et ceux des acheteurs éventuels, j’étais largement déniaisé.


La jeune maîtresse, tu parles ! Je m’étais fourré le doigt dans l’œil. Aux mauvais esprits qui se gaussent, parce que bien sûr, littéralement parlant, je n’ai pas de doigt et c’est moi qui fourre, je leur réponds que c’est une mets-toi-fort. Après m’avoir « oublié » plus d’une semaine dans son coffre où j’ai dû m’habituer non seulement aux odeurs de gasoil brûlé et aux senteurs odorantes des ses chaussures de marche, mais aussi au mépris silencieux de ces bien-pensants de caniveaux, il me sortit enfin. Alléluia, le grand jour était venu : j’allais enfin honorer une dame !


Après m’avoir déballé et récuré (si, si, il avait peur que les petits hommes jaunes m’aient enduit d’un quelconque poison), il me jeta négligemment sur son lit. Il se déshabilla, sans un mot. Je m’étonnai un peu: il n’attendait pas sa maîtresse. Mais bon, je n’avais qu’une connaissance virtuelle des choses du sexe. Peut-être voulait-il lui faire une surprise. La surprise fut pour moi, braves gens, lorsque mon ami Laurent, loin d’attendre une amante, se transforma lui-même en celle-ci.


D’abord, il s’installa devant sa psyché (j’appris plus tard que, habituellement, elle était plutôt utilisée par sa femme). En premier lieu, il bascula, face contre la table, un cadre contenant une photo le représentant avec une gonzesse plutôt bandante en s’exclamant :



Puis il entreprit de se maquiller. Je dois reconnaître qu’il était doué. Lorsqu’il eut posé une perruque blonde qu’il avait tirée d’un grand sac de sport, de loin, il pouvait faire illusion. Bon, d’accord, valait mieux pas regarder entre ses cuisses, car le machin entouré de poils qui se dressait n’avait rien de féminin. Pas si harmonieux que moi, mais loin d’être ridicule. Ensuite, il tira de son sac à malices toute sa panoplie : soutif rembourré noir bien entendu, string assorti, porte-jarretelles et bas. Le cérémonial de l’habillement dura plusieurs minutes. Laurent passait chaque pièce en se caressant lascivement et se contemplant dans la glace. Je pouffai dans ma barbe (c’est encore une image, j’ai beau être très réaliste on ne m’a pas doté d’un tablier de sapeur) quand il enfila son string. Sa bite se montrait récalcitrante. Impossible de la faire tenir tranquille à l’intérieur du mince bout d’étoffe. La tête de son gland pointait invariablement en haut, à droite, à gauche. Énervé, il s’esquiva dans la salle de bain. À son retour plus rien ne dépassait. Pendant qu’il fouillait dans la penderie de sa nana, je m’aperçus qu’il avait emprisonné sa queue dans une cage à écureuil.


Pour parfaire son travestissement, il lui fallait une robe. À ce que je voyais, sa femme avait du goût. Pas mal de petites tenues très féminines mais de bon ton. Il choisit une robe noire. La manière dont il la passa dénotait une habitude certaine. Sa femme devait être petite (même être franchement petite, Laurent n’était pas très grand) car la robe coupée pour arriver aux genoux, sur lui se transformait en minirobe. À nouveau, séquence « Qu’est-ce que je suis belle ! » devant le miroir. Le résultat n’eût pas été désagréable, si ce n’était ses traits, qui malgré finesse et maquillage, de près, révélait l’homme qu’il avait été. Son absence de hanches lui donnait une silhouette androgyne plutôt sexy. Se faisait-il belle pour sa femme ? Le « salope » n’inclinait pas dans ce sens. Pour une maîtresse ? Je commençais à en douter. Sa contemplation narcissique m’incitait plutôt à penser qu’il s’était fait beau pour lui. Ma première pénétration serait sans doute anale. Ne croyez pas que je trouvai quelque chose à redire ; mon unique destination : satisfaire la clientèle, quel que soit son sexe déclaré.


