Notation public
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n° 17671calpurnia30/11/16
L'amateur de Majorettes
critères:  f h fh profélève bizarre amour hsoumis fdomine pied hdanus uro sm attache init humour policier
59702 caractères      
Auteur : Calpurnia

Quand Grégory pousse la porte du commissariat pour aller porter plainte, il se sent très mal à l’aise, d’autant que le policier qui a pour mission d’accueillir le public, sans doute parce qu’il est débordé par de multiples sollicitations de tous ordres, ne lui semble pas un modèle de compassion humaine. Il lui raconte rapidement son histoire dans sa version la plus résumée pour ne pas lui faire perdre son temps. Lui décroche son téléphone, dit seulement « Une histoire de harcèlement, avec un homme comme victime. », et voilà Grégory prié de monter les étages pour un entretien en tête-à-tête avec le capitaine Élodie Gaillardeau (1).


La jeune femme aux trois barrettes sur l’uniforme qu’elle ne porte pas lui adresse par contre un regard direct qui le rassure et l’incite à déballer toute l’affaire. Elle l’accueille d’une franche poignée de mains et l’écoute d’une oreille attentive.



La policière les parcourt rapidement. Elles sont plus romantiques que véritablement obscènes, mais elles constituent, en effet, des faits de harcèlement dans la mesure où elles sont répétées et où leur destinataire ne souhaite en rien les recevoir.



Elle parcourt une liste sur l’écran de son ordinateur, avec les emplois du temps et les missions en cours.



oooooOooooo



Il est vingt heures. L’interphone émet sa sonnerie. Grégory ouvre immédiatement la porte de son petit studio.



Dans la grande vitrine du salon sont exposés les modèles réduits de voitures françaises des années 80, la passion de Grégory depuis son adolescence. Il nettoie très souvent et avec minutie, avec un plumeau, chaque voiture qui pour lui possède son histoire et sa personnalité qu’il explique à Lorie. Celle-ci l’écoute patiemment, remarquant surtout le regard de l’homme lorsqu’il évoque le passé industriel de ces petits bijoux fabriqués à Boulogne-Billancourt, à Sochaux, à Rennes, à Aulnay-sous-Bois, à Romorantin, avec les différentes déclinaisons en termes de finition et de motorisation. Il en parle comme s’il s’agissait de conquêtes féminines dont il aurait partagé le lit.



Ensemble, ils regardent un film à la télé. Pendant la publicité, elle s’absente pour aller aux toilettes.



Elle lève un sourcil, étonnée.



Lorie éclate de rire.



Il attrape l’objet par la ficelle et l’examine, nullement écœuré par le sang très sombre dont le matériau absorbant est saturé.



Lorie revient un quart d’heure plus tard avec en mains un petit paquet vert. Elle prononce le mot de passe ; il déverrouille un à un ses trois verrous et elle entre.



Ils se regardent, médusés, comprenant tout à coup. Fébrilement, Grégory insère la galette dans son lecteur et voit ce qu’il craignait : lui-même en train de se déshabiller pour entrer dans son bac à douche, puis en sortir pour enfiler son pyjama.



Elle attrape fermement son arme de service et vérifie qu’elle est bien chargée.



Ils avancent avec précaution, le cœur battant à chaque franchissement de porte. Comme l’appartement est minuscule, la fouille n’est pas longue. Rien.



Il se glisse dans son lit pendant que Lorie reste assise sur le canapé, gardant son pistolet en main. Mais une heure après, il ne dort toujours pas.



Elle rit.



Elle revient une demi-heure plus tard alors qu’il est en train d’épousseter, avec un plumeau, sa collection de voitures miniatures.



Elle extrait l’engin, de couleur bleu foncé, de sa trousse de toilette.



Ils éteignent la lumière.


Une heure après, aucun des deux n’a fermé l’œil. Ils se retournent tout le temps, lui dans son lit, elle sur le canapé, sous sa couverture.



Les chansons de salle de garde

Ont toujours été de mon goût,

Et je suis bien malheureux, car de

Nos jours on n’en crée plus beaucoup.

Pour ajouter au patrimoine

Folklorique des carabins (bis)

J’en ai fait une, putain de moine,

Plaise à Dieu qu’elle plaise aux copains. (bis)


Ancienne enfant d’Marie-salope

Mélanie, la bonne au curé,

Dedans ses trompes de Fallope,

S’introduit des cierges sacrés.

