Revebebe
Petit guide de l'évaluation
 


Petit guide déontologique de l'activité d'évaluation



L'une des particularités de Revebebe, outre la correction des textes soumis, est l'évaluation de ces textes une fois publiés. Cette évaluation est assurée par le public, anonyme ou signée, commentée et/ou notée, mais aussi par des évaluateurs « officiels » du site, ceux qui apparaissent en bleu sur le haut des fiches techniques des textes. Ce guide s'adresse précisément aux BBrêveurs qui désirent exercer cette activité d'évaluateurs « officiels », bien que plusieurs de ses chapitres ne soient pas dénués d'intérêt dans pour les évaluateurs du public.


Ce petit guide a été rédigé par un groupe d'évaluateurs parmi les plus actifs de Revebebe au cours de l'année 2006. Son but n'est bien entendu pas de servir de règlement, mais plutôt de prodiguer quelques conseils aux nouveaux venus - ainsi qu'aux anciens - puis de répondre à la plupart des questions fréquemment posées.


Ce texte s'adresse évidemment à tous les autres acteurs de Revebebe, BBrêveurs, BBauteurs, ainsi qu'aux lecteurs qui s'intéressent à l'évaluation des textes. Dans ce sens, il permet à chacun de mieux appréhender cet aspect du site.



1) Comment devient-on BBrêveur ?

2) Conditions et obligations de l'activité d'évaluation

3) L'utilité de l'activité d'évaluation

4) Le rôle d'un évaluateur

5) Les différences entre l'évaluation et la notation publique

6) L'évaluation et les BBauteurs

7) L'évaluation et le public

8) Les outils de l'évaluateur

9) De la manière d'évaluer

10) Le code de bonne conduite



CHAPITRE I : COMMENT DEVIENT-ON BBREVEUR ?


N'importe qui peut devenir BBrêveur, à condition toutefois d'être majeur, de souscrire aux principes énoncés dans la charte du site et d'avoir envie de s'investir dans son amélioration.


Il suffit simplement d'en faire la demande à Revebebe, lequel lance d'ailleurs périodiquement un appel aux candidats. Il suffit pour cela de remplir une fiche de présentation qui servira à déterminer l'acceptation ou le rejet de cette demande.


Tout BBrêveur est ensuite libre d'exercer l'activité d'évaluation à sa propre convenance, et sans aucune obligation.


Un BBrêveur, c'est quelqu'un qui s'implique dans la vie du site sans être forcément auteur. Et, plus précisément, qui a adopté d'autres rôles que celui d'auteur : correcteur, éditeur, évaluateur, éditorialiste, modérateur...


Le travail de correction ne consiste pas seulement à corriger les fautes résiduelles des auteurs. Il faut mettre les textes en forme, pour qu'ils soient agréables à lire. Il s'agit aussi d'indiquer avant publication les textes qui seraient à retravailler ou en désaccord avec la ligne éditoriale du site. Certains peuvent également avoir la charge de la publication des textes corrigés. Il faut bien entendu que ces acteurs aient fait leurs preuves comme correcteurs. Ils peuvent aussi écrire les éditoriaux. Une possibilité qui est également ouverte aux auteurs.


Les activités principales sont cependant l'évaluation et la correction. Ce sont elles qui permettent à Revebebe de rester un site de qualité.


Je suis motivé. Si, si. Alors, je m'inscris. Et Revebebe m'envoie un mail à peine deux jours plus tard.



CHAPITRE II : CONDITIONS ET OBLIGATIONS DE L'ACTIVITE D'EVALUATION


Il n'y a nul besoin de diplômes particuliers, il faut juste pouvoir écrire un commentaire, aimer lire, et être motivé.


La motivation doit être durable. L'activité d'évaluation demande un engagement certain, car elle n'est utile que si elle est suivie. En effet, c'est grâce à une activité régulière qu'un évaluateur peut jouer son rôle d'indicateur pour les auteurs et le public.


La seule réelle obligation, c'est de participer activement au développement du site (que ce soit par l'intermédiaire de l'activité d'évaluation ou de correction). Il y a d'ailleurs des limites d'inactivité à ne pas dépasser.


Par exemple, un évaluateur qui intervient de manière vraiment trop sporadique ou qui n'occupe cette fonction que dans l'idée de soutenir un auteur « ami » n'aura pas une longue vie comme évaluateur, et il risque d'être radié assez rapidement. D'un autre côté, un évaluateur qui a été très actif et qui relâche son effort pendant quelque temps ne sera pas envoyé aux oubliettes pour autant. L'investissement dans la fonction est donc le maître-mot de l'évaluation.