Je ne m’étais point trompé. Fatigué de s’admirer, de se papouiller, il s’allongea sur le lit et s’empara de moi. D’abord, il me promena langoureusement sur son corps, me faufilant sous le soutif pour stimuler ses tétons. Je n’avais jamais été testé sur des tétons d’homme et je les trouvais ridiculement petits malgré leur raideur. Ensuite, se glissant sous la robe, il me frotta contre ses bas. Ce doux frottement provoquait un crissement qui devait l’exciter, car il se mit à gémir doucement. De plaisir ou de douleur, that is the question ! Douleur provoquée par sa bite voulant s’épanouir, mais confinée dans sa cage de chasteté sans possibilité d’affirmer sa bandaison. Je pus vérifier l’exactitude de mon hypothèse. Il m’insinua sous son string ; je sentis son membre palpiter contre les barreaux de sa prison. Pour finir, je fis connaissance avec son vagin de circonstance. Et ça, ça le branchait, mon amant/amante. Il appuyait mon gland, qu’il avait décalotté, contre sa rosette, effectuait des mouvements de rotation. Il/elle geignait comme une gonzesse en partance pour le septième ciel. Il poussait, poussait, mais la porte restait obstinément close. Soit mon chéri-chérie était très étroite, soit il était pucelle.


Devant l’inefficacité de ses efforts, il entreprit de me lubrifier avec sa salive. L’idée de première fois se conforta dans ma tête (de nœud, évidemment). La maladresse : il me léchait, comme si j’étais une crème glacée, à petit coups langue timides. La nervosité : sa main tremblotait sur mes boules. L’inexpérience : lorsqu’il m’emboucha, ce nul me mordit, et pas qu’un peu. Heureusement que je n’étais pas le prolongement d’un vrai mec et que pour moi la douleur n’existait pas. L’inexpérience encore : ce ballot faillit vomir lorsque, m’enfonçant presque totalement dans sa bouche, il toucha le fond de sa gorge. Malgré tout, il sembla satisfait du résultat. Je n’avais rien à dire : si le client est satisfait…


Nouvelle tentative de pénétration. Il avait remonté très haut la robe sur son ventre et ses cuisses sur sa poitrine. Il était prêt pour la mise en orbite. Sauf que sa rosette n’était pas plus coopérative. Un amateur, vous dis-je ! Cette situation l’énerva. Il s’escrimait comme un beau diable en me traitant de noms d’oiseaux, genre : tu vas rentrer, salope ! Nique-moi, putain ! J’aurais bien voulu. J’y mettais toute ma bonne volonté. Mais nada. Progressivement, il ne fut plus question de plaisir. C’était un combat entre lui, moi et son trou du cul. Sa ténacité fut récompensée, mais l’accouchement se fit dans la douleur. Transformé en bélier, les coups de boutoir qu’il m’imposait eurent raison de sa rosette. La serrure sauta, ses sphincters s’ouvrirent, et sous la violence de la poussée je m’enfonçai jusqu’à la garde.



Pour lui faire mal, ça avait dû lui faire mal. M’enfin, le but était atteint. Je l’entendis même brièvement sangloter. Il resta immobile, prostré, un bon moment. Puis son excitation reprenant le dessus, il me fit coulisser dans son fourreau pas vraiment huilé. Il n’osa pas me ressortir. Il eut fallu me renfoncer après. Ces va-et-vient lui firent de l’effet. Il geignit, accéléra un peu le rythme, bougea le bassin. Ça planait pour lui. Il s’arrêta, serra les fesses pour me garder en lui. Je compris à ses gestes empressés qu’il délivrait sa bite et qu’il y avait urgence. En effet, après quelques allers et retours, son anus se crispa autour de ma hampe et son bassin s’agita convulsivement. Quelques secondes plus tard, il m’éjecta sans façon. J’avais rempli ma mission (et son cul accessoirement).


Petit tour à la salle de bain, où après avoir pris une douche, j’eus droit au récurage de fin. Un bon point pour lui, il avait pensé à se préparer avant notre petite sauterie et j’étais presque propre. J’eus peur de retourner dans le coffre de la voiture et de me retrouver entre ce pneu mal élevé et ces godasses puantes. Et non ! Je rejoignis sa panoplie dans son sac à malices.