Des cierges de cire d’abeille

Plus onéreux, mais bien meilleurs, (bis)

Dame ! La qualité se paye

À Saint-Sulpice, comme ailleurs. (bis) […] (2)


Bercé par la mélodie dont il ne comprend pas toute la saveur libertine des paroles, Grégory s’endort profondément.


Le lendemain, c’est Lorie qui le réveille. Elle a préparé le café fumant, et même acheté des croissants à la boulangerie, qu’ils dévorent attablés dans la petite cuisine.



Ils se font la bise avant de se séparer.


oooooOooooo



En arrivant dans le petit appartement de Grégory, Lorie s’assied sur le canapé.



Elle remarque, sur la table basse, qu’il a acheté le DVD du film Lost highway.



Allongée sur le canapé, tandis qu’ils regardent le film, il lui masse délicatement les pieds, lui procurant d’exquises sensations. Au cours d’un moment de moindre intensité du scénario – il y en a même avec David Lynch – elle lui raconte :



Il se met à nu, s’installe confortablement sur son canapé et appuie sur la touche « play » de la télécommande. Pendant les pérégrinations de Bill Pullman sur l’écran, les pieds vont et viennent sur la verge érigée.



Grégory lui sourit, comblé par ce compliment. Il ne fait rien pour hâter le dénouement, même s’il est moins concentré qu’au début sur le déroulement du film. Parfois, il lâche les pieds de la policière qui se rapproche pour effectuer elle-même, manuellement, les mouvements qu’il faut pour parcourir la hampe, prenant garde à ne pas l’exciter d’une manière excessive, pour faire durer le plaisir. Puis ils en reviennent à leur méthode initiale.


L’éjaculation finit par venir quand le héros découvre, horrifié, que la vidéo qu’il a trouvée dans son salon filme le meurtre de sa femme, dans leur chambre, juste à côté. Angoissé, il l’appelle sans recevoir de réponse, puis constate sur place que son épouse a réellement été sauvagement assassinée. Interrogé sans douceur par la police, c’est-à-dire avec force baffes et coups de poing, il est condamné à la peine capitale et attend son exécution, en tenue orange, dans les couloirs de la mort. Au climax médian du scénario correspond celui de Grégory, le premier en compagnie d’une partenaire.


Contrairement au prof dont parlait Lorie, il prend un paquet de mouchoirs pour essuyer sa semence avec soin, y compris entre les orteils qu’il lui prend ensuite la fantaisie de suçoter, puis de chatouiller du bout des doigts.



Il n’a bu que deux flûtes, mais les petites bulles lui font déjà tourner la tête et abolissent les quelques inhibitions qui pouvaient encore se trouver en lui, de sorte que la petite gêne qu’il ressentait de se trouver nu devant une femme toujours vêtue disparaît complètement. Il est même plutôt fier de montrer que son désir revient malgré sa récente éjaculation sur les pieds de la belle.



Il attrape les chevilles, une dans chaque main, pour lécher alternativement les orteils et les plantes de l’un et l’autre pied à grands coups de langue, prenant garde à ne pas chatouiller.



Sa bouche s’ouvre en grand pour engloutir presque entièrement le pied gauche. Il parvient à maîtriser le sentiment de nausée que lui cause la présence du gros orteil sur sa glotte, et appuie sur le talon jusqu’à ce qu’il lui soit impossible d’accueillir l’organe sur un seul centimètre supplémentaire. Puis il procède de même avec l’autre pied. L’obéissance de l’élève excite terriblement Lorie, qui brûle d’envie de se caresser en même temps. Cela lui donne une idée.



Elle se lève, va dans la salle de bain et revient avec une petite serviette de toilette dont elle se sert pour bander les yeux de Grégory qui, tout en confiance, se laisse faire sans dire un mot. Puis, utilisant ses menottes, elle lui attache les poignets derrière le dos.



Comme elle l’a annoncé, elle se dénude complètement, en prenant son temps. Puis, en restant debout juste devant l’homme resté assis sur le canapé, elle lui fait respirer les fragrances de son sexe à hauteur de visage tandis qu’elle ouvre entre deux doigts les grandes lèvres de sa vulve humide. L’autre main agace le clitoris, ce qui l’amène rapidement à l’orgasme. Lui perçoit le souffle rapide, presque haletant, de celle qu’il ne peut ni voir ni toucher, ce qui lui procure une frustration difficile à supporter. Il voudrait se libérer et se débat dans ses menottes.