Il faut donc une bonne dose de motivation, mais surtout une bonne constance dans cette tâche. Car c'est en évaluant que l'on devient évaluateur !


Je m'identifie... Ça rame, rame un peu. Chouette, ça marche. Je suis BBréveur en vrai, dis donc !



CHAPITRE III : L'UTILITE DE L'ACTIVITE D'EVALUATION


Pour bien comprendre l'utilité de l'évaluation au sein de Revebebe, il est nécessaire d'aborder le sujet (épineux) de la notation des textes en général.


Sur le site de l'imaginaire, tout le monde a le droit de noter un texte et éventuellement de donner son avis personnel, et ceci sans fournir d'adresse e-mail ni même d'identifiant. Cette politique de notation anonyme est valorisante pour les auteurs mais a le grand désavantage d'engendrer le risque inévitable de sur-notation ou de sous-notation des textes.


L'évaluateur « officiel » intervient dans un premier temps pour contrecarrer ce phénomène, en produisant des notations et des commentaires uniques et identifiés. C'est donc un simple lecteur enregistré, dont les commentaires sont tracés et regroupés au sein d'un même pseudonyme. De plus, celui-ci est obligé de fournir, lors de son inscription, une adresse e-mail valide. Il peut donc être contacté afin d'expliquer son point de vue et, éventuellement, de fournir davantage de précision.


De plus, la régularité d'un évaluateur et la cohérence de ses commentaires fournissent une base intéressante pour guider l'administrateur du site (Revebebe, notre maître à tous... !) lors des suppressions de textes ou des valorisations. Il participe donc de façon indirecte au renouvellement du catalogue en servant de sous-traitance à la lecture des textes.


Je l'ai fait plein de fois avant, de noter des textes. Des fois, je donnais des e-mail bidons : imagine que le gars qu'écrit « ma grosse salope » me propose un plan à trois ! Bon, pas trop de risque, mais quand même.



CHAPITRE IV : LE ROLE D'UN EVALUATEUR


L'évaluateur est un lecteur comme tous les autres qui possède l'avantage de donner un avis personnalisé. Ce que l'on demande à un évaluateur, c'est de donner son avis, selon ses propres critères et ses propres goûts, en toute indépendance.


Le lecteur voudra certainement savoir pourquoi l'évaluateur a apprécié ou non un texte ; en ce sens, il semble que le simple fait de dire « j'ai bien aimé » ne soit pas très constructif. « J'ai bien aimé, parce que... » apporte bien plus d'informations.


Un évaluateur est donc une personne normale (vraiment ?), avec ses qualités et ses travers, qui va essayer de noter au plus près de sa conscience, mais qui ne pourra jamais se départir d'une certaine forme de subjectivité, tout à fait naturelle et inévitable. Mais c'est justement la somme de toutes ces différences qui permet de montrer les qualités et défauts d'un texte devant plusieurs ressentis parfois contradictoires. Plus il y aura d'avis argumentés, plus l'auteur pourra en tirer des conclusions et plus les lecteurs seront aiguillés.


Les évaluateurs sont ainsi des gens ordinaires. Ils y passent simplement un peu plus de temps que les autres, ils viennent peut-être un peu plus souvent et lisent peut-être plus de textes. En réalité, un lecteur qui note régulièrement et met souvent des commentaires possède tout de l'évaluateur « officiel », et il peut être considéré comme tel, la seule différence étant peut-être le poids de sa note (voir chapitre suivant). Ses commentaires auront en principe le même impact.


En fait, ça me change pas : je note, je mets un commentaire... Ah si, maintenant, les autres commentent ce que je raconte, des fois. Les auteurs surtout. J'ai bien envie de leur dire qu'il y a un forum pour ça, que les fiches techniques c'est pas le lieu pour les polémiques. Comment ça, je l'ai fait aussi ?



CHAPITRE V : LES DIFFERENCES ENTRE L'EVALUATION ET LA NOTATION PUBLIQUE


La principale différence entre la note d'un évaluateur et la note d'un lecteur ordinaire est sa pondération dans le calcul de la note globale d'un texte. Cette pondération est décidée en toute discrétion par l'administrateur du site et trouve sa justification dans le mécanisme peu clair des notations cachées et vraisemblablement répétitives dont certains textes font parfois l'objet. Inutile de demander la recette à Revebebe, c'est un secret de grand-mère et il est bien gardé !