Au rythme de plusieurs séances par mois, Laurent progressa rapidement. Il n’ignorait plus rien de moi, enfin presque : il n’avait jamais utilisé ma faculté à éjaculer. Sa rosette m’accueillait les bras (enfin pas vraiment les bras) toujours ouverts. J’avais une petite vie tranquille. J’étais devenu ami avec tous les membres de sa panoplie. Nous passions notre temps à papoter, à nous moquer gentiment de Laurent et de ses petites manies. Tout cela aurait pu durer jusqu’à ma « mort », sauf que…



**********



… tout dérapa le jour où sa femme, Laurence, oublia le cadeau pour sa nièce. Laurent, ce jour-là portait un ensemble jupe noire chemisier blanc très classieux. Allongé sur le lit, jupe roulée sur le ventre, il me suçait. La gorge profonde n’avait plus de secret pour lui, mais l’irruption brutale de Laurence dans la chambre alors que j’étais enfoncé dans sa bouche à jouer avec sa luette faillit lui être fatale. Dans la panique provoquée par cette apparition inopportune, il ferma la bouche et au lieu de me retirer, dans un geste incontrôlé me poussa dans la mauvaise direction. Je franchis sa luette sans coup férir et pénétrai son arrière-gorge. Complètement affolé, il commençait à étouffer et ne savait que faire. Heureusement pour lui, Laurence, dans un geste rageur, m’arracha à son étreinte et me jeta à l’autre bout de la chambre. La suite fut délectable, et heureusement je peux vous la raconter ici : Laurent haletant, Laurence éructant, Laurent vomissant sur le couvre-lit… Je passe, par pudeur, sur tous les noms d’oiseaux dont elle le traita. Mon pauvre amant(e) ne savait plus où se mettre. Il restait figé tandis que sa bonne femme le houspillait. Finalement, elle retrouva son calme, du moins un semblant.



Bonne âme (bien qu’il la traitât de salope), elle alla chercher un sac-poubelle. Il profita de sa courte absence pour faire disparaître la cage à écureuil sous le lit : un grief de moins. Quand elle revint, il avait ôté la robe.



Pour la première fois, Laurence abandonna son langage châtié :



Normalement à ce point du récit, si l’on suivait le scénario habituel, Laurence devrait se révéler une salope finie qui féminiserait à mort son mari et le confierait à ses nombreux amants. Ben non, pas de pot, Laurence est une femme affreusement normale, hétéro et très conformiste. Situation guère réjouissante pour ma pomme : j’allais terminer ma vie dans une déchetterie quelconque au summum de ma forme sans même avoir connu de femme. Quelle tristesse, et surtout quel gaspillage !


Je ne peux vous conter la suite de la scène. Du fond du sac où j’étais enfermé avec mes ami(e)s, nous n’entendions que des bribes, que des bruits… puis les vociférations reprirent de plus belle avant l’extinction des feux. Nous supposâmes que ça n’allait pas être la fête du plumard pour Laurent cette nuit-là !



**********



Souvent femme varie… Le lendemain matin, on vint nous chercher. En route pour la décharge. Tout faux. On ouvrait le sac. Le coquin, il allait récupérer sa petite panoplie. Tout faux encore. La main qui s’introduisit dans le sac se révéla bien plus féminine que celle de Laurent. Pas un coquin, mais une coquine. Elle nous étala sur la table de la cuisine. Elle me mit de côté avec mes amis bas et porte-jarretelles. Elle prit en main le soutif rembourré, le reposa.



Elle avait raison : sa poitrine opulente qui tendait son tee-shirt ne nécessitait aucun artifice. Elle s’occupa ensuite des porte-jarretelles.



Les bas rejoignirent le porte-jarretelles. D’un geste dédaigneux, elle souleva la perruque.



Exit ma copine la perruque (elle était un peu vulgaire, mais elle nous faisait bien rire) qui rejoignit le soutif. Elle hésita longuement devant le petit string de dentelle, mais finalement il prit la même direction que la précédente avec un commentaire peu amène :



Oh my God, cette sensation quand ses longs doigts effilés entourèrent ma hampe… Si je n’avais pas été naturellement dur, je me serais mis à bander.



Elle me parlait. Jamais son « connard de mari » n’avait daigné le faire. Elle me branlait délicatement. Quelle différence avec la fruste attitude de Laurent ! Mon petit cœur faisait des bonds. Je tombai en amour pour cette donzelle. Et pour les malappris, j’ai beau n’être qu’un artefact, je citerai Lamartine : « Objets inanimés, avez-vous donc une âme qui s’attache à notre âme et la force d’aimer ? » On peut être artefact de fabrication chinoise et posséder une certaine culture. Alors les malappris ci-dessus cités, retournez dans vos 22 !



