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n° 18118Rosebud12/10/17
À demi-mots
critères:   campagne cérébral exercice humour
16868 caractères
Auteur : Rosebud      Série : Un village accueillant - 01

Nous sommes parfois bizarres. Par exemple, lorsque nous nous rendons pour la première fois chez un médecin, nous espérons tous que la salle d’attente soit déserte ; mais quand c’est le cas, nous ne pouvons nous s’empêcher de penser que ce constat est peu encourageant quant aux qualités du praticien…


Fatalement, en poussant la porte de la salle d’attente de ce docteur S. Sorel et en constatant être le seul patient, je suis saisi d’un doute. Dans cette campagne pouilleuse où j’ai échoué pour le boulot, qu’est-ce que je peux attendre d’autre qu’un vieux médecin aussi usé que son bureau ? En témoigne le mobilier : trois pauvres chaises dépareillées, une table basse de chez Ikea et, bien entendu, des Marie-Claire de 1988… Mais ai-je le choix ? Le prochain village, et donc le prochain médecin, est à plus de vingt kilomètres…


J’attends… Qu’il – ou elle – daigne montrer sa trombine. Ah ! Des bruits dans le couloir que j’imagine communiquer avec le cabinet et la porte de sortie. Je tends l’oreille. Deux voix, féminines. Je ne perçois que des intonations. Impossible de comprendre ce qui se dit mais l’une me semble plutôt jeune, vive tandis que l’autre est éraillée, brisée. Je suis prêt à parier que cette dernière est la voix du médecin. Pas de bol ! Mais que ferait une jeune femme médecin dans ce trou paumé ? Les gonds d’une lourde porte grincent. Quelques mots encore échangés. Elle se referme. Des bruits de pas qui claquent sur le carrelage. Tiens, Mamie Doc a le pas étonnement alerte… Je guette la poignée de la porte qui fait face à celle empruntée pour accéder à la salle d’attente. Elle tourne… La porte s’ouvre et… Le choc ! Une blonde immense en tailleur couleur violine, jupe légèrement fendue et moulante, chemise blanche ouverte sur l’amorce d’un décolleté pigeonnant, escarpins, lunettes en écaille et chignon strict. Je reste sans voix, immobile. Elle me dévisage elle aussi. J’ai une irrésistible envie de lui sauter dessus, mû par un instinct bestial des plus primitifs. Elle ne bouge pas. Je peux voir sa poitrine se soulever au rythme de sa respiration, de plus en plus rapide. Elle est dans le même état que moi. C’est sûr ! On pourrait presque voir nos phéromones se télescoper. Nous ne sommes plus des humains mais deux animaux plus guère commandés que par leur soif d’accouplement. Nos yeux transpirent le sexe. Nos corps se réclament. Mais… il y a Victor, mon fils de six ans.

Cette consultation est pour lui. Une otite externe, d’après les symptômes et mon expérience de papa divorcé. Et bien sûr, c’est pendant mon week-end qu’il tombe malade !



En s’écartant de la porte, elle nous invite à passer dans son cabinet. Victor passe le premier. Elle me tend la main. Je la lui serre.



Nos mains ne se lâchent plus. Nos sourires s’accrochent l’un à l’autre. Un courant électrique nous traverse comme si nous étions deux électro-aimants surpuissants. Je suis prêt à arracher sa chemise. Je la sens prête à déboutonner mon pantalon.

Mais il y a Victor…



Elle se lève et se dirige vers la table molletonnée.



Elle se retourne et me lance un regard de biais. Un regard chaud comme la braise.



Hum… Madame est joueuse… J’adore ! Et moi aussi, je suis joueur. Je fixe ses fesses, magnifiquement galbées dans cette jupe qui lui va à ravir.



Elle pivote. Je prends soin de ne pas détourner le regard. Elle le capte, toujours plongé sur son adorable fessier. Elle sourit. Les règles du jeu sont tacitement entendues entre les adversaires.