L'avantage de l'évaluation à ce sujet, c'est que, par le caractère nominatif et identifié des évaluateurs, chacun n'a droit qu'à une seule voix par récit.


Signalons qu'un évaluateur possède également l'avantage de pouvoir modifier sa note et son commentaire après son émission.


Oups ! je viens de diviser la moyenne du texte par deux. Comment j'ai fait ? Ah, oui, c'est vrai, ma note pèse un peu lourd. Qu'est-ce que je fais... Il est pas terrible, quand même.



CHAPITRE VI : L'EVALUATION ET LES BBAUTEURS


Les BBauteurs aiment être lus et avoir un retour sur leur texte. L'évaluation apporte principalement ce retour.


Cependant, l'évaluation est une « arme » à double tranchant : à la fois une formidable source de mise en avant pour les heureux promus et une source de colère pour ceux qui se sentent floués. Il n'est donc pas étonnant qu'un évaluateur reçoive de temps en temps un petit message d'auteurs mécontents.


« Monsieur, arrêtez de dire que mon histoire n'est pas crédible, elle est vraie. » Hein ? C'est qui ce gars ? Ah, oui, c'est le texte d'hier. Je réponds quoi, là ?


En conséquence à ces réactions, certains évaluateurs auront tendance à faire preuve d'une grande prudence, parfois en s'abstenant de mettre une note, parfois en se limitant à ne jamais passer en dessous de la moyenne. Il faut cependant signaler que, en publiant leurs textes sur Revebebe, les auteurs en acceptent le mode de fonctionnement, et que si un 10 est vu comme une insulte, il faut leur rappeler que cela veut seulement dire que le texte est moyen...


Il est pas mal votre texte, et pas mal ça vaut 12... Alors, oui, les lecteurs vous notent plus, mais les lecteurs en sont pas à leur troisième sodomie de la journée. Argh, non, en lecture !


La relation entre évaluateurs et auteurs est souvent différente de celle entre public et auteurs. Les évaluateurs sont parfois désignés comme des "critiques littéraires", voire des "censeurs" - engendrant le syndrome de la peur de l'évaluation - alors qu'ils ne sont que des simples lecteurs donnant leur opinion. Rien de plus.


Si si, je vous jure, il est pas mal. Peut-être que les personnages principaux ne sont pas assez développés...


Il existe cependant certaines différences entre un lecteur de passage et un évaluateur. Les évaluateurs sont obligés de fournir, au moment de leur inscription, une adresse e-mail valide. Les auteurs ont donc la possibilité de demander des précisions quant aux évaluations émises. La plupart des évaluateurs sont d'ailleurs enchantés de recevoir de telles demandes, mais celles-ci restent très ponctuelles.


Ouf ! trois échanges de mails, mais finalement ça va bien. Il m'a même demandé ce que je pense de son autre texte... Mais à force de discuter, je suis plus trop objectif, moi !


Signalons également que la régularité de certains évaluateurs offre non seulement une certaine légitimité, mais aussi la possibilité aux auteurs de situer leur dernier texte dans la lignée des précédents, et plus spécialement lorsqu'il s'agit d'une série.



CHAPITRE VII : L'EVALUATION ET LE PUBLIC


Quand un lecteur est rompu au fonctionnement du site, il peut se trouver des affinités avec certains évaluateurs et s'inspirer de leurs commentaires, puisqu'ils sont tracés, pour sélectionner ses lectures.


Alors, Padoum supporte pas les fautes de style, Benoblack aime les textes assez péchus mais pas vulgaire, Ptolemee les trucs incompréhensibles, Dalibor goûte la provocation et Niko a un faible pour l'uro. Et moi, c'est quoi, mon point fort ?


Cependant, la notation des évaluateurs peut être dans certains cas d'une grande différence par rapport à celle du public, et donc à ses attentes. En effet, certains lecteurs recherchent certaines catégories de textes en particulier et, s'ils trouvent leur bonheur, ils ont tendance à émettre une note très positive, même si le texte est d'une qualité médiocre. L'évaluateur « prolifique » peut quant à lui être lassé de lire sans cesse la même chose, et il aura tendance à mettre une cote inférieure s'il estime que le texte ne présente pas de réelles qualités ni d'originalité, ce qui peut de temps à autre créer des conflits.