Elle ne put résister et m’approcha de sa bouche. Elle allait me goûter. Elle interrompit soudain son geste.



Salle de bain. Produit antiseptique. Crème adoucissante. Ses lèvres sur mon gland. Une main tenant mes boules, l’autre coulissant sur ma tige. La sournoise s’amusait comme une petite folle à me dé/recalotter. La main qui s’occupait de ma tige l’abandonna pour dégrafer son jean et se glisser dans sa culotte.



Je quittai sa bouche pour me retrouver entre ses cuisses. Le jean et la culotte se retrouvaient miraculeusement descendus jusqu’à ses genoux. Le bout de mon bout effleura son minou aux poils imprégnés d’une substance inconnue pour moi. Elle ne mentait pas. La drôlesse me manipulait avec adresse le long de sa fente qui s’entrouvrait. Elle remonta plus haut et je découvris ce petit bouton érigé qui, selon mes copains de panoplie, était le starter pour une rapide mise en orbite. Ils devaient avoir raison. Laurence abandonna toute autre manœuvre. Elle se servit de ma tête de nœud comme d’un doigt tournicotant, pressant plusieurs fois, elle remonta mon prépuce pour encapuchonner son bouton. Sa jouissance vint rapidement : elle se tétanisa, me gardant appuyé contre son clitounet.


Puis comme si j’avais été un amant de chair et de sang, elle me couvrit de baisers.



On était vraiment très propre dans cette famille. J’aurais pensé que le traitement qu’elle m’avait fait subir avec sa langue aurait suffi. Meuh non ! Elle me nettoya. Aucun interstice n’échapperait à ses soins attentifs. Soudain, elle poussa une exclamation !




**********



Ce soir-là débuta une aventure passionnelle passionnante qui dura plusieurs mois. Nous nous aimâmes follement. Arrêtez de vous moquer ! Je sais je ne suis qu’un misérable substitut, mais Laurence me considéra toujours comme son amant. Grâce à elle, je connus le plaisir de pénétrer une douillette grotte d’amour, naturellement lubrifiée (rien à voir avec le fondement de Lolo, même si celui-ci avec l’expérience avait compris l’utilité de la vaseline) et d’y éjaculer souvent plusieurs fois. Comme son mari, Laurence adorait les préliminaires. Comment bien de fois ai-je lutiné son bouton ? Combien de fois ai-je écrasé ses gros tétons ? Combien de fois me suis-je glissé dans sa raie culière ou dans la vallée merveilleuse de ses seins ? Je l’ai aussi sodomisée, mais il fallait qu’elle soit particulièrement partie. Ce n’était pas vraiment son truc, mais comme c’est elle qui donnait le tempo, qui, d’une main, gérait la pénétration tandis que l’autre officiait sur la face avant : baisant sa chatte avec deux ou trois doigts, le pouce étant réservé à la vénération exclusive de son bouton d’amour.


Elle était folle de moi. Au bout de quelques semaines, elle m’avait installé un petit nid au fond de son sac à main. Je ne la quittais plus. Elle adorait fauter dans les lieux les plus extravagants : l’ascenseur ou le parking de sa boîte, les cabines d’essayage, les toilettes ; les grands classiques, évidemment. Elle m’emmena à la campagne ; nous nous aimâmes au milieu des champs, en sous-bois, dans l’eau claire d’une rivière, même dans une petite chapelle abandonnée, et j’en oublie. Sans oublier les petites joutes alors qu’au téléphone elle se trouvait face à un interlocuteur qui l’ennuyait ; ce qui provoqua certains quiproquos quand la jouissance la prenait. Bien qu’elle ne fût pas très démonstrative, ses orgasmes s’entendaient. Parfois, lorsqu’elle était seule en voiture, en robe ou en jupe, elle m’enfonçait en elle. Son truc, c’était les embouteillages : tous ces mecs qui la regardaient, la classant de facto en bourgeoise coincée alors que, juste en frottant ses cuisses l’une contre l’autre, elle provoquait une tempête dans son vagin. Et toujours en toute discrétion.