Elle retire son tampon, puis glisse deux doigts dans son vagin pour les en extraire humectés de mouille mêlée de sang, et les introduit dans la bouche de Grégory qui, surpris, aspire une à une les phalanges pour ne pas perdre une seule goutte du délicieux nectar.



Il avance brusquement sa tête pour atteindre son odorant graal couvert de poils bruns, mais la belle a le réflexe de se reculer en même temps, de sorte que la tentative d’établir par surprise un contact tactile avec la vulve échoue. Pour le punir, elle serre fortement les testicules entre eux, dans son poing.



Elle se saisit de son vibromasseur qu’elle gardait près d’elle et le plaque contre son triangle herbu. La jouissance est rapide, ce que trahissent ses petits gémissements.



Elle prend délicatement la verge parfaitement érigée entre ses doigts pour en effleurer le gland luisant de la rosée du désir, ce qui provoque un sursaut de Grégory. Elle chatouille furtivement les bourses, puis enfonce un ongle à la base de la verge.



Il se met à genoux, rendu fou par le désir, et se penche en avant. Au ras du sol, sa bouche rencontre les pieds de sa dominatrice, qu’il bécote avec fougue.



Il suçote de longues minutes sous les yeux de Lorie qui s’offre de nouvelles et sonores voluptés à l’aide de son engin vibrant. Quand elle jouit, sa mouille arrose les cheveux de son soumis.



Il obtempère. Elle insère son pied droit dans la bouche, le dirigeant cette fois elle-même, en une sorte d’irrumation podale. Expérimentée, elle sait jusqu’où elle peut aller sans risquer de faire mal à son partenaire qui, tout en confiance, se laisse faire malgré l’inconfort de cette position, car il a toujours les mains liées dans le dos. Les orteils, une fois retirés, agacent délicatement la verge par plusieurs tapotements coquins. Puis elle monte, pieds joints, sur le corps immobile et dénudé de l’homme, pesant de tout son poids sur la poitrine, dans la position d’une chasseresse victorieuse juchée sur sa proie qu’elle vient d’abattre.



Afin de se donner envie d’uriner, elle finit la bouteille au goulot puis dispose la serviette éponge sous la tête de Grégory et, en position debout, les cuisses écartées largement de part et d’autre de la tête de son soumis, dégageant entre ses mains le rideau de chair protégeant son méat, elle ouvre les vannes et se soulage, dirigeant son jet par des mouvements du bassin. Il reçoit l’abondante douche dorée sans bouger, ouvrant même la bouche pour avaler un peu de champagne filtré par une charmante paire de reins.

Alors que sa tête lui tourne un peu à cause des petites bulles dorées, elle lui essuie le visage et le cou, puis jette la serviette saturée de liquide tiède dans le lave-linge. Elle se rhabille avant de retirer le bandeau et les menottes.



Il lance la vidéo pornographique qu’il avait sélectionnée sur sa tablette, et ils regardent les images ensemble. Un homme et une femme qui s’aiment dans toutes les positions possibles et en explorant successivement tous les orifices que la nature a mis à leur disposition. Comme elle l’a demandé, il promène fermement cinq doigts sur sa verge dure pendant qu’elle l’aide en pelotant ses testicules, ce qui lui procure de délicieux chatouillements qui se transforment vite en une volupté irrésistible.



Le simple fait d’entendre cette proposition le fait éjaculer encore. Ce ne sont que quelques gouttes translucides dont l’expulsion le laisse épuisé, mais son orgasme n’en est pas moins puissant.



Le glissement de l’index lubrifié de salive à travers sa rosette anale le fait taire, bouche bée. Il est couché sur le dos, les cuisses repliées sur le ventre et légèrement écartées. Le contact digital avec la prostate, sensation inconnue, le fait sursauter et aussitôt bander de nouveau. L’autre main chatouille les bourses, puis stimule le frein par une pression assez forte de l’ongle. Il veut serrer sa tige d’où s’écoule en léger filet un liquide clair qu’il ne connaissait pas, mais elle l’en empêche.