On peut citer par exemple le nombre important de textes d'initiation bleus ou roses, tendant à laisser penser qu'en récits l'homosexualité ne peut qu'être découverte et non vécue, et ce à de (trop) rares exceptions près. On assistera également aux modes récurrentes, comme celle du cocu content, très en vogue actuellement, aux tutus endiablés qui endorment parfois au lieu d'encenser, aux inévitables stations de ski en plein hiver, aux plages nudistes souvent confondues avec les naturistes aux mois d'été, à l'amour virtuel, ces rencontres sur un « chat » avant d'enfin se retrouver, à ces relations déviant parfois sur des dominations glauques. Et à force de lire et relire des histoires en tout point comparables, les évaluateurs soupirent... La lassitude, quoi ! Sans aucunement stigmatiser ces fantasmes-ci ou ces formes-là, c'est la répétition des thèmes qui lasse. Alors la note est d'autant plus généreuse lorsqu'un auteur parvient à surprendre l'évaluateur gavé !


C'est bizarre, au début, le cocu content, je trouvais ça marrant comme fantasme. Mais maintenant que j'en lis deux par semaine... J'ai qu'a pas les lire ? Mouais, mais y en a des bien aussi.


Signalons que la majorité de ces conflits peuvent être simplement évités par un commentaire explicite, car « Ce texte regorge de clichés et ressemble à tant d'autres... Il n'y a aucune originalité et l'écriture est assez terne » donne tout de même plus de renseignements qu'un simple « Ce texte est à chier. »


Certains intervenants relèvent que les cotations des évaluateurs ont souvent tendance à être du même bord, ce qui diverge encore une fois du public. Cela vient principalement du fait de la sélection de textes faite par Revebebe : les évaluateurs les plus assidus sont ceux qui trouvent leur bonheur sur le site. En fait, ce sont donc ceux qui sont plutôt d'accord avec la ligne éditoriale de Revebebe, les autres ayant tendance, au bout d'un certain temps, à aller prospecter ailleurs. Mais en réalité, il n'y a aucun esprit de collégialité entre les évaluateurs.


Il a mis 8 ! Quoi ! Mais ce truc est un chef-d'oeuvre ! Il est malade ! Ah, non, c'est vrai, il aime vraiment pas les histoires de beau-père... Un blocage ? Mouais, autre chose à faire que de m'occuper de son cas. Mettons plutôt 18 à cette petite merveille.



CHAPITRE VIII : LES OUTILS DE L'EVALUATEUR


L'espace évaluation permet l'accès à tous les textes. Pour ceux qui ont déjà reçu une évaluation, celle-ci s'affiche dans la colonne « Commentaires ». Cet espace permet donc à chaque évaluateur de retrouver facilement l'ensemble de ses évaluations.


Il existe deux affichages possibles :

- Le tri chronologique

- Le tri par nombre d'évaluations


Par défaut, l'espace évaluateur affiche la liste des textes par « Tri chronologique ». Les textes y sont classés par numéro de récit, les dernières publications apparaissant en premier lieu. Il est également possible d'entrer le numéro d'un texte particulier (à côté du bouton « Go ») afin d'être positionné directement sur celui-ci.


En cliquant sur « Tri par nb d'évaluations », l'affichage des textes est alors fonction du nombre d'évaluations. Cet affichage permet aux évaluateurs qui s'intéressent à la qualité globale du site - et pas seulement aux dernières nouveautés - de repêcher des oubliés en identifiant les textes encore sur le site qui pour des raisons diverses ont reçu très peu d'évaluations. Dans un souci évident d'équité, il serait souhaitable que tout texte reçoive un minimum d'évaluations, mais ce principe relève encore de l'imaginaire, même si quelques irréductibles résistent encore !


Quoi de bon aujourd'hui ? hh, non, ah, un violet : 60 000 caractères, j'ai pas le temps. Je lirais bien quelque chose quand même. Changement de liste : ah, celui-là a l'air pas mal. Eh, pas mal du tout, c'aurait été dommage de l'oublier.


L'espace évaluateur possède les fonctionnalités suivantes :

- Un clic dans la colonne « n° » affiche le texte choisi.

- Un clic dans la colonne « Titre » permet d'accéder à la page de saisie des notes et commentaires.

- Un clic dans la colonne « Moy » affiche la fiche technique du texte choisi.