Le summum fut atteint pour l’enterrement d’une vieille tante qu’elle ne pouvait encadrer. Alors que le prêtre pérorait sur la vie exemplaire de sa parente, elle se planqua dans le confessionnal et je lui prodiguai un pied d’enfer. Elle dut se bâillonner la bouche avec sa main pour ne pas couvrir les premières notes du Requiem de Mozart joué sur une sono pourrie.


Toutes ces jouissances restèrent discrètes, cachées. Laurence, pas du tout exhib – voire même prude en société – jubilait (elle me l’a dit) de se faire plaisir à l’insu de tous. Une seule fois, ça avait failli déraper. Elle s’était engueulée une fois de plus avec Laurent, qu’elle avait piqué à se masturber dans une de ses culottes ; leur fils avait ramené un bulletin de notes détestable, et pour couronner le tout elle avait dû prendre un taxi pour rejoindre son job, sa voiture ayant refusé de démarrer. Cet incident l’avait énervée un max. Cela provoqua immédiatement ma mise en service (!) pour calmer son stress.


Elle avait toujours pris soin de s’isoler pour satisfaire ses pulsions. Mais ce jour-là, la coupe avait débordé. Sans tenir compte du chauffeur, écartant sa culotte d’un doigt, elle m’avait enfourné sans précaution aucune. Vu la sécheresse du lieu, cela n’avait pas dû être une partie de plaisir. Malgré la violence de son pilonnage, son vagin se lubrifia légèrement, sans plus. Et soudain ce fut l’inondation. Quelques va-et-vient et un cri plus tard je disparaissais prestement dans son sac sans qu’elle m’ait nettoyé. Ce qui ne lui arrivait jamais. J’eus l’explication une fois arrivée à son taf. Elle se précipita aux toilettes et je repassai à la casserole. Quand elle eut fini, elle retrouva ses bonnes manières. Elle me cajola, me léchouilla jusqu’à ce que plus une goutte de sa cyprine ne subsiste et elle m’expliqua. Alors que nous baisions, elle s’était soudain aperçu que le taxiteur n’en perdait pas une miette. Honte suprême, ce regard concupiscent avait déclenché un orgasme immédiat d’une intensité incroyable, mais qui après coup (si j’ose ainsi m’exprimer) l’avait laissée sur sa faim, d’où l’épisode WC. Elle me promit que jamais plus nous ne prendrions un tel risque ; elle s’était sentie trop humiliée. Elle tint parole.


Laurent put regagner le lit conjugal après quinze jours, mais il ne reçut pas pour autant l’autorisation d’exercer son droit de cuissage. Pire, dès le second mois, je couchais avec elle et nous baisions au vu et au su de Lolo. Comme tout mâle (quoique parler de mâle à propos de Laurent !) qui se respecte, voir sa femme batifoler avec un gode déclencha son érection. Elle justifia le terme de « salope » qu’il avait utilisé lors de notre première joute en lui interdisant de se masturber devant elle. Par la suite, lorsque nous commencions à nous amuser, il allait au salon regarder la téloche.


J’avais une vie de rêve. Les histoires d’amour finissent mal en général. Celle-ci ne dérogea pas à la règle.



**********



Laurian, leur fils, préadolescent boutonneux (un préadolescent est boutonneux comme une sardine est à l’huile) d’une douzaine d’années, curieux comme on peut l’être à son âge, en fouillant dans le sac de sa mère me trouva. En bon enfant du XXIème siècle, il n’ignorait pas ce qu’était un sextoy. Cette trouvaille l’amusa beaucoup et n’aurait pas prêté à conséquence s’il n’avait pas voulu « se la péter » devant son copain Damien. Il profita d’une visite de Laurence à sa grand-mère (c’était le seul endroit où elle ne m’emmenait pas : elle aurait eu honte que sa maman me découvre) pour me subtiliser. Laurian allait faire sa communion solennelle cette année-là, et tous les mercredis il allait au catéchisme. Je l’accompagnai donc au presbytère où se déroulaient les séances. Il avait l’intention de me montrer à Damien puis de me reposer où il m’avait pris. C’était compter sans la maladresse d’un ado stressé par l’interdit et l’œil perçant de mademoiselle Marguerite de la Craquette qui leur dispensait la bonne parole.



L’adolescent, rouge comme une tomate, tentait tant bien que mal de me dissimuler dans son sac à dos. Trop tard, mademoiselle le devança. Elle m’arracha des mains de mon voleur pour me lâcher aussitôt comme si je l’avais brûlée quand elle se rendit compte de ce qu’elle tenait.