Assez fier de moi, j’ai réussi à caser que j’étais seul, libre et que j’étais tout disposé à me livrer à ses côtés à quelques aventures purement sexuelles. Elle ausculte toujours Victor, dandinant légèrement des fesses. Le gamin doit avoir une vue plongeante dans son décolleté. Le veinard !



Je sens au son de sa voix que ce petit jeu l’amuse tout autant que moi.



Elle examine les oreilles et la gorge de mon fils.



Victor s’exécute et vient reprendre place dans le fauteuil près de moi.



Elle me regarde et tapote la table en me souriant. Je ne me dégonfle pas. Dans tous les sens du terme. Je m’approche et m’allonge à mon tour. Elle se place au niveau de mon bassin, empêchant mon fils de voir cette zone. Elle se penche un peu et m’offre une magnifique vue dans son tout aussi magnifique décolleté. Ma « tendinite » devient de plus en plus incontrôlable.



Et tout en admirant le résultat, elle applique les deux mains sur la zone à traiter, dessinant de ses doigts le contour de la lésion.



Elle n’a pas l’air décidé à me lâcher et continue de faire courir ses doigts agiles sur mon membre. J’aimerais moi aussi pouvoir m’amuser un peu. Passer la main sous sa jupe ou libérer sa poitrine qui danse à quelques centimètres de mon visage.

Mais, bon, il y a Victor…



Nous luttons l’un et l’autre pour ne pas éclater de rire.



Elle me lâche, mon tendon en limite de rupture, au bord du claquage. Elle regagne son bureau et commence à rédiger l’ordonnance de Victor en silence. Carte vitale, chèque, et nous nous retrouvons dans le couloir. Elle nous ouvre la porte de sortie et laisse passer mon fils. Elle me tend la main. Je la lui serre, et quand je la relâche nos doigts peinent à se séparer, caressant chaque phalange de l’autre.


Dans la voiture, j’ai le sourire jusqu’aux oreilles. Cette femme est… je cherche le mot exact… renversante ! Oui, renversante. L’attente jusqu’au lundi matin va être longue, très longue ! D’habitude, le départ de Victor le dimanche soir est un déchirement. Mais cette fois, je vais le vivre comme le prélude nécessaire à une nouvelle expérience qui promet d’être chaude. Lundi, à la première heure, ma « tendinite » et moi allons nous occuper de réviser la « plomberie » de la charmante Samantha ! Je m’esclaffe en repensant à nos allusions. J’imagine la forme de ses fesses, la cambrure de sa chute de reins, les rondeurs de ses seins…



Victor me sort de ma rêverie, de mon fantasme éveillé où déjà je commençais à dégrafer le soutien-gorge de la charmante Samantha.



Je me gare devant la seule boulangerie du village où j’ai mes habitudes. Chaque matin, aux aurores, j’y achète les croissants qui constituent mon petit déjeuner, ingurgité sur la route de mes différents chantiers. Les viennoiseries y sont bonnes. Heureusement, car le patron, lui, est un type imbuvable. À la limite de la politesse. Mais là encore, pas vraiment le choix ! Il est le seul boulanger des environs et n’est pas contraint de forcer son talent de commerçant… Nous entrons dans le magasin et, nouveau choc visuel qui réveille ma tendinite et manque me vriller la rétine. En lieu et place de l’habituel boulanger, une femme. Et quelle femme ! La trentaine épanouie, le cheveu brun et court, la jupe minimaliste, le fessier rebondi, le sein arrogant, le téton farceur sous un petit haut parfaitement indécent.



Elle s’avance vers sa caisse.



Son mari ? Comment est-ce possible ? L’image du malotru honorant cette beauté, renversée sur le pétrin, me traverse l’esprit. Une image immonde, à me dégoûter à jamais du pain. Je la chasse en repensant à ma conversation avec Samantha. Si la boulangère voulait se livrer à ce même petit jeu, l’endroit y serait particulièrement propice. Entre le four, la baguette et les miches, je me prépare déjà à quelques joutes des plus sympathiques.