- Un clic dans la colonne « Note » permet également d'accéder à la page de saisie des notes et commentaires.


Zut, j'ai mis deux « t » à « pénétration ». Allez, je corrige.


L'espace évaluation possède également trois liens :

- Le lien « Les forums » conduit aux forums de Revebebe, vivement conseillés afin d'être au courant des dernières nouvelles et de participer à la vie du site.

- Le lien « Evaluation des derniers textes » conduit vers une liste reprenant l'ensemble des évaluations émises pour chaque texte en commençant par les publications les plus récentes.

- Le lien « Dernières évaluations » conduit vers une liste reprenant l'ensemble des évaluations émises dans l'ordre chronologique de leur émission, tous textes confondus.

- Le lien « Supprimés » conduit vers une liste reprenant les évaluations émises sur les textes récemment supprimés. Cette liste peut permettre à l'évaluateur de se rappeler son opinion sur les récentes suppressions, et d'ainsi comparer sa vision des choses avec la ligne éditoriale du site.


Tiens, c'est marrant, il y a deux autres collègues qui ont lu le texte que j'ai noté tout à l'heure. J'ai fait des émules, on dirait.


La page de saisie des notes et commentaires comporte différents éléments :

- Un grand cadre permettant de saisir un commentaire de maximum 255 caractères. En cas de dépassement de capacité, un message d'alerte est prévu, mais il n'apparaîtra qu'au moment de la soumission de l'évaluation.

- Un petit carré permettant de rentrer la note. Celle-ci peut prendre toutes les valeurs de 0 à 20, y compris les nombres impairs. Les cotes supérieures ou inférieures ne sont pas prises en compte dans la moyenne et ne font en général que déclencher une hilarité générale.

- Un bouton « Envoyer » permettant de soumettre l'appréciation.

- Un bouton « Effacer » permettant de supprimer toute trace de notation ou de commentaire pour ce texte.

- Une case à cocher intitulée « hors scope » ayant pour effet d'afficher un « XX » dans la colonne « Note », de conserver le commentaire mais à l'abri du regard des autres personnes et d'afficher un « Hors liste » sur la fiche technique du texte. Attention, cette option n'est possible que si aucune note n'est spécifiée. Donc on ne peut pas noter le texte si l'on choisit « hors scope ».


« Sinistre crétin, va raconter tes cochonneries ailleurs, et apprends à écrire. » Hum. Oui, bon, d'accord, je peux pas marquer ça. Oh, j'ai pas envie de me creuser la tête pour un boulet pareil. Allez hop, hors liste. De toute façon les autres se sont lâchés aussi.


L'origine de cette case remonte à l'époque à laquelle il y avait peu d'évaluateurs, mais ceux-ci étaient particulièrement actifs et notaient presque tous les textes. Dans la liste des textes proposés, il y en avait toujours quelques-uns que l'évaluateur en question n'avait pas envie de regarder pour des raisons qui lui incombaient. Cocher cette case lui servait en fait de mémo, pour se dire à lui-même : « Ce texte ne me concerne pas. » Ainsi, lorsqu'il retournait sur la liste, il pouvait les différencier des textes non cochés et sans note qui, eux, n'avaient pas encore été regardés.


A l'heure actuelle, cette case est devenue multi-fonctionnelle, et son utilité est laissée à la discrétion de l'évaluateur. Certains l'utilisent par exemple pour signaler qu'ils on pris connaissance du texte mais ne souhaitent pas laisser d'évaluation, d'autres pour stocker des commentaires personnels.


Oups, j'ai pas fait gaffe à l'heure ! Il est bien celui-là, il faut que je le termine. « je finis de lire ce soir », et hop, hors liste.


Il existe également deux liens « cachés » sur cette page de saisie :

- Un clic sur le nom de l'auteur ouvre une liste reprenant l'ensemble des textes de cet auteur ainsi que les différentes évaluations laissées.

- Si le texte fait partie d'une série, un clic sur le nom de la série ouvre une liste reprenant l'ensemble des textes de la série ainsi que leurs différentes évaluations. Cet outil est particulièrement pratique pour pouvoir situer un épisode particulier par rapport à l'ensemble de la série.


C'est bizarre, ce nom me dit quelque chose mais je sais plus quoi... Voyons, c'est l'auteur de... Ah, oui, les crevettes, l'histoire des crevettes. Qu'est-ce qu'elle va inventer dans celui-là ?