Silence gêné. Il ne pouvait quand même pas dire que j’appartenais à sa maman. N’attendant pas de réponse ou préférant ne pas en avoir, elle enchaîna rapidement :



Je doute que le Seigneur inquiétât beaucoup Laurian, mais l’idée que cette vieille peau desséchée le cafte à ses parents… De rouge homard, il passa à blanc linceul.


Mademoiselle de la Craquette me ramassa prestement et me jeta dans un tiroir de son bureau qu’elle referma (le tiroir, pas le bureau) tout aussi prestement, comme si me toucher lui avait donné un avant-goût des tourments de l’enfer.



Je ne le savais pas encore, mais j’avais changé de propriét… euh, d’amante.



**********



Les enfants partis, Marguerite me sortit du tiroir, me tenant du bout des doigts, d’un air dégoûté comme si j’étais contagieux. Elle me posa sur le bureau. Je voyais bien qu’elle se trouvait fort embarrassée (et pourtant l’hiver n’était pas venu). J’imaginais son petit cinéma mental. Parler à l’abbé Rurier (Alexandre de son prénom)… Rien que d’y penser, elle rougissait. J’appris plus tard que pour elle, le sexe n’était pas même un sujet tabou : le sexe n’était pas, point barre. À 55 ans, elle m’avoua fièrement avoir pu conserver le diamant qui dormait entre ses fesses.


Mais n’anticipons pas.


Elle tournait autour du bureau, se demandant ce qu’elle devait faire. Je vis à son regard qu’elle avait pris sa décision. Je plongeai dans un nouveau sac à main. Celui de Laurence exhalait de douces fragrances, genre Chanel 5. Celui de Marguerite sentait seulement le renfermé, l’eau bénite et la vieillerie. La compagnie d’un missel et autres bondieuseries qui me toisaient de haut ne seyait guère à mon caractère libertin. Chemin faisant, je me disais que cette fois je n’échapperais pas à la décharge, ou pire, à la crémation. Je pensais aussi au désespoir de Laurence quand elle constaterait ma disparition. Désespoir qui durerait le temps qu’elle exige de son Lolo d’en acheter un nouveau. Marguerite dut avoir peur que je souille sa poubelle. Je me retrouvai au fond du jardin dans un réduit à outils. À ma vue, râteaux, bêches et autres ustensiles de jardinage furent pris d’un fou rire inextinguible.


Quand enfin ils se calmèrent, une pioche se fit le porte-parole de la petite communauté pour me demander si leur patronne avait enfin décidé de verser dans le stupre et la fornication. Je leur expliquai, ce qui déclencha une nouvelle crise de fou rire. Laurence me manquait, mais mieux valait cet appentis que la décharge. J’allais sans doute y moisir (quel mot horrible !) un certain temps ; heureusement, ces outils se révélèrent une bande de gais lurons. Je passais des moments très agréables en leur compagnie. Cette inaction forcée ne dura que quelques jours.


Un soir, nous eûmes la surprise de voir débarquer mademoiselle de la Craquette. Furtivement, en catimini, comme si les outils pouvaient la juger, elle me délogea de ma tanière. Elle m’emmena sous une avalanche de plaisanteries grivoises de mes colocataires. Direction sa cuisine, sur sa table. Elle s’assit. Sans me toucher, elle m’observait. Moi aussi. Sa poitrine soulevée par l’émotion, son souffle court, ses joues roses de honte ! Mademoiselle avait une idée derrière la tête (enfin quand je dis la tête !), une idée pas vraiment en conformité avec sa religiosité. Attendrissante, dans sa blouse à fleurs que n’aurait pas reniée sa grand-mère. Elle avança une main timide. Le round d’observation se terminait. Elle me toucha, ou plutôt m’effleura. Comme elle l’avait fait au presbytère, sa main se retira aussitôt comme si… puis elle revint. Cette fois elle promena son index sur toute la longueur de ma hampe, me décalotta timidement et me recalotta avant de l’éloigner avec un petit soupir. Sa respiration s’affolait. Elle s’empara de mes boules qu’elle serra très fort entre ses mains fébriles. Pas besoin d’être grand clerc pour deviner que j’étais sa première bite. Du simple toucher, elle passa à la caresse. D’instinct, elle mit ses doigts en anneaux et me branla lentement, puis frénétiquement.