Aucune réaction… Elle attend. Elle a peut-être simplement moins d’esprit que la jolie médecin. J’hésite à lancer les hostilités mais la sonnette automatique du magasin coupe court à mes projets. J’enrage en me retournant pour découvrir le visage de l’opportun. Aussitôt, mes traits s’adoucissent. Samantha ! Mon médecin préféré !



Puis elle contourne le comptoir et embrasse la boulangère. Une simple bise, ne prêtant pas le moins du monde à confusion. Un baiser sur la joue comme toutes les amies peuvent s’en donner. Mais le regard que me lance Samantha quand ses lèvres effleurent la commissure de celles de son amie est, lui, sans équivoque. Elle lui aurait mis la main aux fesses ou lui aurait peloté un sein que le message n’aurait pas été plus clair.



Puis, se tournant vers moi avec une moue malicieuse :



Les deux femmes se tiennent par la taille et me sourient. La jolie brune a le téton de plus en plus insolent et frétillant. Mais elle a aussi – et surtout – un mari qui, s’il m’est antipathique, est aussi deux fois plus large que moi !



Le message est clair, mais en l’état actuel de notre conversation, j’ignore si mes deux superbes courtisanes souhaitent une intervention commune ou deux interventions séparées… La première option aurait bien entendu ma préférence. Et même si j’évite en général de commencer deux chantiers en même temps, je ferais volontiers une exception pour ces dames et pourrais même faire des heures sup en dehors de mes compétences habituelles pour, par exemple, arroser, lubrifier ou même astiquer tout ce qu’elles me proposeraient. Mais n’extrapolons pas ! Et n’oublions surtout pas que les jeunes oreilles chastes de Victor traînent dans le magasin…



Une nouvelle moue, dubitative celle-ci, s’empare du joli minois de la boulangère.



Cette fois, n’y tenant plus, nous éclatons tous trois de rire sous le regard d’incompréhension de Victor. Mais je ne suis pas au bout de mes surprises : profitant de la hauteur du comptoir et de la petite taille de mon fils l’empêchant de voir en dessous du buste de ces dames, je découvre la main de Samantha remonter le long de la cuisse de Betty, soulevant sa jupe jusqu’à faire apparaître le haut de ses bas et un peu de la dentelle qui recouvre la zone de ma prochaine intervention. Je devine les doigts experts de Samantha investir avec délicatesse les lieux.



Il m’est en effet difficile de dissimuler l’étendue des dégâts. Ma tendinite ne risque à présent plus le claquage, mais au moins la déchirure…



Elle se tourne vers moi.



Betty, à regret sans aucun doute, s’écarte de Samantha en baissant sa jupe et se dirige vers l’étalage des pâtisseries. Les yeux plantés dans les miens, Sam lèche un à un les doigts de la main qu’elle vient d’extraire des cuisses de Betty. Plus que tout ce que contient l’étal de douceurs, à cet instant c’est l’un de ces doigts que j’aimerais pouvoir goûter. Mais une fois encore, il y a Victor… Je règle le petit pain et m’apprête à partir en saluant le plus joli tandem de clientes qu’il m’ait été donné de « dépanner » et plus impatient encore d’être au lundi matin.



Un frisson me parcourt l’échine. Samantha, Betty, c’est déjà beaucoup pour un seul homme…



Du menton, les deux femmes désignent l’extérieur du magasin. De l’autre côté de la route, à travers la vitrine, j’aperçois une silhouette surmontée d’une crinière rousse envoyant un baiser de la main en notre direction. Sans distinguer avec précision les traits du visage de la fameuse Victoire, j’entrevois déjà que les courbes de son corps n’ont rien à envier à ses amies.



Je décide donc de ne pas prendre de risques et quitte la boulangerie sans plus tarder.

À peine sommes-nous sortis que mon fils m’attrape le bras.



Elle est toujours derrière sa vitrine. Ses grands yeux verts me dévisagent. Elle passe la langue sur sa lèvre supérieure pour l’humidifier. Je rêve aussitôt d’en faire de même.



C’est vrai ; au fond, pourquoi pas des moules ? Ou mieux encore : une bonne raie !



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