Signalons que tout inscrit du site possède certains avantages, comme la recherche multi-critères et la possibilité de proposer des mises en avant. Un avantage particulièrement intéressant pour l'évaluation est la recherche par e-mail. Celle-ci peut s'avérer être d'une grande utilité en cas d'e-mail d'un auteur ayant malencontreusement oublié de s'identifier...


« Merci je t'adore t'es trop top ». Qui m'envoie ça ? La fille que j'ai draguée hier ? J'ai bien fait de lui laisser mon adresse alors. Mouais... grosnene@doudou.fr : c'est bizarre comme adresse. Surtout qu'elle en avait pas de si gros... Revebebe ? Ah, ben oui. C'est qui, cet auteur ?



CHAPITRE IX : DE LA MANIERE D'EVALUER


Les évaluations sont constituées de commentaires visibles par l'ensemble du public. Il convient donc d'accorder une certaine attention à la qualité de leur rédaction (les styles de type télégraphique ne sont pas toujours appréciés des auteurs et des lecteurs) ainsi qu'à leur orthographe et à la ponctuation.


Il est préférable de toujours accompagner une note d'un commentaire, même si tout a été dit ou que l'on se trouve en panne d'inspiration. Il vaut mieux également être compréhensible, le plus précis possible, dans la limite des 255 caractères disponibles.


10 c'est moyen. C'est clair, non ? Je vais pas en plus ajouter « ce texte est moyen ». Mouais. Je pourrais dire « la scène de séduction est bâclée, le reste est pas mal ». Ça tient dans la case, et c'est bien ce que je pense.


L'un des plus grands problèmes de l'évaluation, c'est celui des textes dont la forme et le fond sont de qualités totalement divergentes. Certains textes particulièrement bien écrits peuvent posséder un contenu gênant, voire répugnant. A l'inverse, certaines histoires magnifiques peuvent être de mauvaise qualité littéraire. Il n'y a pas de solution miracle pour résoudre ce problème. A chacun de trouver sa formule, mais rappelons que la cotation d'un texte est quelque chose de facultatif. Il est toujours possible d'ignorer un texte, ou de proposer un commentaire sans note chiffrée. L'évaluateur peut aussi justifier la note dans son commentaire « Le fond est excellent, mais la forme est tellement mauvaise que le texte ne convainc pas. »


Ce gars-là, c'est toujours pareil : il raconte des trucs glauques, mais c'est drôle, mais drôle ! Enfin, pas si on imagine. Bon, je mets quoi ?


Il vaut toujours mieux éviter de noter négativement un texte simplement parce qu'un élément particulier du texte ne nous a pas plu pour une raison tout à fait personnelle. Par exemple : un évaluateur domicilié à Lyon lit un texte dans lequel l'auteur parle du zoo de la place Bellecour, au lieu du Parc de la tête d'or. Un tel détail peut justifier l'énervement de l'évaluateur, donc par exemple le retrait d'un point de la note globale, mais ne devrait pas le conduire à une descente en flèche.


Aréole, pas auréole, non de non ! Il mériterait qu'on lui fasse copier. Tiens, allez 5 pour la peine... Hum. C'est nom de nom, le vrai juron... Ouais, bon, d'accord, je vais pas noter.


De même, si une certaine catégorie de texte n'est pas le truc d'un évaluateur (comme les textes bleus ou roses par exemple), il vaut mieux s'abstenir de les démolir pour cette raison, et dans la plupart des cas ne pas émettre d'évaluation.


C'est pas vrai, il y a vraiment des gens qui fantasment sur les lentilles ?


Il y a certains « pièges » qu'il convient d'éviter :

- Les « mauvais jours », où l'on a tellement besoin de s'évader qu'on mettrait 15 à tout le monde, ou bien où l'on est d'une humeur tellement exécrable que tout texte n'attirant pas notre attention se retrouve avec un 5.

- L'influence du texte précédent. La lecture d'un ou de plusieurs textes particulièrement pauvres peut engendrer une sur-cotation du premier texte qui semble intéressant. De même, un très bon texte peut faire que le suivant nous paraît particulièrement fade.


Signalons qu'il est toujours possible pour un évaluateur de modifier sa note a posteriori. Comme on dit : « Il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis ! »


En tout cas, ne jamais être grossier et ne jamais descendre de texte sans avoir au moins émis une justification.