Soudain, sans même relever sa blouse, elle m’introduisit entre ses maigres cuisses, me pressant contre sa culotte. Sans aucun discernement, elle me frotta contre son sexe. Malgré l’épaisseur conséquente du sous-vêtement, je dus me rendre à l’évidence : Marguerite mouillait, et pas qu’un peu. Quarante ans d’abstinence ne se prêtent pas à la retenue. Elle s’était retenue trop longtemps. Cette simple et maladroite friction déclencha en quelques secondes un orgasme dévastateur comme jamais Laurence, malgré ses jeux sophistiqués, ne m’avait offert. Son corps fut agité de tremblements incontrôlables, se tendit, et soudain elle hurla hystériquement. Je n’ai pas vraiment compris ce qui s’était passé, mais j’étais étroitement enfoncé profondément dans son vagin.


Tout aussi soudainement son corps s’avachit. Elle me retira précipitamment et me jeta violemment contre le carrelage. « Pourvu que mes mécanismes ne soient pas esquintés… »



Complètement chtarbée, elle tomba à genoux et se mit à psalmodier ce qui devait être une prière en se signant. Durant ce repentir, je pris conscience de la rougeur de mon gland. Au jus abondant de mademoiselle de la Craquette se mêlait un peu de sang. Malgré ma haute technicité, le choc brutal avec le plancher des vaches n’avait pu occasionner de saignements. Mademoiselle venait de perdre grâce à / à cause de (rayer la mention inutile) moi sa virginité. Je comprenais mieux sa réaction. Elle n’aurait plus aucune hésitation à souiller sa poubelle. Adieu, mes amis du jardin.



**********



Souvent femme varie… Elle se releva, me prit en main. « Ça y est, cette fois ton compte est bon. » Surprise : un bisou sur mon méat.



Et voilà, ça recommençait. Direction la salle de bain, puis le soir la chambre. Marguerite avait vraiment beaucoup de retard à rattraper. La semaine qui suivit, je ne vis pas beaucoup le jour : je passais plus de temps dans sa chatte qu’à l’air libre. Insatiable ! Son logement jouxtait l’école où elle enseignait. Elle se débrouillait pour s’absenter durant la récréation pour une petite baise rapide. Je commençais à l’apprécier. Rien à voir avec Laurence. Au corps voluptueux de celle-ci, Marguerite opposait une silhouette de petite souris asexuée. Aux envies sophistiquées souvent perverses de la première, la seconde se distinguait par la simplicité de ses besoins. Pas de fellations, pas de dépravations d’aucune sorte. De la tendresse, des bisous, des caresses sur ma hampe avant et après la pénétration. Le seul point commun : comme Laurence, elle me parlait. L’énorme différence, après chaque jouissance, pendant qu’elle me nettoyait, j’avais droit à sa repentance, demandant pardon au Seigneur pour avoir péché. Souvent le soir, tandis qu’elle priait encore, sa main entamait une caresse sensuelle sur ma tige. Le plus loufoque arriva lorsqu’elle m’aspergea, me récura avec de l’eau bénite : chassez le naturel, il revient au presbytère !


Après plusieurs semaines de félicité, sa culpabilité prit l’ascendant. Un jour, après la classe, elle apparut avec un Africain ensoutané : l’abbé Rurier. La naïve s’était confessée ; l’autre voulait voir le corps du délit. Suspect ! Le curé m’avait pris sans aucune hésitation. Je compris instantanément que je n’étais pas le premier qu’il tenait. Pauvre Marguerite ! Devant mes oreilles (encore une mets-toi-fort pour les maldisants) ébahies s’engagea une conversation surréaliste.



Elle s’interrompit brutalement. Horrifié par ce qu’elle allait dire. Mais l’abbé Rurier qui ne maîtrisait plus son excitation enfonça le clou. Pour l’instant, ce n’était que le clou.



Il désignait le ciel.



La voix du tartuffe devenait rauque.