Deux heures plus tard, ils sont endormis ensemble sur le canapé, au milieu des multiples mouchoirs dans lesquels Grégory s’est vidé d’une manière complète avant de sombrer, à bout de forces, dans un sommeil émaillé de rêves charnels.



oooooOooooo



Le lendemain, Lorie part de très bonne heure car elle doit prendre le train pour aller voir sa mère. « C’est du moins ce qu’elle dit… pense Grégory en prenant seul son petit déjeuner dans la cuisine. En fait de maman, c’est peut-être un amant qui attend avec impatience ce joli corps frêle et chaud qui sent extrêmement bon la sueur de femme. » Il se dit qu’il ne pourra pas la garder pour lui seul, de toute façon, et qu’il peut s’estimer heureux d’avoir été autorisé à l’approcher de près, lui l’ignare absolu auquel elle a appris les bases de la sexualité. La seule et unique qu’il ait jamais connue. Une chance extraordinaire.


Ce matin encore, une clé USB est apparue pendant la nuit sur la table de la cuisine. Machinalement, tout en buvant son café, il l’insère dans sa tablette. Cela devient banal et ne l’effraie plus. Il est même plutôt content, car cela va obliger Lorie à rester quelques nuits de plus. Mais cette fois, il écarquille les yeux à cause de ce que montre le film. Sur l’image sombre et floue où l’action se distingue à peine, le mystérieux visiteur ouvre la vitrine du salon, se saisit d’un marteau et brise les petites voitures une à une. Les modèles réduits sont fragiles, et il n’a pas besoin de frapper très fort ni très bruyamment, ce qui explique que personne n’ait été réveillé : clac, clac, clac. Méthodiquement, une à une, jusqu’à la dernière arrivée, la Renault Super 5 rouge. Tout cela pendant que Grégory et Lorie dormaient. En se levant, aucun des deux n’avait remarqué quoi que ce soit.


Il se précipite dans le salon et tombe à genoux devant la confirmation du désastre. Aucune voiture n’a survécu au massacre : toits enfoncés, capots défoncés, vitre brisées. Quinze ans de collecte patiente, de découvertes chinées aux puces et vide-greniers, de lecture attentive des petites annonces, tout cela détruit en une seule nuit ! À genoux devant le meuble devenu le tombeau de la passion, il pleure amèrement des sanglots silencieux.


Lorie n’est pas partie prendre le train. Elle reste derrière lui, puis s’agenouille aussi et l’accueille dans ses bras, sans rien dire, faute de trouver des mots pour consoler. Elle a échoué dans sa mission de protection, sachant que pour lui, rien n’aurait pu être pire que ce dénouement.


Mais des bras attentifs de femme savent réparer tout malheur. Ils sont faits pour cela, depuis la nuit des temps. Cela nécessite douceur et patience. Elle possède instinctivement l’une et l’autre. Il faut un mois entier avant qu’il accepte de regrouper les débris dans un carton, un autre mois pour que ce carton disparaisse, et encore deux mois supplémentaire avant qu’il vende la vitrine, renonçant ainsi, d’une manière définitive, à reconstituer sa collection.


Ensuite, ils s’installent ensemble dans un autre appartement, un peu plus grand, avec de nouveaux projets.


oooooOooooo



Un an s’est écoulé. C’est la veille de leur mariage. Un poids pèse sur la poitrine de Lorie, qui se sait incapable de s’engager pour sa vie entière avec le poids d’un mensonge sur ses épaules. Elle a attendu le dernier moment pour dire la vérité à celui qu’elle aime, en soutenant son regard malgré la peur de la réaction de son futur mari. Elle prend une profonde inspiration pour se donner du courage, et dit tout, très vite :



Il l’embrasse avec fougue pour l’empêcher de douter encore de son amour.


Demain, il recevra le cadeau de mariage qu’elle lui réserve en secret, avec la complicité de ses amis à lui : une Renault 25 TS couleur bordeaux de 1984. Une vraie, avec de profonds sièges en velours beige, un seul rétroviseur extérieur, et qui roule encore malgré ses trois tours de compteur.



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(1) Sur le capitaine Élodie Gaillardeau, voir « Solstice d’un fleuve » et « Latifa reprend du service ».


(2) Extrait de l’album Don Juan de Georges Brassens (1976).

Source des paroles : http://musique.ados.fr/Georges-Brassens/Melanie-t5835.html




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