En résumé, on préférera un commentaire argumenté, même sans note, à une note sans commentaire ou accompagnée d'un commentaire écrit avec les pieds.


A éviter si possible...

- « tres bon textre bien ecrit des faute d'orthographe qui gene la lectrue domage »

- « Ce texte est une merde sans nom. L'auteur est toujours aussi nul ! Zéro pour l'incapable ! »


On préférera...

- « Très bon texte, bien écrit, malgré des fautes d'orthographe qui gênent la lecture. Dommage. »

- « Un texte à oublier. L'auteur devrait travailler son style de manière plus efficace et varier les thèmes de ses textes, trop souvent insuffisants à mon sens. »


L'évaluation est donc meilleure si elle est constructive, mais ce n'est en aucun cas une obligation.


Revebebe se réserve évidemment le droit d'éliminer des évaluations en désaccord avec la politique générale du site, ce qu'il fait d'ailleurs rarement, et éventuellement même de radier un évaluateur en opposition avec cette politique.



CHAPITRE X : LE CODE DE BONNE CONDUITE


Evidemment, rien n'est obligatoire. Les règles ci-dessous sont simplement proposées afin de rendre l'activité d'évaluation la plus agréable possible pour tout le monde.


Il vaut mieux rester courtois en toutes circonstances et respecter l'avis des autres, même si l'on en est exactement à l'opposé. Un avis divergent peut au moins faire apprendre qu'il existe différents points de vue possibles sur un même sujet.


Il est agréable pour le public et les acteurs de Revebebe qu'un évaluateur se présente et surtout donne, sur sa fiche, un aperçu de ses goûts personnels. Il peut également y signaler ses restrictions dans le cas où il ne désire évaluer que certaines catégories de textes.


Dans un souci d'honnêteté, il paraît logique de répondre aux auteurs qui demandent des précisions. Si cette demande fait suite à une évaluation négative, il convient de gérer cette crise en trouvant des éléments positifs, en expliquant, en citant le texte, en justifiant amicalement son point de vue. En tout cas, il ne faudrait jamais s'emporter, mais plutôt signaler à l'auteur qu'un évaluateur est justement là pour exprimer son plaisir ou son déplaisir vis-à-vis de la lecture des textes publiés. L'évaluateur doit accepter que certains textes ne lui plaisent pas. Un auteur doit accepter que son texte ne plaise pas à tout le monde.


Là encore, la réponse que donnera ou non un évaluateur dépend de sa propre perception du message reçu. Il y a fort à parier que la réponse différera nettement selon la variété des demandes :

- « T'es kun incapable qui connai rien au sexes, ta kritik c'est nulle » auquel on ne voit pas grand chose de constructif à répondre...

- « Tu dis dans ton commentaire que mon texte n'est pas assez lissé. Tu pourrais expliquer ? » , à quoi l'on répondra ce que l'on entend par « lissé » et l'on prendra peut-être parfois conscience, en relisant le texte, que l'évaluation n'était pas forcément justifiée... ou alors on confirme.

- ou le mix : « Ta critique est nulle, tu connais rien et tu prétends me donner des leçons. Pour ton information, mes dialogues sont les meilleurs publiés sur le site, alors arrête de dire que c'est trop rédigé », commentaire auquel on pourrait répondre en donnant l'exemple de dialogues plus coulants, et en ignorant peut-être l'attaque personnelle.


Il faudrait d'ailleurs éviter les mises en cause personnelles. Un évaluateur évalue un texte, pas l'auteur, ni les autres évaluateurs, ni les lecteurs. Il est également bon d'éviter de descendre un autre évaluateur dans sa propre évaluation pour éviter que la fiche technique d'un texte ne devienne une cour de récréation. Les adresses e-mail, les messages privés et les forums sont là pour les éventuelles discussions amicales.


Certaines notes d'autres évaluateurs ou encore une note publique « anormalement » élevée ou basse peuvent conduire l'évaluateur à noter en compensant ce qu'il estime être un déséquilibre. Une note de compensation a peu d'intérêt en elle-même : elle est parfois blessante, souvent injustifiée et mérite de ce fait d'être évitée.



REMARQUE FINALE


Nous espérons que ce petit guide vous aura été utile et que l'activité d'évaluation vous intéressera. Encore un grand merci à Revebebe qui met à notre disposition un site plein de vie et d'envies, et dont nous avons, chacun à notre niveau, la chance d'être acteurs.



Juin 2006

Quelques évaluateurs prolifiques



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