L’observateur attentif que j’étais saisit une lueur dans le regard de ma maîtresse. Pas si naïve que ça, la demoiselle : elle avait vite compris le jeu du pervers religieux et ça l’avait excitée. La suite me donna raison. Elle prit un air résigné, refusa obstinément de se déshabiller malgré les demandes du prêtre, mais ensuite elle joua les mijaurées pour ôter sa culotte, montrant ou dissimulant tour à tour sa chatte poilue. Rurier ne savait plus où se mettre. Il ne cessait de porter la main à sa soutane. Ensuite, au lieu de m’enfoncer profondément en elle sans fioritures, elle joua avec moi. Je fis la connaissance de son clitoris. La garce pour la première fois m’introduisit brièvement entre ses fesses. Quand je la pénétrai, elle était trempée comme jamais et l’abbé frisait l’apoplexie.


Il n’en pouvait plus. Il étreignait sa soutane d’une manière qui ne laissait aucun doute sur ce qu’il était en train de faire. L’excitation était telle qu’elle jouit en quelques secondes. Heureusement, elle ne hurlait plus, se contentant d’un long feulement. Ce fut la goutte qui fit déborder le vase pour l’abbé. Sans aucune retenue, il se secouait la tige et il éclata vraisemblablement dans la seconde où Marguerite jouit.



C’était bien la première fois qu’on me déifiait ! Elle n’avait pas pensé à me retirer de son corps et je sentis aux contractions de sa vulve que les propos de monsieur l’abbé Rurier, loin de l’apaiser, l’excitaient.



Là, c’était carrément porc salut (jeu de mots débile pour les plus de 40 ans) ! Feignant la timidité, elle me sortit de mon équatoriale cachette et me posa sur la table.



Main qu’elle retira avec un « Oh ! » de stupéfaction. Puis, comme attirée par un aimant, elle y revint. Abandonné sur la table, je vis son visage s’éclairer, son regard briller avant de reprendre un air humble, yeux baissés.



La rouée ! Le bon abbé qui croyait jouer les pervers se faisait manipuler comme un gland par mademoiselle de la Craquette jouant les ingénues naïves. Ce qu’elle n’était plus depuis qu’elle avait une connaissance approfondie de mon humble personne.



Cet air contrit ! Si elle avait posé son doigt entre ses lèvres en hochant la tête, elle aurait eu tout à fait l’air d’une adolescente faussement timide quémandant une faveur à un papa gâteau/gâteux. Le discours affectait nettement la virilité de l’abbé. Virilité qui tendait de nouveau la soutane.



Ces paroles avaient jailli spontanément, trop spontanément. Le rouge de la honte envahit son visage.



Toute pudeur abdiquée, ce fut à qui se déshabillait le plus vite. Alors qu’elle allait dégrafer son soutien-gorge, Marguerite suspendit son geste. Elle fixait d’un œil exorbité le barreau qui apparut quand l’abbé descendit son slip kangourou. Sidération pour moi aussi. Je pouvais aller me rhabiller. Mon camarade de sex-shop Giant Jim aussi. La taille du sexe des Blacks n’appartenait pas seulement à la légende. Sous la toise, comparé à mes 18 cm réglementaires, ça devait bien taper les 25. Quant au diamètre, je préfère ne pas vous en parler.

Marguerite, lâchant son soutif, tomba à genoux. Pas pour prier cette fois. Ses mains s’approchèrent de la monstruosité avec les mêmes précautions que pour notre première rencontre. Mais pas pour les mêmes raisons.



Faisant fi de toute hypocrisie :



Et il put, au plaisir devenu bruyant de mademoiselle de la Craquette, comblée. Cela devint même une habitude. Vous imaginez facilement la suite. Un sextoy, même perfectionné, ne vaut pas une bonne queue. Celle de l’abbé semblait particulièrement efficace. Rapidement, Marguerite me trouva beaucoup trop court, et surtout trop mince. Je l’entendais se lamenter de ne plus rien sentir, de ne plus me sentir lorsque je remplaçais, au pied levé, Alexandre. Peu à peu, je fus relégué puis oublié au fond d’un placard où je me languis auprès d’un missel qui me snobe, me reprochant même d’avoir dévergondé sa maîtresse. Ma seule satisfaction provient du fait que lui aussi était oublié.

Voilà pourquoi je me suis lancé dans l’écriture de mes mémoires.


Est-ce ma dernière demeure, ou…





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Erotisme torride

Tendre Amour

Bon Scénario

Belle Ecriture

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